Archives de novembre 2005


En attendant, allez-donc faire des flocons et jouer au Père-Noël :)

What does your future hold?You will eat lots of cheese
eerie crystal ball!
Take this quiz at QuizGalaxy.com

En janvier 2002, j’attendais la réponse de Purdue pour savoir si j’étais acceptée en doctorat ou pas. 2001 avait été de loin la pire année de ma vie, et j’avais besoin de quelques bonnes nouvelles. Mais j’avais peur. Tellement peur, en fait, que j’avais l’impression d’être au pied d’une montagne gigantesque que je n’arriverais jamais à franchir. Peur de ne pas être acceptée mais en même temps peur de l’être. Peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas y arriver, de décevoir ceux qui m’aiment, de me décevoir. J’avais tout simplement envie de disparaître de la surface du monde, de me faire toute petite et me cacher dans un trou de souris, de fermer les yeux et tout oublier, tout simplement.

Aujourd’hui, bientôt quatre ans plus tard, je me trouve non plus devant une montagne gigantesque, cette fois-ci, ni devant une immense muraille qui n’en finit pas, mais devant un mur de Berlin vengeur et violent et impossible à approcher, impossible à dépasser. Ce n’est pas comme une montagne, pour laquelle le premier pas est difficile et qui demande de la force et du courage. Non. Cette fois, le premier pas peut me tuer. Le deuxième aussi! Et même si j’arrivais de l’autre côté vivante, je pourrais encore y laisser ma peau! Il n’y a pas seulement mon égo, en face de moi, il y a l’ennemi.

Je ne veux pas avoir à y faire face. Je veux arrêter les pendules, changer les règles du jeu, inverser le cours des planètes. Je ne veux plus rien voir, plus rien entendre, plus rien savoir, plus rien être. Je ne veux pas me forcer, me pousser, me faire humilier, me sentir bête, ne pas être à la hauteur, décevoir ceux que j’aime, sourire quand je veux pleurer, devoir prouver quoi que ce soit, me dire que je peux y arriver et ne pas y arriver. Je veux m’évaporer dans l’air froid, me fondre dans la neige, dormir avec mes chats jusqu’au printemps, et tout oublier pour toujours.

Résumé de la situation:
Le jeu: chez Obni, maintenant et jusqu’à Noël.
La surprise: chez moi, dès le 1er décembre… mais… mais… le jeu est une préparation pour la surprise!

Les détais:
Voici un petit concours littéraire et poétique en collaboration avec le site d’Obni. Ce jeu durera jusqu’à Noël.

Il s’agit d’écrire un texte court ou plusieurs (il n’y a pas de limite pour les participants) qui fera intervenir un des nombres entre 1 et 25, l’idée est de détenir 25 textes comportant les nombres qui décompteront l’arrivée de Noël.

Le texte pourra être poétique, humoristique, cabalistique, élastique, myosotistique, lipogrammistique, ou tout ce que vous voulezistique.

L’ensemble des textes sera publié chez Obni, en florilège, sur une page spéciale…

Vous pouvez envoyer vos textes (d’ores et déjà) par email à blog(AT)obni(POINT)net.

L’idéal sera donc -si vous voyez un texte ecrit avec le chiffre 12, par exemple- d’en proposer un autre, avec un chiffre différent pour que l’on puisse disposer d’au moins un texte pour chaque chiffre. Pour lancer le jeu, Obni a déjà commencé par un texte avec le chiffre 1.

Un de vos textes (ou plusieurs), pourra aussi s’intégrer dans la surprise (hé hé) que je vous concocte sur un thème particulier à la saison de Noël qui approche, et qui commencera dans ce champ de maïs le premier décembre.

À vos plumes !

Allo allo, ici Blognome à l’appareil, miss lulu est en train de lire un bouquin sérieux et chiant généreusement offert par PrincessH pour se préparer à ses entretiens d’embauche. C’est la panique par ici… mais cela ne nous a pas empêchés d’aller nous régaler en charmante compagnie hier soir chez Gigi, pour fêter Thanksgiving!

Pour la fête, miss lulu m’a appris comment faire de la « cranberry sauce » ou, comme ils disent en France, de la sauce aux airelles ou aux canneberges. En fait, miss lulu ne savait pas trop comment faire cette sauce mais entre les conseils de sa soeur et ceux d’Estelle, elle a réussi à faire de la sauce délicieuse pour 30 personnes!

Là, c’est moi qui vous fait coucou depuis les cranberries! Joli, hein?

Et puis là, c’est tout ce qu’il faut mettre dans la caressole: deux paquets de cranberries, 1/2 cup de sucre, un peu de cannelle, le jus de deux oranges, et le zeste des deux oranges en question.

Ensuite, c’est super marrant, les cranberries font pop pop, comme du pop-corn! Miss lulu rigolait à chaque fois qu’une cranberry éclatait, mais pas trop quand même, parce que c’est comme la sauce tomate, ça éclabousse partout et c’est très rouge et très chaud!

Après 10 minutes, on dirait de la compote de prunes, en un peu plus épais, c’est drôle. C’est super bon mais un peu acidulé… et c’est délicieux avec la dinde!

Ohhh que le repas était délicieux! Il y avait tellement à manger qu’on a mangé pendant des heures et des heures…

Gigi avait préparé une superbe dinde et de vraie purée de pommes-de-terre! Miam! Les autres invités avaient tous apporté quelque chose: des haricots verts, de la salade, des gâteaux, des asperges, des légumes, des fruits, des petits appéritifs…

Et tout le monde a bien apprécié et s’est régalé en papotant pendant des heures avec des anciens et des nouveaux amis! Moi, je prennais des photos pendant que miss lulu se goinfrait la vilaine!

Et pour le dessert… ohhhh…. c’était difficile de trouver un peu de place… mais on n’y est quand même arrivés! Moi, j’ai préféré le gâteau au chocolat et citrouille, et miss lulu a adoré le cheesecake aux cerises (elle adore les cheesecakes, celle-là, une vraie amerloque!).

Merci Gigi! On a tous passé une excellente et délicieuse soirée!

Et merci à tous d’avoir suivi nos aventures pendant une semaine! Moi, je suis un peu crevé. Faut dire que miss lulu m’a exploité (j’ai dû lui faire à manger et prendre plein de photos pour elle!) mais on s’est bien amusés! Je reste encore dans le champ de maïs pendant quelques jours en attendant de nouvelles aventures, et miss lulu me dit que si on fait des trucs super cools ensemble, on vous le racontera, bien sûr!

En attendant, on va regarder un DVD avant d’aller se pieuter, si miss lulu veut bien arrêter de lire son bouquin à la noix, et on vous embrasse tous bien fort!

Lafayette, c’est mon petit trou perdu au milieu d’un champ de maïs si grand qu’on n’en voit jamais la fin. C’est joliement décoré vers Noël, mais ça n’empêche pas la crasse, la pauvreté, la laideur, et la tristesse de suer par chaque pore de la ville.

Voilà la station de police…

… et quelques policiers qui font une petite pause, visiblement, et causent avec les citoyens de passage…

Un vague hôtel qui se veut « riche, » avec dedans un restaurant dans lequel je ne suis jamais allée.

Le centre ville se trouve entre les rues 3th et 6th. Pour tout dire, ce n’est pas grand! Trois blocs dans un sens, trois blocs dans l’autre, avec le « City hall » au milieu.

Voilà le City hall, la mairie-court de justice.

Dans la ville, il y a soit des petits magasins ou restaurants fast-foods, soit des bâtiments abandonnés, soit des bureaux d’avocats, soit des banques, soit des bars, soit des églises.

Il y a aussi un temple Masonique.

Un joli immeuble d’avocats, je les vois travailler tous les jours en allant au boulot.

Le centre ville n’est pas entièrement moche… quand il y a du soleil ou qu’il fait nuit…

On se croirait parfois dans une ville vivante, même…

La 5th Street, celle qui fait vraiment le centre, est assez mignone, avec des cobblestones (c’est quoi en français??), et en partie fermée aux voitures pendant l’été pour un petit marché.

Voilà une publicité pour ce marché d’été, peinte en grand sur un mur de la 5ème, juste à côté d’un restaurant qui se veut français mais qui l’est autant que moi chinoise!

Je dirais que le plus gros problème de Lafayette c’est que rien ne dure jamais longtemps. Les nouveaux magasins et restaurants ferment en général avant leur premier anniversaire, les businesses s’en vont ailleurs, les gens vont vivre dans les banlieues, et les bâtiments restent à l’abandon, sans vie, vides, et sordides.

Même le théâtre de la ville est à louer… vide de toute joie depuis bien longtemps!

Les maisons se déteriorent…

Les murs sont gris…

Les vitrines vides…

Et même si parfois la devanture des immeuble reste jolie, des étages entiers sont à louer.

Encore un immeuble abandonné et pourtant pas si moche…

Là aussi, tout est vide depuis longtemps.

Et pourtant on continue de construire!

Mais ça n’améliore en rien l’attrait de la ville!

Voilà la gare de l’Amtrak, le train… que je n’ai jamais pris ni d’ailleurs jamais vraiment vu parce qu’il passe quand même rarement.

La gare sert aussi de terminaux pour les bus locaux et le Greyhound, les bus qui voyagent d’un bout à l’autre des Etats Unis.

Encore un petit bout de rue, avec des parkings à perte de vue, on se demande pour qui…

Et puis cette maison, qu’on a rénovée devant mes yeux et que je ne trouvais pas trop moche, pour une fois, en tous les cas différente que le reste de la ville…

.. et puis j’ai vu ce qu’on a construit juste à côté… et je me suis dit que là, vraiment, il n’y avait plus aucun espoir pour mon champ de maïs!

Dès qu’on s’éloigne un peu du centre ville, les quartiers sordides et les zones industrielles commencent. Je n’ai rien pris de tout ça en photo, ce sera pour une autre fois. Pour une autre fois, aussi, sera tout le trajet que je fais depuis l’université jusqu’à chez moi! En attendant, Blognome et moi allons nous coucher le ventre plein de dinde et de gateaux à la citrouille… mais on vous racontera tout ça demain :) Et pour vous faire patienter, on vous embrasse bien fort et vous souhaite un excellent vendredi!

Ici miss lulu, je reprends les rennes… les renes… les reines? En tous les cas je profite que ce coquin de lutin fasse la nouba avec les chatounes pour vous écrire un petit mot rapide. Blognome et moi on a pris 231 photos aujourd’hui!!! Rien que pour ce petit bloggounet chéri!!! Ze problème c’est que maintenant, il faut les trier, les photos… et comme j’ai passé la journée à corriger des tas de machins et de bidules, ben… on va trier tout ça demain! Mais promis, demain ça sera le reportage du siècle sur le champ de maïs le plus perdu du midwest!!! Voilà une petite photo pour vous faire patienter!

En fait de midwest, on a eu notre première grosse neige la nuit dernière! J’ai voulu prendre une photo quand c’était tout blanc, mais Sosso s’est mise sur mes genoux et s’est endormie profondément… alors je n’ai plus pu bouger pendant quelques heures… et ensuite, ben… la neige avait quand même beaucoup fondu! Je suis bien contente d’avoir décidé de ne pas aller passer Thanksgiving chez ma soeur, chez qui c’est toujours le blizzard depuis la nuit dernière…

Ensuite, Sosso s’est réveillée et m’a bien fait comprendre qu’il fallait que je range un peu la baraque… heu… comme elle ne m’obéit jamais, je ne lui ai pas obéi non plus ;)

Au lieu de ranger, Blognome et moi sommes partis dans mon coin favorit de mon champ de maïs, enfin, qui est… qui est… personne ne l’aura deviné? Mon restaurant indien préféré. J’y ai passé deux heures avec Blognome qui s’est régalé, à corriger mes copies, à corriger mes copies, et à corriger mes copies!

En rentrant, on a pris des mégatones de photos de la ville, et puis on a continué à corriger les copies, corriger les copies, corriger les copies! Pendant ce temps, Blognome a joué avec les chatounes et le soir, il nous a préparé des spanakos kritis, pour qu’on puisse expliquer à nos chers lecteurs ce que c’est: de la pâte feuilletée avec dedans des épinards à la crème cuits avec un peu d’oignon et des herbes et de la feta. Miam!!!

Sinon, pour les cheese fries du pauvre d’hier, c’est des frites surgelées passées au four, et 1 minute avant la fin on met dessus du parmesan en poudre immonde mais parfait pour ce genre de délice! Voilì voilà. Je voudrais, avant d’aller me pieuter, remercier les personnes qui ont eu la générosité de m’offrire un des livres dont j’ai tellement besoin. Papa, maman, mes frangin(e)s, mes ami(e)s, mes lecteurs/ices, vous vouliez savoir ce que je veux pour Noël? Et pour mon anniversaire qui arrive à grands pas, ne l’oublions pas? ;) Eh bien ce que je veux, et surtout, ce dont j’ai urgemment besoin, se trouve là. Le chocolat c’est bien, mais trouver un boulot c’est mieux! Mirci :)

Sosso ronfle… je vous quitte pour aller l’imiter, bisous à tous et à demain!

Allo allo, ici le Blognome à l’appareil. Miss lulu n’a pas un chat dans la gorge mais elle est de mauvais poil aujourd’hui… faut dire qu’avec tous ces poils de chats partout, ici, il est facile d’en avaler un de travers! Et puis faut dire qu’elle a passé la journée à l’école à faire des statistiques… pas vraiment marrant comme journée! Et pour cause de « trop de boulot, ca va chier dans les ventilos! » comme elle le dit si délicatement, on n’a pas pu aller à son coin de champ de maïs préféré, mais elle m’a promis qu’on y irait demain!!! Et au cinoche, aussi!

En ce qui concerne la bouffe, ça ne s’arrange pas par ici. Miss lulu me dit que quand elle est stressée et déprimée, elle mange n’importe quoi et tout le temps! Ca, c’est bien vrai! Pour le petit déjeuner on a eu des spanakos kritis, pour le 10 heures on s’est fait un sandwiche au thon (thon, mayo, cornichons), pour midi on a eu de la glace à la mangue, pour le 4 heures on a mangé des « cheese fries du pauvre » ou « waffle fries parmigiana » comme elle dit..

…pour le 8 heures on a dévoré des tas de clémentines (et miss lulu tient à vous démontrer la théorie de la perspective selon Platon ou Nietzsche, elle n’est plus sûre, qui explique que les clémentines de son champ de maïs sont de taille normale malgré l’opinion publique), et enfin, pour le 10 heures (du soir), on a eu de la polenta avec de la sauce tomate. Ouah, je dois avouer que là, elle m’a eu et je n’ai plus faim pour une fois!

Et puis pour se consoler des statistiques, on voulait aller se prendre en photo devant une maison décorée très américainement, mais malheureusement, les bonshommes de neige étaient dégonflés et les jolies décorations éteintes… pas drôle! Heureusement que miss lulu a reçu un cadeau super cool hier (du chocolat de Madame Pas Contente, merci!!) et aujourd’hui aussi: une jolie « mug » de sa station de radio préférée parce qu’elle leur a filé $80 parce qu’elle l’écoute tout le temps et elle aime NPR. Et comme elle a fait la même chose l’année dernière, elle a maintenant deux jolies tasses très larges et super solides, parfaites pour manger de la soupe. Voilà, à part me faire un p’tit bisou ce matin et des gros calins aux chatounes, ce petit cadeau d’aujourd’hui a été le seul bon moment de la journée de miss lulu.

En fait, elle se fait trop de soucis, la miss lulu. Elle n’en dort plus. Elle pense aux entretiens d’embauche, et d’un côté elle espère très fort en avoir parce que sinon ça sera trop la honte, et en même temps, elle prie pour qu’elle n’en ait pas, parce qu’elle se rend compte qu’elle ne sait rien du tout sur ce qu’on pourrait lui poser comme questions. Miss lulu n’a pas de mémoire, trop d’anesthésies, c’est pour ça qu’elle a un blog, pour se souvenir… Mais elle ne se souvient plus du tout du nom des grands linguistes, des théories de l’enseignement des langues, des titres des livres importants, de l’histoire de l’anglais… envolé, tout ça!!! Donc là, elle a rajouté des tas de bouquins importants et qui lui sauvront la vie sur sa ouichlist et elle vous rappelle que Noël c’est bientôt, et puis son anniversaire aussi, mais qu’elle a besoin de ces livres MAINTENANT, pas dans quelques semaines ou quelques mois :) (attention, il y a des priorités, dans les choix!).

Voilì voilà… c’était notre mardi. Demain, pas de cours alors miss lulu va en profiter pour corriger les 26’338’720’812 copies qu’il lui reste à corriger, et puis finir d’écrire son chapitre 3 (hum, hum…), préparer quelques petites douceurs pour la fete de jeudi (oh je me réjouis de celle-là!!), aller au cinoche, peut-être, visiter son coin favorit (je sais toujours pas ce que c’est!!), et… glandouiller :)

Bonne nuit et bonne journée à tous, en attendant!

Ce matin, Blognome et moi sommes allés au boulot. Blognome était très timide, parce qu’il a dit que mes élèves étaient très intelligents et que lui, il avait seulement fait des études internationales mais pas d’ingénieur! Et le petit coquin, pendant que j’enseignais, a pris quelques photos en cachette de mes élèves!

Mes élèves ont travaillé dur aujourd’hui, c’était même en fait assez rigolo. Pour un de leurs projets, ils doivent choisir un article scientifique dans leur branche, et l’analyser en détail. Mais comme je suis une prof méchante et que je ne comprends rien à leurs articles de chimie, physique, et autres neuropsychoarchéologies, je leur ai dit que leur premier devoir était d’expliquer leur article à quelqu’un qui n’y connaissait rien!

Ils étaient donc en paires, avec un autre élèves qui n’était pas du tout dans leur branche (l’ingénieur nucléaire avec l’entomologue, etc.), et ils devaient expliquer tous les termes compliqués et l’expérience décrite dans leur article jusqu’à ce que l’autre comprenne! Haha, c’était génial de les écouter! Malheureusement, Blognome n’a pas osé prendre de photos de de plus d’élèves ni de l’autre classe dans laquelle je suis prof… une prochaine fois peut-être!

Ensuite, Blognome et moi somme allés prendre un « late lunch » à Panera, qui est un endroit sympa avec des salades, des soupes, des sandwiches, et des gâteaux presques normaux…

Donc on s’est partgagé une bonne soupe à la pomme-de-terre et un petit gâteau aux pommes qui n’avait pas l’air mauvais… Mais en fait, ce qui aurait dû être de la pâte feuilletée était en réalité de la pâte à pain, donc c’était bof bof comme dessert. Blognome m’a raconté ses voyages en France et les délicieuses pâtisseries auxquelles il avait goûté, et je lui ai dit qu’il ferait mieux de se taire spèce de p’tit malin!

Après ce petit repas frugal, je suis allée me faire faire un massage de mon dos bien fatigué et foutu de passer 15 heures par jour devant l’ordinateur ou à quatre pattes sous mon lit pour jouer avec mes chatounnes. Pendant ce temps, Blognome a fait le tour du quartier et il a découvert… une maison… disons… un tantinet patriotique!

Après ça, on est allés faire les courses. J’ai appris à conduire à Blognome qui m’a dit qu’il avait seulement appris à conduire une moto mais jamais une voiture.

On a failli avoir deux-trois accidents mais rien de grave, il se débrouille assez bien finalement, et on est arrivés sans encombres à mon petit magasin préféré: Target (qui rime avec braguette).

Là, on a d’abord acheté du parmesan râpé ignoble au goût de carton parce qu’on ne trouve rien de mieux dans ce sacré champ de maïs (Blognome n’en revenait pas!).

Mais par contre, pour la première fois, j’ai vu de la sauce tomate BIO (organic) dans mon supermarché!!! Il y a de l’espoir! Je ne trouve pas de parmesan mangeable (et encore moins du bio), mais il y a des pâtes bios et de la sauce tomate bio, maintenant!!! Blognome était bien content pour moi!

Et finalement, on a acheté… heu… moi je ne voulais rien vous dire mais Blognome a insisté… mais vous ne le voyez pas, là, hein?

Et là? Noix de coco-banane, fraise-chocolat blanc, ou crème brûlée peut-être? ou bien préféreriez-vous ananas-noix de coco ou noix de pécan-caramel? Blognome a décidé d’essayer celle au chocolat-peanut butter (beurk, il peut se la garder!) et moi, bien sûr, j’ai pris… heu… pistache… et mangue :)

Au dernier moment, je me suis sentie coupable de nourrir si mal ce pauvre Blognome, donc on a acheté un grand cageot de clémentines (ça fait seulement un ou deux ans qu’on en trouve dans mon champ de maïs, alors j’en profite, ça me rappelle mes Noëls européens!) et on les a presques toutes mangées pour le dîner de ce soir! Miam! (J’adore cette photo parce qu’on voit ma petite Sosso aux yeux de braises derrière Calinette et Blognome).

Voilà, ce soit on a loué plein de DVDs et on a regardé les premieres épisodes de Nip / Tuck (beurk beurk, faut avoir l’estomac bien accroché pour regarder ça!!) et c’était notre journée du lundi. Cette semaine, le week-end commence mercredi grâce à Thanksgiving, et jeudi tout sera fermé, alors demain, je vais emmener Blognome dans mon coin favorit de mon champ de maïs… Qui devine? En attendant, Blognome et moi on vous embrasse bien fort et on va se coucher!

Allo allo, toc toc, vous m’entendez? Comment ça marche ce truc?? Ici le Blognome, j’ai décidé de vous écrire ce soir parce que miss lulu est la paresse incarnée et il faut tout que je fasse moi-même ici! Nan, en fait c’est parce que miss lulu en a ras-le-bol de la vie parce qu’elle à super mal à sa jambe depuis deux jours, pis elle a des noeuds à l’estomac parce qu’elle mange trop de glace à la pistache pense trop à ses entretiens d’embauche, et elle a aussi une UTI (c’est quoi cette bête-là??) donc elle a passé la journée au pieu à bosser sur sa thèse lire des blogs avec 25 bières tisanes de cinorrau cynhorrau sinorodh gratte-cul et une bouillote sur le bide. (Je plaisante, hein, elle a vraiment bien bossé sur sa thèse, elle avait 52 pages dans son chapitre 3 au début de la journée, et plus que 44 à la fin, ce qui est un bon signe, d’après elle… sont fous ces thésards).

Donc cet après-midi il faisait super beau dehors, et j’ai demandé à miss lulu si on pouvait aller se balader dans les champs de maïs mais elle a doucement rigolé s’est moquée de moi et m’a dit « on voit bien que tu n’habites pas par ici mon p’tit vieux! » et elle a entr’ouvert la fenêtre… et là, mes ailleux, quelle froidure!!! Ma chope de bière a gelé d’un coup dans ma main, et la petite Calinette qui était venue pour me faire la causette et voir ce qui se passait (elle aime regarder par la fenêtre ouverte et faire peur aux oiseaux) m’a soufflé à l’oreille qu’il fallait vraiment être fou folle pour vivre dans un coin pareil!

Alors bon, j’ai passé l’après-midi à jouer avec les chatounnes qui sont sympas, quand elles essayent pas de me piquer ma bière ou de me bouffer mon chapeau! On a joué au lancé caché de nain: pendant que Sosso et Calinette comptaient jusqu’à 10 je me cachais dans les bouquins de miss lulu (y’en a tellement!!) et ensuite elles devaient me retrouver! Très drôle comme jeu! Ce soir, il parait qu’on va regarder un film, chouette! J’espère que ça sera pas un film de fille trop nunuche! Rambo, ou Kill Bill, ou bien Sin City ça serait cool…


Cliquez sur la photo et trouvez-moi!

Bon, sinon tout va bien. Miss lulu fait des efforts pour me nourrir décemment, mais c’est pas encore ça, hein. Elle m’a acheté du bon pain aux cranberries et noix, pas mauvais du tout, toasté avec un peu de confiture de prunes, pour le p’tit dèj. Par contre, hier soir, elle avait décidé de me faire un bon repas, alors elle a ouvert son livre de recette et a choisi une recette de gnocchi maison avec sauce à la crème et au saumon… miam! Et quand elle a eu fini de suivre la recette, on avait des tagliatelles vertes (aux épinards?) du magasin avec une sauce à la crème et aux champignons et aux broccolis. Moi j’dis d’accord, mais où est le steak? Et là, elle m’a sorti qu’ici, on essaye de pas se chopper la grippe espagnole aviaire ou la maladie de cretzfel-jackob kreuzfed-jacaub keureuzeuf… machin-bidule, quoi, que je sais même pas qui c’est mais je m’en fiche, je veux mon steak! Ca nourrit pas son homme tout ça! C’est que de la nourriture de fille! S’pas une vie, ça, j’vous jure!

… Et voilà, miss lulu vient de me dire qu’on va regarder Pieces of April, comme film, parce que c’est un très beau film de Thanksgiving! Pfff… les filles on les r’fait pas!

Il y a quelques jours, j’ai reçu un gros paquet de gourmandises de Bbsato ainsi qu’un livre de cuisine scandinave d’un deuxième admirateur anonyme, et puis dans un plus petit paquet envoyé par Estelle, bien emballé au milieu de chocolat et de barres de céréales aux fruits délicieuses, j’ai reçu un petit lutin malin! J’ai de la chance, le Père Noël est en avance par ici!

Ce petit gnome va passer quelques jours en ma compagnie avant de continuer son voyage. Nous avons longuement discuté de nos projets pour ces prochains jours, et avons finalement décidé d’en profiter pour faire des petits exposés sur ma vie champ-de-maïsesque, vue à travers les yeux d’un petit gnome de montagnes lointaines. Cette semaine sera donc… une surprise tous les jours, sur un aspect de ma vie quotidienne… et ça risque d’être joyeux, entre les cours que je prends et ceux que je donne, l’indien du jeudi, ma recherche, les courses, la recherche, les chatounnes, la bouffe, la sieste, ma deuxième vie secrète dont seule Aurélie connait l’existence… Bref, vous vous demandiez ce qu’une miss lulu pouvait bien faire dans son champ de maïs, et vous aurez enfin toutes les réponses!

Comme la semaine commence le dimanche, aux Etats Unis, voilà le premier petit volet des aventures de Blognome (c’est son nom officiel) dans mon champ de maïs. On commence bien sûr le matin, au réveil, avec une douche (Blognome est très pudique, il n’a pas voulu que je prenne une photo de lui dans ma magnifique baignoire!), et puis ce moment si spécial du ravallage de façade. Blognome a été effaré par le nombre de crèmes et autres lotions que j’ai et il s’est presque perdu au milieu de toutes mes bouteilles! Il a dit d’un ton moqueur « Pfff, t’es bien une fille toi! » et j’ai été très vexée!

Je lui ai expliqué que j’utilisais une crème différente tous les jours parce que j’aimais avoir plein de bons trucs différents qu’on trouve dans des crèmes différentes. Et puis aussi que ce moment du matin est mon dernier instant avant le stress de la journée donc que j’aime bien prendre un peu soin de moi! Il a fini par admettre que ma crème au citron pour les mains sentait bon et est parti boire une bière devant la télé jouer avec les chats pendant que je finissais de me préparer. Ah les hommes!

On a ensuite été manger un petit déjeuner. L’un de mes préférés, quand je suis super stressée, c’est de mixer une banane (bio) avec un grand verre de lait (bio) et une petite cuillère de sucre (bio) et hop hop, on avale ça d’un coup et on n’a plus faim pour des heures!

Blognome a trouvé que bon, le milkshake à la banane ça allait, mais que demain il lui faudrait quelque chose d’un peu plus sérieux, genre des oeufs au bacon avec des hashbrowns et une bonne bière. Mais je lui ai dit que sur ce coup-là, il pouvait aller se rhabiller parce que ce n’était pas le genre de la maison, et que s’il n’était pas content, il allait finir avec les croquettes des chats dans son assiette! Comme je suis quand même gentille, demain je vais faire un effort et lui offrir mon deuxième petit déjeuner préféré: de délicieuses céréales bio aux fraises! Haha, le pauvre, il n’a pas fini d’en voir des vertes et des pas mûres avec moi ;)

Pour la suite, il faudra attendre jusqu’à demain! Blognome dit qu’il crève la dalle (mais ouskils apprennent à causer comme ça ces jeunes??) mais qu’il vous fait quand même un gros bisou!


Mmmmm, ces p’tites minettes, elles m’ont l’air à croquer…

A coller sur ta porte !

Michel

… mais je m’en fiche. Parce que je suis trop contente ce soir. Voilà exactement un an presque jour pour jour que j’ai rapporté à la maison ce petit machin-là et depuis, ça a été l’enfer. L’enfer noir pendant au moins un mois, et puis l’enfer tout court pendant environ six mois. Avec le retour du printemps, les choses se sont un peu calmées… mais ce n’est que cet été que notre petite vie de famille a réussi à prendre son rythme de croisière.

Mais ma Panthère n’a jamais plus été la même depuis l’arrivée de ma Tigresse. Elle n’a recommencé à ronronner que cet été, et encore, c’est extrêmement rare et ne dure que quelques secondes. Elle n’est plus jamais venue dans mes bras ou sur mes genoux d’elle-même, ne se laisse pas porter plus qu’une petite minute, n’est plus caline comme au début, ne joue plus, et sort seulement de sa léthargie pour tapper quelques minutes par jour sur Sosso.

Depuis que je la nourris un tout petit peu moins chaque jour, parce que je trouvais qu’elle prenait du poids vu qu’elle ne faisait rien de ses journées à part dormir, Calinette a retrouvé un peu de vigueur. Elle dort un peu moins, tappe un peu plus souvent sur Sosso, et me demande même parfois de jouer avec elle le soir, quand je rentre tard et qu’elles ont été seules toute la journée. Rien ne me fait plus plaisir que de jouer avec elle et Sosso, bien sûr, parce que ça lui fait du bien de courir un peu, et ça me fait du bien de rigoler un peu avec mes chatounnes.

Et ce soir, je ne sais pas pourquoi, ma Calinette a fait un nouveau petit pas vers la normalité. Je regardais un film (très nul), couchée dans mon lit devant mon ordinateur, quand elle est arrivée doucement et a posé ses pattes de devant sur moi (mes seins, merci!), et est venue me faire un grand bisou. On se fait souvent des bisous, du bout de mon grand nez et du leur tout humide, mes chatounnes savent bien ce que ce mot veut dire. Ce soir, ma Calinette m’a fait un grand bisou que je n’avais même pas demandé, et a marché sur moi pour la première fois depuis un an.

Je n’ai même pas senti la douleur de mes seins tellement j’étais heureuse! Oui je sais, il en faut peu pour me rendre heureuse, mais de savoir que ma petite chérie toute douce, celle qui m’a adoptée, celle qui m’a tellement adorée pendant quelques mois avant l’arrivée de Sosso, commence enfin à avoir de nouveau un peu confiance en moi me rend autant heureuse que d’avoir reçu une bourse pour ma recherche! Qu’elle est belle ma Calinette! Je la regarde dormir à mes pieds et je ne peux pas m’empêcher de sourire!

Moi, ce que j’aime, dans la vie, c’est mes chatounnes :)

Un petit garçon demande à son père: « Papa, quand je suis venu au monde, qui m’a donné mon intelligence? » « C’est sûrement ta mère, » répond le père, « car moi, j’ai encore la mienne… »

Un matin en classe, l’institutrice demande aux élèves qu’est-ce que la poule donne?
Une petite fille répond, « Elle donne des oeufs… » C’est bien, maintenant qu’est-ce que la chèvre donne?
Un autre élève répond, « Elle donne du lait de chèvre. » C’est très très bien, maintenant qu’est-ce la vache donne?
L’élève le plus instruit de la classe répond: « Elle donne des leçons et des devoirs! »

Une institutrice demande à Toto de conjuguer à tous les temps le verbe savoir :
- Je sais qu’il fait beau, Je sais qu’il pleut, je sais qu’il neige …

Et une jolie petite dernière:

Lors d’une leçon sur les rimes, la maîtresse demande à Toto de donner un exemple.
Toto dit :
- Dimanche, je suis allé à la chasse aux grenouilles, et dans le ruisseau j’avais de l’eau jusqu’aux genoux.
- Mais Toto, ça ne rime pas du tout.
- C’est pas ma faute, madame, y’avait pas assez d’eau!

#@$*&^$# je suis trop stressée ces temps-ci, alors vos devoirs pour aujourd’hui, chers lecteurs, (ben oui, quand on est une vache faut être une vache jusqu’au bout!), c’est de m’écrire des blagues dans mes commentaires pour me changer les idées :) pas des trop cochonnes, hein, sinon ma môman va être choquée ;)

Parfois d’autres gens disent mieux que moi ce que je pense. J’ai trouvé ce post quelques temps après le passage de Katrina sur la Louisiane. Ce genre de chose, de même que le tremblement de terre au Pakistan et le Tsunami de décembre dernier, est le genre de nouvelle qu’il me faut du temps pour digérer et assimiler entièrement. Souvent je suis terriblement choquée sur le moment, et mais idées sont en désordre complet. Il faut que j’arrête d’y penser pendant un moment et ensuite seulement je peux y revenir et essayer de comprendre ce qui s’est passé, « cataloguer » les événements, y trouver du sens ou des raisons (c’est ce qui s’est passé avec mes problèmes de santé de cet été, par exemple). Oui je sais je suis bizarre. En tous les cas, j’ai enfin l’impression de pouvoir repenser à Katrina « à tête reposée » après le chaos médiatique, économique, et psychologique que ça a été pendant des semaines.

Waiterrant est quelqu’un qui écrit très bien (je ne sais pas si ses histoires sont vraies mais elles sont souvent marrantes ou intelligentes), en anglais, malheureusement pour ceux qui ne comprennent pas bien cette jolie langue, et qui a réussi à mettre des mots sur ces choses que je n’aurais jamais sû exprimer toute seule et aussi bien.

Ce post s’appelle The God Who Drowns.

I’m driving into work listening to 1010 WINS. The news coming out of the Gulf Coast is nothing less than horrific.
Pulling into the parking lot I listen to a man describe how his boss listened helplessly as his elderly mother, trapped in the rising floodwaters at her nursing home, pleaded for help….
“The guy who runs this building I’m in, emergency management, he’s responsible for everything. His mother was trapped in St Bernard nursing home, and every day she called him and said, “Are you coming, son? Is somebody coming?” And he said, Yeah, Momma, somebody’s coming to get you.”
“Somebody’s coming to get you on Tuesday.”
“Somebody’s coming to get you on Wednesday.”
“Somebody’s coming to get you Thursday.”
“Somebody’s coming to get you on Friday’”
Then, with keening sobs, the man wails, “And she drowned Friday night.”
I shut the radio off and kill the engine. I have tears in my eyes. Tightness constricts my chest. I imagine it’s my mother pleading for her life. I try and shake the imagery out of my head but I can’t. Adrenaline pumps through my system. My hands start shaking. Sick desolation spreads out from the pit of my stomach.
I remember the last time I felt like this – when I stood on the banks of the Hudson and watched the Twin Towers fall, thinking about thousands of frightened people dying at the same time, my sense of helplessness in the face of something incredibly huge and evil. That was almost four years ago. The old woman’s pleas bring those sensations flooding back with a vengeance.
There are times, if you think about life, that the world is a cruel and horrible place.
I realize I’m in no shape to go to work. I have to get a grip or I’ll snap at the first customer who complains about some petty nonsense. There’s a church near my job. It’s open during the day. I duck inside and grab a pew in the back.
The coolness of the hushed church, the smell of incense lingering in the air, envelops me. I gaze down the length of the church and fixate on the tabernacle. The place where, when I was little, I believed God lived. I haven’t sat in a church in a long time. My mind is a sickened blank. What to say? What to ask the Almighty?
Almighty my ass. What a sick joke. When was the last time He saved anybody?
This exercise in futility, I think to myself. I don’t believe God answers prayers. I haven’t in a long time. I think back to when some kids were abducted earlier this summer. Both sets of parents pleaded and prayed for their child’s return on national TV. One was found alive, the other dead in a ditch. The mother of the recovered child said. “I tell you today that God answers your prayers!” But what did that other mother think? Was not her child just as special? Why didn’t God answer her prayers? Does God play favorites? And don’t tell me its part of some Divine plan because if it is I want no part of it.
I’m sure that old woman prayed for her deliverance as the waters rose. I’ll bet she was praying right up until the fetid water filled her lungs and snuffed out her life. Goddamn it. No one deserves to die that way. But ask any cop, he’ll tell you – people die scared and alone everyday. So much for praying to the Almighty. You might as well be praying to the Easter Bunny for all the good it’ll do you.
But we want God to come and save us. In times of desperate horror we become childlike. We want a bearded man in flowing robes to swoop down from heaven in Spielbergesque fashion and save us. But he won’t. God doesn’t stop levees from failing, he doesn’t stay the force of tsunamis, and he doesn’t stop planes from smashing into buildings. Deus Ex Machina is overrated.
Suddenly the door to the church noisily swings open. I look up. An old woman shuffles in and laboriously makes her way up the central aisle. She smiles as she passes me. I smile back. This old lady’s like a hundred and two. Her head’s drooping below her shoulders, her womanly form obliterated by age and gravity. I watch her slow progress as she marches to the front of the church. I shake my head. To be that old, that frail, that weak. Then I remember something I read in seminary long ago…
“God is weak and powerless in the world, and that is exactly the way, the only way, in which he can be with us and help us.”
The guy who said that was a Lutheran pastor named Dietrich Bonhoeffer. He was executed by the Nazi’s for trying to assassinate Hitler. This man knew Evil up close and personal. But he still cherished his faith in God and his belief in the goodness of the world. How did he do that in the face of such monstrosity?
Because he realized that God was not all powerful. He knew God wouldn’t swoop down and save him from his jailors. He understood there’s no division of sacred and profane, any secular and divine. He saw there’s only one reality and he believed that reality was God. And from within that insight he wrestled with the mystery of suffering.
God, Bonhoeffer would say, suffers with us. He shares in our pain. If you’ve ever been to a child’s funeral you know the only thing you can do is cry. God is like that person weeping in the funeral parlor. It was God who was pulverized when the Towers fell, it was God who burned in the Nazi’s ovens, and it was God who drowned in that nursing home in New Orleans.
That’s a hard lesson to learn. Maybe it’s not an answer at all. But the older I get the more this explanation makes sense. It is the only way I can wrap my mind around children dying and old ladies drowning.
But within Bonhoeffer’s words lies a challenge. Since God doesn’t come down in a blizzard of special effects to bail us out – we have to help each other. We recognize the suffering of others and are moved to relieve it. We can’t coop ourselves up in our apartments, churches, and mosques wishing all the bad things will go away. There’s no room for childish magical thinking. We have to act. The rescuers of 9/11 and the Gulf Coast understood this without all the fancy theological reflection. Bonhoeffer would say when we help each other that is God helping us. The human heart is moved by weakness not by strength. It is our brokenness, not power, that binds us together. Perhaps our weakness will be our salvation. Maybe that is how God “can be with us and help us.” Who knows? I’m only a waiter.
I begin to feel better. Things make a bit more sense. I close my eyes and relax.
Outside the church the world goes by. Someone blasts rap music from their car. I hear a man and woman argue. A girl laughs. I smile to myself. Lovers still cry out in joyous embrace, babies are born, children play, boys stride onto the world of affairs, and old men still dream dreams. The world, in spite of everything, is unfolding as it should.
I hear the old woman get out of her pew. I watch her travel down the length of the nave. She looks at me and nods. Her eyes have seen everything I’m going to see. She’s wisdom wrapped up in infirmity. Perhaps, just perhaps, in the paradox of God’s weakness lies his greatness – and the seeds of our own.
Looking at my watch I realize I’m late for work. I genuflect and head out the door, into the swirling mystery of a terrible and beautiful world.

Haha, j’adore :) Le but c’est de cliquer sur la couleur du mot et non pas sur ce que dit le mot. Par exemple, on donne GREEN et les choix sont « green » et « red » et bien sûr, il faut cliquer sur « red » parce que le mot est de la couleur rouge. C’est pas facile du tout!! Moi, j’ai mon petit système qui fait que je peux arriver à 100% juste… Et vous, comment faites-vous? Quel est votre « truc »? Je vous dirai le mien ce soir ;)

Oh, et on n’a que 4 secondes par essai!

Allez, à vos cerveaux!

Sinon il y a celui-là qui est super marrant, si vous comprenez assez bien l’anglais (je crois que je fais partie des 2% de gens bizarres…)… (et si quelqu’un peut m’expliquer comment ça marche, ça serait sympa, parce que ça me rend folle ce genre de jeu). Attention, ne lisez pas les commentaires ci-dessous avant d’essayer ces jeux sinon c’est pas drôle :)

Tout d’abord, je voudrais dire à ces crétins de politiciens Hoosers (c’est-à-dire de l’Indiana) qu’ils me font vraiment CHIER avec leurs histoires de zones horaires. Eh oui, je me suis encore fait avoir et ma légendaire manière d’arriver toujours en avance n’a pas payé, cette fois-ci, puisqu’au lieu d’être une heure et demi en avance, j’ai été deux heures et demi en avance! J’avais repéré un petit restaurant japonais qui avait l’air sympa, pour aller y manger après l’interview l’entretien (soirée entièrement japonaise!), mais là, quand j’ai vu que mon interview entretien n’aurait pas lieu à 18 heures mais à 19 heures, et qu’il me faudrait encore trois heures pour rentrer chez moi, je me suis dit merdzutfluttrompètéguitare, et je suis allée bouffer une salade césar à la noix et un petit cheesecake au restau de l’hôtel dans lequel avait lieu l’interview l’entretien avant l’interview l’entretien en question. Nul… mais pas mauvais, quand même, le cheesecake ;)

Bref.

J’avais à peine déscendu les escaliers de chez moi que je me suis rendue compte que je portais un joli costume noir avec une petite chemise rose, le tout très classique et professionel, mais qu’il aurait mieux valu que je porte une jupe au lieu d’un pantalon, surtout pour un interview entretien japonais. Trop tard… et de toutes les manières je ne porte jamais de jupe.

Et puis le voyage s’est bien passé, sauf que cette fois-ci, j’ai décidé de prendre l’autoroute payante et avec moins de travaux… et qu’il y avait effectivement beaucoup moins de travaux mais tout autant d’embouteillages, et surtout, j’avais oublié qu’il fallait la payer, celle-là! Au premier péage, c’était 15 cents, et ça allait… au deuxième, c’était 50 cents et ça allais encore… mais au troisième, il me restait seulement $1.50 et le péage était de $2.50. La madame a donc dû me faire une facture spéciale en prenant toutes les informations sur mon permis et ma plaque et tout (avec les gens derrière qui attendaient…) et je dois leur envoyer un chèque pour $2.50. Haha, la honte!

Ensuite, je sais que certains pensent que ras le bol des photos de champs de maïs et d’autoroutes, mais franchement, un voyage de miss lulu sans photos de champs de maïs et d’autoroutes, c’est pas un vrai voyage de miss lulu! Et puis cette fois j’ai fait un effort pour vous montrer les magnifiques paysages de Gary, Indiana, la zone industrielle la plus sordide des Etats Unis. Alors vous y avez encore droit cette fois, mais j’ai de ne pas trop en faire, hein ;) (et en plus, grace à moi, mes lecteurs connaitront bientôt chacun des 2’384’362 champs de maïs de l’Indiana! Pas tout le monde peut en dire autant!)

Surtout que cette autoroute-là c’est quand même pas n’importe quoi, et à chaque fois que j’y passe, je suis sous le charme!

L’interview. Oui. Que dire? C’était mon premier interview entretien de boulot, pour de vrai, mais je n’avais pas vraiment la trouille. Je n’ai pas peur des gens ni de ce qu’ils pensent de moi, et de toutes les manières, je ne veux pas de leur job, donc c’était en observatrice, plutôt, que j’y allais. Une jeune femme m’a conduite dans un petit coin tranquille de l’hôtel où un vieux monsieur, qui est le directeur de l’université en question, m’attendait. Il était très gentil, mais ma première impression était que la barrière linguistique n’allait pas faciliter les choses, même s’il parait bien anglais.

Ce qui est intéressant, c’est qu’il a cru, jusqu’au bout, que j’étais américaine. A un moment, il a vu sur mon CV que j’avais été prof de français et m’a demandé si j’avais vécu en France… et j’ai répondu que j’avais effectivement vécu quelques années en Suisse. Pas un vrai mensonge. Et puis il m’a posé des questions auxquelles je ne m’attendais pas (dans la liste de vos publications, de laquelle êtes-vous la plus fière?) et des questions pour lesquelles j’étais prête mais pas assez (pourquoi voulez-vous enseigner dans NOTRE école et pas une autre? Pourquoi le Japon? Pourquoi Nagoya?), et j’ai baratiné deux-trois trucs mais il m’a dit qu’il fallait que je sois plus précise, que j’arrête de lui raconter des banalités, et qu’il interviewait entretientait (?) des centaines de personnes par an qui étaient plus prêtes que moi à répondre à ses questions! Bon. J’ai dit oui monsieur je suis désolée, mais ce qui est étrange, c’est que ça ne m’a pas du tout décontenancé. J’ai finalement réussi à trouver une bonne excuse pour le Japon, mais sur le coup de son université, j’ai échoué. En plus, et oui j’ai très honte sur ce coup-là, j’avais fait un peu de recherche sur leur département, mais je m’étais trompée de programme… donc je ne savais pratiquement rien de ce qu’ils faisaient dans leur département. Mais je n’ai pas rougi, je n’ai pas bafouillé, je n’ai pas commencé à trembler comme quand je suis un peu nerveuse… j’ai simplement continué à répondre à ses questions. Ca m’a surpris.

Il m’a aussi posé des questions pour lesquelles j’étais prête et auxquelles j’ai bien répondu, je crois. Il m’a demandé mon salaire, le nombre d’heures que je travaillais, combien j’avais d’élèves, ce que j’enseignais, quel genre de prof j’étais, et il a voulu voir mes évaluations. J’avais apporté les deux meilleures et il a été très impressioné. Il a aussi regardé mes articles et mes présentations et m’a demandé si j’avais l’intention de participer à des conférences. Je lui ai demandé si leur université permettait aux professeurs d’aller aux conférences et il m’a dit que oui bien sûr, et qu’ils payaient tout si on y présentait quelque chose.

Le problème, c’est qu’il voulait quelqu’un qui aurait un doctorat AVANT mars 2006. J’ai l’impression que son université est en train de basculer dans le système américain de recherche à fond, et il m’a dit qu’il n’embauchait que des profs qui avaient un doctorat avant le début de leur année scolaire, qui est en mars ou avril, je crois. Rapé pour moi. Mais bien sûr je m’en fiche. Sa secrétaire prenait des notes de tout, et a pris ma photo (mais ne m’a pas demandé mon âge, je dois avoir une tête assez jeune pour eux), puis m’a demandé à combien de kilomètres j’habitais et m’a donné $60 pour l’essence. Sympa. Ca aura payé pour l’essence et le repas un peu nul du restau de l’hôtel. Elle m’a encore posé quelques questions, une fois que lui était parti, et puis voilà, c’était la fin, au bout de 40 minutes.

Je n’étais pas épuisée comme je m’attendais l’être, à la fin. J’avais les mains un peu froides, mais pas gelées, et je n’ai pas transpiré, rougi, tremblé, bafouillé… Je ne me suis ni gratté les boutons sur le visage, ni tripatouillé les cheveux, ni arraché la peau autour des ongles, ce que je craignais. Bien sûr, je n’étais pas assez prête, mais je n’ai jamais perdu la tête ou paniqué. En général, je crois que cet interview entretien a été une excellente expérience, parce que j’ai vu comment je pouvais mieux me préparer pour les autres interviews l’entretiens (j’espère qu’il y en aura), et j’ai aussi vu que je savais me tenir raisonnablement bien dans ce genre de situation un peu stressante. La prochaine fois sera plus réelle, donc plus stressante, mais je crois que quand on a eu un interview entretien avec un directeur d’université japonais qui n’avait aucun sens de l’humour et qui ne semblait pas comprendre tout ce que je disais, on a vu le pire… ou peut-être pas, l’avenir nous le dira :)

J’ai pensé et repensé à cet interview entretien pendant le trajet de retour. En prennait de l’essence, juste à ma sortie d’autoroute, j’ai vu quelque chose qui m’a définitivement changé les idées et donné envie de vomir.

J’essayais d’arrêter de penser à cette image en reprenant la route vers chez moi, quand j’ai soudain remarqué que la route était rouge, mais vraiment rouge, comme si un pot de peinture s’était renversé… et puis j’ai remarqué des « débris » un peu partout… et ma voiture a fait bump bump sur un gros débris avant que je me rende compte que c’était probablement une des victimes du chasseur qui avait réussi à s’échapper… mais pas pour longtemps! Beurk! Je n’ai pu que rentrer en vitesse et faire un gros calin à mes chatounnes affamées.

Conclusions: Rouler plein nord en fin de journée, c’est super bon pour avoir des couleurs… sur la joue gauche… N’avoir que de la country music et du christian rock à la radio pendant 6 heures de route, c’est à rendre toute miss lulu complètement folle! Je n’ai rien fait de chouette à Chicago (je savais que ça allait finir comme ça) mais j’aime toujours autant passer devant la ville, dont l’architecture m’enchante. Et les japonais n’étaient pas aussi terribles que je me l’imaginais… et n’ont pas réussi à me convaincre de renoncer au Canada, malgré leurs sushis et leurs courbettes ;)

Olivier a lancé un petit jeu: il commence une histoire, s’arrête en pleine phrase et envoie la suite ailleurs et ainsi de suite. Et cette fois-ci, c’est à moi de continuer l’histoire. Le chapitre 2 est chez Aurélie.

… la petite marmotte Charlotte, vêtue de sa fourrure la plus belle et d’un chapeau mignon, accrochée à une branche comme si sa vie en dépendait, et qui chantait Santaaaa Luciiiiiaaa de sa voix suraigüe. « Chante avec moi, vite, chante avec moi! » cria-t-elle entre deux strophes et sans plus d’explications.

L’élan Magellan, qui chantait ténor dans la célèbre Chorale des Elans du Grand Nord (Suuren Pohjolan Hirvikuoro, comme on dit par chez lui), se plia volontier à ce jeu, même s’il trouvait que la petite Charlotte lui en demandait beaucoup, puisqu’on n’était ni en Suède, ni le 13 décembre (Magellan est un animal moderne, coquet, ET respectueux des traditions).

« Santaaaa Luciiiiaaaaa » chanta-t-il de sa belle voix qui résonna dans tout le Bois Fleuri, « Santaaaa Luciiiiaaaaa… » « Mais que se passe-t-il donc, petite Charlotte? » demanda-t-il entre deux trémolos.

Les larmes coulaient des yeux de la pauvre petite Charlotte quand elle lui murmura, d’une voix d’où transpirait la peur mais aussi un peu de bravoure…

… et la prochaine qui s’y colle c’est !Béo! :)

PS. J’attends toujours vos flocons et images de neige et glace!
PPS. Si mes parents ne veulent pas me causer tant pis pour eux!
PPPS. Je me casse, adios, je vais chez les japonais! Priez pour moi!

Quand j’étais petite et que quelqu’un me disait ce que je devais faire, me pensais toujours que « quand je serai grande, personne ne me dira ce que je dois faire, et je ferai ce que je voudrai! » Hélas… trois fois hélas! J’ai essayé, pourtant, hein, mais rien n’y fait, il y a toujours des gens qui me disent ce que je dois faire, et je suis toujours obligée de faire des tas de truc qui me cassent les pieds et le reste aussi! La vie c’est trop injuste!

Bon c’est sûr, je peux rayer le cèleri et les navets de ma liste de courses, et je peux aller au cinoche un jour de semaine, je peux dire plein de gros mots et personne ne me reprend, je peux manger avec les coudes sur la table et même la bouche ouverte, et je ne suis pas obligée de ranger ma chambre ni de faire mon lit. Mais pour le reste, franchement, il y a encore du boulot avant que je puisse faire VRAIMENT ce que je veux!

Par exemple, demain il parait que je DOIS aller à Chicago et je veux pas je veux pas je veux pas! Déjà que je veux pas chercher du travail, devoir faire semblant d’être une adulte responsable, corriger des copies d’élèves jusqu’à la fin de mes jours, et stresser parce que l’argent ne pousse pas sur les arbres et tout ça! Mais en plus, quand je me force à essayer de faire tout ça, je suis encore plus forcée de faire des choses que je veux encore moins faire. C’est une cercle vicieux! Là, j’ai une interview à Chicago, pour un boulot au Japon que je sais que je ne vais pas prendre même si on me l’offre sur un plateau d’argent. Alors dans ma petite tête, c’est le retour de Marignan, la bataille, l’émeute, la castagne entre mon petit ange qui me dit qu’il faut que j’y aille parce que ce sera un bon exercice pour les « vraies » interviews de boulots que je voudrai vraiment accepter si on me les offre, et puis une chance d’aller à Chicago qui est une très jolie ville et je pourrai prendre plein de photos pour mon blog et en profiter pour faire quelques courses de trucs impossibles à trouver dans mon champ de maïs et puis ce n’est pas si loin que ça et les interviews de boulot c’est difficile surtout avec les japonais alors autant voir le pire pour que les interviews suivantes me paraissent faciles… et d’un autre côté mon petit diable, qui me dit que merde, c’est loin et l’essence coûte cher, je n’ai pas que ça à faire d’aller causer avec des vilains japonais dont je n’ai rien à fiche, ça me stresse de devoir bien m’habiller et porter des chaussures qui me font mal aux pieds, et puis je connais déjà Chicago, avec ses autoroutes de l’enfer et son impossibilité de se garer, et je me connais, je vais arriver là-bas à la dernière minute, aller à l’interview, et repartir illico sans même faire de photos, parce que si j’y passe la journée, je vais dépenser des milles et des cents et déjà que mon immigration canadienne va me coûter les yeux de la tête alors faudrait pas exagérer quand même, je suis pas millionnaire, et puis merdàlafin, je le veux pas leur boulot de toutes les manières!

Je veux pas je veux pas je veux pas! Et le pire, c’est que si je demandais à mes parents, maintenant, de me dire ce que je dois faire, ils me diraient une idiotie du genre « ma chérie, fais ce que tu veux, fais ce qui te rend heureuse, on te fait confiance, on sait que tu prendras la bonne décision. » Les nuls! Pourquoi les parents donnent-ils toujours des ordres aux enfants qui n’en ont rien à cirer et arrêtent-ils de le faire quand justement on en aurait besoin? Merdàlafin, la vie est trop injuste!


…on va t’faire une p’tite place!

Tout d’abord, il faut souhaiter joyeux anniversaire à mon blog chouchou qui a TROIS ans aujourd’hui! Ben oui, en années félines ça fait quand même 28 ans, et comme la technologie vieillit encore plus vite que les chats, en années d’ordinateur ça fait au moins 88 ans! Il aura donc fallu presque 88 ans à ma chère mère pour commencer à lire le blog de sa fille… mais bon, mieux vaut tard que jamais, hein ;)

Quant aux aveux… que dire… j’ai quelque chose de très important à avouer… même que je l’ai même pas dit à ma famille… seuls quelques petits malins le savent déjà… c’est difficile à dire parce que je tourne une grande page dans ma vie de miss lulu. En fait, je crois même qu’on finit le tome trois de ma vie. Tome 1: France. Tome 2: Suisse (c’était un gros volume celui-là). Tome 3: Etats Unis (pas mal gros, lui aussi… peut-être même un peu obèse…). Et le tome 4 est en préparation… qui aura deviné? Et oui, cher parents, chères soeurs, cher frère (lui, il commencera à lire mon blog quand il aura 124 ans (le blog, pas mon frangin!)), chère famille étendue (comme on dit en anglais, c’est joli non?), chers amis, chers lecteurs, chers visiteurs de passage, chers tous, bref, j’ai commencé à remplir les papiers pour… pour… allez, je vous donne un indice:

… et oui, pour immigrer au Canada! Même pas besoin d’avoir un boulot ou un mari! J’ai longuement discuté avec une conseillère en immigration il y a quelques jours, et elle m’a dit qu’avec un doctorat et le fait que je parle parfaitement français et anglais, je n’aurai absolument aucun problème!

Donc c’est fait, c’est décidé. Ca fait trop longtemps que j’en rêve! J’ai pensé aller vivre en France, mais je n’ai jamais vraiment vécu en France, seulement quelques années quand j’étais toute petite, et il y a vraiment trop de choses avec (sans) lesquelles je ne pourrais pas vivre là-bas, malgré la famille, la bouffe, et la culture (et ceci en particulier). J’ai pensé rentrer vivre en Suisse, où j’ai quand même vécu 15 ans, et j’aime beaucoup la Suisse, c’est sûr. J’y aurais quelques avantages certains, et ma vie serait probablement un peu plus facile qu’elle le serait en France, mais la Suisse a beaucoup changé depuis mon départ (bientôt 10 ans!), et mes parents ne pensent pas rester en Suisse pour toujours, donc bon. En plus au niveau boulot, je suis complètement à côté de la plaque pour les diplômes et tout.

Non, ce que je dois avouer, c’est que je me suis bien habituée à ma vie ici. Certe, la politique me rend folle, et le fait que j’habite en plein milieu d’un champ de maïs vide de toute culture et civilisation n’aide pas. Mais la vie est facile. Les choses marchent, tout est pratique, l’efficacité est reine, le client est roi… Et surtout, surtout, j’ai des droits que je n’aurais jamais en Europe! Ceci-dit, la politique étant ce qu’elle est et le système social étant ce qu’il est, il n’a jamais été question de rester ici pour toujours. C’est pour ça que le Canada me semble être la seule solution: pour moi, c’est le meilleur des Etats Unis et le meilleur de l’Europe. Je sais que rien n’est parfait nulle part et je ne m’attends pas à trouver le paradis, mais je crois que ce pays sera quand même MON petit paradis, mon petit coin de terre où je pourrai vivre le mieux possible et me construire une petite vie sympa. Donc voilà. C’est cher et très long, comme processus (au moins un mois de préparations du dossier et entre six et huit mois jusqu’à la réponse du Canada, le timing est parfait pour la fin de mon doctorat). Mais c’est mon rêve depuis plus de 13 ans… et mon rêve en a marre d’attendre :)

Mes enfants vous êtes nuls! Seules trois personnes ont trouvé quel animal se trouverait sur les cartes postales que je vais envoyer aux gagnants de mes petites devinettes! Et google? A quoi il sert alors?!

L’animal du Kentucky et surtout de Louisville, c’est le CHEVAL, le canasson, la bourrique, l’étalon, le pur-sang, le bidet, le dada, le coureur, le solipède, l’équidé! Tous les jours en été et en automne il y a des courses au « tracks » de Louisville, la fameuse « Kentucky Derby. »

Le Cambridge Dictionary me dit même, pour « derby »:

I. derby (SPORTING EVENT)
noun
1 a sports event between teams in the same area:
a local derby between Manchester United and Manchester City

2 MAINLY US a sports event in which any competitor can take part:
the annual New Hampshire fishing derby

II. Derby
noun
a type of horse race:
the Kentucky Derby

Bon, je n’ai pas eu la possibilité d’aller à une course, parce qu’il fallait que je bosse quand même un peu de temps en temps, entre deux repas et trois pauses-café. Par contre, on a eu droit à une reception de « desserts » divins au Derby Museum qui se trouve juste à côté du champ de courses. Dans ce musée, il y a une salle de projection à 360 degrés, et c’était difficile de prendre des photos dans le noir, mais j’ai quand même réussi à en prendre 2-3 pour vous donner une idée du truc. C’était une soirée géniale! J’ai hésité à y aller, tellement j’étais crevée, mais les desserts étaient exquis, la projection extraordinaire, et les gens très sympas!

Voilà quelques photos pour vous donner une idée de mes trois jours dans le Kentucky, mais si vous cliquez sur une des photos, vous pourrez voir tout l’album de ce petit voyage vraiment unique pour moi. Et je dois avouer que je pensais beaucoup de mal du Kentucky, mais Louisville est une ville très chouette, culturellement exceptionellement riche, et dans laquelle j’irais vivre sans hésiter si on m’y offrait un boulot!

Parce qu’il est déjà bien tard et que j’ai eu du mal à garder les yeux ouverts pendant les deux heures et demi du voyage de retour, parce qu’il me reste encore 23 copies de cinq pages chacune à corriger avant demain matin, parce que mes chats veulent jouer et encore jouer pour rattrapper trois jours de retard de jouage, parce que Calinette a vomi un peu partout dans la maison, parce que demain matin il faut que je me réveille aux aurores, et parce que j’ai 129 photos à trier, j’ai décidé de vous offrir une petite photo en attendant les deux grands albums de demain.

Et il faut que je remercie tous les participants à mes devinettes qui n’étaient pas toujours faciles, je l’avoue (je mets tous les jolis flocons sur ma page spéciale demain soir, promis, et je reponds à tous les emails auxquels j’ai promis de répondre le week-end dernier, aussi, promis que j’essaye, et merci à Aurélie pour la gentille carte qui m’a bien fait plaisir parmis les 25 factures qui m’attendaient à mon retour). Je viens donc de passer trois jours à Louisville, dans le Kentucky, et c’est une ville très jolie et intéressante, malgré tout le mal que je pouvais en penser avant d’y aller! J’y suis allée pour une conférence, NAFSA (il y avait une faute dans le troisième jeu, désolée), pour les directeurs d’écoles de langues, de programes d’études à l’étranger (genre Erasmus), et de bureaux d’universités pour les étudiants internationaux (ceux qui connaissent SEVIS, les F-1, J-1, H1-B, et autres rigolades de ce genre sauront de quoi je parle). C’était très intéressant et complex, archi fatiguant parce qu’on était « en conférence » depuis 7 heures du matin jusqu’à 10 heures du soir, j’ai rencontré des gens très chouettes et intéressants, et j’ai mangé très bien et beaucoup trop pendant trois jours! Ce qui était super pratique, c’est que la conférence avait lieu à l’hôtel où j’avais pris une chambre, donc je pouvais courir dans ma chambre de temps en temps pour un pipi ou me reposer les pieds 30 secondes. Bref, c’était super, je suis sur les rotules, je me suis bien amusée!

Au total j’aurai fait, allée-retour, 364 miles en un plein (13 gallons), en exactement 5 heures, et j’aurai dépensé $282 total, plein d’essence, hôtel, internet, et prix de la conférence inclus. Calculez-moi donc ça en litre au 100 kilomètres et anciens francs siouplait ;)

Voilà donc une photo prise dimanche soir, tout en haut de l’hôtel Hyatt, depuis le restaurant tournant dans lequel on nous a offert une réception de bienvenue (où j’ai trop mangé) avant de nous inviter à dîner dans un restaurant « du monde » très sympa (où j’ai trop mangé).

Entre deux repas et trois… je ne peux pas dire quoi, je voudrais rappeler à mes chers lecteurs que j’attends leurs flocons, leurs étoiles, leurs photos, et leurs réponses!

Ici tout va bien, j’ai pris mon ordinateur avec moi pour vous écrire mais j’ai oublié le fil pour le brancher donc il va mourir très rapidement. En plus, il fallait payer $10 par jour pour la connection internet que j’ai prise pour 3 jours et qui donc ne va me servir à rien puisque mon ordi va mourir. Et pour couronner le tout (ben oui, on va jusqu’au bout de la connerie, dans ma famille), je n’ai pas oublié mon appareil photo NI le cordon pour télécharger les photos sur mon ordinateur pour les mettre sur mon blog, mais par contre, c’était le mauvais cordon. DONC, j’ai des tas de jolies photos que je ne peux pas mettre ici, et tout ce qui me console c’est que j’en aurai encore plus ce soir, donc je pourrai faire un joli album à mon retour.

Je retourne à mes repas… je n’ai jamais autant mangé en si peu de temps! J’ai ultra sommeil, parce que je n’ai eu le temps de dormir que 5 heures la nuit dernière et 5 heures la nuit d’avant, parce que c’est pas de la tarte par ici, entre les repas, les collations, les goûters, les snacks, les réceptions, et les autres activités. Au moins on en a pour notre argent!

Dernière devienette avant de partir prendre 3 kilos de plus: quel est l’animal qui sera sur les cartes postales que j’enverrai aux gagnants de mon grand concours ci-dessous?

PS. Allez, je vais faire un effort pour ceux qui aiment le sport… Qu’est-ce qu’Indianapolis et la ville où je me trouve en ce moment ont en commun?

Je m’en vais de nouveau… mon champ de maïs me semble trop fade!

Alors pour changer des images et des indices trop faciles, voilà trois devinettes qui feront travailler les méninges des p’tits malins qui croient que le sport est la réponse à tout! Je copie les grilles comme images comme ça vous pouvez les imprimer (note pour ma môman: il faut d’abord ouvrir l’image dans une fenêtre toute seule, ce qui se fait en cliquant sur l’image avec la souris et en appuyant en même temps sur la touche « ctrl, » ou en cliquant sur l’oreille droite de la souris, si tu as une souris qui a la chance d’avoir deux oreilles).

Avec la première devinette, il faut trouver le nom de la ville et de l’état dans lequel je vais, en cherchant les mots de la liste dans la grille (dans n’importe quel sens) et en arrangeant les lettres restantes pour faire un nom de ville (on peut voir que c’est un nom de 10 lettres) et un nom d’état:

Avec la deuxième devinette, il faut décripter un message très important qui vous dira quels sont vos devoirs pendant mon absence (si vous ouvrez l’image dans une autre fenêtre, vous verrez la grille en plus grand):

Avec la troisième devinette, que je trouve carrément difficile (mais vous avez quelques jours pour trouver la réponse), il faut trouver ce que je vais faire et ce que j’en pense. Le message est entièrement en français et je vous donne deux indices: le premier mot est JE, et il y a dans ce message les noms de deux petits chats que j’adore et qui me manquent déjà beaucoup (la grille sera plus grande si vous l’ouvrez dans une fenêtre toute seule).

ATTENTION: il est INTERDIT de mettre les réponses dans les commentaires!! Par contre, vous pouvez m’envoyer vos réponses par email avec votre adresse postale, et tous les gagnants auront droit à une jolie carte postale de l’endroit où je vais (et il parait que c’est très joli).

Si vous voulez vous amuser à créer des petits jeux de lettres ou de chiffres comme ça (il y a d’autres formats), c’est sur puzzlemaker que ça se trouve.

PS. Je prends mon ordinateur et mon appareil photo avec moi, et je serai dans un grand hôtel, donc je pourrai continuer à blogger et peut-être même poster des photos qui vous aideront à résoudre ces énigmes :)

Calinette, Sosso, la thèse de miss lulu, et miss lulu, ont la grande tristesse de vous faire part de la mort subite et complète du cerveau de miss lulu il y a quelques jours, à 18 heures 24, heure de Tenochtitlan, après une lente et douloureuse agonie.

Le cerveau de miss lulu laisse derrière lui de nombreuses piles de corrections éplorées et non finies, une symphonie qui ne sera elle non plus jamais achevée de mauvaises notes pour de bien mauvais élèves, deux petits chats affamés, une thèse à moitié commencée et bien mal barrée, quelques conférences qui devront tragiquement se passer de la présence de cette grande éminence grise, des voisins bruyants, une maison en foutoir, un gros tas de linge propre mais non repassé, quelques milliers de livres non lus, et un frigidaire à moitié vide.

Le cerveau de miss lulu laisse aussi en héritage pour qui voudra un projet de recherche ultra merdique, une vieille bagnole couverte de sève de sapin, deux petits chats affamés, un tas de fringues qui n’iront à personne, une pile de copies dont les élèves attendent les corrections depuis des semaines, et un fond de glace à la mangue dans le congélo.

R.I.P.

Je n’ai pas d’ennemis, pourtant, surtout parmis eux, que je mange rarement. Et ceux qui me connaissent devraient savoir que je n’ai aucun sens de l’humour. Mais les faits sont indéniables, et je dois les accepter même si c’est difficile: quand je suis partie, il n’était pas là, et quand je suis revenue, il était là! Jaune, transparent, avec son air niais, niché entre l’accélérateur et le frein, confortablement installé sur le tapis. Comment il avait réussi à rentrer dans ma voiture et s’intaller ainsi sans me demander la permission, je ne le saurai jamais. Il ne m’a rien dit, il garde ses secrets, et depuis trois jours, il refuse de s’en aller et ne fait que m’observer en silence. Peut-être voulait-il se protéger du froid? Peut-être la CIA l’a-t-elle envoyé m’espionner? Toujours est-il que ce fameux gummy bear a fait son apparition il y a quelques jour, et est resté depuis le compagnon de mes petons, fidèle, jaune, transparent, muet.

Il y a des mystères, comme ça dans la vie. Comme par exemple ces paquets que je reçois depuis quelques jours, remplis de cadeaux d’un Noël précoce: un livre, d’abord, que j’utiliserai pour mieux écrire ma thèse; et puis un énorme bout de cantal, un de mes fromages préférés et dont la taille diminue à la vitesse grand V; et hier, encore, un gros paquet de pistaches bios, divines! En anglais, on dit « one is a fluke, two is a coincidence, and three is a pattern. » A voir ce que je reçois, je me demande si ces merveilleux cadeaux, trouvés sur ma ouichlist, n’ont pas à voir avec le post que j’ai écrit il y a quelques jours à propos de mes ras-le-bols…

En plus, je ne suis pas sûre de qui m’envoie ces cadeaux! Le mystère est épais! La gentillesse me touche! Aucun message n’accompagne les paquets! J’entends le camion de FedEx et je me demande ce que sera le prochain paquet… si la petit souris va passer cette nuit ou pendant que je serai au boulot… Et je voudrais dire un immense merci à cette personne dont la gentillesse me soutient tout particulièrement en ce moment où j’ai plus souvent envie de pleurer que de rire.

Ma vie est pleine de mystères … et de gummy bears ;)