Je déteste parler de politique mais là, j’y crois pas!

Dans ma petite tête à moi, les choses sont comme ça: les Palestiniens étaient heureux, les Israëliens ont débarqué et fichu le merdier. Les Palestiniens sont devenus violents, les Israëliens aussi, c’était la pagaille! Pendant des années. La faute à qui? A tout le monde en fin de compte. Et là, enfin, ENFIN une vraie décision a été prise. Un petit bout pour nous, un petit bout pour vous. C’est pas égal, je sais, c’est pas parfait, et beaucoup d’Israëliens en souffrent et beaucoup de Palestiniens ne sont pas prêts de trouver le bonheur. MAIS, c’est mieux que rien! C’est un pas dans la bonne direction. On ne va pas jeter tous les Israëliens d’Israël ni les Palestinins de Palestine, alors autant apprendre à vivre ensemble (je simplifie je simplifie!).

Mais quand je lis ça, je ne peux que me dire que vraiment, VRAIMENT, il y a des gens trop cons dans ce monde! Merde à la fin, pourquoi ne pas se réjouir de ce qu’on a réussi à gagner et concentrer ses forces à se reconstruire un pays stable et agréable à vivre autant que possible?? Pourquoi TOUJOURS chercher à fliguer les autres? Pourquoi la violence est-elle perçue comme la réponse à tout? Pourquoi la haine rend les gens si aveugles?? Là je suis dégoûtée, parce que je me disais que les deux côtés allaient enfin essayer de s’entendre… A mon triste avis, dans quelques jours, c’est un Israëlien qui va tenir le même discours à propos de la Palestine. Les cons!!!

Un homme masqué s’idendifiant comme Mohammed Deif, le fugitif et artificier numéro un du Hamas, a salué samedi le retrait de Gaza comme une victoire des groupes armés et juré d’éliminer Israël, dans son premier communiqué sur vidéo depuis son entrée dans la clandestinité, il y a plus de dix ans.

Le commandant de l’aile militaire du Hamas a rendu hommage aux centaines de combattants palestiniens morts dans des attaques contre Israël, qu’il promet de poursuivre jusqu’à l’éradication de l’Etat hébreu, et salué le retrait israélien de la Bande de Gaza comme une victoire de la résistance armée palestinienne, dans une cassette transmise à l’Associated Press par le Hamas.

« Aujourd’hui, vous quittez Gaza dans la honte », déclare Mohammed Deif en s’adressant à Israël. « Aujourd’hui vous quittez l’enfer. Mais nous vous promettons que demain c’est la Palestine entière qui sera l’enfer pour vous, si Dieu le veut », ajoute le fugitif le plus recherché par l’Etat hébreu.

« Nous n’aurons pas d’hésitation ou de repos tant que nous n’aurons pas libéré totalement notre terre sacrée », a ajouté le leader en fuite.

Sur Yahoo Actualité, le 27 août 2005.

… Oui oui, je sais, comment puis-je porter un tel jugement sur une situation que je n’ai pas à vivre au jour le jour…

Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d’un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j’avais été allemand ?

Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent

Si j’avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d’une foi, d’une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j’étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau
S’il fallait plus que des mots ?

Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D’avoir à choisir un camp.

Jean-Jacques Goldman.