lun 26 avr 2004
Houston, we have a problem! là, mes enfants, il faut que je vous dise, je suis dans le petrin jusqu’au cou et j’en perds mes pédales de vélo d’appartement! en anglais, on dit « i’m between a rock and a hard place » (je me trouve entre un gros cailloux et un endroit très dur) et en français, je crois que l’expression adéquate, bien que beaucoup moins poétique et quelque peu vulgaire quand’même, serait « je suis couillonnée » (je cherche une expression française qui voudrait dire la même chose mais je ne trouve que poser un lapin, appuyer sur le champignon, quand les poules auront des dents, haut comme trois pommes, et avoir d’autres chats à fouetter) (si je vous casse les pieds, allez faire l’oie ailleurs).
bref, comme je suis en général très à dada sur mes principes et que je n’aime pas mettre de l’eau dans mon verre de rouge, j’ai bien compris que je marchais depuis quelques temps sur des oeufs de couleuvre, même si je ne devais quand même pas en faire tout un roblochon (celui que pintel m’a offert l’autre jour et qui n’a pas la langue dans sa poche). je sais qu’on ne peut pas toujours avoir la peau de l’ours et l’argent du beurre, mais j’aimerais quand’même bien plaire à tout le monde sans me faire un sang d’ancre (c’est un peu lourd a porter), pour que ma charmante, fort sympathique, et bien-aimée audience ne prenne ses gambettes à son cou ni ne se foule la rate et ne tourne des yeux de la tête. donc, j’ai mis la main à la patte de velours et j’ai examiné mes statistiques, qui n’ont certainement pas le pied marin comme celles de certains de mes visiteurs. je ne risque donc pas d’attraper la grosse tête à claque en vous montrant LE problème (suivez la flèche):
eh oui, chères françaises et chers français, suisses et suissesses de mon coeurs, et autres européens qui bouffez de la vache enragée, VOUS avez le bras très long et êtes bavards comme des pic-verts… et EN FRANCAIS en plus, comme des éléphants dans un magasin de lingerie. VOUS me coûtez environ 60% de la peau de mes fesses, d’où l’eau dans le gaz et ma puce a l’oreille qui n’arrête pas de raler quand j’écris en anglais! comme le disaient si bien nos ancêtres les romains qui n’avaient pas peur d’appeler un chat un feles: merdum!
sur ces blogs exhibitionistes où tout un chacun essaye de plaire à monsieur et madame tout le monde, il ne faut surtout pas accueillir son audience comme un chien dans un jeu de quille, et il semblerait donc que je me trouve assise entre deux chaises, brûlant ma chandelle par les deux bouts: sur une chaise il y a ces multiples, et oh combien précieux, francophiles et francophones, et à l’autre bout de ma chandelle il y a quand même 40% d’autrophones qui seraient verts de rage et me passeraient un savon s’ils sentaient qu’il y a carpe sous roche et que je ne leur jetais pas des fleurs en me pliant en cinq pour eux aussi, sans vouloir leur couper l’herbe verte du wyoming sous les pieds.
pourquoi ma vie en bleu essaye-t-elle ainsi de mettre des bâtons dans la cinquième roue de mon char, avec ses deux poids deux mesures? depuis cette triste constatation, j’erre comme une âme en peine à tout bout de mon champ de maïs en parlant franglais comme une vache espagnole qui a un ver dans le nez (ça doit hacer cosquillas, ça!)… je ne sais comment couper la poire belle-hélène en deux sans péter plus haut que mon popotin, ni comment mettre plusieurs cordes à mon arc afin d’éviter que mon audience, ne trouvant chaussure à son bon pied bon oeil, ne fonde comme neige au soleil, et que mon histoire ne finisse en queue de poisson qui bat de l’aile. enfin, en un mot comme en trois and between you and me and the lamppost: je suis couillonnée!
PS. if you only speak english and didn’t understand the above text, it’s because i was talking about you and didn’t want you to understand… next time, learn french
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