Au revoir
Nous étions bien ensemble
Au revoir
Ces liens qui nous assemblent
Ne pourront pas se défaire…

Ca fait quatre ans que ce blog existe, plus de quatre ans. Trois ans et demi avant que ma famille s’y mette alors que j’ai commencé à l’écrire pour eux… Des grands succès et de très nombreux visiteurs chaque jour pendant que je ralais contre ma thèse, toute seule au fond de mon champ de maïs… Des rencontres extraordinaires d’amis que je veux voir et revoir et qui me manquent… Des bonnes rigolades, des moments de tristesse et de déprime partagés, et beaucoup de mots encourageants qui m’ont portés lorsque j’en avais besoin…

Ce blog a été un compagnon de route extraordinaire, mais il est temps que je l’arrête. Je n’en peux plus, ma vie est trop compliquée, trop occupée, trop fatiguée. L’excitation de 2006 est terminée: j’ai trouvé un boulot, terminé ma thèse de doctorat, déménagé dans un nouveau pays, visité Venise, hérité d’un neveux et d’un nouveau beau-frère, envoyé des papiers pour devenir résidente canadienne, beaucoup cuisiné, beaucoup rigolé, beaucoup paniqué, beaucoup voyagé, beaucoup dépensé… 2007 s’annonce difficile et beaucoup moins palpitante pour moi, et j’aurai besoin de toute mon énergie pour y survivre. De plus, ma vie de tous les jours ne me permet plus d’écrire des posts rigolos comme ceux que j’écrivais jusqu’à mon arrivée au Canada et je suis aussi fatiguée de ne pouvoir parler que de sujets « pas dangereux » pour ne fâcher personne. Si les blogs sont des objets de communication extraordinaires, ils ont aussi un point faible: les gens qui me lisent sans me connaître bien n’entendent pas l’ironie dans ma voix, ne voient pas mon sourire quand j’écris, ne savent pas quand je plaisante. Et comme il y a tout le temps des nouveaux lecteurs sur un blog, c’est difficile de recréer son identité à chaque post.

Des blogs meurent et naissent tous les jours, et je me suis toujours dit « le mien ne mourra pas! » D’ailleurs, je ne sais pas comment je survivrai sans lui. Une chose est sûre, ne plus écrire ici m’isolera beaucoup du monde. Une autre chose est sûre: j’aurai enfin du temps pour écrire tous ces articles que je dois écrire au boulot et me mettre à bosser un peu. Et puis je continuerai bien sûr à écrire, mais avec un stylo et sur un journal en papier, comme au bon vieux temps…

Alors voilà, je vous quitte très chers amis. Merci d’avoir partagé ce bout de chemin avec moi, merci pour votre aide dans les moments difficiles, merci de m’avoir fait réflechir, rire, et écrire. Merci de m’avoir aidé à vivre. Merci aux fidèles, merci aux anciens, merci aux nouveaux, merci à tous ceux qui m’ont laissé un petit mot, merci à tous les timides. Merci d’avoir été des amis hors du commun pour mes chatounes et moi. Je vous souhaite du fond du coeur une année 2007 remplie de nouvelles aventures, de bons moments, d’amitié, de chaleur, de rencontres, de rigolades, et de bonheur.

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PS. Je serai à Paris le 18 février toute la journée (mon avion arrive à 6:15 du matin à CDG) (c’est un dimanche) (je prendrai l’avion pour Barcelone le 19 au matin), et je serai plus que ravie de vous rencontrer, alors si ça vous intéresse, n’hésitez pas à m’écrire, à miss lulu at rogers dot com.

Toute la smala est partie hier après-midi, snif… Mon coeur balance entre les larmes de tristesse de voir partir ainsi ceux que j’aime tant et le soulagement de me dire que les chatounes et moi avons enfin quelques jours de paix avant que le travail ne recommence. En gros, quand’même, je suis triste, très triste, même. Même si j’aime beaucoup ma nouvelle ville et mon nouveau pays, ce n’est pas facile de laisser partir les gens qu’on aime sans savoir quand on les reverra.

En même temps, quand on a la chance de se revoir, on remarque aussi parfois pourquoi on vit tous à un autre bout du monde. Avec le temps, je suis devenue une vraie sauvage et j’aime ma solitude. Et puis dans la famille (proche et moins proche), on a très facilement tendance à se dire des choses qui blessent même si on le regrette ensuite ou on ne se rend pas compte combien c’est blessant. On arrive à se contrôler assez bien avec les gens autours de nous dans notre vie de tous les jours, mais dès qu’on se retrouve en famille, on retombe dans nos mauvaises habitudes, même si on s’adore. Une réplique cinglante, un mot plus haut que l’autre, un soupire d’impatience, une requête égoïste, des regards énervés, des actions qui agacent, un geste malhabile, un manque de réaction, des critiques perfides, une réponse moqueuse, toutes ces petites choses n’ont aucune importance en soi mais font parfois plus mal qu’elles auraient dû et finissent par s’accumuler.

Quand je suis (ou parle) avec ma famille, je passe ainsi de « j’ai vraiment de la chance de passer ces moments avec Untel » à « je ne lui parlerai plus jamais » à « c’est tellement triste qu’on soit si loin les uns des autres » à « vivement qu’ils repartent » à « j’adore ma famille » à « comment peut-on tous être aussi méchants/ bêtes/ amers/ égoïstes/ rancuniers/ cyniques/ caustiques/ indifférents/ ingrats/ cruels/ négatifs/ agressifs/ cinglants/ sarcastiques/ hargneux/ grainçants/ blessants/ etc.!? » C’est l’histoire de ma vie.

Et pourtant je les adore. Tous. Mais je me demande parfois combien de fois on peut pardonner, combien de fois je pourrai me dire « cette fois c’est fini » et continuer pourtant comme si de rien n’était en ravalant ma colère ou ma tristesse et en oubliant tout… jusqu’à la fois suivante. Les bons moments font passer les mauvais, et les bons moments sont heureusement toujours plus nombreux que les mauvais, mais je remarque que je deviens aussi plus méfiante avec le temps, comme si je me préparais d’avance à encaisser les mauvais coups, comme ça je suis heureuse s’ils ne tombent pas et préparée dans le cas contraire.

Je me suis pas amère, je réfléchis, simplement. Je suis triste de voir que nous avons grandit, mon frère, mes soeurs, et moi, dans un environement pas toujours facile et qui nous a aidé à développer une façon de dire les choses qu’on regrette ensuite souvent. Ou à avoir du mal à exprimer ce qu’on ressent vraiment et cacher nos sentiments derrière des remarques cyniques ou blessantes. Une psy, un jour, m’a dit que cette violence, cette façon de répondre, cette façon de (ne pas) montrer nos sentiments, étaient comme gravés sur le CD de notre cerveau et qu’on ne pourrait jamais l’éffacer. Par contre, on pouvait choisir de ne pas écouter certaines parties du CD de notre cerveau comme on peut choisir de ne pas écouter certaines chansons sur un CD. Ce n’est pas facile à faire et ça demande beaucoup de patience, de conscience, et de détermination. C’est le travail de ma vie.

Mais ça en vaut la peine quand on s’aime tellement!

Comme cadeaux de Noël, j’ai décidé d’inviter mon frangin, ma soeur, et son mari à manger en haut de la fameuse CN tower, la tour la plus haute du monde. Le restaurant, le « 360, » tourne pendant qu’on mange, et fait une rotation complète toutes les 74 minutes.

C’était vraiment chouette! Si on a une réservation pour le resto, on ne doit pas payer pour un ticket normal (et très cher) pour monter dans la tour et aller au fameux « plancher de verre » depuis lequel on voit la tour sous nos pieds! L’ascenseur, qui grimpe sur l’extérieur de la tour, fait du 22 kil/heure et ça se sent dans les oreilles! Et une fois en haut, on ne peut que faire oooohhhhhhhh, aaaaaahhhhhh, ouaaaahhhhhh, tellement la vue est impressionante malgré le temps couvert et les quelques flocons de neige qui se baladent autour de la tour.

Le repas était bon, surtout les tomates grillées avec fromage de chèvre et tapenade, mais à part ça, n’était pas vraiment extraordinaire. Heureusement, c’était joliment présenté et le service était agréable et ne nous poussait pas à manger vite, donc on a eu le temps de faire deux rotations et demi pour admirer la ville à nos pieds. Sur les photos prises par Momo (je rajouterai peut-être quelques photos plus tard, quand jojo aura appris comment télécharger les photos depuis son nouvel appareil génial), on dirait que la ville n’est pas si loin de nous, mais en réalité, on est VRAIMENT très haut et la vue est VRAIMENT superbe! On voit des détails qu’on aurait jamais deviné depuis en bas, la saleté des immeubles, les courts de tennis sur les toits, les fourmies (!) sur les patinoires, le placement des quartiers, la forme des façades, la longueur des rues, et plein d’autres petits détails marrants. Par beau temps et en été, la vue doit être absoluement extraordinaire, et il paraît qu’on peut même voir les chutes du Niagara, de l’autre côté du lac, si on a vraiment de la chance!

Voilà quelques photos, donc. Au printemps, je remonterai là-haut (il faut que quelqu’un me rende visite pour qu’on puisse y aller ensemble, c’est plus chouette), et je prendrai plein d’autres photos encore! En attendant, voici une première idée de ce qu’on peut voir de là-haut! Bonne visite :)

Ma copine Karibou est arrivée au Canada juste quelques jours après moi, mais son boulot l’a tellement occupée qu’elle n’a jamais eu le temps de faire la connaissance de Granbled. De mon côté, j’ai plutôt eu du mal à me mettre à bosser et j’ai donc pris le temps de me balader, de visiter, et d’apprivoiser ma nouvelle ville que j’aime maintenant beaucoup.

C’est pourquoi la semaine dernière, dès que Karibou a eu quelques jours de vacances, je l’ai tirée de son lit et embarquée dans trois jours d’aventures. Malgré le froid, on s’est balladées dans plein de jolis quartiers (d’autant plus que Karibou cherche à acheter une maison), on a mangé comme quatre dans des restos délicieux, on a visité The Beach et The Distillery, deux endroits très célèbres de Granbled, on a dépensé plein de sous, on a papoté papoté papoté, on n’a pas résisté à passer dans notre librairie française adorée, et on a même réussi à aller s’enregistrer au Consulat français et à s’inscrire pour les élections! C’était trois jours intensifs mais fort agréables!

C’est assez rare de faire du tourisme dans sa propre ville, mais finalement c’est génial, surtout quand c’est en agréable compagnie! Et surtout quand en plus on a la chance de tomber sur LES trois jours de beau temps de décembre!

Alors voilà quelques photos, pour la plupart prises par Karibou, de nos découvertes granblediennes. Et celui ou celle qui devine en premier dans quel quartier a été prise la photo qui se trouve juste après Little Italy (il me faut le nom exact) recevra une carte postale de Granbled. Bonne balade :)

C’est fou comme un simple geste peut me mettre de bonne humeur ou de mauvaise humeur pour toute la journée. Quand je sors de chez moi, le matin, je ne teste pas la température de l’air mais plutôt la gentillesse des gens que je croise. Le sourire d’un chauffeur de streetcar, quelqu’un qui me laisse passer devant lui dans une file d’attente, ou quelqu’un qui me donne son siège dans le métro fera une différence incroyable dans ma journée. Dans le film « While You Were Sleeping, » que j’ai vu 250 000 fois (oui j’ai honte), l’héroïne (qui a le même prénom que moi) admire l’homme (moche) qu’elle aime parce qu’il laisse toujours sa place dans le métro aux gens qui en ont besoin. L’homme en question (dont elle tombera finalement amoureuse du frère) réplique que ce n’est pas du tout héroïque comme geste, ce à quoi la jeunne femme rétorque, « ça l’est pour la personne à qui tu laisses ta place! »

Pour Noël, je n’ai envie que d’une seule chose (à part de voir mes frangins, il est vrai): que tout le monde (moi inclue, hein) ouvre ses yeux. Ce n’est pas facile à faire, parce que même quand on fait attention, on n’est pas toujours au courant de ce qu’on peut faire de plus. Un exemple? Quand je monte dans le métro, certaines personnes me laissent leur siège si le métro est très plein. Merci du fond du coeur. MAIS… quand le métro n’est pas très plein, il arrive que les gens soient assis près des portes et qu’il reste seulement des places au milieu de la rame. Or, le métro démarre très vite et s’arrête très peu de temps aux stations. Les portes s’ouvrant et se refermant très rapidement, je n’ai pas toujours le temps de marcher jusqu’aux places plus éloignées avant que le métro redémarre et me retrouve donc coincée debout près de la porte sans pouvoir m’asseoir. Et si j’ai réussi à m’asseoir loin des portes, à l’arrivée, je n’ai ensuite pas toujours le temps d’attendre que la rame soit immobile pour me lever sans me casser la figure et courir aux portes avant qu’elles ne se referment. La personne que je bénis jusqu’à la huitième génération est celle qui me laisse sa place tout près de la porte et va s’asseoir plus loin. Ca c’est de l’héroïsme pour moi!

Alors voilà mon seul voeux de Noël: faites attention à ce qui se passe autour de vous, et aidez les gens en difficulté, les mamans avec les poussettes, les femmes enceintes, les personnes qui ont du mal à se déplacer, les éclopés, les cabossés par la vie, les mamies et les papis du monde entier. Quand on a sa santé, notre corps nous porte. Quand on ne l’a plus, c’est nous qui devons porter notre corps et c’est parfois douloureux, souvent humiliant, et toujours difficile.

Je déteste les gens qui me regardent avec pitié et qui ont peur de m’ouvrir une porte parce qu’ils pensent que je vais être fâchée. Je bénis ceux qui m’ouvrent la porte comme si c’était naturel de le faire pour tout le monde, ceux qui me disent « laissez-moi vous aider avec ces gros sacs » sans avoir l’air d’être en train de se dire « elle ferait mieux de rester chez elle celle-là, on aurait la paix. » Autres détails: utilisez les escaliers si ce n’est que pour un ou deux étages, pour ne pas faire attendre innutilement les gens qui en ont vraiment besoin. N’utilisez pas le petit bouton qui ouvre les portes automatiquement si je ne suis pas juste à côté de vous, sinon la porte se refermera sur moi. N’utilisez jamais les places handicapées, même pour deux minutes, parce que si moi j’arrive avec ma voiture à ce moment-là, je ne peux pas savoir que vous ne serez là que deux minutes et je vous maudirai. N’utilisez pas non plus les toilettes « accessibles, » certaines personnes ont du mal à marcher, mais d’autres ont du mal à attendre leur tour… Je maudis la personne que j’ai besoin de regarder avec des yeux de martyre avant qu’elle ne se lève en soupirant de son siège pour que je puisse m’y écrouler. Je ne suis pas fâchée quand c’est un geste naturel… et le naturel ne vient qu’avec l’expérience et avec le respect.

J’ai du mal à appuyer sur « publish » ce soir, avec ce post. Je me dis que c’est nul de faire ainsi la morale, et puis je n’aime pas trop parler de tout ça. En même temps, je me dis que si je ne le fais pas, qui le fera? Après tout, miss lulu a été « connue » et lue avant que ses lecteurs adoré se rendent compte de ce côté-là de moi, alors profitons de la célebrité :) (A ceux qui seraient fâchés parce que j’ai « caché » quelque chose, je ferai remarquer que ne l’ai jamais caché. Mes albums photos ont toujours été publiques et cette facette de moi a coloré bien des posts (et bien des commentaires) sur ce blog sans que j’aie à le mentionner directement). Et puis je ne m’expose pas trop en postant ça alors que la plupart de mes lecteurs sont en train de festoyer et ont oublié les blogs pour quelques jours…

Enfin, tout ça pour vous dire que je m’en vais pour 2-3 jours aux Etats Unis, pour y retrouver mes deux soeurs, leurs maris, mon neveux, et mon frangin. Je remonterai ici après Noël avec une soeur, un mari (pas le mien), et un frangin… et on va aller manger ensemble dans un endroit très très spécial… mais c’est une surprise! En attendant de nouvelles aventures, je vous abandonne donc à mon tour, mes chers lecteurs et chères lectrices, et vous souhaite beaucoup de bons moments et de joie où que vous soyez et avec qui que vous soyez! Et surtout, n’hésitez pas à vous régaler sans remors, on ne vit qu’une seule fois ;)

Dans Granbled, il y a des trucs qu’il faut absolument voir et des trucs qu’il faut abslument faire. Un peu comme si on habite à Paris et qu’on est jamais monté sur la Tour Eiffel ou qu’on a jamais vu les Champs Elysées. Bien sûr, ici il y a la CN tower, la plus haute tour non-habitée du monde, mais celle-là je me la réserve pour quand mes frangins seront ici, dans quelques jours! Le Roy Thompson Hall, c’était quelque chose d’important pour moi, et le Music Garden aussi, ainsi que le Eaton Centre, et bien sûr, le fameux Rogers Centre aux pieds duquel j’habite.

… et puis il y a aussi le Four Seasons Centre for the Performing Arts, le magnifique et tout nouveau bâtiment où se trouve le National Ballet of Canada (ainsi que le Canadian Opera Company)! Je ne peux pas dire que je suis une fan de ballet (ni d’opéra d’ailleurs), puisque je n’en ai jamais vu, mais j’ai toujours eu, quelque part, depuis que je suis petite, envie de voir à quoi ressemblaient « en vrai » les petits rats de l’opéra.

Four Seasons Centre

Eh bien j’ai eu la chance immense d’y être invitée par le Padawan, l’autre soir, pour aller voir, en compagnie de Nat et son copain, Casse Noisette, le célèbre ballet de Noël. Comme je suis une banane, j’avais oublié mon appareil photo, mais elPadawan avait son portable, donc les photos de ce post sont de lui (cliquer dessus pour les voir en plus grand)… et de toutes les manières, il était interdit de prendre des photos à l’intérieur (hum…).

Casse Noisette

J’ai passé une soirée très sympa, vraiment. Le Nutcracker ( »see it again for the first time ») n’est pas un ballet très sérieux mais c’étaitparfait comme introduction au ballet, parce que je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les costumes étaient superbes, les danseurs excellents, et tous les enfants et adultes du public ravis! Après avoir entendu parler de ce ballet à chaque Noël depuis des années et des années (c’est vraiment LE classique de Noël en Amérique du Nord), je peux enfin dire que je l’ai vu, moi aussi, et que j’ai été dans ce magnifique Four Seasons Centre! Merci, elPadawan et Nat!

Granbled, c’est une vraie boîte à bijoux remplie de bien des trésors!

Depuis des années, de très longues années, je rêve de prendre des cours de cuisine! A chaque fois que je vais à Paris, je me dis que je devrais m’offrir un petit cours chez Ducasse ou au Ritz, mais bon, je n’ai jamais vraiment pris le temps et n’ai jamais vraiment eu les moyens de me payer ce genre de folie. Alors quand un jour, dans le streetcar de Spadina, je suis passée devant le Calphalon Culinary Center, juste à côté de chez moi, je me suis dit que c’était le moment de me jeter à l’eau la pâte, et je me suis inscrite à un cours sur les cookies! C’est un peu cher, mais pas plus qu’un cours de musique, et pendant les trois heures de cours, on fait quatre recettes pour finir avec des quantités astronomiques de nourriture qu’on peut remporter chez soi! Miam! Et pour ne pas y aller toute seule, j’y ai traîné ma copine Karibou malgré ses réticences… quand j’insiste, j’insiste lourdement ;)

Et bien je n’ai pas regretté une seconde ni d’y être allée ni d’y avoir pris Karibou avec moi! C’était super chouette, avec une prof très chouette, une dixaine d’élèves sympas, et de délicieuses recettes. Ca m’a fait un bien fou d’être à nouveau une élève, de ne pas avoir à refléchir, de faire ce qu’on me disait, de pétrir, tourner, écraser, râper, couper, étaler, et rigoler, surtout! On a chacun son petit coin cuisine avec un tablier, une lavette, et un torchon, et tous les ustenciles dont on pourrait avoir besoin. Tous les ingrédients sont déjà pesés et coupés aux bonnes quantités devant nous. La prof est devant la classe et il y a un grand miroir au-dessus d’elle pour qu’on voit bien tout si on est au fond de la classe, et puis il y a aussi des assistants qui passent voir si tout va bien, si on arrive à faire mousser notre beurre, monter le batteur, faire fondre le chocolat, et râper le citron. Le rêve! Conclusions: y’a pas que dans ma cuisine que j’en mets partout, la pâte à cookies pas cuite c’est délicieux, et il va falloir que j’y retourne!

Voilà quelques photos prises par Karibou et moi de nous deux en pleine action (vous pouvez cliquer sur certaines photos pour les voir en plus grands)!

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Un petit jeu a été organisé sur les blogs depuis le mois dernier: la rédaction! Un thème est choisi et plein de bloggeurs participent et écrivent sur le même thème en même temps… ou presque… hum… Donc, ce mois-ci, Olivier, Aurélie, Hépao, Laurent, Alcib, et Hervé ont participé… et moi aussi, un peu en retard… Mais c’est pas ma faute m’dame, mon chat avait mangé mon devoir!

Le thème de ce mois, c’est les rencontres par internet. J’ai fait trois types de rencontres par internet: 1) des gens rencontrés dans des chatrooms, 2) des gens rencontrés sur des « forums, » 3) des gens rencontrés à travers les blogs.

Je me souviendrai toujours de la première fois où j’ai commencé à aller dans une « chat room » et à papoter avec des inconnus, c’était en 1997, en Utah. Très vite, j’y ai rencontré « John » qui habitait en Finlande, et très vite nous sommes devenus grands amis. Je suis allée lui rendre visite en Finlande, et c’est l’un de mes meilleurs souvenirs de ma vie! Je n’ai jamais regretté cette rencontre, je crois qu’elle m’a en quelque sorte « donné le ton » pour toutes les rencontres qui ont suivi.

La deuxième sorte de rencontre sur internet que j’ai faite, c’était pas vraiment des forums mais je ne sais pas comment ça s’appelle. C’était une organisation de « rencontres » de gens qui avaient les mêmes intérêts dans la vie et qui cherchaient « l’âme soeur. » Au début, c’était gratuit, mais ensuite il fallait payer, bien sûr, et j’ai joué le jeu pendant deux mois. On voyait des profiles et on pouvait écrire aux gens qui nous intéressaient… et puis si on se plaisait on pouvait se donner nos numéros de téléphones… et se rencontrer… et plus si affinité! Je me suis fait deux amis, comme ça. Sur internet et par téléphone, c’était super chouette, mais quand on s’est rencontrés, c’était « platte, » comme disent les Québecois, nul. … parce que je n’avais parlé à personne de mes problèmes de santé à l’avance. Bon, tant pis!

Quelques années plus tard, à mon arrivée en Indiana, j’ai commencé mon blog. Au départ, j’écrivais en anglais et seuls quelques amis me lisaient (et y’avait même pas encore les commentaires à l’époque!). Mais un jour, je suis tombé sur le blog d’une certaine LuLu, et j’ai commencé à écrire en français… et puis j’ai installé les commentaires… et là, je me suis vite fait des ami(e)s. Lors d’un de mes voyages en France, j’ai donc décidé d’organiser une petite rencontre de bloggeurs sympas et c’est lors de cette rencontre géniale que j’ai fait la connaissance d’une dixaine de gens géniaux que j’ai souvent revus depuis! J’ai organisé une autre rencontre comme ça, et là, plus de 40 personnes se sont pointées! C’était un moment très spécial pour moi, que d’être ainsi entourée d’amis venus à Paris de toute la France et de trois pays différents exprès pour cette rencontre! J’ai aussi moi-même voyagé pour rencontrer des bloggeurs sympas.

Depuis, j’ai rencontré quelques autres bloggeurs par-ci par-là, dont mes deux meilleures copines à Granbled, Nat et Karibou. Et je continue. Il y a quelques mois, Lou:) est passée me voir à Granbled, la semaine dernière, j’ai rencontré elPadawan, et pendant ces vacances, j’espère bien rencontrer Sèv de Montréal. Je pense qu’au total, je dois avoir rencontré une grosse cinquantaine de bloggeurs un peu partout. De ma blog roll, à droite, j’ai rencontré 18 personnes, et je compte bien continuer à faire ainsi la connaissance de tas de gens.

Toutes ces rencontres faites d’abord à travers mon blog et ensuite « en vrai » ont été extraordinaires. Je ne me souviens pas avoir rencontré quelqu’un et me dire « ah tiens, je croyais que c’était quelqu’un de bien mais je suis déçue… » ou « je ne lirai plus jamais son blog à celui-là! » Je me suis fait des ami(e)s très chers et très précieux que je compte bien garder pour toujours, en particulier PrincessH et Candy Froggie, qui ont été mes toutes premières « vraies vraies amies » de blog… et tant d’autres!

En conclusion (puisque dans une bonne rédaction il faut toujours une conclusion, je l’ai répété dix mille fois à mes élèves), les rencontres par internet c’est trop d’la balle, hyper cool, génial de chez génial, et ça déchire sa mère en short au prisunic. Le sexe par internet, par contre, je suis pas sûre (mais fallait bien que je trouve un titre qui attirerait les foules, haha). Alors allez, zou, votre huitante troisième résolution pour l’année qui vient c’est de rencontrer un bloggeur, allez-y, n’ayez pas peur, ils ne mordent pas :D

Y’en a qui collectionnent les timbres, moi c’est autre chose que je collectionne ces temps-ci, et ça ne me fait pas trop plaisir! Dekoijparle? De PV pardis!

L’histoire (oh combien étrange) a commencé à mon arrivée ici. La circulation infernale et le coût prohibitif des quelques rares places de parking de la ville et de l’essence m’ont vite fait comprendre que les transports en commun étaient la seule solution. De plus, curieusement, je ne trouvais pratiquement jamais de place « accessible » que j’aurais pu utiliser grâce à mon joli petit permis coincé derrière mon pare-brise. J’ai donc acheté un « pass » mensuel et tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Décembre venu, je n’ai pas voulu acheter de pass puisque j’allais être en vacances, et j’ai commencé à prendre ma voiture. Au début, je payais des sommes honteuses de parking ($2,50 de l’heure, faites le calcul pour une journée au boulot) et au bout de quelques jours, j’en ai eu marre et j’ai simplement arrêté de payer. Curieusement, je n’ai pas eu de PV… jusqu’à jeudi avant-dernier.

Jeudi avant-dernier, je suis allée au concert et j’ai garé ma voiture sur la rue, comme d’habitude, et je n’ai pas payé, comme d’habitude… mais c’était une rue où je ne m’étais jamais garée auparavant! A mon retour, trois heures plus tard, j’ai trouvé un flic en train de me mettre un PV (de $60). Il faisait tellement froid que j’ai juste eu le courage de lui dire « c’est injuste, il y a pas de parking accessible ici! » Et lui m’a répondu « vous auriez dû vous garer sur les places « no parking » d’à côté! » Hein??? Skuzez-moi??? Mais il faisait vraiment trop froid et je suis partie sans demander plus d’explications.

L’explication, je ne l’ai eue que quelques jours plus tard, lors de mon voyage à Ottawa. Un soir, je me suis garée pour aller au restaurant, et je n’ai pas payé le parking… et en sortant de la voiture, je suis tombée sur un flic qui mettait des contraventions sur les voitures à côté. Avec un grand sourire, je lui ai dit « siouplait monsieur l’agent, ne me mettez pas de PV, j’ai pas trouvé de place accessible par ici, ça serait injuste » et lui de regarder ma voiture et de me répondre la phrase qui tue, « oh, mais avec ce permis accessible vous n’avez jamais à payer le parking! » Hein???

Heureuse de cette fantastique nouvelle (mais furax d’avoir payé des sommes astronomiques jusque là), je lui demandais donc pourquoi j’avais reçu un PV le jeudi précédent, et c’est là qu’il m’a expliqué que j’avais le droit de me garer sur toutes les places permises sans payer, ET en plus sur toutes les places « no parking » (sans payer), MAIS… mais… pas sur les places « no STOPPING. » Et que là où j’étais garée le jeudi précédent, c’était une très large avenue, et qu’on avait le droit de s’y garer à certaines heures, mais qu’aux heures de pointe, ça devenait une rue entièrement « no stopping » pour que toutes les voies soient libres pour la circulation… … et que donc quand je m’y suis garée avant mon concert, à 1:30, c’était permis, mais à la sortie de mon concert, à 4:14, la rue était devenue une autoroute (à partir de 4:00) et les flics s’en donnaient à coeur joie de mettre des PV aux pauvres crétins comme moi à qui personne n’avait expliqué les règles de la circulation!

Ahhh bon, merci m’sieur l’agent!

Fière de mes nouvelles connaissances en matière de règlement parkinguistique, je suis ressortie pour aller au restaurant jeudi dernier. J’ai eu du mal à trouver une place, mais oh surprise, j’ai finalement trouvé un place « accessible » où je me suis vite garée en me disant « profitons-en, là au moins je suis sûre que rien ne peut m’arriver! » Hélas, trois fois hélas, à mon retour quelques heures plus tard, il y avait un PV coincé dans mes essuie-glaces, de $60, qui disait « s’est garée sur une place accessible. » Hein??? Alors j’ai le droit de me garer là où c’est interdit mais pas là où c’est permis??? Il avait trop bu le flic??? Parce que le PV était coincé à DIX centimètres (même pas, merci au Padawan pour la photo!) de l’endroit où se trouvait mon permis accessible de l’autre côté du pare-brise!!

PV

Je n’arrive pas à la comprendre, celle-là, et ce qui me fâche c’est que j’aurai l’air de mentir si je vais râler contre ce PV: pourquoi un flic mettrait un PV comme ça si mon permis avait été bien mis en évidence comme je le dis? Monsieur le Juge des PV fera-t-il plus confiance à ses flics ou à moi? Et pourquoi je n’ai jamais reçu de papier qui expliquait toutes les règles parkingeuses et accessibles de la ville? Je vais aller râler, bien sûr, mais si on m’explique une nouvelle régulation à la con comme quoi j’ai le droit de me mettre sur ces places mais seulement lorsque toutes les autres sont interdites mais pas le soir entre 7:12 heures et 7:34 ni les jours fériés sauf en cas de neige ou si le jour férié tombe un dimanche sauf entre avril et juillet, alors là je vais pêter un cable et je déménage à Ottawa, où là, au moins, y’a des flics sympas et pas beurrés!

PS. Au dos du PV (ils sont en plastique, malins les flics granbledois), il est écrit qu’on peut payer le PV par téléphone (avec $1.50 de frais administratifs en plus), par courrier, en personne (avec $1.50 de frais administratifs en plus), ou par internet. J’ai donc essayé de payer le premier PV par internet et là aussi ils demandent $1.50 de plus pour frais administratifs. Non mais, ils se foutent de la gueule du monde dans ce pays, c’est incroyable!!! En plus, j’ai enfin trouvé sur internet les régulations des places accessibles: (http://www.granbled.ca/transportation/parking/disabled_parking.htm, remplacer « granbled » par le nom de la ville, of course). Mouahahah, si vous y comprenez quelque chose, vous, faites-moi signe, je vous enverrai une carte postale ;)

Juste un petit mot pour vous remercier tous de vos gentils messages et vos bonnes pensées. Je viens de parler à toute la petite famille et à ma Mamie et elle va bien, elle a été opérée (de la jambe) ce matin et doit être immobilisée six semaines, mais pour le moment son moral est bon, et elle est bien entourée. Désolée pour mon petit moment de panique hier soir, la distance rend les choses plus difficiles, surtout quand on ne sait pas ce qui s’est passé ni comment les choses évoluent. Saleté de décalage horaire! Je n’en voulais à personne en particulier mais à la vie en général, c’est tout…

On croise les doigts pour que ça continue à évoluer dans le bon sens et que ma Mamie se repose bien et reprenne vite des forces! Et encore merci à tous :)

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Petit truc marrant trouvé chez Bits and Pieces: comment écrire son nom en chinois! Mine de rien, ça peut être utile un jour…

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Et vous, vous savez comment s’écrit votre nom en chinois, hein?

PS. Ce soir, je vous offre mon coup de gueule de la semaine et ça va chier dans les ventilos! Pourrez-vous deviner de quoi il s’agit? Il me reste encore quelques cartes postales! El Padawan, t’as pas le droit de jouer ;)

PPS. Oups, j’ai pas écrit ma rédac du mois… ça sera pour ce week-end, désolée pour le retard, je prouve une fois de plus que je suis une mauvaise élève ;)

Comme Thanksgiving est au début du mois d’Octobre, ici, les festivités de Noël n’ont pas besoin d’attendre la fin de Novembre pour commencer (comme c’est le cas aux Etats Unis où Thanksgiving a lieu le troisième jeudi de Novembre). La musique et les décorations de Noël commencent donc à apparaître dès le début du mois de Novembre… ce qui fait beaucoup…

Je vais donc vous en rajouter une couche et vous montrer quelques jolies photos de jolies décorations. Les premières photos sont de moi, ensuitent il y a celles de Nat, et puis celle du Padawan. Merci à eux de m’avoir laissé utiliser leurs photos.

perlinpinpin
Cette photo me fait rire à cause de l’affiche qui dit « wrap up the hollidays. » Ici, j’imagine que ça veut dire « emballez vos fêtes » mais aux Etats Unis, on utilise « to wrap up » pour dire « terminer, finir » donc le message n’est pas tout à fait le même :lol: )

sa11.jpg

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sapinpinpin

harbourfront
Là on voit pas bien, mais c’est un pont (le bleu du bateau est la rambarde du pont) et ça se reflette dans l’eau. C’est tout près de chez moi. Cette photo et la suivante sont de Nat.

Eaton Centre

Dundas Square
Là c’est à Dundas Square, juste à côté de mon boulot. Admirez le joli taxi Granbledois! Cette photo et la suivante sont du Padawan.

joooli

C’est vrai que la musique de Noël partout partout, souvent cucul, et passée en boucle est assez pénible, mais il arrive que je sois parfois émue malgré moi en entendant certaines chansons qui me rappellent mon enfance ou des bons moments de ma vie. Et ces décorations utilisent bien trop d’électricité et sont parfois ridiculement moches, mais avec la tombée de la nuit de plus en plus tôt, ces lumières sont les bienvenues, finalement. Alors entre vos deux cents courses aux cadeaux dans la foule en folie et à la dernière minute, n’oubliez pas d’écouter un peut les quelques jolies chansons qui passent et d’admirer les quelques jolies décorations, après tout, nous ne sommes peut-être pas QUE des adultes blasés et cyniques ;)


Et un peu de musique du pays du Père Noël pour changer…


Et un p’tit supplément pour faire rigoler le frangin… s’il arrive à deviner ce que c’est :lol:

Je plaisante, Ottawa c’est pas encore le Grand Nord… mais par rapport à Granbled ça l’est presque :) En fait, quand j’étais là-bas, j’ai rencontré un couple qui venait de London, petite ville qui se trouve à deux heures à l’ouest de Granbled, et ils m’ont raconté qu’ils avaient réussi de justesse à sortir de la ville avant que le grand blizard de l’année qui leur a apporté UN METRE de neige en 24 heures paralyse la ville entière! Toutes les écoles étaient femées et même les transports publics arrêtés! Je me rends de plus en plus compte que Granbled est vraiment un micro-climat, bien moins froid (et pourtant, et pourtant!!!) que le reste du Canada!

Voilà donc quelques photos de mon voyage. Le truc qui m’a intéressé le plus c’était de voir comment ils s’en sortaient avec le bilinguisme. En fait, tous les signes sont en anglais seulement jusqu’à ce qu’on monte sur la 416, l’autoroute qui relie la grande autoroute Granbled-Montréal (la 401) à Ottawa. A partir de ce moment-là, tout est en anglais et en français, ce qui complique tout, mais c’est rigolo. Tous les noms de rues sont marqués par exemple « Rue Nelson Street » ou « Avenue Blook Avenue. » Dans les rues, on entendait surtout de l’anglais et de temps en temps du français de France (des touristes, sans doute), et dans les magasins et restaurants, c’était surtout de l’anglais mais de temps en temps du québecois aussi. J’ai eu l’impression que certains vendeurs/serveurs montraient bien qu’ils étaient prêts à parler n’importe quelle langue mais d’autre voulaient bien montrer qu’ils ne parlaient qu’anglais. Par exemple, je suis entrée dans un magasin de souvenirs et le vendeur m’a tout de suite dit « Hello Madame, » avec le « hello » en parfait anglais et le « madame » en parfait français, comme ça j’avais le choix de répondre dans la language que je voulais. Et dans un magasin de poisson (quand je visite, je visite tout, moi!), le vendeur écoutait dans quelle langue ses clients parlaient dans la file d’attente et s’adressait à eux automatiquement dans leur langue, c’était vraiment cool à observer! Par contre, dans un des deux restos où je suis allée, le menu n’était qu’en anglais, et dans l’autre, le menu était en anglais et en français, mais le serveur n’a pas du tout parlé français, même s’il a bien dû voir que je lisais le menu français. Et assies à la table à côté de moi il y avait trois jeunes québecoises qui parlaient québecois bien haut et fort, et le serveur ne leur a parlé qu’anglais à elles aussi.

Que dire de plus? Mes photos sont presque toutes moches et grises et ratées parce qu’il faisait assez moche et gris et sombre, et conduire dans un coin qu’on ne connait pas du tout, la nuit, et essayer de prendre en même temps des photos, c’est pas évident! Et en plus la nuit tombe à 4 heures, alors c’est pas facile de faire des photos géniales, sorry. Mais ce sont de bons souvenirs, alors zou, par ici la visite guidée :)

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C’est Fennelin qui m’a refilé ce questionnaire. Comme diraient certains autres bloggeurs, « je n’aime pas les questionnaires mais comme c’est Fennelin qui me l’a envoyé (variation: comme c’est un questionnaire que j’aime bien), je vais y répondre. » ;)

1. Dans quel pays as-tu posé tes valises?
Au Caaaaaaanaaaaaadaaaaa! Enfin, steu question!!! Ca faisait 15 ans que j’en rêvais, 15 ans que je l’attendais, ce jour où je pourrais enfin dire que j’habite au meilleur endroit au monde!!

2. Quelles sont tes origines?
Haha, la question qui tue. Côté maman, mes origines sont italiennes, d’ailleurs j’ai encore plein de cousins (et une frangine!) en Italie (mais ma frangine va bientôt déménager en Allemagne). Donc tout le monde cause italien ou au moins un peu, dans la famille, sauf moi, la rebelle, qui ai décidé d’apprendre l’espagnol plutôt! C’est mon côté franco-révolutionnaire, ça… Côté papa, mes origines sont plutôt françaises, avec un papi qui a aussi des origines suisses (de la Vallée de Joux), et mon papa né au Maroc. Moi, je suis née à Paris mais j’ai grandi en Suisse et j’ai donc la double nationalité (après avoir passé deux examens sur la recette de la fondue et le nom de la rivière qui fait office de « frontière de rösti). Je me considère aussi un peu américaine, vu que j’ai habité aux Etats Unis presqu’onze ans! Maintenant, je suis au Canada, et j’espère bien un jour avoir un troisième passeport :)

3. Quel est le pays le plus lointain que tu aies visité?
Ben ça dépend, lointain de quoi? La Finlande c’était le plus au nord, l’Equateur le plus au sud, et la Grèce le plus à l’est. A l’ouest du Canada/USA, j’ai rien visité, snif…

4. Quels pays as-tu visité dans le cadre de ton travail?
Le Canada (quand j’habitais aux US) et les Etats Unis (depuis que j’habite au Canada) :lol:

5. Où as-tu habité (on va dire au moins trois mois)?
En France, en Suisse, en Allemagne, aux Etats Unis, et au Canada.

6. Si tu devais garder un seul souvenir des pays que tu as visités, ce serait lequel? (Ca veut dire quoi steu question? Si je ne pouvais emporter qu’un souvenir de ces pays sur une île déserte? Souvenir « memory » ou souvenir « souvenir »? Je prends le premier.)
France: mon papi et ma mamie.
Suisse: ma copine Michèle.
Italie: les mosaïques de Ravennes.
Angleterre: l’échange de trois semaines avec ma classe d’histoire de l’art: les heures de valses de Brahms pour piano à quatre mains avec Michèle, le métro de Londres dans lequel on devait toujours courrir, les musées interminables, les cours où je copiais les cahiers des copines parce que je m’en fichais de l’histoire de l’art, les pièces de théâtre, les familles qui nous hébergaient…
Autriche: le camp de musique génial, les Mozartkugeln, les concerts, Nadia…
Belgique: Bruges, en entier, la ville magnifique, les chocolats, la dentelle…
Hollande: le super séjour de deux semaines avec Molli à Lelystad, chez la soeur de mon prof de Néerlandais, la country music à fond dans la voiture en allant à Amsterdam, les barages sur la mer, Utrecht…
Lichtenstein: une nuit au pied d’un magnifique château en haut d’une falaise.
Allemagne: un chocolat chaud dans un musée de Berlin avec Mark.
Norvège: le musée des drakars.
Suède: les petites rues de la vieille ville de Stokholm.
Finlande: mon voyage en Laponie avec Jarkko: la nuit sans nuit, les animaux qui se baladaient sur la route, notre longue balade en haut de la « montagne, » le râgout de renne, la soirée au coin du feu dans notre petit cabane…
Danemark: la petite sirène et la photo prise par des touristes français.
Grèce: la mer si chaude.
Mexique: un dessert de glace à la vanille et kalua à Tijuana.
Colombie: l’explosion d’une bombe dans l’hôtel à côté du mien…
Equateur: la jungle extraordinaire!
Etats Unis: Arches Park.
Canada: ma première rencontre avec Jaime…

7. Cites trois pays que tu rêves de visiter?
Le Japon, l’Australie, l’Inde, et le Pérou (Machu Picchu).

8. Quel objet évoque le plus le voyage pour toi?
Ma voiture: j’adore partir au hasard des routes et rouler, rouler pendant des heures, me perdre, aller dire bonjour à des amis au passage, m’arrêter quand je veux et repartir quand je veux, planifier des tas de voyages avec des tas de cartes et d’itinéraires bien précis et finalement aller n’importe où…

9. La touche personnelle: Quels pays t’intriguent le plus mais tu hésiterais (au moins 18 secondes) à y aller (pour des raisons multiples et variées)?
L’Arabie Saoudite (l’Arabie, c’est où, dites? Par là, mec!), le Pakistan, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Sénégal, Israel, la Chine, le Chili…

10. A quels voyageurs veux-tu passer le flambeau?
Ben à tous ceux qui le veulent :)

PS. J’ai écrit un email à propos d’Ottawa et en me relisant, j’ai vu que j’avais marqué « il y fait un froid de Canada » alors que j’avais voulu écrire « il y fait un froid de canard, » huhuh! C’est ce qu’on appelle un freudian slip en anglais ;)

Eh oui, c’est bien à Ottawa que j’ai passé le week-end, et j’y ai rencontré un certain Dr. Gentil dont le prénom est le même que celui d’Apollinaire! Haha, y’avait tous les indices dans mon post, et avec Google, c’était assez facile! Bravo à tous ceux qui ont joué à mon petit jeu! Et non, il n’était ni libre ni intéressé… huhuh… mais on a bien parlé de boulot et c’est pour ça que je l’ai rencontré!

Les personnes suivantes ont donc gagné une carte postale (ou un petit paquet, si ils/elles ont trouvé le nom de l’université et du type) et sont priées de m’emailer leur adresse postale (je mets « ok » si je l’ai déjà) (par ordre d’emailage):

Bluelulie (ok) (a en plus trouvé le nom de l’université et du Dr. Gentil)
Alcib
Lenaig
Gaëlle
Isabelle
Clotilde
E. (ok)
monpère (ok)
A l’Ouest
Lune (ok) (a en plus trouvé le nom de l’université et du Dr. Gentil)
Denis (ok) (a en plus trouvé le nom de l’université et du Dr. Gentil)
Françoise
DoroT
Ze Mimimousse (ok)
nonmais (a en plus trouvé le nom de l’université et du Dr. Gentil)
Moukmouk

Ce voyage était génial! Il faisait -5 degrés quand je suis partie de Granbled vendredi en fin de matinnée, et -14 (ressenti comme -22 à cause du vent) quand je suis arrivé à Ottawa exactement quatre heures plus tard. Et ça a été comme ça tout le week-end: gelé! Pour visiter une ville, c’est pas très pratique, surtout quand on conduit un peu partout avec les fenêtres de la voiture grandes ouvertes pour ne pas avoir la crasse des fenêtres sur les photos… Heureusement, vendredi il faisait très beau, et samedi, il faisait couvert, mais il n’a neigé que pendant une nuit et il n’a jamais plu, donc j’ai réussi à bien me balader.

La route entre Granbled et Ottawa est CHIANTE à mourir! C’est abominable d’ennui, et je devais conduire vite pour ne pas m’endormir. Par contre, même si NPR, ma radio préférée au monde, me manquait beaucoup, je dois avouer que radio-canada (en français) n’est pas mal du tout et a bien aidé à passer le temps avec des débats sur, par exemple, le genre de litérature qu’il faut enseigner au lycée au Québec. Ce qui est vraiment agréable, aussi, c’est d’écouter la radio en français, ça ne m’arrivait jamais aux Etats Unis! (Je vous mets ci-dessous les paroles d’une chanson québecoise que j’ai entendue deux fois à la radio et que j’aime bien). Et puis surprise parmis les surprises, au retour, j’ai réussi à capter NPR pendant 45 minutes, puisqu’à cet endroit du trajet, on est environ à 10 kilomètres de la frontière avec les Etats Unis!

Ottawa? J’ai beaucoup aimé! C’est une ville beaucoup plus petite que Granbled, of course, mais ça la rend plus … manageable, plus facile à « rencontrer, » plus à ma taille. Les bâtiments sont souvent magnifiques, imposants, impressionants, et historiques, et on voit vraiment l’Histoire (avec un grand H) du Canada là-bas. J’ai souvent entendu dire que c’est une ville morte, et le Dr. Gentil l’a confirmé: le centre-ville n’est vivant qu’en semaine, lorsque les gens qui travaillent pour le gouvernement travaillent. Par contre, il y a une sorte de deuxième centre-ville, plus historique et plus mignon, et là, avec le marché de Noël et des dixaines de petites boutiques adorables, les maisons anciennes joliement décorées, et les foules venues admirer les lumières, c’était vraiment très sympa.

En allant me balader samedi après-midi, j’ai rencontré un flic qui était en train de mettre des PVs sur les voitures qui n’avaient pas payé le parking (dont la mienne, mais j’ai pu l’arrêter à temps) et avec qui j’ai longuement discuté de la ville et de parking et qui m’a raconté plein de choses très très intéressantes et envoyée dans un très bon restaurant. Je reparlerai de cette discussion bientôt, puisqu’elle venait à point après mes mésaventures de jeudi après-midi… Et en cherchant à me garer, vendredi soir, je me suis soudain retrouvée sur une autoroute… qui allait directement au Québec! Donc j’ai visité le Québec pendant au moins 10 minutes, le temps d’arriver à Gatineau, de faire demi-tour à la première sortie, et de repasser la rivière de Outaouais pour retourner en Ontario! (En fait j’y suis peut-être retourné le lendemain mais je ne suis pas sûre, faudra voir mes photos, parce que je sais que j’ai repassé un pont mais je ne sais pas lequel. J’adore conduire au hasard et me perdre, c’est comme ça qu’on tombe sur les plus belles découvertes).

J’ai dormi dans un adorable Bed & Breakfast, mais je n’ai pas vraiment bien dormi parce qu’il faisait trop chaud dans les chambres et que mes chatounes me manquaient. Par contre, je suis allée dans deux restos sympas et j’ai bien mangé, un peu trop bien, même, peut-être… Le truc le plus rigolo de l’affaire c’est que je suis arrivée au Bed & Breakfast vendredi en milieu d’après-midi et c’est au moment où le type m’a demandé comment je voulais payer pour la chambre que je me suis rendue compte que je n’avais pas UN DOLLARS sur moi ni sur mon compte en banque! Hahaha! Prévoyante la fille!

Voili voilà, un petit compte-rendu de ma fin de semaine. Je me suis bien amusée, j’ai pris plein de photos que je mettrai sur un album très bientôt, et si on m’offrait un job super super bien payé à Ottawa, je le prendrais (mais vraiment super bien payé, pour oublier le froid, hehe)! Même si on ne m’offre pas de job, il faudra que je retourne dans cette ville voir le canal gelé et ses patineurs et le festival des tulipes! A part ça, c’était quand’même un peu oppressant de rentrer à Granbled et de revoir les éternels embouteillages de fous sur l’autoroute à 12 voies, un dimanche à midi…

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Cliquez sur la photo pour la voir en plus grand

Dégénération, par Mes Aïeux

Ton arrière-arrière-grand-père il a défriché la terre
Ton arrière-grand-père il a labouré la terre
Et pis ton grand-père a rentabilisé la terre
Pis ton père il l’a vendue, pour devenir fonctionnaire

Et pis toi mon p’tit gars tu sais pus c’que tu vas faire
Dans ton p’tit trois et d’mie, ben trop cher fret en hiver
Il te vient des envies de dev’nir propriétaire
Et tu rêves la nuit d’avoir ton petit lopin d’terre.

Ton arrière-arrière-grand-mère elle a eu quatorze enfants
Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant
Et pis ta grand-mère en a eu trois c’tait suffisant
Pis ta mère en voulait pas, toi t’étais un accident

Et puis toi, ma p’tite fille, tu changes de partenaire tout l’temps
Quand tu fais des conn’ries, tu t’en sors en avortant
Mais y a des matins, tu te réveilles en pleurant
Quand tu rêves la nuit, d’une grand’ table entourée d’enfants

Ton arrière-arrière-grand-père a vécu la grosse misère
Ton arrière-grand-père il ramassait les cennes noires
Et pis ton grand-père, miracle, y est devenu millionnaire
Ton père en a hérité il a tout’ mis dans ses REER

Et pis toi p’tite jeunesse tu dois ton cul au ministère
Pas moyen d’avoir un prêt dans une institution bancaire
Pour calmer tes envies de « hold-uper » la caissière
Tu lis des livres qui parlent de simplicité volontaire

Tes arrière-arrière-grands-parents ils savaient comment fêter
Tes arrière-grands-parents ça swinguait fort dans les veillées
Pis tes grands-parents ont connu l’époque yé-yé
Tes parents c’tait les discos c’est là qu’ils se sont rencontrés

Et pis toi mon ami qu’est-ce que tu fais de ta soirée ?
Éteins donc ta TV faut pas rester encabanné
Heureus’ment que dans vie certaines choses refusent de changer
Enfile tes plus beaux habits car nous allons ce soir danser

Voilà une carte satellite du coin où je suis pour deux jours… Si vous n’avez pas trouvé la réponse au jeu d’hier, cette carte pourra peut-être vous aider (cliquez dessus pour la voir en plus grand).

où suis-je?

Attention, là ça se corse, mouahaha ;) La devinette du jour est la suivante: je suis suis allée rencontrer quelqu’un dans une université… mais laquelle? Si vous trouvez la ville et l’université, n’oubliez pas de m’envoyer votre adresse pour que je puisse vous envoyer une petite carte! Et la personne qui trouve QUI je suis allée rencontrer (quelqu’un qui a le même boulot que moi et qui est très particulièrement gentil) aura droit à un petit paquet en direct de Granbled pour Noël :)

Envoyez vos réponses AVANT DIMANCHE SOIR à misslulu @ rogers . com! Bonne chance!

Salut les enfants! Je suis partie pour deux nuits (merci à Nat de prendre bien soin des chatounes, n’oublies pas de changer l’eau du bol pour éviter à Calinette une nouvelle infection urinaire)… dans un lieu inconnu (pour moi aussi puisque c’est la première fois de ma vie que j’y vais)… et si vous voulez gagner des cartes postales, c’est le moment de jouer!! Aaaaattention, c’est partiiiiiiiiit!

Cette fois-ci, c’est très facile… enfin… pas aussi difficile que mes devinettes dans le passé. Aujourd’hui, il vous suffit de remettre des lettres dans l’ordre pour trouver le nom de plusieurs trucs à visiter dans le coin. Attention, les lettres mélangées appartiennent au mot dans lequel elles sont (quand il y a deux mot sur une ligne)! Ensuite, il faut prendre les lettres encerclées et les remettre dans l’ordre pour trouver le nom de la ville dans laquelle je suis. Envoyez ensuite votre réponse à misslulu @ rogers . com (pas de réponse dans les commentaires siouplait, même pour les anarchistes!!)… et revenez demain pour la suite des devinettes et des tas de cartes postales :)

devinette.gif

Faaaaaastoche!

Quand j’étais gosse (pardon, on ne dit pas gosse en québecois, ça veut dire autre chose :lol: ), donc quand j’étais enfant, en Suisse, on se faisait parfois un « diner suisse » le soir (ce qui est une contradiction gastrolinguistique, puisque si c’était vraiment suisse, ce repas se serait appelé « souper suisse » puisque le diner est à midi et le déjeuner le matin, soyons logiques). Bref, ce repas mal nommé mais délicieux comportait des pommes-de-terre en robe des champs (aussi appelées pommes-de-terre en robe de chambre), plein de fromage, du pain, et du chocolat chaud si on avait été sages. Aaahhh que c’était bon!!!

Ce soir, j’ai donc décidé de me faire un « diner québecois, » (qui est lui aussi une contradiction gastrolinguistique puisque si ça avait vraiment été québecois, ça se serait appelé « souper québecois » (puisque le diner est à midi et le déjeuner le matin, restons logiques), mais on va pas pinailler)! L’idée m’en est venue après avoir vu le post de Nat ce matin. Je me suis dit que zut, j’allais moi aussi m’acheter une « stollen » (gâteau de Noël avec des fruits confits et plein de sucre dessus et qui vaut 250000 calories à la bouché mais dont je me suis empiffrée à chaque Noël de mon enfance suisse et que je n’ai jamais trouvé aux Etats Unis).

stollen de noel

Je suis donc allée à mon Loblows favorit (le supermarché où je fais toujours mes courses) et là, j’ai vu tout un étalage de fromages « québecois »! « Mangeons notre belle province » ou quelque chose comme ça, y’avait marqué partout! La fromageolique que je suis n’a pas pu résister même une seconde (dans mon cerveau, y’a toute une section qui ne se réveille qu’au mot « fromage » et qui, lorqu’elle s’éveille, fait passer le reste du cerveau en mode « off. » Les symptômes en sont bien connus: je deviens gaga, toute folle, impatiente, j’ai les yeux qui s’allument comme des phares à brouillard, et je dépense des fortunes en fromages sans réfléchir… et je n’ai ensuite aucun remors). Bref, j’ai acheté du Grand Délice et de l’Oka, pour mieux connaître le goût de mon nouveau pays, ainsi qu’un peu de bon pain.

soupe de courge

Avec un bol de soupe à la courge faite maison (miam, en hiver c’est ce qu’il y a de meilleur!), j’ai testé les fromages très scientifiquement et précisemment: en les mangeant! Résultats des courses? Le Grand Délice (qui n’est même pas sur la liste des fromages canadiens de Wikipedia!), c’est comme un Roblochon (en plus haut) trop blanc et trop salé. Bof. Et l’Oka, c’est à pâte un peu plus dure que le Grand Délice, un peu comme le Morbier, et très salé aussi, mais c’est pas mal, je pense que j’arriverai à aimer ça au bout de quelques kilos ;)

oka et grand delice

En tous les cas, Sosso et Calinette ont adoré! Et avec une (hum…) petite tranche de stollen pour finir, je dois avouer que moi aussi j’étais assez satisfaite de mon diner québecois!

première neige! première neige!

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand.

Ce matin je me suis réveillée avec une Sosso qui ronronnait confortablement dans mes bras sous ma couette, bien au chaud. J’ai ouvert les yeux, et j’ai vu en face de moi un ciel absolument bleu et ensoleillé et je me suis dit « ah, en voilà une belle journée en perspective! » A ce moment-là, ma radio s’est mise en marche et des nouvelles vraiment pas réjouissantes en sont sorties: une femme a jeté son enfant de trois ans sur l’autoroute depuis un pont avant de s’y jeter elle-même, hier soir, ici. Là, je me suis sentie vraiment frigorifiée, et pas seulement à cause des -5 degrés qu’il fait ce matin (ressentis comme -15 à cause du vent). Tous deux sont morts après s’être faits frapper de multiples fois par les voitures qui passaient…

L’âme en peine pour cette mère et son enfant ainsi que pour les automobilistes qui n’ont pas dû passer une nuit très calme, j’ai essayé de me changer les idées, et je suis tombée sur ce post qui m’a rappelé celui-ci.

Et c’est drôle, la nuit dernière j’ai rêvé que j’étais à l’hôpital et que je m’endormais pour une opération (des sourcils!?) dans les bras d’un beau docteur! J’y étais confortable, à moitié endormie, la tête contre son coeur, quand soudain, j’ai levé la tête et remarqué une bague à son doigt… et je me suis dit « tant pis, pour une minute j’ai bien le droit d’avoir un peu de chaleur humaine » et j’ai remis ma tête contre son coeur avant de m’endormir pour de bon.

Tout ça me fait penser que si on avait un peu moins peur de partager ses sentiments de temps en temps, cette mère et son enfant n’en seraient peut-être pas arrivés là, la nuit dernière. La periode de Noël est particulièrement difficile pour beaucoup de gens, et je dois avouer que j’ai de la chance d’avoir de la famille pas trop loin, parce que sinon je déprimerais sérieusement. Et je sais que c’est irrationnel, mais l’idée de passer le nouvel an seule, alors que ce n’est vraiment qu’un jour comme un autre si on y pense, ne me fait pas trop plaisir. C’est complètement con, puisque je passe la plupart des autres jours seule et parfaitement heureuse, (enfin, seule avec mes chatounes, ça fait quand’même une grosse différence).

Bref, je vous mets cette jolie vidéo, à propos d’un type qui a essayé de changer les choses.

Et hop, j’envoie des gros bisous à tout le monde en passant! Joyeux lundi :)

bisous

Je crois que j’ai déja mentionné le coup du lait canadien qui me surprend tellement, et comme certaines personnes avaient du mal à s’imaginer le bidule en question, en voilà quelques photos d’explications. Je dois dire que, comme toute invention canadienne, cette façon de faire les choses a ses inconvenients et ses avantages: ça ne prend pas beaucoup de place dans la poubelle une fois vide et n’utilise pas de papier, mais ça se perce facilement, c’est lourd et pas pratique à porter, et le lait prend vite les ordeurs du frigidaire et ne se garde pas longtemps (et en plus, y’a pas de bouchon en platique avec lequel les chatounes peuvent jouer). Moi, j’utilise une petite pince pour fermer l’ouverture du sac et garder le lait un peu plus longtemps. Je me souviens qu’en Suisse, ce système a existé jusqu’au milieu des années 1980, et mes parents utilisaient une pince-à-linge pour fermer le sac…

Inconnu au bataillon, le gros gallon de lait dans la bouteille de plastique, symbole qu’aux Etats Unis tout est plus grand qu’ailleurs. Au Canada, le lait se vend en cartons d’un litre, de deux litres (si on cherche bien), et par trois sacs en plastique à la fois, pour un total de 4 litres! Sont fous ces Canadiens ;)

gallon americain
Le gallon de lait américain.

gros sac
Le sac de quatre litres en trois sacs.

petit sac de lait
Un des trois petits sacs.

cruche à lait
Cruche exprès pour le lait (y’en a des plus jolies mais au début j’ai juste trouvé ça, p’têt qu’un jour j’investirai dans une plus jolie (et plus fonctionelle) cruche.

Finalement, si je suis dans une phase « je-bois-vachement-de-lait-et-rapidement, » j’utilise ce système, mais si je suis dans une phase « je-bois-peu-de-lait-et-je-mets-longtemps-pour-finir-une-bouteille, » je préfère acheter des cartons d’un ou deux litres, ça se concerve plus longtemps (mais pas beaucoup plus longtemps, en réalité, en tous les cas beaucoup moins longtemps que le lait américain, je ne sais pas pourquoi!).

Bon, je vous quitte, je vais me faire un p’tit milkshake à la banane d’un demi litre :)

Notre cher ami Moukmouk a bien voulu jouer le jeu l’autre jour et a créé un quiz exprès pour nous, à propos des differentes sortes de Canadiens qu’il peut exister. Bien sûr, ce quiz ne va pas vous dire si vous êtes un Canadien de Granbled ou de Saskatoon, un Liberal ou un Tory, un immigré ou un pure laine, mais c’est un bon début! Ce que j’aime beaucoup à propos de ce quiz c’est qu’il nous montre combien les différences d’interprétation de l’histoire peuvent être importantes! On apprend quelque chose dans un livre d’histoire et on y croit, mais ce n’est parfois qu’une seule facette d’une histoire beaucoup plus complexe…

Malgré son titre en anglais, ce quiz est en français, alors allez donc vous préparer une bonne tasse de chocolat chaud et hop hop hop, au boulot :)

Quel genre de Canadien êtes-vous donc?

Et merci à Moukmouk! Allez voir sur son blog, y’a plein de choses intéressantes à y apprendre sur toutes sortes de Canadiens, même ceux qui font cui-cui…

PS. Y’a plus d’bug :)

Un jour, il y a très longtemps, j’ai reçu un de ces dépliants publicitaires dans ma boîte aux lettres, du genre de ceux qu’on regarde à peine avant de les jeter à la poubelle avec un soupir et qui proposent des vacances de rêves aux Bahamas ou une croisière palpitante à Mexico, et qu’on ne sait jamais si c’est pas un attrappe-couillon mais on s’en fiche un peu finalement parce que de toutes les manières, on n’a ni trois semaines à perdre ni l’argent pour se l’offrir!

Et pour une raison inconnue, ce jour-là j’ai décidé de me l’offrir, ce petit séjour « artistique » de trois semaines en Californie, à Santa Cruz, précisemment, au début de l’été 1998. Je ne sais plus comment j’ai réussi à payer le billet d’avion, l’inscription aux cours (modelage, sculpture sur bois, peinture, et « creative writing »), la location de la voiture (pendant trois semaines!), et la location d’une chambre « chez l’habitant, » mais j’y suis allée, comme ça, juste pour voir, et pour changer de vie pendant quelques semaines.

C’est ce post qui a fait soudainement revenir tous mes souvenir dans ma petite tête… trois souvenirs d’aventures californiennes très uniques en leur genre, pendant lesquelles j’ai pu penser à ma vie « depuis l’extérieur » puisque je n’étais pas chez moi mais avec des gens que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, que je ne devais pas bosser pour mon chef ni suivre des classes à l’université (en Utah, à l’époque), et c’était effrayant, agréable, marrant, sympa, difficile, et douloureux. J’ai pu bronzer en paix réfléchir de longues heures à ma vie et décider que je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie mais qu’au moins, je savais ce que je ne voulais PAS en faire. Ce soir, j’ai relu le journal que j’ai écrit là-bas. Je vous en mets quelques extraits.

Ah les nuages de Californie! C’est quan’même mieux que les nuage d’Utah, non? Ici, tout est aussi abnormalement vert qu’en Utah, due aux abnornales quantités d’eau tombées ce printemps. C’est tout la faute d’El Nino, bien sûr!

Je suis arrivée hier, comme une fleur, dans ma jolie voiture de location (Chevy Prism) un peu grande pour moi mais je me suis assise sur un pull et ma serviette de bain et ça allait mieux. La maison où je suis est très sympa, grande, avec un super jardin et un gentil chat, des locataires qui vont et qui viennent, une mère française, et j’ai ma propre chambre mais je partage ma salle-de-bain…

Aujourd’hui, je suis allée faire un tour de la ville, repairer l’école, tourner autour du magnifique campus de UCSC et me perdre un peu… la ville paraît assez jolie et riche, avec des points de vue magnifiques sur le port et la mer, des jolies maisons, et il faut compter 25 minutes pour aller à l’école depuis chez moi. Demain, les cours commencent et j’ai très peur!

… Les cours se passent plutôt bien et je commence à devenir amie avec une jeune femme très sympathique, Erika, avec qui je rigole pas mal parce qu’elle est dans les mêmes classes que moi. Aujourd’hui, en modelage on a fait dans le « negative space, » en « creative writing » on a fait dans le « concret, » et en peinture on a fait dans le moche.

… Ce matin a été le pire de ma vie! Je me suis réveillée et tout de suite, le pire male de ventre de ma vie a commencé. Attroce, à hurler, à part que j’étais dans une maison inconnue et entourée d’étrangers. Je me tordais de douleurs dans ma chambre… et bien sûr, Shannon, ma voisine, m’a entendue et est venue dans ma chambre– où j’étais recroquevillée, la tête dans le duvet, en train de mourir! Elle a commencé à me masser le dos et à me parler et me faire rire, et au bout de 15 minutes, ça allait un peu mieux. J’ai finalement réussi à aller en cours avec seulement 30 minutes de retard. Le modelage m’a fait du bien, que j’ai pu pétrir ma rage et ma haine, et le cours de « writing » m’a ennuyé, comme d’habitude. En peinture, tout le monde m’a félicité pour ma magnifique première peinture, ce qui ne m’a pas empêché de la jeter à la poubelle à la fin du cours.

… J’aime bien mon cours de sculpture sur bois, le prof est sympa et marrant, et puis on fait une CUILLERE, pas une freaking « figure calme » ou un « inner-outer space » mais une simple cuillère, simple, facile, et utile! Et puis au lieu de « râper » ma cuillère comme les autres élèves, je la taille à la gouge, c’est meilleur pour mon mal de crâne. En modelage, ce matin, le prof a dit que mes trucs étaient trop torturés et pas assez simples, et je lui ai répliqué que les trucs simples me mettaient mal à l’aise, et on a bien rigolé et on s’est bien engueulé, et les autres élèves ont aussi bien rigolé! Ce que j’ai fait aujourd’hui était quand’même pas mal, enfin, d’après moi…

Aujourd’hui, je suis allée chez Avis pour me pleindre que ma radio ne marchait pas, et ils m’ont tout simplement remplacé la voiture et donné la même exactement mais en mauvre. Cool! Et puis je me suis un peu balladée pendant le week-end à San Francisco et jusqu’à Sanoma… c’était tellement beau et chouette comme week-end que j’avais du mal à croire que tout ça était réel!

Aujourd’hui, en sculpture sur bois, j’ai décidé de faire une fourchette alors que tous les autres élèves doivent faire un bol mais je trouvais mieux d’avoir un service à salade. Alors j’ai commencé ma fourchette qui est vachement moche, mais ça aurait pu aller si en plus je ne l’avais pas cassée… alors on a mis de la colle… Après le cours, je suis allée acheter du pain et du pâté et des légumes et j’ai voulu faire un taboulé, mais il manquait quelque chose mais je ne savais pas quoi… comme dans mes relations avec les hommes: il y a tout ce qu’il faut mais ça reste toujours un peu sec…

Bon, ce matin, je suis allée finir mes 5 métamorphoses râtées en modelage, et commencer un nouveau truc que j’essaye de ne pas coller au sol. J’ai dit au prof que j’allais m’inscrire à son école de sculpture (programme de 3 ans!) et il m’a dit qu’il me fournirait gratuitement des grandes bassines pour y laisser couler mes larmes. Ce soir, à la maison, on a préparé un repas et on a regardé la coupe du monde– les français sont en finale!

Au cours de « creative writing, » je me suis bien disputée avec la prof, parce que ça m’a énervé de ne rien faire depuis trois semaines, et je ne comprenais jamais ce qu’elle voulait, et je ne supportais pas le style mélo et « sappy »– la jeune fille au cheveux blonds sur la plage au levé du soleil, les vagues légères sur les chevilles… et pas un seul foutu requin ne peut la bouffer ni un gangster la tuer, ni elle se tuer… un ange apparaît, peut-être… aaaggghhh!

Ahaha, que ça me fait rire de relire tout ça! Et après je râle parce que mes élèves sont casse-pieds, mais qu’est-ce que j’ai été une emmerdeuse, moi, comme élève!!

You are 75% Canuck!
 

Now that’s what I’m talking about! You did good, you really, really did. I can call you my friend and not have to feel ashamed, and I thank you for that, really I do. Thank you, that is just really great!

How Canadian Are You?
Quiz Created on GoToQuiz

Haha, merci, mais je suis plus canadienne que toi, espèce de questionnaire à la noix, parce que MOI, je suis bilingue et que tu ne m’as pas demandé comment on disait « Canada » en anglais ou « Montreal » en français ;)

Pendant des années, des années, j’ai voulu aller habiter à Vancouver. Vancouver, c’était mon premier choix de ville canadienne, bien avant Montréal et Granbled. Et j’avais plusieurs excellentes raisons pour vouloir aller là-bas: la ville est au bord de l’océan mais en même temps tout près des montagnes, c’est une ville très internationale, etc. etc. mais la raison numéro UNE était le temps, le fait qu’il ne neige pratiquement jamais là-bas où seulement 2 centimètres par an au maximum… La pluie ne me dérange pas, je l’aime bien, même, mais la neige, ça je déteste! Et depuis que je suis à Granbled, je me dis que bientôt, très bientôt, je trouverai un boulot à Vancouver et je pourrai enfin aller y vivre…

HAHAHAHAHAHAHAHA!

MOUAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!

Eh ben pour la première fois depuis très très longtemps dans la vie des vancouverites (vancouverains? vancouverois? vancouverreux?), IL A NEIGE 15 CENTIMETRES là-bas, alors qu’ici, on a à peine vu trois flocons pointer le nez et rebrousser chemin à toute allure en voyant ma sale tête!

HAHAHAHAHAHAHAHA!

Comme le dit toujours mon père, y’a un bon Dieu pour les crapules! Ahh que ça me fait du bien de savoir ça! Ahhh que la vie est belle! Ahhh, que j’aime Granbled, tout soudain :D

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Ces magnifiques photos ont été prises par Vincent.

PS. Ce post est mon 1200ème post…

Cher Père Noël,

Je t’écris avant qu’il ne soit trop tard pour te rappeler que les chatounes et moi on a changé d’adresse cet été. Heureusement, ça ne devrait pas trop te compliquer les choses puisqu’on habite maintenant beaucoup plus près de chez toi (adresse ci-dessous jusqu’à demain).

Je voulais aussi te dire combien les chatounes et moi on a été sages cette année. Calinette est une amour, surtout depuis qu’on a déménagé, et elle a recommencé à ronronner et à me faire des tas de calins. Si elle a fait la vilaine pendant le déménagement, c’est parce qu’elle était comme moi, elle se faisait du soucis pour nous trois parce que c’est une gentille petite maman. Maintenant, notre champ de maïs lui manque un peu comme à nous, mais elle m’a récemment confié qu’elle est heureuse, ici, avec son nouveau râcleur de ciel et la vue superbe qu’elle a sur la ville et le lac quand elle y est perchée. Enfin, il faut aussi que tu saches qu’elle a bien pris son médicament dégueu pour soigner son infection urinaire pendant toute la semaine, ma princesse!

Sosso, elle, c’est ma p’tite poupée, et elle aussi a été adorable cette année. Elle a bien mal commencé l’année, la pauvre, avec sa p’tite patte amochée et tous les soucis qu’on a eu avec ça. Heureusement, des dixaines de supers amis de blogs nous ont aidé à remonter la pente et à tout faire pour qu’elle aille mieux. Maintenant, la papatte se remet doucement et Sosso est à nouveau une petite chatoune toute heureuse. Elle mange bien (même un peu trop bien parfois), elle adore jouer, elle fait des calins tout doux, elle est très rigolotte, et elle aime bien dormir dans mes placards et mes tiroirs. Pendant le déménagement, elle a été très brave et n’a presque pas pleuré pendant les dix heures de routes, ma p’tite puce adorée.

Et moi? Heu… si, si, moi aussi j’ai été sage cette année. J’ai bien bossé sur ma thèse et je l’ai même finie à temps, j’ai aidé l’économie américaine en voyageant par monts et par vaux (veaux?) (vaud?) pendant tout l’hiver, j’ai trouvé un travail, je me suis fait beaucoup de soucis quand ma Sosso s’est amoché la patte, je suis devenue Docteure, j’ai déménagé dans un nouveau pays, j’ai commencé un nouveau travail, j’ai écrit quelques articles, j’ai reçu une bourse de recherche pendant l’été, je me suis fait plein de nouveaux amis, j’ai aidé l’économie canadienne en dépensant des fortunes à Ikéa, chez le vétérinaire, et chez les fromagers et pâtissiers de Granbled, j’ai fait bosser plein d’étudiants qui n’attendaient que ça, j’ai hébergé mon frangin et ma famille chez moi, et j’utilise les transports en commun au lieu de la voiture pour sauver la planète.

Voilà, cher Père Noël, les raisons qui me poussent à t’envoyer cette liste de cadeaux que les chatounes et moi nous réjouissons grandement de recevoir.

Sosso et Calinette aimeraient:
- de la bonne bouffe,
- de la bonne bouffe,
- de quoi s’amuser un peu,
- quelques capsules pour renforcer les os et les tendons de la Sosso,
- une fontaine pour éviter à Calinette d’avoir trop d’infections urinaires.

Quant à moi, j’aimerais:
- du chocolat suisse (Tourist, au lait et blanc),
- des cours de cuisine (un cours par mois),
- de la semoule,
- des jumelles (pour regarder ce qui se passe à l’aéroport, dans la rue en bas, et chez mes voisins ;) ),
- une location de violon (ou d’alto) et des cours de musique,
- un livre de recettes avec du sirop d’érable,
- un food processor,
- une sorbetière,
- plein de bouquins et d’autres trucs innutiles!

Cher Père Noël, on imagine bien que ton budget est serré cette année, c’est pour ça que les chatounes et moi te donnons plein d’options de cadeaux, on est sûres que tu trouveras bien un petit quelque chose qui correspond à ton budget dans notre liste. On te remercie mille fois d’avance et on t’envoie des tas de bisous et de calins,

miss lulu et les chatounes.

PS. On n’a pas de cheminée, désolées, et la porte pour aller sur le toit est fermée pour l’hiver, alors il te faudra rentrer par la fenêtre de la catroom, fais attention, te casses pas la figure sur le râcleur de ciel!

PPS. Si tu préfères nous envoyer un petit chèque pour que nous achetions nous-même ce dont nous avons besoin, ne te fais pas de bile, nous acceptons les dollars canadiens, les dollars américains, les euros, et les francs suisses (mais pas le yen, sorry).

PPPS. Après investigation, il semblerait qu’Amazon refuse d’envoyer autre chose que des bouquins au Canada! Je mets donc l’adresse de ma soeur… ça évitera aussi les frais de port internationaux et ceux de douane…

Alors que j’étais tranquillement en train de travailler dans mon bureau cet après-midi, deux jeunes étudiants hystériques ont débarqué à ma porte avec des paniers que j’espérais remplis de bonbons et gâteaux mais qui étaient en réalité tristement remplis de petites serviettes humides individuelles et anti-germes, ainsi que de gros rouleaux de gros autocollants bleus et moches sur lesquels étaient écrit « I’ve done it, now do your part! »

De quoi s’agissait-il? Du vaccin contre la grippe! Ces chers étudiants hystériques m’ont raconté que si je ne me lavais pas les mains toutes les heures je pouvais mourir, qu’il fallait que je me les lave devant mes étudiants pour leur donner le bon example, que j’aille immédiatement me faire vacciner contre la grippe pour ne pas l’attrapper et ensuite contaminer le reste de l’université (et ensuite coller l’autocollant sur mon pull pour démontrer au monde mon sacrifice), qu’il fallait que j’évite de toucher les poignées de portes et les trucs pour pousser les chariots dans les magasins parce que c’est là qu’on trouvait le plus de germes (entourer lesdits objets avec des kleenex), et que surtout, surtout, il fallait que je fasse le « sleeve sneeze » pour ne pas risquer la peste et l’exil à perpétuité de la société canadienne.

Qu’est-ce que le « sleeve sneeze »? C’est une méthode « anti-germe » contre laquelle je m’oppose haut et fort. En effet, comme on peut le voir sur l’affiche ci-dessous qu’on trouve un peu partout, le « sleeve sneeze » veut qu’on éternue dans la manche de son manteau ou de son pull au lieu d’éternuer dans ses mains. Comme ça on garde les mains propres. Excusez-moi, mais je trouve qu’il est plus facile de me laver les mains après avoir craché dedans que de me laver le manteau ou le pull après avoir craché dessus, au boulot en tous les cas! En plus, maintenant, quand on me verra éternuer dans mes mains en public, ce que je fais depuis toujours et qui jusqu’à il y a quelques jours était considéré « poli » (plutôt que d’éternuer sans me couvrir la bouche), on va trouver que je suis impolie parce que je ne le fais pas dans ma manche! Génial! Vive le progrès!

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Y’a marqué: Vous n’avez pas de kleenex? Faites le « sleeve sneeze. » Eternuez dans votre manche. Gardez vos mains propres. Stoppez la propagation des GERMES!

Et moi qui croyais que seuls les Américains étaient obsédés par les germes… En tous les cas, je vous conseille vivement d’aller vous laver les mains après avoir lu ce post parce que je viens d’éternuer dans mes mains et je continue à tapper sur mon clavier comme si de rien n’était… beurk!

J’ai fait plein de promesses dans ma vie et je les tiendrai… mais j’arrive pas à tout faire en même temps. Par exemple, je veux cuisiner avec du yahourt, faire du paneer, aller sur le Machu Pichu, essayer la glace au riz, manger tibetain, etc. Ca viendra. Mais je me souviens aussi d’une vieille promesse faite à une copine: lui donner la recette de mes fajitas végétariennes préférées, tellement préférées, fastoche, et rapide, que cette page de mon livre de recettes ( »Vegetarian, » de Linda Fraser) ne s’ouvre même plus tellement elle est collante et abimée!

Pour les fajitas, il faut, pour environ 2 personnes qui mangent beaucoup:
1 oignon coupé en lamelles
1 poivron rouge coupé en lamelles
1 poivron vert coupé en lamelles
1 poivron jaune coupé en lamelles
quelques gousses d’ail (suivant qu’on adore ça ou pas trop)
1 gros bol de champignons de Paris
2 cuillères à café de poudre de chili
5 cuillères à soupe d’huile (d’olive)
du sel et du poivre

Pour le guacamole:
1 gros avocat bien mûr
1 échalotte coupée finement
1 petit chili vert ou pas, coupé finement
le jus d’un citron vert (ou pas vert)

Pour servir:
des « tortillas »
du fromage râpé
de la crème aigre (si on aime)
des quartiers de citron vert (ou pas)
un peu de cilantro (ou pas)

En premier, mettre les oignons et les poivrons dans un saladier avec l’huile, le sel, le poivre, la poudre de chili, les champignons en lamelles, et l’ail écrasée. Bien remuer tout ça et laisser reposer un moment.

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Pendant ce temps-là, faire le guacamole: couper l’avocat et en écraser la chair avec une fourchette. Ajouter l’échalotte, le chili, et le jus de citron, du sel, et du poivre à volonté. Le guacamole peut être très grossièrement écrasé ou bien mixé dans un food processor pour être plus « lisse, » c’est comme on l’aime. Mettre au frais.

Dans une poêle, faire revenir les légumes à feu assez fort et pas trop longtemps si on aime ses légumes croquants ou à feu un peu plus doux et plus longtemps si on les aime bien cuits.

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Faire chauffer les tortillas au micro-onde une minute, les mettre sur les assiettes, et servir dessus le mélange de légumes avec du fromage râpé, un peu de crème aigre, et quelques brins de cilantro si on aime. Rouler les tortillas et garnir avec les quartiers de citron. Manger en trampant dans le guacamole et en s’en mettant partout!

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buen provecho :)

Alors, suis-je amoureuse des Etats Unis ou du Canada, comme postscriptum le demande dans le post précédent? Est-ce que je préfère vivre ici ou est-ce que la vie de là-bas me manque mortellement? Est-ce que je vais retourner vivre le rêve américain le plus vite possible? Est-ce que le Canada est un pays aussi archaïque et déprimant que je l’ai décrit?

Bonnes questions. Avant d’y répondre, je dois encore expliquer trois points importants.

1. Oui, la vie est beaucoup plus facile aux Etats Unis pour quelqu’un qui a mon niveau d’éducation, mon soutient familial, mon travail, mon argent, ou plus. Il n’y a aucun doute là-dessus! Mais je crois que cette vie facile est le résultat d’un capitalisme sauvage où on sacrifie simplement les pauvres pour donner une meilleure vie aux riches. C’est très clair au niveau des assurances maladies, de la retraite, et de l’éducation, entr’autres. Au Canada, on ne court pas aussi férocement vers la belle vie américaine parce qu’on aime moins l’idée de laisser des cadavres et des fantômes derrière soit. C’est un concepte complètement anti-américain, anti- »the survival of the fittest, » anti-rêve américain. Le rêve américain dit que « je peux arriver à faire tout seul ce que je veux dans ma vie, personne ne me doit rien, et je ne dois rien à personne. » Le rêve canadien dit que « ça va pas être facile mais si on se serre les coude, on peut à peu près tous y arriver. » TRES grosse différence.

Et c’est bien agréable de profiter de la belle vie américaine, mais au bout d’un moment, on se sent quand’même vachement coupable… moi, en tous les cas (et j’en connais qui ne le sont pas du tout).

2. A part cette différence de mentalité et de vision du monde, il y a une autre très grosse différence entre les deux pays: l’économie. Il n’y a aucun doute que le marché économique est beaucoup plus limité au Canada (à cause du nombre d’habitants, des températures moyennes de plusieurs provinces, etc.) qu’aux US. Le résutat, c’est que la concurrence est pratiquement innexistante au Canada, et le gouvernement peut dicter sa loi beaucoup plus facilement (puisqu’il y a moins de privatisation). Au niveau des banques ou de LA compagnie aérienne, par exemple, il y a beaucoup moins ou aucune compétition et les prix sont donc plus élevés, le service à la clientele est moins bon (mais toujours meilleurs qu’en France, ouf), il y a plus de paperasserie et moins de changements, et tout est moins efficace. C’est comme ça et on y peut pas grand’chose!

3. Mon troisième point concerne les immigrants et l’image qu’ils ont du Canada. J’ai sûrement eu une vision plus négative du Canada que quelqu’un qui vient de France. Je dirais que le Canada est, sur une échelle de 1 (France) à 10 (Etats Unis)*, à 6 ou 7 (ça dépend dans quel domaine). Par exemple, au Canada, il est beaucoup plus facile (et immaginable) qu’en France de changer de carrière à 40 ans, de recommencer des études à 50 ans, de faire des emprûnts importants à 30 ans, de créer sa propre boîte, de trouver du boulot, de déménager dans un état à l’autre bout du pays… Aux Etats Unis, tout ça devient tellement facile que c’en est presque dangereux. Au Canada, le service à la clientèle est meilleur qu’en France parce qu’il existe! Au US, il est tellement bon que n’importe qui peut faire n’importe quoi pour n’importe quelle raison et ça en devient ridicule (au niveau des procès, par exemple). C’est pareil dans beaucoup d’autres domaines, et je pense que c’est pour ça que mon point de vue est très différent de ce qu’on entend souvent raconter en France par les français qui ont immigré au Québec, par exemple.

Alors oui, je suis amoureuse du Canada, et oui, je veux y rester. Et oui, j’ai aimé et j’aime toujours les Etats Unis mais je n’irai jamais y revivre. On me dit « oui mais bientôt un certain buisson maudit ne sera plus au pouvoir » mais ça ne changera rien, la société américaine a toujours été excessive en bien et en mal et le restera toujours, que son président soit Républicain ou Démocrate. Aux Etats Unis, tout va toujours tellement rapidement et efficacement qu’on finit par oublier qu’il y a des êtres humains derrière tout ça, qui payent de leur santé mentale et physique pour nous offrir cette rapidité. Quand je suis arrivée ici, je gueulais contre la lenteur et l’inéficacité des employés (banques, magasins, etc.), et mon frangin m’a dit « oui mais c’est sûrement plus agréable et meilleur pour la santé de ces gens de pouvoir bosser à un rythme normal et sans se dire qu’à la première gaffe ils se retrouveront à la rue ou avec un procès sur le dos. » Je gueule toujours, mais je pense qu’il n’avait pas entièrement tort. On n’a rien sans rien. La « perfection » apparente des Etats Unis coûte cher, et sous sa lisse surface, on trouve beaucoup plus de problèmes sérieux (qui existent au Canada mais à des niveaux bien moins alarmants) comme le racisme, le fondamentalisme, l’excès, le puritanisme, l’orgueil, la corruption, l’obésité, l’ignorance, la bêtise, la peur, la haine, l’abrutissement, la xénophobie, la manipulation…

Alors oui, ma vie américaine me manque terriblement mais je lui préfère quand’même ma vie canadienne. Quant au rêve américain, les français en manquent sérieusement, mais les canadiens n’en ont pas besoin, la société change bien assez vite d’elle-même pour qu’on en rajoute. Et non, malgré mes médisances répétées que mes amis canadiens ont endurées patiemment, le Canada n’est pas un pays archaïque et déprimant, bien au contraire, et je ne peux raisonnablement que me plaindre du manque d’accessibilité, de la difficulté à trouver des médecins, et du système banquaire (et d’un certain harpagon, bien qu’à côté du buisson maudit, il soit un vrai enfant de coeur). Pour le reste, on s’y fait, et les changements empêchent de vieillir trop vite, pas vrai?

Alors vive le Canada, pays qu’on ne peut s’empêcher d’adorer malgré ses défauts :) Moi je l’ai, mon rêve canadien, et je le garde!

* Ca veut pas dire que la France est nulle, putainborderldemerde! Mon échelle mesure tout en général, la bouffe, la violence, le prix de la vie, la culture… parfois c’est positif, parfois c’est négatif, et peut-êtr que mon échelle va de -10 à + 10, hein?! C’est marrant, très peu de canadiens me sont tombés dessus quand j’ai critiqué sans vergogne leur pays dans nombreux de mes posts, mais là, je dis trois mots sur la France, et la France au complet est prête à me passer à la guillotine! A chaque fois c’est la même chose

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