J’adore quand la radio me dit qu’il y a « 30% de chance de pluie pour cet après-midi » et qu’on est au milieu d’un déluge…

En tous les cas, notre week-end de Pâques se passera sous la pluie, c’est dommage pour les ptits enfants!





En même temps je pense pas qu’il y ait encore beaucoup d’enfants qui aillent chercher des oeufs dans leur jardin. C’est vieux jeu, ça, c’était du temps où il n’existait rien de mieux à faire de son dimanche…

Maintenant on n’a plus le temps de rien faire à part manger du chocolat! Et des mashmachins. Et plein de sucre pour faire marcher les dentistes et l’économie du pays. C’est ça le patriotisme! Et puis il faut aussi chouchouter son nouveau lapin en peluche, et son nouveau camion en peluche, et son nouveau canard en peluche, et son nouveau poussin en peluche, et…

C’est intéressant de voir que Pâques, comme Noël, est en train de devenir une fête laïque ici, puisque dans les écoles on ne peut pas la fêter (pas de fêtes chrétiennes ou alors TOUTES les fêtes religieuses de TOUTES les religions!). Au lieu de fêter la résurection, on célèbre donc le retour du printemps.

Les premiers Chrétiens coloraient leurs oeufs en rouge pour symboliser la résurection. En Angleterre, pendant longtemps, on échangeait des oeufs avec des dessins, des messages, et des dates importantes écrits dessus avec les gens qu’on aimait pour symboliser la fin des privations du Carême (Lent, en anglais) et de l’hiver.

Pendant la Renaissance, il y avait des oeufs en or décorés de matériaux précieux ou de peintures de grands artistes comme décoration de Pâques dans les cours des souverains, dont, entre autres, les célèbres oeufs de Fabergé à la cour de Russie, à la fin du XIXe siècle.

Aujourd’hui, on allume plein de bougies en forme d’oeufs, de lapins, de poussins, de fleurs… c’est joli! Et puis on peint des oeufs, si on est un peu traditionel. Saviez-vous que la tradition d’échanger des oeufs de couleur remonte aux Egyptiens, aux Perses, aux Romains, et aux Celtes? Ils s’échangeaient des oeufs colorés au printemps comme symbol de rennaissance du monde après l’hiver et de fécondité.

Pour les repas de Pâques, on mange de l’agneau, des oeufs, des légumes de printemps, du lapin, ou du poisson, du Osterlemmele en Alsace, et de la Koulourakia lambriatika en Grèce, de la Mouna, du Figolli, et du Mazurek.

Je ne me rappelle pas des Pâques de mon enfance, mais seulement peut-être du koulibiac que faisait ma grand’mère quand nous allions aux Combes pour y passer les vacances de Pâques avec nos grands’parents. Je ne saurais dire quel goût ça avait ni ce qu’il y avait dedans à part des oeufs! Il faudrait que je demande à ma grand’mère si elle faisait vraiment ça, et si oui, si elle a encore sa recette pour que je l’essaye!

Les premiers oeufs en sucre ont été fabriqués aux début des années 1800. On les ouvrait et il y avait des petites scènes de Pâques dedans qu’on pouvait mettre au milieu de la table. Les premiers oeufs en chocolat ont aussi été faits au milieu des années 1800, lorsque la fabrication de la pâte de chocolat a été mise au point et les moules en fer étamé ont été fabriqués.


Le lapin symbolisait la naissance et la vie nouvelle chez les Egyptiens, un sybole de la lune, aussi, et la lune détermine la date de Pâques. Aujourd’hui, le lapin est comme le père Noël, il vient pendant la nuit et cache les oeufs et les cadeaux pour les enfants.

En anglais, Pâques se dit Easter, d’après Eastre, une déesse Anglo-Saxone. En français, Pâques vient du nom Hebreux Pesach. On retrouve cette étymologie dans le mot anglais « Passover, » les huit jours qui commémorent la fuite des Israélites d’Egypte pendant le reigne de Ramses II.

Pâques dans d’autres languages se dit:
Italien: Pasqua
Espagnol: Pascua
Allemand: Ostern
Russe: Пасха
Arabe: عيد الفصح
Basque: Bazko
Portugais: Páscoa
Breton: Pask
Bulgarien: Великден
Catalan: Pascua
Croatien: Uskrs
Czech: Velikonoce
Danois: påske
Hollandais: Pasen
Esperanto: Pasko
Finnois: pääsiäinen
Frisien: Peaske
Furlan: Pasche
Hongarien: húsvét
Indonesien: Paskah
Irlandais: Cáisc
Latvien: Lieldienas
Lithuanien: taupymas
Manx: Caisht
Norvégien: Påske
Perse: عيد پاک
Polonais: Wielkanoc
Punjabi: ਈਸਟ
Roumain: Paşte
Serbien: Ускрс
Slovak: Velká noc
Suédois: Påsk
Turc: Paskalya
Valencien: pasqua
Welsh:Pasg

Cette année, l’économie américaine va souffrir, parce que Pâques est si tôt. Normallement, il y a une fête par mois, et les magasins en profitent bien, mais cette année, il y aura eu deux fêtes en mars, Saint Patrick’s Day et Pâques, très proches l’une de l’autre, alors ils n’auront pas eu le temps de beaucoup vendre pour Pâques, c’est dommage.

La tradition de colorier des oeufs s’appelle Pysanka. Dans quelle langue? Qu’est-ce que ça veut dire?

Et que veulent dire le « Urbi et Orbi » de Jean Paul II?

Pâques est la deuxième fête la plus importante aux Etats Unis au niveau du commerce de chocolat (Halloween est la première). En 2000, les Américains ont dépensé « $2 billions » en oeufs et autres chocolateries de Pâques, plus qu’à Noël et Valentine’s Day!

On produit chaque année plus de 90 million de lapins en chocolat pour Pâques aux Etats Unis! M&M’s produit depuis 1980 des bonbons aux couleurs pastelles exprès pour Pâques!

76% des Américains pensent qu’il faut d’abord manger les lapins par les oreilles, 10% pensent qu’il faut commencer par les pieds, et seulement 4% pensent qu’il faut commencer par la queue.

700 millions de Peeps (petits poussins en marshmallow) sont vendus chaque année pour Pâques! Beurk!!! En 1953, ça prennait 7 heures pour faire un Peep. Aujourd’hui ça prend seulement 6 minutes! Les jaunes sont les préférés mais il en existe aussi des roses, des mauves, des bleus, et des blancs.

Les « jellybeans » sont une autre traditions de Pâques aux Etats Unis, bien qu’ils soient mangés pendant toute l’année aussi. Ces petits oeufs de toutes les couleurs sont fabriqués en masse depuis les années 1930 et aujourd’hui, les Américains en consomment 16 « billions » par an à Pâques. Pendant la deuxième guerre mondiale, le fabriquant de jellybeans, William Schrafft, disait qu’il fallait en envoyer aux soldats. C’est depuis devenu une tradition.

Pour les parents qui ne veulent pas que leurs enfants mangent trop de chocolat et de sucre, il y a maintenant beaucoup d’autres jolis cadeaux de couleurs qui sont vendus, comme les animaux en peluche, les bougies, les décorations de papier, la peinture sur les oeufs, des pâtes à modeler de couleur, des cartes de baseball, des tickets de cinéma, des livres à colorier, etc.

Pour finir, un joli poème de printemps de William Wordsworth, parce que ma fleur préférée est la jonquille, la daffodil:
I wander’d lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.
Continuous as the stars that shine
And twinkle on the Milky Way,
They stretch’d in never-ending line
Along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.
The waves beside them danced; but they
Out-did the sparkling waves in glee:
A poet could not but be gay,
In such a jocund company:
I gazed – and gazed – but little thought
What wealth the show to me had brought:
For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.