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~ Sapin de Noël ~
En 354, l'Eglise institue la célébration de la naissance du Christ, le 25 décembre, pour rivaliser avec cette fête païenne. Initialement la célébration de Noël se résumait à la messe de la nativité.
On raconte qu'un moine évangélisateur Allemand de la fin du VIIe siècle, Saint Boniface (né en 680), voulait convaincre les druides germains, des environs de Geismar, que le chêne n'était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un. "En tombant, l'arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à l'exception d'un jeune sapin". A partir de là, la légende fait son oeuvre. Elle raconte que Saint Boniface a qualifié ce pur hasard de miracle, et déclaré dans sa même prédication : "Désormais, nous appellerons cet arbre, l'arbre de l'Enfant Jésus." Depuis, on plante en Allemagne de jeunes sapins pour célébrer la naissance du Christ. Au XIème siècle, l'arbre de noël, garni de pommes
rouges, symbolisait l'arbre du paradis. C'est au XIIème siècle
que la tradition du sapin est apparue en Europe, plus précisement
en Alsace.
On le mentionne pour la première fois comme "arbre de noël" en Alsace vers 1521. Au XIVème siècle, les décorations étaient composées de pommes, de confiseries et de petits gâteaux. A cette même époque, l'étoile au sommet de l'arbre, symbole de l'étoile de Bethleem commença à se répandre. Ce sont les protestants en 1560 qui développèrent la tradition du sapin de noël pour se démarquer des catholiques. Au XVIIème et XVIIIème siècle apparaissent les premiers sapins illuminés. On utilisait des coquilles de noix remplies d'huile à la surface desquelles des mêches flottaient ou des chandelles souples nouées autour des branches.
En 1837, la duchesse d'Orléans Hélène de Mecklembourg, d'origine Allemande, fit décorer un sapin aux Tuileries. Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays grâce aux immigrés d'Alsace-Lorraine qui firent largement connaître la tradition de l' arbre de Noël aux Français. C'est à cette période que le pays entier adopta cette tradition.
A cette époque, les artisans lyonnais ont commencé à réaliser des « lamettas » ( des franges de métal, inspirées des galons portés par les militaires). Ce sont les « cheveux d'ange » qui permettent aujourd'hui d'illuminer notre beau sapin de reflets argentés ou dorés. Aux XVIIème et XVIIIème siècle, les personnes éclairaient leurs sapins de bougies, souvent au nombre de 12, une pour chaque mois de l'année, fixées au moyen de cire ou d'épingles. Parfois les bougies, onéreuses à cette époque, étaient remplacées par des chandelles souples nouées autour des branches, ou des coquilles de noix remplies d'huile et dotées de mèches.
Aujourd'hui, les systèmes d'attaches ont évolué et décorations de Noël sont fixées avec des pinces et des fils décoratifs. Avec l'apparition de l'électricité et pour empêcher les incendies le 4 décembre, la tradition d'orner le sapin de bougies a connu des innovations. De ce fait, il fut possible d'installer plus tôt les décorations du sapin de Noël.
Les bougeoirs à pince ont fait leur apparition pour la première fois vers 1890 et les boules de verre et les lanternes furent crées entre 1902 et 1914.
Les guirlandes électriques, bien qu'extrêmement chères, commencèrent à apparaître à la fin du XIXème siècle. Les décorations de noël ont toujours utilisé divers matériaux tels que le verre, le bois, le métal, la cire ou le papier… Au XIXème siècle, Hans Christian ANDERSEN écrit le conte « le sapin », où l'on trouve une description illustrant la tradition et la magie du sapin de Noël illuminé :
" Le sapin fut dressé dans un tonneau rempli de sable, mais personne ne pouvait voir que c'était un tonneau, car il était enveloppé d'une étoffe verte, et il était posé sur un grand tapis bariolé. Oh, comme l'arbre était frémissant ! Qu'allait-il devenir ? Des domestiques et des demoiselles se mirent à le parer. A une branche pendaient des petits filets découpés dans du papier de couleur ; chaque filet était rempli de bonbons ; des pommes et des noix dorées étaient accrochées comme si elles avaient poussé là, et plus de cent petites lumières rouges, bleues et blanches étaient fixées dans les rameaux. Des poupées, qui avaient tout à fait l'air d'être des personnes – l'arbre n'en avait jamais vu -, se tenaient en l'air dans la verdure, et tout en haut, à la cime, fut placée une grande étoile de clinquan."
Depuis quelques décennies, la vente de l'arbre artificiel s'est largement répandue. On en trouve même des tout décorés et des pliables, pour ceux qui ont la phobie des aiguilles ou pour les flemmards qui n'ont pas envie de sortir acheter un sapin ! Mais on perd en charme tout de même... Mais le sapin n'est pas le seul à avoir la chance d'être paré de mille feux : la maison toute entière est aussi à la fête.
Parmi les nombreuses décorations de Noël qui embellissent nos maisons, certaines trouvent leurs origines au début de la Chrétienté : le cierge ou les chandelles. Depuis le début du Christianisme, on allume la veille de Noël un grand cierge symbolisant le Christ, lumière du monde ; ce cierge brûle toute la nuit de la Nativité. Cette tradition perdure dans plusieurs pays d'Europe comme la France, l'Angleterre, l'Irlande ou encore le Danemark. Cette habitude de décorer nos maisons remonte à la seconde moitié du XIXème siècle. En 1860 les marchands de Montréal offraient des feuilles de houx et des boules de gui à leurs plus importants clients. On réalisait aussi des guirlandes de fleurs entrelacées que l'on suspendait un peu partout dans la maison et on décorait les tables de corbeilles de fleurs séchées, en cire ou en papiers.
La maison se décorait également de branches de sapins et
les fenêtres s'illuminaient de décorations d'étoiles
ou de petits personnages.
Comme les pommes de pins ou les noix, le houx fait partie des plantes symboliques de la décoration de Noël :
Une légende raconte que la Sainte Famille fut contrainte de fuir l'Egypte afin d'échapper à la colère d'Hérode qui voulait assassiner Jésus. On raconte que lorsque les soldats d'Hérode furent sur le point de les trouver, le houx a étendu ses branches pour dissimuler les parents et l'enfant Jésus. En guise de reconnaissance, Marie bénit le houx en annonçant qu'il resterait éternellement vert, symbole d'immortalité.
Et en prime, mon petit sapin, toujours vivant, avec les trois bougies de l'Avent, bientôt quatre, et bientôt plus de place dessous, avec tous les cadeaux que je reçois... enfin... continuez, hein, je suis sûre qu'on trouvera bien un peu de place ;) Calinette se lèche les babinnes du dernier cadeau reçu et remercie mille fois sa zia! |
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Seize Traou et en campagne |
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l'image de la date a été crée par Cali
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