Archives de mars 2005


Vu chez Candy Froggie:
MISS LULU

M is for Moral
I is for Impressive
S is for Special
S is for Strong

L is for Liberal
U is for Unreal
L is for Lovable
U is for Upbeat

… ils ont du se tromper de miss lulu…


What Does Your Name Mean?

A part, ca je deteste prendre l’avion, je deteste les aeroports, je deteste les grandes villes, je deteste porter des talons hauts, je deteste etre naze alors qu’il n’est que 9 heures du mat, je deteste me reveiller a 4 heures du matin, je deteste savoir mes chatounnes toutes seules, je deteste me prendre un coup de soleil lors de mon premier jour de soleil, je deteste devoir visiter toutes les toilettes de la ville parce que je stresse trop et mon estomac se rebelle, je deteste vomir devant le centre des congres de San Antonio, je deteste devoir aller a plein de reunions chiantes, je deteste devenir (tres probablement) le grand chef du bidule a partir de demain alors que j’ai pas que ca a faire, je deteste depenser des cents et des milles en taxi et en bouffe, je deteste les centres des congres, je deteste devoir bosser de 8 heures du matin a 10 heures du soir non stop, je deteste les foules et le bruit et la fatigue, je deteste les grosses bagnoles texanes, je deteste etre trop fatiguee pour faire du tourisme, je deteste devoir rester ici jusqu’a lundi, je deteste que mon hotel soit si loin du centre des congres, je deteste avoir oublie des trucs super importants chez moi, et j’en passe, et des meilleures!

Il y a des choses que je deteste pas du tout, mais ce soir j’ai juste envie de detester! Puisque c’est comme ca je vais comender du room service et me vautrer devant la tele et arreter de penser! hasta la vista amigos!

Où se trouve ce bâtiment? Dans quel pays? Quelle ville? Et quel est son nom? Et pourquoi m’est-il important?
Celle ou celui qui trouve toutes les bonnes réponses aura droit à un bisou et un macaron à la noix de coco virtuel! Ouais, virtuel parce que j’ai déjà mangé tous ceux qui étaient dans la boîte!

Allez, zou, c’est pas difficile! Je vous aide:

Quand on ajoute zero à 10 on obtient mon premier,
Chaque année, on en a un de plus, de mon deuxième,
Mon troisième n’est pas tard,
Mon quatrième est une conjonction de coordination,
Mon cinquième n’est ni l’air, ni la terre, ni le feu…
Et mon tout est une ville pleine de touristes!

Et je vous aide encore avec une deuxième photo… Quand on vous fait un coup comme ça, il suffit de mettre tous les noms de rues que vous voyez dans google et ça vous sort la ville en question :)

Ouéééé je suis marraine! Voilà le petit boudchou :)

En recevant les premières photos de Samuel, mon nouveau filleul, ce matin, et en les regardant à toute vitesse avant d’aller au boulot en retard, je dois avouer que je me suis dit « un de plus sur cette pauvre planète! Pourquoi les gens osent-ils encore avoir des enfants? » Et puis ce soir, j’ai re-regardé ces photos, une à une, en faisant attention aux gestes, aux regards, aux sourires des gens sur ces photos, à l’expression de ma zia devenue grand’mère pour la première fois, à la tendresse des gestes du nouveau papa, à la façon de tenir son premier bébé de ma cousine, la nouvelle maman… et j’en avais les larmes aux yeux. Quelle petite chose! Quels besoins de tendresse et de protection il doit avoir! Quelles incroyables émotions doivent traverser le coeur des nouveaux parents!

Samuel, voilà un petit bout de poème pour toi, écrit par Charles Fontaine lors de la naissance de son fils, et qui est célèbre dans notre famille. Mais c’est la dernière fois que je te parle français, je te préviens, parce que dorénavant, tu auras une marraine uniquement anglophone! Et qui se réjouit de te rencontrer bientôt!!

Petit enfant, peux-tu le bien venu
Être sur terre, où tu n’apportes rien,
Mais où tu viens comme un petit ver nu ?
Tu n’as de drap, ne linge qui soit tien,
Or ni argent, n’aucun bien terrien ;
A père et mère apportes seulement
Peine et souci, et voilà tout ton bien.
Petit enfant, tu viens bien pauvrement !

De ton honneur ne veuil plus être chiche,
Petit enfant de grand bien jouissant,
Tu viens au monde aussi grand, aussi riche
Comme le roi, et aussi florissant.
Ton héritage est le ciel splendissant ;
Tes serviteurs sont les anges sans vice ;
Ton trésorier, c’est le Dieu tout-puissant
Grâce divine est ta mère nourrice.

Et puis comme je sais que d’ici à ce que tu saches lire, on n’écrira plus qu’en language SMS, voilà la traduction SMS du poème en cì-dessus!

ptit enfan, peu-tu l bi1 v’nu
etr sur ter, ou tu n’apporte ri1,
mê ou ti vi1 kome 1pti ver nu ?
tu n’as 2 drap, n linje ki soua ti1,
0r ni $, n’0kun be teri1 ;
A pér e mér apporte seulment
pein è sousi, & vwala tou ton bin.
ptit enfan, t vient bi1 povrman !

d’ ton honeur n veuil plu êtr chich,
piti enfan d grd bi1 jwiSant,
Tu vi1 @ mond o6 grd, o6 riche
kome l roua, é o6 fl0riSant.
t héritaje é le siL splendiSant ;
tè serviteur st les anje san vise ;
tn trézorié, c l’ 10eu tt-p8Sant
Grâse 10vine é ta mér nourise.

gro bxx SamuL, marian & ael!

et un petit poème de Pâques pour termier les derniers chocolats. Celui qui arrive à me le traduire de l’anglais en français… heu… du français en anglais… recevra un bisou chocolaté!

Oak lair dollar loon her
mona me peer row
pretty’m what a bloomer
poor ache rear urn mow
mash an delhi mortar
shin ape lewder fur
who frame what a porter
poor lamb oar did yer!

J’adore quand la radio me dit qu’il y a « 30% de chance de pluie pour cet après-midi » et qu’on est au milieu d’un déluge…

En tous les cas, notre week-end de Pâques se passera sous la pluie, c’est dommage pour les ptits enfants!





En même temps je pense pas qu’il y ait encore beaucoup d’enfants qui aillent chercher des oeufs dans leur jardin. C’est vieux jeu, ça, c’était du temps où il n’existait rien de mieux à faire de son dimanche…

Maintenant on n’a plus le temps de rien faire à part manger du chocolat! Et des mashmachins. Et plein de sucre pour faire marcher les dentistes et l’économie du pays. C’est ça le patriotisme! Et puis il faut aussi chouchouter son nouveau lapin en peluche, et son nouveau camion en peluche, et son nouveau canard en peluche, et son nouveau poussin en peluche, et…

C’est intéressant de voir que Pâques, comme Noël, est en train de devenir une fête laïque ici, puisque dans les écoles on ne peut pas la fêter (pas de fêtes chrétiennes ou alors TOUTES les fêtes religieuses de TOUTES les religions!). Au lieu de fêter la résurection, on célèbre donc le retour du printemps.

Les premiers Chrétiens coloraient leurs oeufs en rouge pour symboliser la résurection. En Angleterre, pendant longtemps, on échangeait des oeufs avec des dessins, des messages, et des dates importantes écrits dessus avec les gens qu’on aimait pour symboliser la fin des privations du Carême (Lent, en anglais) et de l’hiver.

Pendant la Renaissance, il y avait des oeufs en or décorés de matériaux précieux ou de peintures de grands artistes comme décoration de Pâques dans les cours des souverains, dont, entre autres, les célèbres oeufs de Fabergé à la cour de Russie, à la fin du XIXe siècle.

Aujourd’hui, on allume plein de bougies en forme d’oeufs, de lapins, de poussins, de fleurs… c’est joli! Et puis on peint des oeufs, si on est un peu traditionel. Saviez-vous que la tradition d’échanger des oeufs de couleur remonte aux Egyptiens, aux Perses, aux Romains, et aux Celtes? Ils s’échangeaient des oeufs colorés au printemps comme symbol de rennaissance du monde après l’hiver et de fécondité.

Pour les repas de Pâques, on mange de l’agneau, des oeufs, des légumes de printemps, du lapin, ou du poisson, du Osterlemmele en Alsace, et de la Koulourakia lambriatika en Grèce, de la Mouna, du Figolli, et du Mazurek.

Je ne me rappelle pas des Pâques de mon enfance, mais seulement peut-être du koulibiac que faisait ma grand’mère quand nous allions aux Combes pour y passer les vacances de Pâques avec nos grands’parents. Je ne saurais dire quel goût ça avait ni ce qu’il y avait dedans à part des oeufs! Il faudrait que je demande à ma grand’mère si elle faisait vraiment ça, et si oui, si elle a encore sa recette pour que je l’essaye!

Les premiers oeufs en sucre ont été fabriqués aux début des années 1800. On les ouvrait et il y avait des petites scènes de Pâques dedans qu’on pouvait mettre au milieu de la table. Les premiers oeufs en chocolat ont aussi été faits au milieu des années 1800, lorsque la fabrication de la pâte de chocolat a été mise au point et les moules en fer étamé ont été fabriqués.


Le lapin symbolisait la naissance et la vie nouvelle chez les Egyptiens, un sybole de la lune, aussi, et la lune détermine la date de Pâques. Aujourd’hui, le lapin est comme le père Noël, il vient pendant la nuit et cache les oeufs et les cadeaux pour les enfants.

En anglais, Pâques se dit Easter, d’après Eastre, une déesse Anglo-Saxone. En français, Pâques vient du nom Hebreux Pesach. On retrouve cette étymologie dans le mot anglais « Passover, » les huit jours qui commémorent la fuite des Israélites d’Egypte pendant le reigne de Ramses II.

Pâques dans d’autres languages se dit:
Italien: Pasqua
Espagnol: Pascua
Allemand: Ostern
Russe: Пасха
Arabe: عيد الفصح
Basque: Bazko
Portugais: Páscoa
Breton: Pask
Bulgarien: Великден
Catalan: Pascua
Croatien: Uskrs
Czech: Velikonoce
Danois: påske
Hollandais: Pasen
Esperanto: Pasko
Finnois: pääsiäinen
Frisien: Peaske
Furlan: Pasche
Hongarien: húsvét
Indonesien: Paskah
Irlandais: Cáisc
Latvien: Lieldienas
Lithuanien: taupymas
Manx: Caisht
Norvégien: Påske
Perse: عيد پاک
Polonais: Wielkanoc
Punjabi: ਈਸਟ
Roumain: Paşte
Serbien: Ускрс
Slovak: Velká noc
Suédois: Påsk
Turc: Paskalya
Valencien: pasqua
Welsh:Pasg

Cette année, l’économie américaine va souffrir, parce que Pâques est si tôt. Normallement, il y a une fête par mois, et les magasins en profitent bien, mais cette année, il y aura eu deux fêtes en mars, Saint Patrick’s Day et Pâques, très proches l’une de l’autre, alors ils n’auront pas eu le temps de beaucoup vendre pour Pâques, c’est dommage.

La tradition de colorier des oeufs s’appelle Pysanka. Dans quelle langue? Qu’est-ce que ça veut dire?

Et que veulent dire le « Urbi et Orbi » de Jean Paul II?

Pâques est la deuxième fête la plus importante aux Etats Unis au niveau du commerce de chocolat (Halloween est la première). En 2000, les Américains ont dépensé « $2 billions » en oeufs et autres chocolateries de Pâques, plus qu’à Noël et Valentine’s Day!

On produit chaque année plus de 90 million de lapins en chocolat pour Pâques aux Etats Unis! M&M’s produit depuis 1980 des bonbons aux couleurs pastelles exprès pour Pâques!

76% des Américains pensent qu’il faut d’abord manger les lapins par les oreilles, 10% pensent qu’il faut commencer par les pieds, et seulement 4% pensent qu’il faut commencer par la queue.

700 millions de Peeps (petits poussins en marshmallow) sont vendus chaque année pour Pâques! Beurk!!! En 1953, ça prennait 7 heures pour faire un Peep. Aujourd’hui ça prend seulement 6 minutes! Les jaunes sont les préférés mais il en existe aussi des roses, des mauves, des bleus, et des blancs.

Les « jellybeans » sont une autre traditions de Pâques aux Etats Unis, bien qu’ils soient mangés pendant toute l’année aussi. Ces petits oeufs de toutes les couleurs sont fabriqués en masse depuis les années 1930 et aujourd’hui, les Américains en consomment 16 « billions » par an à Pâques. Pendant la deuxième guerre mondiale, le fabriquant de jellybeans, William Schrafft, disait qu’il fallait en envoyer aux soldats. C’est depuis devenu une tradition.

Pour les parents qui ne veulent pas que leurs enfants mangent trop de chocolat et de sucre, il y a maintenant beaucoup d’autres jolis cadeaux de couleurs qui sont vendus, comme les animaux en peluche, les bougies, les décorations de papier, la peinture sur les oeufs, des pâtes à modeler de couleur, des cartes de baseball, des tickets de cinéma, des livres à colorier, etc.

Pour finir, un joli poème de printemps de William Wordsworth, parce que ma fleur préférée est la jonquille, la daffodil:

I wander’d lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
And twinkle on the Milky Way,
They stretch’d in never-ending line
Along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced; but they
Out-did the sparkling waves in glee:
A poet could not but be gay,
In such a jocund company:
I gazed – and gazed – but little thought
What wealth the show to me had brought:

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

Mon cerveau est comme celui de John Malkovich: il y a des endroits super cools et des endroits super pas cools. Il y a le gâteau d’anniversaire à l’abricot raté, les valses de Brahms à quatre mains jouées interminablement en Angleterre, les films avec Schwarzi, et plein d’autres rigolades avec ma copine Michele; il y a de la rage, de la haine, de la cruauté, de la peur, du dégoût, de l’horreur, et de l’amertume; il y a les moments de bonheur en famille, à New York avec Jeanne pour enfin la connaître; avec Anaïs en train de fiche en l’air sa télé/vidéo/radio/DVD/machin truc pour arriver à voir un film, avec la couleur, et avec le son; avec Nils, à s’engueuler sur la politique et à déconner comme des p’tits fous; et avec mon pôpa et ma môman, à discuter de nous et de la vie; il y a la douleur infinie, des moments où j’aurais dû mourir, rapprendre à me connaître, refaire des connections, et continuer malgré tout; il y a des paysages sublimes, des couchers de soleils, les amis précieux, des calins de chatons, l’océean infini, les symphonies de Beethoven, et des baisers exquis; il y l’humiliation quotidienne, apprendre à rire de moi, ignorer le regard des autres, faire semblant que tout va bien, et oublier que ça ne finira jamais. Et puis dans mon cerveau, il y a aussi des tiroirs fermés et que je n’arrive pas à ouvrir, et parfois, je ne sais pas si j’en ai moi-même caché les clés ou si elles sont vraiment perdues. Et parfois je ne sais pas si je veux vraiment les retrouver. Dans mon cerveau il y a des images, de émotions, et des mots qui passent parfois devant mes yeux comme des éclairs, comme des films qu’on passe et repasse parce qu’on n’y comprend rien, ou comme ces souvenirs qui ne sont peut-être pas les notres mais qui le sont devenus en regardant un vieil album de photos. Mon cerveau semble avoir été construit comme un château de carte, comme si chaque carte qui avait été posée mettait les autres en danger jusqu’à ce que tout s’écroule et qu’on recommence à zéro, sur des fondations un peu plus fragiles. Ou une vieille cassette sur laquelle on enregistre les nouvelles chansons par-dessus les vieilles jusqu’à ce qu’elle soit tellement usée que même les nouvelles chansons ont du mal à sortir. Mon cerveau est un mystère: il recèle de plus de secrets qu’un tombeau égyptien. Comme un trou noir, il avale les étoiles qui l’entourent et détient l’incertitude de l’éternité.

Il paraît que c’est le printemps partout… à part en Indiana bien sûr, où il a fait encore -2 aujourd’hui et -5 cette nuit… bref… en attendant qu’il arrive ici et pour fêter celui du reste de l’hémisphère nord, je vous invite à partager un cornet de glace! Ouéééé!!! De chez Baskin and Robin, des gens qui font de très bonnes glaces. Mais mais… quels sont les parfums de ces délices? Je ne peux offrir de glace qu’à celle ou celui qui devine le parfum précis de la glace qu’il ou elle veut! Haha, à vos réserves de créativité, on est ozétazunis, n’oublions pas!

Bon, tous les gens qui vont mettre des commentaires aujourd’hui seront mes témoins, et ce post sera mon testament officiel. J’espère que Veuve Tarquine ou Eolas voudront bien apposer leur « signature électronique » eux aussi comme ça j’aurai un avocat ou deux pour attester de l’officialité de ce bidule (fallait bien que quelqu’un le fasse en premier, hein?!).

Je, soussignée miss lulu (mais tout le monde connaît mon autre nom), ai eu envie d’écrire ce testament après avoir entendu parler pendant des semaines de l’histoire Schiavo. Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, cette pauvre femme est dans le coma depuis 15 ans et son mari se bat pour qu’on la laisse mourir de faim pendant que ses parents font opposition. QUINZE ANS! Mais ce n’est pas encore le pire. Des tas de juges ont pris des tas de décisions et cette pauvre femme a été « débranchée » et « rebranchée » plusieurs fois de suite. Quelle cruauté! Mais ce n’est pas le pire. On offre la mort « en douceur » aux criminels, mais on veut la laisser mourir de faim pour ne pas dire qu’on l’a tuée, parce que l’euthanasie dans ce pays est un tel tabou qu’on n’en parle même pas! Mais ce n’est pas le pire. L’affaire a fait tellement de bruit que notre très cher buisson maudit vient de signer un papier disant qu’il ne faut pas la « tuer » ainsi (quelle hypocrisie!) et que « le droit à la vie est la première chose garantie par la constitution et la chose la plus importante! » Comme par exemple d’executer des adolescents à la chaise électrique? Ou d’envoyer la jeunesse du pays se faire tuer en Irak? Ou bien est-ce que c’est seulement les citoyens des Etats Unis qui ont le droit à la vie, comme ça on peut tuer les enfants afghans et irakiens sans scrupule?

Bref, revenons à nos moutons. Vous avez déjà vu des épisodes d’ER (Urgences) où le bon docteur Ross veut laisser quelqu’un mourir en paix mais la famille s’y oppose malgré le veux évident de la personne mourante en question de ne pas « être ressuscitée »? On dit qu’on est un « DNR » en anglais, et ça veut dire qu’on est un « Do Not Resuscitate » et donc qu’en cas d’accident grave, on nous laisse mourir en paix… ce qu’était Schiavo selon son mari mais que contestent ses parents. Bref. Je ne sais pas si il y a un terme juridique en français ou non, mais je viens de créer le mien: je suis une NPR, une Ne Pas Ressusciter et je veux qu’on le sache. Laissez-moi mourir en paix, merde à la fin, il y a assez de monde sur la planète pour que la race humaine ne disparaîsse pas avec moi, et j’aurai enfin la paix et terminé les copies à corriger! J’en veux déjà assez à mes parents d’avoir oublié que j’étais une NPG il y a quelques années de ça, mais là, avec cette déclaration publique, personne ne pourra oublier que je suis une NPR (non, pas National Public Radio!)! Premier point.

Deuxième point. Je donne AUJOURD’HUI tout ce que j’ai à ma famille… mais j’en conserve l’usage jusqu’à ce qu’ils utilisent mon NPR (non Nils, c’est pas la peine d’insister, huhuh)! Je donne à mes parents la magnifique et immense photo de canyon que j’ai dans ma chambre plus tout ce que j’ai sur mes comptes en banques (totten trust). A mon frangin, je donne mon APN et mes ordinateurs; ma frangine numéro 2, je la nomme « guardian » de mes chats et lui file mes DVDs; et à ma frangine numéro 1 ma musique et l’argent de la vente de ma bagnole. A mes chats, je donne tout mon amour, plein de bisous, et ce qu’il reste de croquettes. Mes fringues n’iront à personne, mon lit est à mettre à la poubelle, ma chaîne stéréo est bonne pour la casse, les meubles peuvent faire du bois de chauffage, et… heu… mon aspirateur et mon imprimante ne valent pas grand’chose mais si quelqu’un les veut qu’il/elle les prenne. Ah, et il ne faut pas oublier de publier mes journaux personels tenus depuis 1992 ainsi que mon blog, mais pas dans la série Arlequins s’il-vous-plaît.

Je, soussignée miss lulu, trouve ça très chouette d’écrire ce testament sur internet. C’est pas du tout déprimant ou cafardeux, c’est plutôt agréable de penser aux gens que j’aime et de me demander ce que j’ai qui a un peu de valeur. En plus comme ça la famille peut commencer à se battre pour l’héritage et me faire la gueule de mon vivant au lieu d’attendre que je ne sois plus là parce que j’ai toujours trouvé sordides les batailles pour l’héritage derrière le dos des gens qu’on aimait tant.

Voili voilà, c’est mon testament, veuillez siouplaît le signer en temps que témoins (witnesses), parce que je vais pas me payer d’aller chez un notaire écrire la même chose pour la peau de mes fesses, il faut quand même que je laisse quelque chose en héritage à mes parents! En plus comme je fais ça de mon vivant, il n’y aura pas de taxes ou d’impôts ou de frais, faudrait quand même pas en plus donner des sous à l’oncle Sam! Vous avez 24 heures pour contester, après ce délais il y aura un « statutes of limitations » et ce sera trop tard et ce post tiendra lieu de contrat définitif.

Codicil pour l’UBS, la BNP, et Bank One: permission à mon pôpa et ma môman de faire ce qu’ils veulent de mon argent (comme de toute les manière à la base c’est leur argent…)!

J’ai toute ma tête, j’ai relu et j’approuve, et on est le 22 mars 2005 à Lafayette, en Indiana, dans ce magnifique pays de liberté et de démocratie que sont les Etats Unis. Signé: miss lulu.

Parfois on voyage sur notre petite planète, de Lafayette à Ann Arbor, par exemple, et on traverse des champs de maïs sans fin, sous une pluie fine et un ciel bas, avec quelques fermes ici et là, et peut-être quelques petits villages morts au milieu. Comme une traversée du désert. Paysages désolés, pauvreté, ignorance, dénuement, depression, tristesse pendant des centaines de kilomètres.

Parfois on devient presqu’aveugle et sourd tellement la route est droite et longue et le paysage monotone. On se prend à penser à tout et à rien, au printemps qui n’arrive pas, aux bisous de chatons, aux cours qui n’en finissent pas, aux soucis de la famille, aux derniers rire avec les frangins, au boulot trop difficile, au banquier mécontent. Tout est si gris et insipide.

Parfois, on se souvient du dernier voyage, de la fête, des amis, des ptits chats et de la dinde, et de la première neige, ou bien de celui d’avant, sous la pluie, en urgence, et dans une tornade telle que cette jolie ferme rouge, la seule de jolie sur 500 kilomètres, paraissait bien accueuillante et être un bon refuge. Mais le temps pressait et on était trop loin du but pour s’arrêter déjà.

Parfois on écoute la radio d’une oreille distraite. Toujours les mêmes chansons, toujours les mêmes nouvelles, le bruit se mélange au paysage pour ne devenir qu’un décalque sur fond de pensées évasives. Mais soudain on entend trois accords, quelques mots, une mélodie qui emporte le souvenir bien plus loin que le dernier voyage, dans un autre monde, au temps de notre jeunesse, quand on était quelqu’un d’autre et qu’on vivait une autre vie. Au temps des amours et de la folie, au temps des secrets et des plaisirs imprudents.

Alors on se souvient de ces voyages nocturnes, des baisers furtifs, d’une peau si sensible qu’on y voyait encore la trace de ravissement des semaines plus tard, de ces nuits sans sommeil et ces journées cotonneuses, des regards cachottiers et des passions retenues. Et puis de cette musique qu’on écoutait immuablement, à l’allée, au retour, à 4 heures du matin, et qui nous remonte dans le temps si vite aujourd’hui. On était jeune, on était fous. On ignorait le passé, on s’éloignait du futur, et on oubliait le présent.

Et puis on rate le virage qu’il fallait prendre à gauche pour sortir de la 25 et monter sur la 24…

Ann Arbor, Michigan, Mar. 19, 2005, 13:05

Lafayette, Indiana, Mar. 19, 2005, 17:31

New York, New York, Mar. 19, 2005, 15:00

Ce que j’aime bien quand je vais chez ma sœur, c’est de rouler pendant des heures toute seule. C’est crevant, surtout qu’en général, si je vais lui rendre visite c’est parce que je suis dans un sale état, mais ça me permet d’écouter la radio pendant 4 heures, et en particulier deux stations que j’aime beaucoup. D’abord, il y a NPR, national public radio. On l’a à Purdue et avec un peu de chance, on la recapte à Fort Wayne, et puis ensuite à Lansing et finalement à Ann Arbor. Ce qui est drôle, c’est que les programmes sont souvent les mêmes (par exemple All Things Considered ou Performance Today) mais les radios qui diffusent ces programmes ne sont pas les mêmes et donc ont des horaires différents, et avec un peu de chance, j’entends la fin d’un programme à Fort Wayne et le début du même programme à Ann Arbor, et parfois je réentends même le même programme en entier à mon retour à Lafayette. Ca parait chiant mais c’est assez cool, en fait, parce que ça permet de mieux comprendre les trucs, de réentendre les musiques qu’on aime, ou de rigoler encore une fois. L’autre radio que j’écoute toujours en allant rendre visite à ma sœur c’est une « 80′s radio, » une station de radio qui ne passe que de la musique des années huitante (oui, eighties c’est huitante, et four-twenties c’est quatre-vingt, huhuh). Je la capte pas longtemps, mais juste assez pour faire la transition NPR entre Lafayette et Fort Wayne. Et j’adore!

Donc aujourd’hui, j’ai appris plein de choses intéressantes sur NPR, en plus d’entendre plein de musique irlandaise parce que c’est Saint Patrick’s Day (et il faut porter un truc vert sinon ça porte malheur)! Voila deux choses que je trouve particulièrement intéressantes:

1. Il parait que l’administration du buisson maudit fait disparaître beaucoup de choses des yeux du public, des choses qui ne sont pas « classified » ou « top secret » mais qui deviennent « for official use only » ou « sensitive but unclassified » ou « restrected access. » Ces choses qui disparaissent se trouvaient souvent dans des bibliothèques, avant, à la vue et au su de tout le monde… mais petit à petit elles ne s’y trouvent plus, et peu de gens le remarquent. Par exemple, il y a des cartes aéronautiques qui disparaissent, des informations sur les satellites, des articles de recherche sur la technologie et les sciences, des rapports de l’Energy Department, des documents sur la NASA, beaucoup d’information qui touchent à l’Army, la Navy, et la US Air Force, des rapports sur les armes, et des archives historiques. Tout ce qui touche à l’intervention des USA en République Dominicaine en 1965, par exemple, a disparu de toutes les bibliothèques! Et tout ça, jusqu’a pas si longtemps, pouvait être lu et vu par n’importe qui. Scary, n’est-il pas?

2. Wal-Mart est une très grande chaîne de magasins qui vendent un peu de tout. Il y en a partout. Ce sont des magasins qui ne sont pas chers, en général, et pas d’une qualité géniale géniale, mais c’est souvent le magasin favori des pauvres étudiants et des familles dans le besoin. Wal-Mart se vante beaucoup d’embaucher des handicapés, des vieux, et des jeunes pas très brillants et cela leur rapporte donc beaucoup d’argent au niveau des impôts gouvernementaux, et puis ça leur fait une super pub. Or, il se trouve que les pratiques salariales et des « benefits » (assurance, contrats, retraite, etc.) ne sont pas jolies jolies. Les employés ne sont pratiquement jamais à plein temps donc ils n’ont droit à aucun « benefit package, » (donc aucune assurance maladie, entre autre), ils ont des salaires très bas, et peuvent se faire virer du jour au lendemain. Donc, il se trouve que dans l’état du Washington, dans les écoles publiques, les profs pouvaient acheter du matériel (en particulier des vêtements) pour les élèves très pauvres et se faire rembourser. Mais là, le syndicat des profs de l’état a décidé de ne plus rembourser les achats faits à Wal-Mart! Parce que: la mère des élèves travaille probablement à Wal-Mart, se fait payer des cacahuètes, n’a aucune assurance maladie ni garantie de retraite, et c’est donc pour ça qu’elle ne peut pas payer un manteau à ses gosses ni du matériel scolaire. Donc, le syndicat ne veut pas donner son fric à une entreprise qui engendre le problème en question. L’union va devoir payer plus, parce que les profs devront aller dans des magasins plus chers (mais aussi de meilleure qualité), mais ça leur va. Enfin des gens qui mettent les principes éthiques avant l’argent! Interesting, n’est-il pas?

J’adore NPR! C’est extrêmement passionnant et il y a des émissions sur tout et n’importe quoi! Pour les anglophones et les musicophiles, on peut l’écouter sur internet.

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Prenez soin de mes choupinettes siouplaît mesdames et mesieurs, je m’en vais pour 2 jours dans le Michigan chez ma tite soeur parce que là j’en ai trop marre de bosser comme une malade. Il leur faut: des croquettes anti-boules-de-poils le matin, des croquettes normales le soir, beaucoup d’eau fraîche tout le temps, et puis il faut jouer avec elles, Sosso adore le pointeur laser et Calinette adore les plumes au bout d’un bâton. Il ne faut pas trop faire courir Sosso par contre, même si elle adore ça, parce qu’elle s’épuise vite et c’est drôle de la voir haleter comme un chien avec la langue tirée mais ça doit pas être très bon pour elle.

Calinette est très jalouse, alors il faut toujours lui faire des calins en premier et tenir Sosso dans les bras quand on joue avec Calinette. Et puis Calinette n’aime pas trop qu’on la porte dans les bras mais elle adore les gratouilles et les caresses, surtout quand elle est dans son petit lit. Elle ne ronronne que très rarement! Sosso adore se nicher dans mes bras et ronronner pendant des heures pendant que je bosse ou que j’essaye de dormir. Calinette adore manger mes chaussures, alors faites attention qu’elle n’aille pas trop dans ma penderie… et Sosso adore regarder le monde passer par la fenêtre entr’ouverte.

Calinette n’est pas trop embêtante dans la cuisine, mais Sosso saute partout et même sur mes épaules depuis derrière, quand je ne m’y attends pas… et puis Sosso mange de tout, absolument tout. Hier soir elle m’a fini ma tasse de tisane et mon assiette de salade de tomates-mozzarella pendant que je répondais au téléphone… Elle aime aussi beaucoup jouer avec les élastiques et les barrettes et arrive à les arracher des cheveux des gens! Une vraie tigresse celle-là!

Une dernière chose: je leur parle tout le temps. Elles savent très bien ce que veut dire « t’as faim? » et « tu veux jouer? » et elles reconnaissent bien leurs noms, Sosso et Choupi (Miss Kitty Calinette c’est son nom officiel, Choupi c’est son p’tit nom). Elles savent ce que veut dire « non » et « viens » et « arrête, » et quand je dis « bisous bisous » elles viennent me faire un ptit bisou à l’esquimau, du bout de leur nez sur le mien.

Voilà, je vous abandonne très tristement… prenez bien soin de mes chéries, elles me manquent déjà. En retour, mes chéries vous feront des gros calins et plein de bisous et vous feront rire aux éclats avec leurs bêtises (je sais qu’elles en profitent quand j’ai le dos tourné)! Alors soyez sages, et amusez-vous bien :)

Je suis dégoûtée, écoeurée, attristée, et lassée. Oui, il faut bien avouer la vérité, je n’ai pas déclaré Miss Kitty Calinette quand je l’ai adoptée en juin dernier, ni Sosso, en novembre. Je me disais que je les déclarerais quand je signerais mon nouveau contract pour l’année prochaine… Mais comme je suis maudite, ça m’est retombé dessus encore une fois.

Pourquoi je suis maudite? Parce que je ne supporte pas les chiens. Ou plus précisemment les aboyements de chiens, les chiens je les adore tant qu’ils ne font aucun bruit et ne me sautent pas dessus pour me bouffer le nez. Et je savais que je ferais mieux de me taire. Mais là, ça allait trop loin. Déjà que l’année dernière mes voisins de droite ont pris un chien qui aboyait pas souvent mais très fort, surtout quand ses maîtres n’étaient pas là, et que j’ai osé me plaindre… et heureusement, ils ont déménagé assez vite. Mais cette fois-ci, c’est mes voisins d’en face qui ont adopté un chien, que dis-je un chien, un minuscule bidule, un bébé basset ou je ne sais pas trop quoi, qui hurle et pleure dès que ses maîtres ont le dos tourné!! Et moi, je bosse souvent à la maison. J’essaye de me motiver à travailler sur une thèse de doctorat et c’est pas facile. Mais quand en plus il y a un chien qui pleure et que j’entends comme s’il était dans mon salon TOUTE LA JOURNEE, ça me rend FOLLE et je pète les plombs!

D’abord, j’ai mis un gentil mot à la porte des voisins: « monsieur madame, votre chien pleure tout le temps quand vous n’êtes pas là, c’est casse-pieds, faites quelque chose merci. » Nada. Ensuite j’ai ralé chez le proprio. Nada, les voisins ont nié avoir un chien! Alors j’ai continué à me pleindre, je sais que j’aurais mieux fait de me taire, ma situation illégale étant ce qu’elle était, mais franchement, j’étais prête à enfoncer la porte et à tordre le coup à la pauvre bête! Donc les voisins ont enfermé le pauvre petit chien dans les toilettes toute la journée! Vachement bonjour l’idée, ça résonnait dans les canalisations, je n’osais plus prendre une douche sans avoir l’impression que le chien allait m’arriver dessus à travers les tuyaux!

J’ai continué à me plaindre… et il est arrivé ce qu’il devait arriver: les voisins se sont plains que je laissais mes chats sortir dans le couloir parfois et que ça traumatisait leur pauvre bébé. Dixit la voisine: « ses chats trainent tous seuls dans les couloirs la nuit et ça fait peur aux autres habitants de l’immeuble et ça rend mon chien fou. » Eh oui, sans que je le sache, Sosso et Calinette se faisaient la malle tous les soir dès que j’étais endormie et allaient harceler les voisins, saccager l’immeuble, et affoler les bébés! Bonjour la jeunesse!!

Dans cette charmante lettre qui m’ordonnait de mettre sous clé mes pauvres chatounettes ou des les promener « en laisse et pas dans les couloirs pendant la nuit, » on m’ordonnait aussi de signer un « pet contract, » (pet ça veut dire animal de compagnie, pas « fart » prout) et de payer le « pet rent » (loyer animal de compagnie) et le « pet deposit » (caution animal de compagnie), ainsi que de montrer les certificats de vaccinations et de donner le numéro du véto. Moi, je pensais bien que ça finirait pas me tomber dessus et ce n’est pas ça qui m’a fâché, mais plutôt les bêtises racontées par les voisins sur mes chatounes adorables que je ne laisse sortir que quand je vais avec elles, que je surveille, qui rentrent en courant dans l’appart dès qu’elles voient passer quelqu’un, et qui adorent le chien de l’autre, gentil, voisin! Les gens sont nuls. Mes pauvres chéries pleurent tous les jours pour sortir…

Par contre, pleine de bonne volonté je suis allée faire un « pet contract » aujourd’hui en me disant que payer $20 de plus par mois plus $150 de « deposit » ça n’était pas trop, étant donné combien j’aimais mes chéries et qu’elle me le rendaient bien et que bon j’allais échanger ça contre le garage couvert qui me coûte $15 par mois puisque le printemps arrive et qu’il ne devrait plus trop neiger et puis que bon, j’aurais dû payer tout ça depuis juin dernier donc j’avais quand même fait bien des économies… Eh bien figurez-vous que ce n’est pas $20 par mois de plus que je vais payer, mais $20 par mois de plus PAR CHAT! Mais qu’est-ce qu’ils en font de ce pognon??? Si j’avais trois mecs qui habitaient avec moi ça ne coûterait pas un sou de plus de loyer et ça ferait bien plus de dégâts dans l’appart, et je ne serais pas obligée de montrer leurs certificats de vaccinations!!! Je suis dégoûtée. Je vais finir mon gratin d’aubergine et retourner à mon régime pâtes/céréales/soupes micro-onde pour encore quelques années… Et puis si vous voulez soutenir les chatounettes, vous pouvez leur faire des petits cadeaux qui seront les bienvenus parce que là, bonjour les vaches maigres… heu… les chats maigres!

Hier, j’ai fini par mettre une autre lettre chez les voisins qui disait, cette fois: « chers voisins, si votre chien n’arrête pas de me casser les pieds nuit et jour, je vais appeler la SPA! Il existe des moyens d’apprendre à son chien à ne pas aboyer et je vous propose vivement de les essayer très vite parce que moi j’en ai très marre! » C’est la guerre!! Tadadaaaahhh!

Le rêve:

La réalité:

j’ai osé… et c’est moche! ben tant pis!
(en plus, essayez-voir de prendre vous-même une photo de vos pantalons sans avoir l’air d’avoir un gros popotin…)

Il y a même une oreille comme bonus pour faire passer la pilule…

Oui enfin, les vacances c’est peut-être un grand mot parce que vu tout le travail que j’ai a faire d’ici jeudi, ça va pas rigoler! Mais quand même, j’ai décidé de « prendre mon dimanche » et de me faire plaisir! Alors voilà, j’ai pris deux heures pour me faire un gratin des dieux! Deux heures! Mais deux jours de délices à profusion! Même Sosso et Calinette adorent! Même mes parents! Même mon beau-frère, et ça, ça veut tout dire!! C’est sûr, ça prend du temps et je ne le fais pas tous les jours, mais ce gratin est divin, tout simplement divin, et en plus pas cher du tout!! En voilà la recette:

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Ingrédients (pour 2-4 personnes mais je fais toujours au p’tit bonheur):

- Deux aubergines
- De la mozzarelle coupée en cubes
- Des oignons
- De l’ail, plein, plus y’en a meilleur c’est
- Des tomates en cubes ou en n’importe quoi mais beaucoup!
- Des herbes fraîches (persil, basilic…), (mais j’avais oublié…)
- Sel, poivre
- De l’huile d’olive
- Du parmesan râpé (je vais en acheter du meilleur dans quelques jours)
- Du temps!

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Il faut:

- Couper les aubergines en fin lamelles (environ 3 mil.) mais pas trop trop épais sinon ça cuit pas (si j’étais vous je les couperais dans l’autre sens, comme du saucisson, c’est plus facile à couper, à cuire, et à manger!)
- Mettre l’aubergine dans un colander (ça y est, j’ai oublié le mot français, déjà que ça m’a pris 6 ans pour apprendre le mot anglais! C’est le truc creux avec des trous) avec du sel partout et laisser dégorger pendant 30 minutes. Ensuite, bien rincer et éponger les tranches avec du sopalin (c’est suisse ça, je crois que c’est du papier absorbant en France…).

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- Pendant que les aubergines dégorgent, couper la mozzarella en petits morceaux, pas en tranches, parce sinon c’est impossible à couper et à manger ensuite (tout ça je l’ai appris en faisant des erreurs, hein, croyez-moi, je sais de quoi je parle!)
- Commencer une GROSSE sauce tomate d’enfer (il en faut beaucoup, j’en ai jamais assez!): écraser l’ail, couper les oignons en petits bouts (heu, moi et la terminologie culinaire française ça fait trois!), et faire revenir doucement dans une grande casserolle (plus c’est grand mieux c’est!)
- Ajouter les herbes et les tomates, et laisser mijoter longtemps longtemps, jusqu’à ce que la sauce soit vraiment plus liquide DU TOUT sinon c’est la galère ensuite!

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- Pendant que la sauce mijote, faire dorer les tranches d’aubergines. C’est la galère, en fait, parce qu’il faut beaucoup d’huile, du temps, et beaucoup de patience! Et surtout, il faut que les tranches soient VRAIMENT bien cuites et dorées parce que ça cuit plus, ensuite, et sinon c’est pas génial de manger un gratin d’aubergines crues! Alors un peu d’huile sur chaque tranche, à la poêle, retourner plusieurs fois, puis si on veut pas avoir une indigestion d’huile on peut éponger chaque tranche à la fin, mais moi ça me gonfle et j’ai survécu sans faire ça jusqu’à maintenant!
- Ensuite, quand la sauce tomate est bien épaisse et les aubergines bien grillées, mettre dans un plat à gratin un peu de sauce tomate, puis un étage d’aubergines, de la mozzarella, de la sauce tomate, des aubergines, et continuer jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Finir avec la sauce tomate (trust me!)

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- Mettre au four pas trop trop chaud mais bon quand même, pendant environ 30 minutes. C’est là que si la sauce tomate est encore trop liquide ça fait des dégats sérieux parce que ça va bouillir et déborder et bonjour le four dégueu et la fumée! Bon je fais toujours cuire ça un peu plus longtemps, ça peut pas lui faire de mal.
- Environ un quart d’heure avant la fin (pas avant sinon ça crame), mettre un peu de parmesan râpé sur le gratin. Laisser finir de cuire doucement.

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- Attention c’est chaud! Et bien, bien meilleur réchauffé le lendemain si on a eu le courage de ne pas tout manger tout de suite. Comme moi j’en ai pour deux jours midi et soir, c’est de meilleur en meilleur!
- La première fois que je l’ai fait, je me suis dit que j’allais en avoir beaucoup trop et que j’allais inviter une copine à venir manger chez moi… et puis j’ai eu peur que ce soit pas très bon alors j’ai goûté avant de téléphoner pour l’inviter… et je ne l’ai jamais invitée, parce que c’était trop bon, j’ai tout mangé toute seule! Pas pu résister!
- Je pense que la seule chose qu’on peut manger avec ça c’est peut-être un peu de riz et une petite salade verte. Parce que c’est assez lourd… un peu gras… huhuh… mais tèèèèèèèèllement bon!!

Bon d’en parler ça m’a donné faim, je vous laisse pour aller en remanger, je ne me lasse pas! Et il faut bien que je prenne des forces parce que vu le boulot qui m’attends demain…

Bon appétit :)

Estelle m’a gentillement refilé un petit questionnaire à remplir, qui ressemble étrangement à celui sur la musique, mais qui correspond peut-être plus à ce que je fais en ce moment dans ma vie. Alors voilà les questions et mes réponses:

1. Combien lisez-vous de livres par an?
Haha, bonne question. Comme je suis incapable de répondre parce que je lis beaucoup, beaucoup trop, je dirais que je lis en moyenne deux bouquins chiants et environ 30 articles chiantissimes par mois pendant l’année scolaire. Pendant les vacances, environ deux bouquins chouettes par semaine, et aussi un ou deux bouquins chouettes pendant mes voyages en avion.

2. Quel est le dernier livre que vous ayez acheté?
Learning and Teaching from Experience: Perspectives on Nonnative English Speaking Professionals, par Lia Kamhi-Stein. Ouais, ça donne une idée du genre de bouquin génial que je me tappe, hein? Mais en fait ce bouquin est pas mal, et puis je connais très bien l’auteur, on a dîné ensemble l’autre soir à Long Beach. Mais quand même, c’est pas une partie de plaisir!

3. Quel est le dernier livre que vous ayez lu?
My Sister’s Keeper, par Jodi Picoult. Je l’ai lu dans l’avion pendant mon dernier voyage et je dois dire que c’était pas mal comme bouquin. C’est l’histoire d’une fille de 13 ans, Anna, dont la soeur, Kate, a une leucémie et donc toute sa vie elle donne du sang et de la moelle à Kate pour l’aider à survivre, mais quand les reins de Kate finissent par ne plus fonctionner et qu’on demande à Anna de lui filer un rein, Anna en a marre et poursuit ses parents en justice. Il faut aussi savoir que les parents avaient conçu Anna pour qu’elle soit génétiquement pareille que Kate et puisse devenir une bonne donneuse d’organes, quand ils ont appris que Kate était malade. Ouais, pas joyeux comme bouquin, mais extêmement intéressant!

4. Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement apprécié.
Question qui tue, vue la taille de ma bibliothèque! Disons que ces quelques bouquins sont des bouquins que j’ai lus ou relus récemment et que j’aime beaucoup:
- Pigs in Heaven et The Bean Tree, de Barbara Kingsolver, que je pourrais relire 10 fois et aimer toujours plus. Si un jour j’adopte un enfant, ça sera à cause de ces bouquins. On devrais forcer tout parent à les lire! C’est l’histoire d’une femme, qui vit dans le Kentucky (qui se trouve juste sous l’Indiana et qui y ressemble etrangement!) et qui arrive à changer son destin et celui d’une petite fille Indienne (Native Americain) abandonnée. Absolument magnifique!
- The Tortilla Curtain, par T. Coraghessan Boyle. Un bouquin pas facile à lire mais extrêmement intéressant, à propos d’immigrants mexicains illégaux dans le sud des Etats Unis. J’aime beaucoup ce bouquin parce qu’il me force à voir les choses sous un autre angle et aussi parce qu’il raconte une autre culture, un autre monde, quelque chose dont on parle souvent ici mais qu’on ne connaît vraiment pas en réalité, en tous les cas pas comme ça!
- The Waiting, par Ha Jin. Encore un bouquin sur une culture qu’on mentionne souvent mais qu’on connaît très peu en fait: la Chine. C’est l’histoire d’un jeune homme amoureux d’une jeune fille mais la situation politique de la Chine, en pleine révolution culturelle, ne leur permet pas de se marier… J’ai lu ce livre alors qu’un avion que j’attendais à Atlanta était en retard de quatre heures, et tous les gens qui me voyaient lire ce livre rigolaient… à cause du titre!
- My Name is Asher Lev, par Chaim Potok. J’aime beaucoup cet auteur, il a écrit un autre bouquin, The Chosen, qui est absolument excellent et je ne suis pas sûre lequel des deux je préfère. Ce que j’aime de ces bouquins c’est encore une fois qu’ils me plongent dans une culture complètement différente de la mienne: la culture juive hassidique contemporaine. Asher Lev est un enfant qui a un don artistique qui va entrer en conflit avec la stricte religion de sa famille, et toute sa vie il va se battre avec l’idée du bien et du mal, la modernité et la tradition, la religion et l’argent. J’ai particulièrement aimé ce livre parce que j’ai habité pendant quelques semaines à Montréal, dans le quartier des juifs hassidiques et je les voyaient tous les jours vivre une vie qui m’étaient complètement étrangère.
- The Heart that Bleeds, d’Alma Guillermoprieto. Je l’ai acheté parce qu’à l’époque j’étais amoureuse d’un type qui s’appelait Guillermo, et aussi parce que j’ai toujours été fascinée par la culture et surtout l’histoire de l’Amérique Latine. Et dès la première page du livre, j’ai su que je ne pourrais plus m’arrêter de le lire! En fait ce sont des « moments » de l’histoire Sud Américaine contemporaine, des moments de révolution, de guerre, de mort, de naissance, de violence… des événements très importants qui se passent dans ces pays à des moments différents et vu sous des angles différents aussi. Ca ne date pas d’hier, comme bouquin, donc certaines situations ne sont plus les mêmes aujourd’hui, mais c’est passionant de voir les clash culturels, la montée du capitalisme, les révolutions industrielles et politiques, les dessous du trafique de drogues, les démocraties qui se font et se défont, la psychologie des candidats verreux, les sermons d’Amérique du Nord…

5. A qui allez-vous passez le relais (3 blogs) et pourquoi?
Haha, ben kiara, bien sûr, parce qu’il faut lui changer les idées, et puis Pierre Carion, parce que je suis trop curieuse du genre de bouquin qu’il lit, ce type, et enfin notre très chère Miss, qui a besoin elle aussi de se changer les idées! Amusez-vous bien mes enfants :)

Téléphone

miss lulu: Allo?
Voix synthétique: Bonjour, veuillez patienter, votre correspondant va bientôt vous répondre!
ml: J’ai appelé persone moi, keskeu c’est que ce binz?!
Voix sythétique: Bonjour, veuillez patienter, votre correspondant va bientôt vous répondre!
ml: Bon je vais pas attendre ici 2 heures, hein!
madame vivante: Bonjour, seriez-vous d’accord de répondre à quelques questions? Ca ne vous prendra que 10 minutes.
ml: D’accord, mais pas plus, hein!
madame: Combien d’heures par jour regardez-vous la télévision
ml: Je n’ai pas la télévision chez moi! Ah tiens, je vais me faire un gratin d’aubergines, ce weekend, miam, faut que j’achète de la mozzarella alors!
madame: Zero, donc. Quel programme d’information regardez vous? CNN, NBC, ou CBS?
ml: Je n’ai pas la télévision! Dieu merci, je peux lire des tas de blogs tout en répondant à ces questions. Pas besoin de trop réfléchir!
madame: Aucun de ceux-là, donc. Sur une échelle de 1 à 10, 10 étant très positif, que pensez-vous du show « Comment dépenser ses sous pour des prunes »?
ml: J’ai pas la télévision! Aïe Sosso, arrête de me manger les cheveux!
madame: 1, donc. Que pensez-vous de l’émission « Moche mais survivant »?
ml: J’ai pas la télévision! Elle est douée, quand même! Elle doit au moins avoir un bac+5 pour réussir à causer comme ça!
madame: Vous n’aimez pas, donc. Que penseriez-vous si la série « Mes nichons sont trop petits et mon cerveau trop gros » passait avant la série « Ma femme et mes morveux »?
ml: J’ai pas la télévision! Merde il neige encore, mais quand viendra donc le printemps??
madame: Ca ne vous dérangerait, pas, donc. Combien de postes de télévision avez-vous dans votre maison?
ml: J’ai pas de maison, je loue un appartement, pis j’ai pas de télévision!
madame: Zero, donc. Combien d’heures par jour, en moyenne, vos enfants regardent-ils la télévision?
ml: J’ai pas la télévision! Bon, cet article me casse vraiment les pieds, il faut absolument que je finisse de l’écrire la semaine prochaine sinon j’aurai plein de problèmes! J’ai pas d’enfants non plus. Mais ils regardent la télévision 8 heures par jour en moyenne.
madame: 8 heures, donc. Pensez-vous qu’en moyenne il y a trop de publicité à la télévision, juste assez de publicité, ou pas assez de publicité?
ml: Pas assez, définitivement, sérieusement, j’en vois jamais une seule! Pourraient faire un effort! C’est vrai, quoi, je sais jamais quoi acheter, après! Huhuh, je sens qu’il y en a qui vont me remercier, là!
madame: Pas assez, donc. Une dernière question: qui pensez-vous devrait devenir le prochain correspondant pour CBS?
ml: Ben moi, j’veux bien, hein, ça me changerait des éternelles corrections de copies et d’élèves nuls! Et p’têt que j’aurais enfin assez d’argent pour employer une secrétaire pour répondre à ce genre de conneries!
madame: Vous, donc. Merci d’avoir passé ces quelques minutes à nous répondre. Au revoir madame!
ml: Vous ne vendriez pas de la mozzarella par correspondance, par hasard?
Voix synthétique: Veuillez raccrocher, votre correspondant n’est pas atteignable pour le moment!
ml: Non, donc. Des aubergines, peut-être?

Photos prises par moi-même le 3 mars 2005. Qu’est-ce?

Allez, une autre photo si vous n’avez pas déjà deviné…

Alors? C’est pourtant pas difficile…

C’est pour faire rêver kiara :)

Chère miss lulu,

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J’ai décidé que t’en as assez fait pour aujourd’hui et qu’il est temps que tu joues avec moi! Je me couche donc sur tes copies pour t’empêcher de les corriger. J’en profite pour les lècher et les mordiller, je suis sûre que tes élèves n’y verront aucun inconvénient! Si tu m’ignores et essayes de lire un de tes bouquins à la con, je te sauterai dessus, te grifferai le cou et les épaules, te mordrai les mains, te boufferai les cheveux, et déchirerai au passage quelques pages du bouquin en question! Et s’il te prend l’envie de bosser sur ton ordinateur, je lui sauterai dessus et boufferai toutes les touches, une à une! Voilà! J’espère que tu m’écoutes parce que sinon ça va barder dans les chaumières! Allez, on joue, j’ai dit!

Avec tout mon amour et toutes mes griffes,
Sosso.

Encore quelques photos! Mais promis, je raconterai tout tout tout très bientôt. Je suis juste hyper-ultra-mucho-vachement-molto-very-stressée en ce moment, et en plus, comme le dit si bien ma chère mère, je suis usée, usée, usée!

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L’hôtel dans lequel j’ai passé trois nuits divines… un peu courtes, à cause du décalage horaire (3 heures, quand même!) mais très chouettes! J’aime les palmier et le soleil et les fleurs!!

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Ocean’s Boulevard et aquarium, très célèbres, mais je n’y suis pas allée, je préfère rôtir au soleil et admirer la mer!

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Photo très moche des présentatrice d’une présentation très réussie! Zut, le bleu ça va vraiment pas avec le noir…

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Repas chez mon japonais préféré adoré en charmante compagnie. Mais il n’y avait pas de spider roll… là, ce sont des Las Vegas rolls, des Gyoza, et des vegetable tempura. Miam!!!

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Avec Jun (qui a pris cette dernière photo), et à part manger des sushi, on a parlé, parlé, parlé… pendant plus de HUIT heures, à côté du célèbre Queen Mary, en dégustant de la tarte aux pommes et des cocktails délicieux, et en profitant du soleil, du ciel bleu, des mouettes, et de la vie qui n’est pas si mauvaise que ça, parfois :)

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vue d’avion, centre ville sous fog…

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petite chambre d’hôtel sans charactère particulier mais avec lits divins…

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salle de bain confortable et accueillante…

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Long Beach Convention Center: merdique au possible mais on s’en fiche :)

Ah que j’aime la Californie, je ne comprends pas que le monde entier n’y habite pas!
Juste un petit coucou en cachette dans un computer lab pas encore ouvert…. bon voyage sans probleme. J’aime le soleil, les palmiers, l’odeur de l’herbe fraichement tondue, ma chambre d’hotel fort sympatique, le restaurant de sushi ou je suis allee me gaver avant de faire quoi que ce soit d’autre, les immenses autoroutes, les voitures incroyables des stars d’hollywood, la foule, la culture, la musique, les fleurs, les magasins, les montagnes, les esiuvees de luxe, les grands espaces, l’ocean, les voies carpool only, la vie, les couleurs… ah qu’il fait bon etre en Californie!!

… zut, on vient de me dire de deguerpir… je deguerpis :)

(= léger, et non pas à la vitesse de la lumière, malheureusement!)

Pour mes voyages, comme je n’aime pas attendre mes bagages à la sortie de l’avion et que je préfère prendre peu d’affaires mais les avoir toujours avec moi, il faut que je trouve des « petites » affaires qui tiennent dans un sac cabine! Au fil des ans, je trouve des trucs de plus en plus pratiques… et là je suis fière de montrer ma « panoplie-salle-de-bain-du-parfait-petit-voyageur. » De gauche à droite: ze shampoo, ze conditionner for ze cheveux, ze crème for ze mains, ze bidule for ze lentille de contact, ze savon de shower, et ze crème pour killer les rides! Derrière, on voit la taille normale des trucs que j’utilise et devant on voit la « travel size. » Cute, hein? En bonus on voit mon oeil noir qui vous regarde, mon grand front d’intellectuelle, et puis mon appareil photo dans mes jolies petites mains :) Tout ça pour le prix d’un!

Bon c’est pas tout ça, mais il faudrait que je catch mon plane, hein, alors hasta la proxima les enfants, je rentre dimanche soir, mais avec un peu de chance, des visiteurs sympas seront assez sympas pour mettre plein de bidules sur ce blog en attendant mon retour (je ne prends pas mon ordinateur: mon portable, bien que petit et portable, ne tient pas encore dans ma poche).

Et si je vous manque trop, rendez-vous:

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Parfois je ne sais pas pourquoi jojo me dit qu’elle a besoin de moi comme grande soeur.
Parfois je ne sais pas pourquoi les gens reviennent ici et lisent mes bêtises puis me laissent plein de commentaires qui me font rire et qui sont si gentils.
Parfois je ne sais pas pourquoi des gens comme moonliza, kiara, pierre carion, laurange, angel et plein d’autres gens m’envoient de si jolis (et délicieux, et intéressants) cadeaux que je n’ai pas mérités.
Parfois je ne sais pas pourquoi mes parents continuent de m’aider alors que ça ferait longtemps qu’ils devraient en avoir marre.
Parfois je ne sais pas pourquoi les gens voyagent des tas de kilomètres pour me rencontrer et passer quelques heures avec moi.
Parfois je ne sais pas pourquoi mes élèves me respectent et m’écoutent et croient ce que je dis.
Parfois je ne sais pas pourquoi mes profs et mes collègues semblent croire que je peux avoir du succès et devenir quelqu’un.
Parfois je ne sais pas pourquoi je ferais une différence dans la vie des gens, ni si j’en fais vraiment une.
Parfois je ne sais pas pourquoi rien ne marche, il fait moche, tout semble inutile, et la vie n’a aucun sens.
Parfois je ne sais pas pourquoi je continue de ramer, de traverser les champs de maïs, de souffrir, de bosser, de sourire.
Parfois je ne sais pas pourquoi je suis ici, dans ce monde, et pourquoi je devrais y rester.