Archives de mars 2006


Hier matin, nous avons eu la grande joie de voir notre moquette dégueue du couloir du troisième étage être enfin remplacée! Ouéééé me direz-vous! Mais non, en fait, car nous avons aussi eu la joie de respirer de doux effluves de colle à moquette toute la journée et je peux vous dire une chose: CA PUE!

Vers la fin de la matinée, n’en pouvant plus et me sentant vaguement shootée par cette chimie, j’ai décidé d’ouvrir la fenêtre. Et là, joie, le printemps était enfin arrivé dans mon champ de maïs et les oiseaux gasouillaient, à la grande joie des chatounes, et les jardiniers avaient décidé de venir arroser les plat-bandes sous nos fenêtres de terraux nouveaux et d’engrais frais. Et je peux vous dire une chose: CA PUE!

En début d’après-midi, saoûlée par la colle et nauséeuse à cause de l’engrais, j’ai décidé de faire de la cuisine bien épicée pour embaumer ma maison d’odeurs exotiques et enivrantes… qui se sont mélangées à l’odeur de pneus brûlés de la couche d’huile anti-corrosion dont avait été peinturlurée ma toute nouvelle cuisinière, la précédente ayant rendu l’âme il y a quelques jours. Et je peux vous dire une chose: CA PUE!

Ce soir, la tête comme une citrouille grâce à la colle, l’équilibre un peu chaviré à cause de l’engrais, et des hauts-le-coeurs solides m’assayant avec l’huile chimique brûlée, j’ai décidé de sortir une vieille bougie parfumée offerte par une copine que je n’avais jamais utilisée parce que je ne suis pas fan des bougies parfumées, croyant qu’un léger parfum orange-cotton-concombre ne pouvait qu’effacer les odeurs envahissantes. Mais je peux vous dire une chose: CA PUE!

Et là, en train de mourir dans un mélange de vapeurs pestilentielles et douçâtres à vous tuer un troupeau entier de caribous, je me suis dit une chose, une seule, avant d’aller vomir mon dîner au goût de colle anti-corrosive: prions pour que ma cabane au Canada ne soit pas trop près d’une ferme à cochons parce que là, je demande l’asile politique au Zimbabwe!

Les Etats Unis sont plein de contradictions, on le sait bien, c’est un pays qu’on adore et qu’on déteste et on y trouve le meilleur et le pire. Une de ses contradictions les plus importantes, qui a le plus d’influence sur ma vie, c’est la « credit history. » Quelques expats en ont déjà parlé et moi aussi, il y a longtemps, mais là, ma « credit history » est soudain devenue encore plus importante dans ma vie: elle n’est pas transférable au Canada!

Quoi, comment, direz-vous, et alors? Ben alors, ici, j’ai un crédit en or, construit avec patience (et beaucoup d’argent) depuis plus de dix ans et grâce auquel on me vendrait le bon Dieu sans confession trois Mercedes et une Ferrari sans hésitation le même jour et avec des taux d’intérêts extras… Parce que ça sert à ça une « credit history, » à faire confience aux gens chez qui on veut dépenser son argent. Je vous explique (continuez à lire, c’est passionant, sérieux!):

Quand vous arrivez aux Etats Unis, votre « history » est de zéro, nada, niet, niks, ekkert, inget, nimic, nothing. Si vous voulez acheter une voiture à crédit, ou une bague en or, ou même louer un appartement ou vous inscrire à une ligne de téléphone internationale, vous ne pouvez pas prouver que dans le passé, vous avez bien payé vos factures. Donc les vendeurs auront peur que vous fassiez un emprûnt et ne puissiez jamais le repayer. Ils vous feront donc un tout petit prêt, si vous êtes vraiment sympas et que vous avez un boulot stable, avec des taux d’intérêts éléphantesques! Et c’est là que beaucoup d’européens font l’erreur de leur vie: ils refusent et préfèrent payer « cash » pour ne pas payer ces intérêts ridicules. Le problème, c’est que ça sera partout pareil. Alors que s’ils payent des intérêts ridicules une fois, la fois suivante, les intérêts seront déjà moins élevés, puisque les vendeurs auront déjà une petite preuve qu’ils payent sans problème et qu’on peut leur faire confiance. Et petit-à-petit, on peut se louer un appartement plus sympa, s’acheter une bague en or, et puis même une voiture, avec un crédit de cinq ans avec des taux d’intérêts pas ridicules du tout et puis même une maison, un jour!

Ca paraît facile, hein? Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Il ne suffit pas d’acheter à crédit, pour se faire une « credit history. » Il faut le faire intelligemment, et là, c’est plus compliqué qu’on ne le pense. Certains éléments vont fortement influencer la façon dont votre note, votre « score, » (entre 400 et 850) va être calculé. Déjà, il y a trois compagnies qui calculent votre note, la tiennent plus ou moins à jour, et la donne aux banques, vendeurs de voiture, et autres propriétaires qui la veulent: Equifax, Experian, et TansUnion. Et chacune a une façon un peu différente de calculer le bidule. Par exemple mon « credit history » chez Equifax peut être de 745, chez Experian de 773, et chez TransUnion, de 780. Ces trois notes sont considérées « excellent » et 80% des habitants des Etats Unis ont une note plus basse que moi. On me dit que la différence entre mes trois notes n’influencera pas la décision des vendeurs mais influencera les taux d’intérêts qu’on m’offrira (parce que les vendeurs ne vérifient qu’une note sur les trois). Salaud, hein?

Voici les « factors » qui influencent ma « credit history » négativement:
- Elle n’existe que depuis 10 ans et 2 mois. Une histoire de moins de 3 ans ne vaut rien, de moins de 7 ans est « short, » et de 30 ans ou plus est « optimal. » Donc plus longtemps on vit aux Etats Unis et mieux c’est pour notre histoire.

- J’ai des dettes (moins de $2000). Cela montre que je vis un peu au-delà de mes moyens et que même si j’ai un salaire, je peux me retrouver dans une situation difficile si quelque chose d’imprévu se passe. Par contre, ce ne serait pas bien de n’avoir aucune dette, comme je l’ai expliqué plus haut, donc pour que les dettes aient une influence positive sur mon histoire, il faut qu’elles soient petites.

Voici les « factors » qui influencent ma « credit history » positivement:
- Je n’ai jamais oublié de payer mes payement mensuels et je n’ai jamais payé en retard non plus. Et j’ai toujours remboursé mes emprûnts à 100% et n’ai jamais déclaré faillite. Bien sûr, de ne pas payer ou de payer en retard, c’est très mauvais. Plus on paye en retard et plus c’est moche. (Ce qui est intéressant, c’est qu’Equifax dit que j’ai fait quelques payements un tout petit peu en retard… ce qui est vrai. Mais les deux autres ne l’ont pas remarqué assez rapidement pour que ce soit noté, heureusement. C’est pour ça que ma note chez Equifax est plus basse que chez les deux autres).

- Les cartes de crédit que je possède m’offrent des crédits jusqu’à pratiquement $35000! Cela veut dire que je pourrais acheter à crédit jusqu’à $35000! C’est excellent pour mon histoire, (pas d’acheter, mais d’avoir la possibilité de le faire) parce que ça montre que les banques me font confiance. En effet, plus votre histoire et bonne, et plus on vous offre des crédits élevés. Je me souviens qu’au début, j’avais un crédit de $100 ou $200… Et l’année denière, j’avais $5000 de crédit possible sur une carte et j’avais besoin de plus, alors j’ai téléphoné à la banque et expliqué mon problème, et la banque, après avoir vérifié ma « credit history, » ma filé immédiatement un credit de $15000! Tout ça en moins de 10 minutes de conversation téléphonique!

- J’ai quatre cartes de crédit. C’est positif pour mon histoire, parce que ça montre que les banques me font confiance et que je fais des payements réguliers. Par contre, comme pour les dettes, il serait mauvais d’avoir trop de cartes de crédit ou de n’avoir aucune carte.

- Je n’ai pas fait d’emprûnt depuis un moment, ce qui est bien pour plusieurs raisons: je ne suis pas en train de rembourser un gros emprûnt, je ne vis pas au-dessus de mes moyens, et surtout, personne n’a fait une « hard enquiry » sur mon histoire. Une « hard enquiry » c’est quand quelqu’un vérifie ma « credit history » pour un gros emprûnt (voiture, maison, etc.) et ça « coûte » des points à l’histoire, même si je ne fais pas l’empûnt en fin de compte!

- J’utilise moins de 70% (ou moins) de l’argent que je pourrais utiliser, ce qui est bon parce que d’utiliser plus de 50% de cet argent (les $35000 dont je parle ci-dessus) serait très mauvais pour mon histoire. Utiliser moins de 20% de cet argent est excellent parce que ça montre que je n’ai pas besoin de vivre à crédit.

Alors si vous vivez aux Etats Unis, faites attention à tout ça.

Tout ça pour vous dire qu’au Canada, je vais recommencer à zéro! Beaucoup d’immigrants se retrouvent au Canada sans boulot, sans beaucoup de cash dans leur poche, et personne ne veut leur louer un appartement ou leur vendre de voiture. Moi je vais essayer de garder ma voiture (mais c’est pas encore gagné, je dois faire pas mal de transformations) et j’aurai un salaire, mais mon histoire canadienne sera quand même de zéro donc j’ai un peu peur de ne pas arriver à trouver un appartement sympa. J’ai donc fait faire une copie « conforme » de ma « credit history, » qui montre tous les payements et emprûnts que j’ai fait depuis 10 ans et 2 mois et mes notes finales. J’ai aussi demandé un « renter’s history » à mon proprio, qui montre tous les payements de loyer que j’ai fait depuis que je suis dans mon champ de maïs. Peut-être que ça ne servira à rien, mais peut-être que ça aidera un peu.

Et la première chose que je devrai faire, au Canada, c’est de m’acheter des tas de choses à crédit chez Ikea pour commencer à me reconstruire une histoire… Ahh que ça va être difficile ;)

Hier j’ai fichu à la poubelle et chez le brocanteur du coin environ 1/3 de mes vieux papiers, magasines, courrier, et bouquins. Le week-end prochain on passe aux fringues. Entre trois pages de thèse et un bol de salade de riz, ça repose l’esprit! Et le porte-monnaie… parce que le déménageur qui est venu hier m’a demandé $6000! Espérons que celui de demain remarquera mon effort de jeter les 9/10 ma vie à la poubelle avant mon départ…

PS. L’avantage d’avoir un blog comme « hobby » c’est que c’est pas lourd à transporter, pas comme un piano ou une table de ping-pong!

PPS. Les prises électriques canadiennes sont-elles les mêmes que les prises américaines?

PPPS. Le concours du meilleur titre de blog pour après mon déménagement est ouvert! Attention, le nom de la ville canadienne dans laquelle je serai à partir de cet été est interdit sur ce blog! Utiliser Granbled :)

J’ai signé mon contrat et toutes ses provisions, eventuellement. Je l’ai fait avec caution mais aussi relief. C’est un stage important dans ma vie! Maintenant, il me faut une license de travail et heureusement, le récipient de ma file va s’en occuper. En août, il faudra attendre les rencontres d’orientation et puis les lectures commenceront. Quelle commotion! J’espère que j’arriverai à balancer ma vie privée et mon labour proprement et sans injure… et puis je me réjouis d’avance de contempler le retirement… dans 40 ans…

Haha, vous avez compris ce que j’ai écrit, là? Non? Oui? Pas exactement? C’est un peu comme avec le Canada et moi: je comprends les mots mais ils ont une autre signification aux Etats Unis, il y a plein de faux amis partout, et pas seulement dans les mots mais aussi dans les idées, la façon de vivre, la culture, et j’en passe!

Alors je suis désespéremment en train d’essayer de trouver des blogs de français ayant vécu aux Etats Unis et déménagé à Granbled. Je trouve des dixaines de blogs de français au Québec, quelques uns de français à Vancouver, mais à peine deux ou trois de français à Granbled, et quelques uns d’américains ayant déménagé à Granbled (mais ceux-là sont anglophones)… Et ce n’est pas que je n’aime pas lire ceux du Québec ou des français en général, mais les différences sont quand même importantes entre Granbled et Moyenbled, et Petibled aussi. Et puis en même temps, je ne suis pas surprise par des choses qui surprennent beaucoup de français fraîchement émmigrés, comme par exemple le fameux « tip » (pourboire), ou les magasins immenses et ouverts tout le temps, ou le coût de la vie (moins élevé qu’en France mais beaucoup plus élevé qu’aux Etats Unis). Non, ce qu’il me faut c’est de pouvoir comparer la vie que je connais avec ma future vie à Granbled. Alors la chasse au français ayant vécu aux Etats Unis et immigré à Granbled est ouverte! (aïe, ne tirez pas sur moi siouplait!)

C’est etrange. Je dit que je suis française ou suisse mais en réalité, ma vie est vraiment américaine. J’ai quitté la Suisse juste au moment où je devenais adulte et commençais à me construire une petite vie avec une voiture, un appartement, un compte en banque… mais en réalité, je ne connais plus rien du système suisse et absolument rien du système français (puisque j’ai quitté la France à huit ans). En même temps, on dit que le Canada et les Etats Unis sont assez similaires au niveau du style de vie, mais les différences sont comme l’anglais et le français et le texte ci-dessus: il y a les vrais amis et les faux amis et les pas amis du tout, et c’est difficile de savoir ce qui est quoi. Par exemple avec les banques et l’assurance de ma voiture, on me dit ici que beaucoup de choses peuvent être transférées au Canada… mais pas tout… et ça sera quand même pas exactement pareil… mais quand même un peu… mais pas tout-à-fait. Je n’en dors plus! Sans parler de la voiture qu’il faut trouver, des chats qu’il faut louer, des déménageurs qu’il faut trafiquer, et des appartements qu’il faut vacciner (ou vice-versa, je ne sais plus)…. Et j’en passe!

Ce post est un peu n’importe quoi, hein? Ca doit être l’émotion.

Je retourne à ma thèse…

Cette fois-ci, je voulais faire un truc complètement différent que le riz « normal » sous toutes ses formes et j’ai trouvé cette recette qui m’avait l’air pas mal du tout et assez facile. Je ne suis pas trop desserts, en général, mais là, il fallait que j’essaye! C’est Sebastien qui a trouvé la bonne réponse: ce sont des « Creole rice fritters, » aussi appelés des Calas créoles, spécialité de la Nouvelle Orléans et mangées au petit déjeuner ou comme snack n’importe quand. Ou bien comme dessert avec de la glace à la vanille!

Pour une fois, j’ai suivi une recette à la lettre! Pour une vingtaine de beignets (3-4 personnes), il fallait:

3/4 cup (90 gr) de farine
1/2 cup (115gr) de sucre
1/2 cac de noix de muscade (fraîchement rapée)
1 cac de cinnamon en poudre (agh, je me souviens de la noix de muscade maintenant mais plus du cinnamon en français. Steu galère! Vous saviez que c’était de la même famille que le laurier??)
1 sachet (8 gr) de levure
2 oeufs légèrement battus
2 cups (370 gr) de riz bien cuit et légèrement écrasé
1 cac d’extrait de vanille
beaucoup d’huile pour la fritture
du sucre glace pour la décoration

Mélanger la farine, le sucre, le cinnamon, la noix de muscade, un peu de sel, et la levure dans un grand saladier. Ajouter petit-à-petit 1/3 cup (80 ml) d’eau bien chaude jusqu’à avoir une pâte bien épaisse. Ajouter les oeufs petit-à-petit et puis le riz et la vanille et bien mélanger (là je n’avais pas tout-à-fait assez de riz, normalement on doit mieux voir le riz dans la pâte).

Couvrir et laisser dans un endroit chaud monter au moins de double (entre 20 minutes et une nuit). Remélanger une fois et relaisser monter 20 minutes.

Chauffer une grande poêle d’huile (environ 5-10 centimètres de profondeur) jusqu’à 180 degrés (350 Fahrenheit) (mais moi je ne pouvais pas mesurer la chaleur alors au début, mon huile était trop chaude. Il ne faut pas que ça soit vraiment trop chaud sinon les trucs dorent trop rapidement à l’extérieur et ne cuisent pas bien à l’intérieur et c’est moins bon). Remélanger la pâte une fois et ensuite mettre des cuillères à soupe pleines de pâte dans l’huile (la pâte est encore presque liquide mais c’est normal). Attention, ne pas mettre des cuillères de pâte trop grosses, c’est plus joli et meilleur en moins gros (là mes beignets étaient presque trop gros).

Laisser dorer les beignets dans l’huile en retournant de temps en temps jusqu’à ce que soit bien doré (si c’est doré en une minute, l’huile est trop chaude. Si l’huile est à la bonne température, il faut environ 3-4 minutes pour que les beignets soient bien dorés).

Bien égouter sur du papier absorbant et décorer avec un peu de sucre glace. Manger tiède ou même froid. Et je confirme, ça se laisse manger n’importe quand!! C’est absolument exquis!! Super chouette pour un goûter d’anniversaire ou une petite soirée avec les copains! Ou pour soi toute seule ;)

Bonap’ :)

Partir comme ça, dès l’aube, alors qu’il fait encore un froid à tuer les cariboux, ce n’est pas mon truc. Surtout si le gèle a bloqué ma portière et que je dois rentrer dans ma voiture par la porte du passager…

Et SURTOUT si le gèle a bloqué la porte de mon réservoir d’essence et que je dois rouler plus d’une-demi heure sur l’autoroute avec un réservoir pratiquement vide en priant que le champ de maïs ne soit pas trop grand et que le bled suivant n’arrive pas trop tard!

Chicago, c’est une ville que j’aime vraiment beaucoup, à part qu’il y fait encore plus froid que dans mon champ de maïs! Grace au lac, il est très difficile de s’y perdre, et l’architecture me ravit toujours autant à chaque fois.

Pour ma conférence (à laquelle je suis arrivée une heure en avance même si cette fois j’avais prévu le coup du décalage horaire, il n’y a pas beaucoup d’embouteillages un samedi matin à sept heures), je me suis garée dans un grand parking… et à la sortie, ma carte a été refusée… puis annulée… puis j’ai réessayé… et puis ça m’a dit que j’avais reçu une réduction de 100%… et j’étais en train d’essayer de comprendre le truc quand la barrière s’est ouverte et je me suis cassée sans demander mon reste! J’espère bien avoir eu la réduction, parce que $24 de parking c’est quand même beaucoup!

D’habitude, je suis de l’autre côté de la ville et je vois la Sears Tower, mais cette fois, j’étais près du lac et la vue est très différente… enfin, si on sait distinguer la Sears Tower de la Hanckock Tower ;) La foule ça m’étouffe… je ne suis pas une fille des grandes villes… mais aujourd’hui j’ai essayé de m’imaginer vivant à Chicago… ou dans un autre Granbled du genre…

Tiens, d’ailleurs même la ville m’aide à mieux me l’imaginer…

C’est dans ce genre de building que je veux habiter, au bord du lac et avec personne autour, sauf que là il y a pas de balcon. Mais ce matin, en essayant de déneiger ma bagnole, je me suis rendue compte que la priorité numéro deux pour mon nouvel appartement, après le balcon pour les chatounes, c’est un parking couvert!

Ce que j’aime bien dans l’architecture de Chicago, c’est la diversité. Il y en a pour tous les goûts! Et grace aux embouteillages permanents de la ville, c’est facile de prendre des photos!

Ce que j’aime aussi, c’est caler mon appreil photo sur mon volant et prendre des photos sans regarder, juste comme ça, de temps en temps, en roulant au hasard des rues, et trouver des trucs marrants dans les photos prises ainsi, à mon retour.

Je veux aussi des souvenirs de ce pays que j’aime malgré tout beaucoup. Depuis que j’ai décidé de partir, après quand même plus de 10 ans ici, je me demande, à chaque fois que je vois un restaurant que j’aime bien, ou un magasin, ou une marque de nourriture, « est-ce que ça existe aussi au Canada? »

Ce qui est drôle (ou pas), c’est que les choses qui me manqueront le moins des Etats Unis sont probablement celles que je retrouverai le plus vite au Canada (à part un certain buisson maudit, thank goodness, mais malheureusement il a des acolytes même au pays des cariboux…)

Pour le déjeuner, je suis allée avec quelques copains manger dans un restau thailandais très sympa. J’étais assise en face d’une copine allemande qui vient d’accepter un boulot au Mexique! On a bien papoté des différences de législations entre l’immigration au Canada et l’immigration au Mexique, les prix, les papiers, les permis de travail, les chats, les voitures (personne n’a deviné pourquoi Nissan m’avait envoyé une lettre, et pourtant c’est facile: pour passer la frontière canadienne en prouvant que ma bagnole n’est pas mal fichue), les banques, les cours qu’on va enseigner, les salaires, etc. Marrant. La conclusion? C’est vachement plus simple d’immigrer au Mexique qu’au Canada!

Voili voilà. Retour à la case départ (et alors là, bonjour les embouteillages à la sortie de Chicago!!!) après une journée bien occupée. Snif si c’était mon dernier voyage à Chicago…

Ras le bol des conférences, ras le bol des présentations à la noix, j’veux des vacances, moi, et surtout, je veux pouvoir bosser sur ma thèse!!! Bon, je suis partie, aujourd’hui, et la devinette du jour est assez facile:

Je suis à Chicago pour une conférence qui a lieu du 22 au 25 mars. Et c’est un truc qui correspond un peu à ce que je fais comme boulot mais pas beaucoup à ce que je fais comme études. Qui trouvera le nom de la conférence? Tous ceux qui trouvent la bonne réponse ont le droit de m’envoyer une carte postale :D

OK c’est trop facile. Alors une autre devinette: hier soir, j’ai fait du riz… mais sous une forme vraiment très … heu… inhabituelle! Comment? Quoi? Le seul indice que je vous donne c’est que c’était une recette typique du sud des Etats Unis et d’une ville très très célèbre en particulier! Et ça m’a pris plus d’une heure juste pour la préparation (sans compter la cuisson)! Miam!!! Tous ceux qui devineront la réponse ont le droit d’essayer de faire la recette, dont je donnerai les détails demain. (Et non, je n’ai réussi ni à déclancher l’alarm anti-incendit ni à retuer ma cuisinière que mon proprio m’a réparée ce matin pendant que j’étais au boulot, je me déçois!).

Pas encore assez de travail pour le week-end? Allez, une troisième devinette: ce matin j’ai reçu une lettre de « Nissan North America » qui me disait quelque chose à propos de ma voiture à moi (pas juste à propos de n’importe quelle Nissan). Quoi? Et pourquoi? Ceux qui trouvent la réponse de cette devinette-là ont le droit de… heu… recevoir toute mon admiration :) (nan mais en fait c’est super fastoche si on me connait un tout petit peu).

Allez, je vais me pieuter parce que je dois encore me réveiller aux horreurs aurores. Kiss kiss.

miss lulu a réussi à tuer définitivement sa cuisinière en une explosion très bruyante et avec une grosse flamme alors que ses poireaux à la crème n’étaient qu’à moitié cuits!

miss Kitty Calinette a réussi à tomber de son lit perché en s’étirant un peu trop et en entraînant avec elle mon énorme tableau de canyon tellement elle a sursauté en tombant!

miss Sosso a réussi à tomber avec un gros ploutch dans les toilettes que j’avais laissées ouvertes pour la première fois de ma vie!

:lol: :lol: désolée, j’arrive plus à m’arrêter de rire :lol: :lol:

Non mais c’est pas bientôt fini ces âneries??!!

Pour faire un dessert crémeux, délicat, et savoureux, il vous suffit de beaucoup de temps et ces quelques ingrédients, pour trois personnes environ:

- 1 litre de lait au moins
- une demi tasse de riz (Arborio, par exemple) (la quantité n’est pas très précise mais ce n’est pas grave, il suffit de rajouter du lait jusqu’à ce que tout soit bien cuit s’il n’y en a pas assez)
- cinq gousses de cardamone très légèrement écrasées (ou une grosse pointe de couteau de cardamone en poudre)
- deux ou trois cuillères à soupe de sucre (ça dépend des goûts)
- des amandes hachées
- des raisins secs
- un bouquin de sudoku

Faire chauffer le lait avec la cardamone. Ajouter le riz et laisser cuire en mélangeant bien presque tout le temps au moins une heure au total! Pendant ce temps, faire quelques sudokus sans tricher. Au bout d’une demi-heure, ajouter le sucre, goûter, rajouter du sucre si nécessaire, puis ajouter les amandes et les raisons secs. Continuer à cuire aussi longtemps que possible (au moins encore 30 minutes de plus) (en touillant toujours) avant que tout ne crame. Plus ça cuit meilleurs c’est, sauf si c’est cramé, bien sûr!

Dans la recette originale, il fallait un litre-et-demi de lait et il fallait laisser cuire tout ça pendant une heure-et-demi! J’adore faire des sudokus mais je n’ai pas eu le courage d’en faire pendant aussi longtemps que ça et en plus je n’avais qu’un litre de lait! En plus je n’avais pas de raisins secs non plus… mais c’était quand même absolument divin!

Mettre dans des petits ramequins individuels. Décorer avec des amandes effilées grillées une minute à la poêle. Servir tiède ou froid.

Se délecter!

Il y a mon champ de maïs. Plat, plat, plat. L’absence de vie, la chaleur moite en été, les tornades au printemps et en automne, les blizzards en hiver, des moments vides et qui s’éternisent, le manque de culture et de diversité, l’odeur des vaches, les montagnes cruellement absentes, et les distances longues comme un jour sans pain.

Il y a aussi le calme. Le vent qui caresse doucement les épis, les embouteillages inconnus, l’absence de stress, le silence de la nuit, les voisins qui disent bonjour, les portes des maisons ouvertes sans craintes, le facteur qui connait mon nom, la vie qui s’écoule sans peur, et le ciel bleu, infini, aussi loin que les yeux peuvent porter.

Fermer la porte à une vie sans vie et qui s’éternise, c’est ouvrir une fenêtre à des possibilités même pas encore imaginées. Mais ouvrir la porte à une nouvelle vie multicolore c’est aussi fermer une fenêtre sur les étoiles qui scintillent plus vivement dans mon champ de maïs que n’importe où d’autre.

Et vous, qu’est-ce que vous préférez? La ville ou la campagne? Qu’y aimez-vous?

… Ça dure à peine une semaine,
Mais quelle semaine!

La jolie maison où j’ai passé la semaine et ma petite voiture de location… C’est embêtant de louer des voitures, comme ça, parce que je ça me donne toujours envie d’en acheter un autre pour remplacer mon tracteur…

Les maisons sont construites comme ça un peu partout, comme la Floride est en réalité un immense étang avec des petites îles où sont construites quelques maisons…. Il y a toujours une immense véranda entièrement entourée de « screen » (c’est quoi en français, ce machin qui empêche les moustiques de passer?). Ca permet de passer la soirée dehors sans être embêtés par les petites bestioles. Je ne sais pas, par contre, si c’est efficace contre les crocodiles!

Il y a plein de canards et autres oiseaux magnifiques un peu partout (tiens, ça me rappelle que j’ai vu un faucon l’autre jour sur le campus de Purdue! Tous les passants étaient immobiles, c’était impressionant). Donc j’ai vu cet oiseau-là (un héron?) par ma fenêtre un matin…

Là, c’est la petite terasse où j’ai réussi à m’échapper pour prendre un peu de soleil pendant 10 minutes, mes seules 10 minutes de soleil de toute la semaine!

C’est sympa, comme ça, on dirait, mais en fait, Tampa est une ville qui est en train de se dire qu’elle pourrait être une « grande » ville et donc tout est en travaux, tout est absolument merdique, pas fait pour les touristes, pas pratique, mal indiqué, compliqué… Il n’y a pas de centre ville mais quelques petits coins chics ici et là (souvent entourés de quartiers sordides) avec des magasins et des restaurants. Par exemple autour du centre des congrès où j’étais, il n’y avait pas un seul restaurant (même pas un macdo, imaginez un peu!!) à moins de 20 minutes à pieds!

J’avais donc réussi à convaincre ma chtite soeur d’envoyer un « proposal » pour cette conférence et son truc a été accepté, donc elle est venue avec moi. Ses beaux-parents habitent à Tampa ce qui nous a permis de ne pas prendre d’hôtel mais de nous perdre un certain nombre de fois, comme ils habitaient quand même assez loin du centre-ville. Les embouteillages étaient assez coriaces, eux aussi… Bref, sa présentation était super géniale, et tout le monde lui a dit qu’elle devrait faire un doctorat mais elle veut pas, je sais pas pourquoi…

Là c’était après sa présentation et une des miennes qui était juste après. On était absolument nazes toutes les deux. C’était cool, pour une fois, parce que moi je me fatigue en général très rapidement, mais cette fois je n’étais pas la seule, comme elle se trimbalait avec un p’tit garçon de la taille d’un gros melon dans le bidon, huhuh!

Ce qui m’a fait le plus rire, là-bas, c’est que tous les stéréotypes que je pouvais avoir sur la Floride ont été confirmés: les filles blondes avec leur lunettes de soleil en super bagnoles décapotables, les vrais palmiers à l’intérieur des hôtels, la chaleur torride (plus de 25 degrés celcius en fin d’après-midi), les conducteurs qui ont pris un coup de soleil de trop sur la tête, la bouffe super bonne quand on y met le prix (et surtout plein de poisson, miam!!!), les alligators, … vraiment comme dans la série Miami Vice, vous voyez le genre?

Coucou la chtite soeur :)

Dernière soirée de conférence, on n’avait encore deux dîners auxquels il fallait aller en même temps! On n’en pouvait plus, on se serait couchées sur la table (ou même dessous) si on avait osé! Heureusement que les gens avec qui on était étaient vraiment super chouettes! C’est une des seules raisons pour lesquelles je vais encore à ce genre de conférence: revoir les vieux copains d’Utah ou de Purdue, d’anciens profs, des amis qu’on ne voit qu’une fois par an, et puis rencontrer des tas de gens sympas qui me donnent des idées pour mon déménagement au Canada (95% sûr), mon boulot, et mes études, et que je me réjouis déjà de revoir l’année prochaine… à Seattle cette fois 8)

Boulot de miss lulu jusqu’à aujourd’hui:

- étudiante
- chercheuse de boulot
- écriveuse de dissertation pour durée illimitée
- cheffe (faut que je m’habitue au Canada) d’association professionelle
- visiteuse de campus
- présenteuse à moultes conférences
- voyageuse
- écriveuse et liseuse addicte de blogs
- prof
- glandeuse!

Boulot de miss lulu à partir d’aujourd’hui:

- écriveuse de dissertation (thèse) en urgence (défense (soutenance) le 13 juin)
- chercheuse d’appartement dans Granbled
- prof jusqu’à fin avril
- bosseuse à fond!

Conclusions:

- y’a d’l'espoir
- merde
- et vice-versa!

Aujourd’hui, c’est vachement cool, on peut encore perdre son temps à faire des bêtises avec les petits jeux crétins de miss lulu! Ce puzzle-ci est pas mal complexe si vous ne faites pas attention à UNE chose. Si vous trouvez tout de suite cette chose, le reste du puzzle sera ultra facile! Sinon, ben… heu… ça sera ‘achement difficile, huhuh! (Ouais en fait même si on trouve le truc c’est pas mal difficile, aujourd’hui, heureusement que c’est presque ze week-end :) ) Quand vous faites ce puzzle, dites toujours bien « X en haut, Z en bas » pour ne pas vous emmêler les pinceaux. Et deux mots sont coupés pour aller à la ligne). Alors zou, au boulot!

Et va, comme hier, comme hier, comme hier, si tu n’ m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons (comme disait Brassens), si vous ne m’envoyez pas la réponse aujourd’hui, (lmoussu[@]verizon[.]net), le 17, c’est vous qui devrez m’envoyer une carte postale :P

Ze last puzzle iz ici. DEMAIN JE REVIENS!! (Attention, ne pas oublier de sortir le tapis rouge et mettre les croquettes au frais…).

PS. Il ne me reste plus qu’une présentation à faire!!! Au rythme de deux présentations (au minimum) par jour toute la semaine, je peux vous dire que je n’ai pas chômé!! Tampa est une ville merdique et pas sympa, à part le soleil, et je n’en ai vu que les travaux et les mauvais conducteurs. Heureusement, j’ai rencontré plein d’anciens copains et profs, et ça c’est sympa, et les gens chez qui je suis sont très chouettes, même si je ne les vois que rarement. Mes chatounes me manquent…

Aujourd’hui, mon message est secret (je crois que je vais commencer à écrire mes posts comme ça tous les jour, mon blog sera moins dangereux en ces moments de recherche de travail, huhuhuh). Dans ce texte, il y a deux fois le mot « soeur » et le dernier mot est « eux. » Ah ben oui, c’est plus long que d’habitude, maintenant vous êtes habitués et vous me faites ça les doigts dans les poils de chats ;)

Le puzzle d’aujourd’hui se trouve ici.

Attention de bien envoyer vos réponses aujourd’hui, même si vous n’avez pas envoyé les précédentes, (lmoussu[@]verizon[.]net.) si vous voulez une carte du bled :)

PS. Le travail continue de s’accumuler et les pieds d’enfler (mais mon dos, qui s’était coincé dimanche, va beaucoup mieux heureusement). Je mange plein de poisson et de crevettes et de junk food et c’est pas bien du tout, je dors quatre heures par nuit et je stresse le reste du temps, et demain, ma journée commence à 6 heures du matin et finit à 10 heures du soir. Je n’ai toujours pas vu de plages ni la mer ni rien du tout, à part des salles de conférence. Keskon s’amuse ;)

A part ça, j’ai reçu tout plein d’emails de tout plein de gens et c’est génial! Je ne peux pas y répondre pour le moment mais je le ferai à mon retour… un de ces quatre. En attendant, n’oubliez pas de me donner votre adresse si je ne l’ai pas quand vous m’envoyez vos réponses, pour que je puisse à mon tour vous envoyer des cartes :) (Il va bientôt falloir que j’engage une secrétaire à plein temps pour m’organiser cet envoyage intensif de cartes, en plus de m’ouvrir une usine de cartes postales!)

Alors là, ça se corse! Pour deviner la ville où je suis, il faut d’abord trouver le bon ordre des lettres de chaque mots. Ensuite, si vous n’avez pas déjà deviné la ville grâce aux mots mélangés, il faut prendre les lettres dans les cercles et le mettre dans l’ordre pour trouver le nom de la ville où je suis. Tous les mots dans le désordre sont des endroits qui se trouvent dans cette ville (par exemple si il y a « ruto filefe » il faut trouver tour eiffel et vous saurez que c’est à paris) (c’est sûr qu’on peut tricher sur ce coup-là mais c’est moins drôle ;) ).

La devinette s’ouvrira depuis ce lien et vous pouvez l’imprimer. Envoyez vos réponses (seules les réponses envoyées aujourd’hui comptent pour une carte du bled) à lmoussu[@]verizon[.]net.

PS. Ma chtite soeur (et demi) est avec moi, c’est chouette. Pas encore eu d’accident de voiture, malgré que les gens conduisent comme des sauvages dans ce bled! Je suis morte morte morte de fatigue alors que rien n’est fini, même à peine commencé… J’ai même tellement mal aux jambes que je n’arrive plus à dormir! Mais je survivrai, foie de morue!

Mon premier est un synonyme de « vague. » (Rajoutage: que vous savez de lugubres histoires…)

Mon second est un synonyme de « patte-d’oie. »

Mon tout est l’état dans lequel je me trouve.

Comme d’hab, envoyez vos réponses (seules les réponses envoyées le 14 mars comptent pour une carte du bled) à lmoussu[@]verizon[.]net.

Demain… un autre indice :)

PS. Je suis bien arrivée là où je suis, il fait beau, la lune est pleine et sur son fond de ciel bleu on dirait qu’elle est transparente. J’ai une superbe voiture de location et les gens chez qui je suis sont très sympatiques. Il y a aussi un gros chien adorable qui ressemble à Calinette, si si, je vous jure, ça me faire trop rire! Il a les mêmes expressions et réactions que Calinette, le même regard aussi…

Ce soir, bien sûr, j’ai super mal au ventre comme à chaque fois que je suis nerveuse… mais ça passera… dans quelques jours…

Je ne peux pas visiter vos blogs parce que ça vous donnerait des indices sur ma location ;)

Au-dessus des vieux volcans
Gliss’ tes ailes sous le tapis du vent
Voyage Voyage
Éternellement
De nuages en marécages
De vent d’Espagne en pluie d’équateur
Voyage voyage
Vol dans les hauteurs
Au-d’ssus des capitales
Des idées fatales
Regarde l’océan

Sur le Gange ou l’Amazone
Chez les blacks chez les sikhs chez les jaunes
Voyage voyage
Dans tout le royaume
Sur les dunes du Sahara
Des îles Fidji au Fuji-Yama
Voyage voyage
Ne t’arrêtes pas
Au-d’ssus des barbelés
Des cœurs bombardés
Regarde l’océan

Voyage voyage
Plus loin que nuit et le jour {voyage voyage}
Voyage {voyage}
Dans l’espace inouï de l’amour
Voyage voyage
Sur l’eau sacrée d’un fleuve indien {voyage voyage}
Voyage {voyage}
Et jamais ne reviens…

C’est Desireless qui l’a dit, c’est pas moi!

Donc… je m’en vais, adios amigos, mais je ne vous dit ni pour combien de temps ni où ni pourquoi, cette fois! A vous de trouver! Toute personne qui trouve les bonnes réponses à toutes mes questions et me les envoie le jour où les devinettes sont publiées auront droit à une carte postale du bled ouskeujvais!

Aujourd’hui, vous allez pouvoir chercher le pays dans lequel se passe la chose à laquelle je dois aller. Voilà quelques indices sur le pays dans lequel je vais*:

- la capitale de ce pays n’est pas Addis Abeba
- la plus haute montaghe de ce pays n’est pas Nowshak
- la surface totale de ce pays n’est pas 475 440 kilomètres carrés
- les frontières de ce pays ne font pas 9 665 kilomètres
- la date d’indépendance de ce pays n’est pas le 11 Juillet 1921
- l’un des pays limitrophes de ce pays n’est pas la Belgique
- l’un longueur de la côte maritime de ce pays ne fait pas 0 kilomètres
- le nombre d’habitants de ce pays n’est pas 82 431 390
- l’âge moyen des habitants de ce pays n’est pas 40,97 ans
- le taux de naissances n’est pas 9,49 naissances par 1 000 habitants
- le code internet de ce pays n’est pas .lu
- le dirigeant de ce pays n’est pas la reine Elizabeth II
- le GDP per capita (c’est quoi en français?) n’est pas $26 000
- le climat de ce pays n’inclue pas la saison de la mousson
- la monnaie utilisée dans ce pays n’est pas le Franc suisse
- la langue principale des habitants de ce pays n’est pas l’espagnol
- la population de ce pays n’est pas à 23% d’origine française
- le gouvernement de ce pays n’est pas communiste
- le taux de chaumage de ce pays n’est pas de 7,5%
- la religion principale des habitants de ce pays n’est pas le Bouddhisme
- ce n’est pas un pays dans lequel je ne suis jamais allée!

* Toutes les informations données ci-dessous sont des vraies informations sur des pays différents. La personne qui trouve de quels pays viennent ces chiffres aura droit à un vrai gros cadeau de champ de maïs. Répondez par email à lmoussu[@]verizon[.]net (pas à gmail, je ne reçois jamais leurs messages).

PS. Si vous ne trouvez pas le pays aujourd’hui, vous trouverez peut-être quelque chose d’autre demain… et le pays sera beaucoup plus facile à trouver :) Allez, on ne se décourage pas le premier jour déjà!

Avec le retour de ça:


il y a aussi le retour de ça:

Franchement, je m’aime bien, mais y’a des limites à la bizarroïtude quand même, non? Non? Bon… En tous les cas, là j’y suis allée fort! C’est même pas de ma faute, pourtant, c’est celle Betty Bossy!

Quand j’ai commencé à cuire le bidule, j’ai cru que je m’étais trompée quelque part. J’ai aussi cru, pendant un moment, que mes légumes étaient pourris! Ca ressemblait à ça:

Vous devinez ce que c’est? Non, ce ne sont pas des vers, ni des intestins de poulets grippés, ni des châtaignes un peu déformées…

C’est de l’oignon et… du radicchio! Vous savez, cette salade rouge un peu amère et qui coûte la peau des fesses, ici. Je l’adore en salade, cru… et là, j’ai trouvé une recette de risotto au radicchio alors je me suis dit pourquoi pas, qui ne tente rien n’a rien, foie de miss lulu (ben oui, il paraît que les trucs amers c’est bon pour le foie)!

Alors je vous explique: d’abord, vous faites revenir des oignons coupés en chtits morceaux dans de l’huile pendant quelques minutes. Ensuite, vous ajoutez la salade coupée en lanières et vous la laissez « dorer » (brunir) (non, ce n’est pas du pourri, le rouge part et devient brun… ne jetez pas les morceaux bruns, huhuhuh) cinq minutes en retournant souvent.

Quand tout est bien brun et moche et que vous avez envie de tout fiche à la poubelle, ajoutez le riz à risotto et faites revenir un moment, jusqu’à ce que les grains soient transparents. Ajoutez ensuite du bouillon de légumes chaud une louche après l’autre, jusqu’à ce que le riz soit tendre (environ 30 minutes).

A la fin, ajoutez un peu de crème fraîche liquide (pour adoucir l’amertume), du sel et du poivre, et un peu de parmesan fraichement râpé. Servez chaud… avec une viande bien grillée par exemple ou un poisson qui a beauoup de goût… mais pas en trop grandes quantités parce que vos invités seront surpris!

Ce n’est pas « mauvais » mais c’est surprenant, ça c’est sûr! Il faut aimer les endives et le radicchio pour aimer ce risotto. Bien sûr, on peut utiliser plus ou moins de radicchio pour que ça soit plus ou moins amer, et je conseille de commencer avec une demi tête de salade pour quatre personnes (débrouillez-vous avec les quantités de riz, moi je fais ça au bol comme ça il m’en reste toujours pour le lendemain, c’est pratique).

C’est pour ça que je conseille de servir ce risotto avec une viande bien juteuse ou un poisson qui a du goût (genre saumon) pour contrebalancer l’effet amer. C’est bon, vraiment, moi j’ai bien aimé, mais ce n’est ni super décoratif comme plat, ni un met qu’on peut manger en grandes quantités, ni quelque chose que beaucoup de gens vont aimer du premier coup. Mais ça vaut la peine d’essayer!

Guten Appetit 8)

Le dossier est envoyé aujourd’hui!

PS. J’ai enlevé quelques posts un peu trop « privés » de mon blog. Je les remettrai… bientôt j’espère. Si vous passez par mes archives et trouvez un post qu’il vaudrait mieux que j’enlève en ces moments difficiles de recherche d’emploi, faites-moi signe s’il-vous-plaît, je vous en serai reconnaissante!

PPS. Merci à tous pour hier :) Grâce à vous tous, j’ai réussi à sourire au moins 140 fois et même à rigoler plusieurs fois! Ca fait du bien!! Merci du fond du coeur!

Il y a des millions de choses qui se passent dans ma vie en ce moment, c’est infernal! Je ne peux plus vous donner de détails parce que j’ai eu quelques problèmes (rien de sérieux) du côté de mes blogs (marrant que je vous aie écrit ce post il n’y a pas si longtemps) et vous avez peut-être remarqué que j’ai changé le nom d’une grande ville canadienne dans laquelle je suis allée il y a quelques semaine en « Granbled » dans tous mes posts et les commentaires. Ce nom de ville est absolument interdit sur ce blog (et sur l’autre encore plus) à partir d’aujourd’hui, alors s’il-vous-plaît, utilisez Granbled quand vous voulez m’en parler.

En même temps, j’ai reçu une invitation pour une autre « campus visit » à Toupetibledeneigé10moiparan au Québec… et j’ai un entretien d’embauche avec Petituniversité (qui se trouve à CapitaldézUSA) dans dix jours (mais pas à CapitaldézUSA). Donc c’est vachement la panique à babord! (J’adore commencer les conversations téléphoniques avec Toupetibledeneigé10moiparan en anglais très formellement (good evening professor miss lulu) et puis ça passe en moins formel (you know, miss lulu…), et puis en français (bien sûr, lulu…), et finalement, à la fin de la conversation, on est copains (donc tu nous rappelles, lulu, hein). J’aime le Québec ;) ).

Le pire, dans l’affaire, c’est l’histoire de mes papiers d’immigration. J’ai commencé la collection de papiers en Novembre, et comme j’ai vécu dans trois pays différents, étudié dans deux pays et trois universités différentes, et travaillé dans au moins deux pays et quatre endroits différents, ça a pris très, très longtemps. Quand Granbled m’a fait une offre il y a quelques jours, je me suis rendue compte que … heu… j’avais presque menti à ces braves gens en leur disant que j’étais « en train » de faire la demande de « permanent residency » au Canada et donc je me suis engagée une avocate vite fait (à Montréal) à qui j’ai pu poser deux milles questions et à qui j’ai envoyé TOUS mes papiers en FedEx hier soir. Elle les a bien reçus aujourd’hui et va normalement les envoyer à l’immigration vendredi! Malheureusement, ça prend encore pas mal de temps pour recevoir le bidule… et je me trouve donc super coincée avec Granbled et Toupetibledeneigé10moiparan qui croient que je vais recevoir le papier de « permanent residency » dans quelques semaines. Je vais sûrement devoir faire une demande de « temporary work permit » pour six mois ou un an en attendant la residency… mais pour ça, il faut être approuvée par les services de Resources Humaines du Canada, qui ne voient pas d’un si bon oeil qu’on file des jobs à ces saletés d’étrangers au lieu de les donner à des bons canadiens méritants. Je suis donc dans la m.e.r.d.e!

Bref, je suis dégoûtée par ce qui s’est passé et qui se passe toujours sur mon autre blog (y’a pas de traces publiques, et encore une fois, c’est pas si grave, pas la peine de poser des questions, je ne peux rien dire pour le moment mais je donnerai tous les détails dès que j’ai un contrat de signé quelque part), je suis complètement débordée et épuisée par tout ce stress de l’immigration, et en plus je dois me préparer pour la semaine prochaine qui risque d’être l’enfer le pire de cette année (plus de détails à ce moment-là). En même temps, c’est un sentiment très nouveau et très très agréable que de se sentir « voulue » et appréciée. Toupetibledeneigé10moiparan me veut visiblement beaucoup, parce qu’ils n’ont pas le droit de payer un voyage de visite à des étrangers mais vont quand même le faire pour moi parce qu’ils sont « très impressionnés » par mon dossier (et puis je pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres candidats assez fous pour aller dans ce coin!).

Donc ce soir, pas de thèse, pas de correction de copies, rien! Je vais me faire du riz aux courgettes, me regarder Femmes au bord de la crise de nerfs pour la dixième fois, et puis me pieuter tôt. En attendant, le copain Jid a dit que ce qui compte dans la vie d’un blog, « ce n’est pas le nombre de visites mais le nombre de commentaires, » alors je vous propose de faire sauter mes commentaires aujourd’hui, juste parce que ça me refera sourire et aussi pour vérifier la théorie de Jid, huhuh! Racontez-moi votre vie, des blagues, des bêtises, n’importe quoi, et faites-moi un p’tit coucou si vous êtes d’habitude un peu timide :)

Voici enfin la suite des réponses à ma crème renversée, avec les jolies images de Lune.

16. Dans quels deux pays d’Amérique du Sud est-ce que je suis déjà allée? Maintenant tout le monde doit savoir la réponse… et non, ce n’est pas le Mexique!

17. De quoi fais-je la collection? Bravo Lune, ce n’était pas facile du tout parce que la réponse se trouvait dans les commentaires d’un vieux post: je collectionne les billets de tous les pays. J’en suis à 58 je crois… et si vous en avez d’autres, je vous les échange volontier contre quelques dollars :)

18. Comment s’appellent mes soeurs et mon frangin? Bon, la réponse juste a aussi été trouvée dans les commentaires, bravo!

19. Quel est un de mes plus grands rêves? Ben oui, le Canada, d’avoir un doctorat, de visiter le Machu Picchu, de faire 1 mètre 80, … il y avait le choix, huhuh.

20. Quel est mon compositeur de musique classique préféré? Chopin, sans aucun doute.

21. Quelle est LA chose qui me manque le plus de France? Alors là il y avait le choix entre les pains aux raisins et le fromage (surtout le Morbier, effectivement) … mais un truc qui me manque vraiment vraiment vraiment et qu’on ne trouve pas ici (et même si on en trouve, c’est pas vraiment pareil) c’est le fromage blanc!

22. Qu’est-ce que j’ai fait pour la première fois de ma vie en décembre 2004? Ahaha, c’était effectivement de conduire un gros pick-up truck pendant une semaine (et d’adorer ça) (et c’était dans ce post qu’on pouvait voir ma taille, huhuhuh) :)

23. Dans quel pays lointain suis-je un jour allée retrouver un jeune homme que j’avais rencontré sur internet? En Finlande, bravo!

24. Quel rêve est-ce que Samantdi et Moonliza m’ont permis de réaliser? De voir le viaduc de Millau, ouééééé!!! Trop cool!!!!

25. A propos de quoi a été la seule vraie dispute sur mon blog? Ouais ça c’était pas facile de le savoir si on n’y avait pas pris part. C’est vraiment le seul moment où j’ai failli fermer ce blog. Ca a commencé le 26 juin dernier avec une discussion sur les JO de 2012 à Paris… et ça a fini sur une sacré dispute sur l’accessibilité de Paris aux handicapés et personnes âgées et mamans avec poussettes et tout ça (et aussi la propreté des toilettes de paris, huhuh). C’est un sujet qui me tient très à coeur alors il vaut mieux pas me contredire là-dessus parce que je démarre au quart de tour! C’est même la raison numéro 1 pour laquelle je n’irai jamais vivre en france.

26. Quelle est la prochaine recette avec du riz que je vais essayer de faire? J’attends les recette promises ;) (ce soir c’était gratin d’endives sur leur lit de riz douillet, miam).

27. Quand j’aurai un nouveau boulot, quelle est la chose la plus importante que je veux dans mon nouvel appartement? Hehe, là ça dépend. La chose la plus importante pour mes chatounes c’est un balcon. Pour moi, la chose la plus importante c’est un nouveau lit parce que celui que j’ai depuis 6 ans était déjà de deuxième main (cul?) quand je l’ai acheté et il est horriblement mauvais! Sinon le jacuzzi 3 places ça marche aussi, hein ;) et Internet, c’est sûr, je ne vivrais pas deux minute sans! Une litière en or pour Sosso et Calinette ça serait pas mal… Par contre je n’utilise pas de sèche-cheveux, sorry.

28. Quand est-ce que je prévois d’avoir des enfants? Là j’en ai souvent parlé… bon OK, une ou deux fois seulement… mais effectivement, never is the right answer.

29. Qu’est-ce qu’il y a d’écrit sur le paneau cloué sur ma porte de petit cagibi à foutoir dans l’entrée de mon appartement? Haha, Parking for French Only :)

30. Où, quand, et avec qui a été prise cette photo? A San Antonio au printemps dernier, bravo, avec les petits Pasfous (j’espère qu’ils vont bien d’ailleurs, ça fait un moment que je n’ai pas de nouvelles, si quelqu’un en a…).

Voili voilà, bravo à tous et merci à ceux qui ont essayé même si certaines questions n’étaient pas du tout faciles! Alors, les heureux gagnants sont et doivent m’envoyer leur adresse à lmoussu[@]verizon[.]net:

Vinvin, Dorian, Fred, Lune, miss.lezard, protochéri, heidi, Pouky et deux autres personnes qui ont répondu et qui veulent une carte et m’envoient leur adresse parce que j’ai enfin trouvé 10 jolies cartes de mon champ de maïs!!! Ah, et Samantdi, Fab, et Cloporte ont aussi droit à une carte pour avoir joué le jeu jusqu’au bout hier soir sans perdre (trop) patience! (Va bientôt falloir que j’ouvre ma propre usine de cartes postales si ça continue, huhuh). J’attends vos adresses, ladies and gentlemen :)

Puisque Samantdi ne fait pas beaucoup de confitures, en ce moment, je reprends le flambeau pour une journée. Malheureusement, je ne sais pas faire de confitures donc il faudra vous contenter d’un plat de riz… avec quelques petits trucs dedans… Et contrairement aux confitures, si vous devinez juste, je ne vous en enverrai pas un pot (sauf si vous insistez vraiment!) mais je vous enverrai une jolie carte postale de mon champ de maïs :) (oui je sais, je dois encore trouver les vinqueurs de mon dernier jeu de crème renversée, ça vient, patience).

Alors, qui peut trouver quels sont les ingrédients de ce délicieux plat? Indice: c’est une recette indienne donc il y a entre autres beaucoup d’épices. Et comme ça, là, de tête, je retrouve aux moins sept légumes… mais je peux en oublier quelques uns.

Vous pouvez donner vos réponses dans les commentaires et je ne répondrai qu’en disant combien il y a de réponses justes ou fausses… sans dire lesquelles! Par exemple si vous dites « ananas, radis, glace à la pistache, riz, mayonnaise, et caramel, » je vous répondrai « une réponse de juste » et c’est tout! Comment ça je suis cruelle?? Ben oui parce qu’à force de vous donner les recettes, vous vous ennuyez, je le sens, alors je sacrifie ma journée pour pouvoir répondre le plus vite possible à vos commentaires (je bosse quand même un tout petit peu, hein) et pour que vous ne vous ennuyassiez point :D Je ne suis pas cruelle, je suis trop gentille, non mais!

Allez, au boulot!

Maaze se khaaiye :)

… on ne fiche pas grand’chose du weekend. On prépare vaguement quelques trucs pour la semaine suivante, on écrit deux ou trois pages de thèse qu’on efface vite tellement c’était pourri, on se fait du riz cantonais un peu raté, on regarde un film un peu nul pour la dixième fois, et on n’arrive même pas à finir trois soduku en entier.

Et puis le dimanche soir, on se dit que quand même, on est déjà en mars et que le temps passe trop vite, que la thèse n’avance pas assez, et qu’on est vraiment trop paraisseuse, et qu’il faut d’urgence se bouger le popotin. Alors on essaye de travailler… de réécrire quelques pages potables, de comprendre des pages et des pages de statistiques, et de penser intelligemment, pour une fois. C’est dur. Mais on se motive en se disant que si on finit de bosser sur une variable, on a le droit de se commender une pizza comme l’autre soir!

Alors on réussit à finir de bosser sur la variable « expected grades » et on téléphone à Domino’s pour se commender une pizza bien chaude et bien grasse. Et on dit bien au type qui délivre à domicile qu’il faut téléphoner depuis l’interphone en bas de l’immeuble pour ouvrir la porte.

Et puis on attend impatiemment sa pizza et quand le téléphone sonne, on répond comme une patate… mais parfois dans la vie, ce n’est pas le délivreur de pizza! Non, pas du tout, même. C’est une gentille madame qui demande très poliment si miss lulu est là et si elle voudrait venir travailler pour eux parce que les cinq membres du committé d’embauche l’aiment beaucoup et ont voté unanimement pour elle.

AAAAAAAHHHHHHHHHH!!!!!!! C’est là qu’il ne faut pas sauter de joie et partir courir un peu partout en rigolant toute seule comme une folle en tremblant de joie et d’exitation mais rester calme et dire « Ah oui? Oh, et qu’est-ce que vous me proposez, alors? » comme si on avait l’habitude de recevoir des coups de téléphones comme ça tous les soirs. Il faut vite réfléchir, trouver sa liste de questions qu’on a failli jeter dix fois (est-ce qu’il y aura un ordinateur dans le bureau, est-ce que les conférences professionelles sont payées, est-ce que le déménagement est pris en charge, etc.) et écouter sagement en prenant des notes pour ne rien oublier alors qu’on tremble d’émotion et qu’on a du mal à penser et à dire des trucs intelligents et que le délivreur de pizza arrive à ce moment-là et qu’il faut interrompre deux fois la conversation avec la madame au téléphone pour ouvrir la porte en bas et puis celle de l’appartement et payer la pizza et puis essayer d’empêcher des chatounes voraces de déchiqueter le carton pour la manger sous mon nez!

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH!!!! Parfois dans la vie on racroche le téléphone et on crie un bon coup et on embrasse mille fois ses chatounes qui sont un peu surprises et on se dit que merde on n’arrivera jamais à finir cette fichue thèse et on va sauter sur son lit en criant c’est pas possible c’est pas possible mais c’est fou c’est pas possible c’est un rêve c’est pas possible!

C’est là qu’on se souvient de la pizza qui est maintenant froide et à moitié bouffée par les chatounes, carton compris… mais ce n’est pas grave, de toutes les manières on a l’estomac tellement noué d’exitation qu’on ne peut plus rien avaler! Et puis il faut écrire 15 emails parce que ça ne se fait pas de téléphoner à sa famille et ses amis à deux heures du matin un dimanche même que vachement c’est dommage, heureusement qu’il y a les blogs pour partager les ragots plus vite et le Carmina Burana à fond dans les oreilles qui chante la fortune et la lune et le petit verre de liqueur de cassis qu’on va aller se servir tout de suite, parce que parfois dans la vie, vraiment, on le mérite!

CHAMPAGNE ET WHISKAS POUR TOUTES ET TOUS!!!!!!!!!!

PS. Le contrat n’est pas signé, encore, et le permis de travail de loin pas encore reçu! Et puis il y a encore quelques entretiens d’embauche en perspective avec d’autres universités… Mais ça fait du bien au moral, tout ça! Y’a d’la joie, bonjour bonjour les hirondelles, y’a d’la joie…

Décembre 2000, le verdict tombe: je suis virée de l’université pour quatre mois, un « semestre. » A cette minute précise, je perds la moitié de ma vie: mes études, mon boulot, mon appartement, mon visa, et mon boyfriend. Je suis donc obligée de tout laisser tomber et de sortir des Etats Unis où je suis devenue illégale en quelques jours pour aller passer quelques mois en Suisse, chez mes parents.

Avril 2001: j’ai enfin le droit de me réinscrire à l’université pour y finir mes études. Mais avant de rentrer aux Etats Unis, mon nouveau visa en poche, je passe quelques jours en France et puis je décide de passer par Montréal où on m’offre un boulot de prof d’anglais dans une école privée. Le boulot bof, pas trop mon truc, mais la semaine à Montréal c’est le top! Dieu que j’aime cette ville! C’est malheureusement à ma sortie de Montréal que l’histoire se corse!

Les citoyens canadiens ayant quelques privilèges en ce qui concerne l’immigration aux Etats Unis, et le 11 septembre 2001 n’étant pas encore arrivé, le douanier qui m’accueille à mon retour aux Etats Unis ne fait pas bien son boulot et ne met pas un gros tampon rouge sur mon I-20! A mon retour à l’université, dans le bureau des étudiants internationaux où je « check in, » on me dit que sans ce beau tampon rouge, je ne peux recommencer ni à travailler ni à étudier! Il me faut urgemment ressortir des Etats Unis pour y re-rentrer et bien faire tamponner mon I-20. Urgemment! Parce que là, j’étudie et je travaille illégalement!

Heureusement, une collègue de travail à qui je fais part de mes soucis m’invite à passer un week-end chez sa tante qui habite à San Diego. Samedi, on pourra aller à Tijuana, au Mexique, et se faire tamponner le I-20 à notre retour, et puis on en profitera pour visiter le Mexique en passant. Génial!

Après une visite à Tijuana où nous avons à peine eu le temps de manger dans un vague restaurant (le dessert, un mélange de kahlùa et de glace à la vanille reste quand même mémorable) et de se faire prendre en photo sur un pauvre petit âne accablé de fatigue, de chaleur, et de touristes crétins, on repasse la frontière pour rentrer aux Etats Unis. Après plus de deux heures d’attente, un douanier nous fait enfin passer et je lui dit bien de tamponner mon I-20 (malgré son regard « je suis pas con, vous savez » noir). Et toute heureuse de ce succès, je rentre chez moi.

C’est là qu’au bureau des étudiants internationaux de mon université, où je montre mon beau tampon, on m’apprend que le douanier a bien tamponné le papier mais … pas le bon! Il a gardé la « student copy » et m’a refilé la copy qu’il aurait dû envoyer à l’immigration. !!!! Et qu’en conclusion, je ne peux toujours ni étudier ni travailler légalement aux Etats Unis! Et je dois ressortir pour pouvoir y re-rentrer encore une fois!

Heureusement, l’ex-copain habite maintenant en Equateur! Et malgré le fait qu’il se soit déjà rabiboché avec une de ses ex à lui, je décide d’aller passer deux semaines en Equateur parce que merdàlafin, j’en ai trop marre de ces conneries et je ne suis jamais allée en Amérique du Sud! Je paye donc quelqu’un pour bosser à ma place et j’utilise mes « sky miles » de Delta pour me prendre un billet pratiquement gratuit pour Quito.

Mais comme tout le monde le sait, Delta ne va pas à Quito, et je dois changer d’avion non seulement à Atlanta mais aussi à Bogota, en Colombie. Et parce que ma vie avait été vraiment trop monotone jusque là, Delta décide de quitter Atlanta avec quatre heures de retard pour cause de toilettes défectueuses!

Et c’est ainsi que moi, miss lulu, minuscule petite fille épuisée et mortellement stressée et angoissée, baraguinant à peine espagnol, n’ayant aucun moyen de prévenir qui que ce soit d’où j’étais, ne sachant pas quand je pourrais attrapper un prochain avion pour Quito, me retrouve toute seule à Bogota pour pratiquement 36 heures. Dans le taxi qui me conduit à travers une ville complètement inconnue jusqu’à l’hôtel gracieusement offert par Delta après une bataille acharnée de plusieurs heures pour leur faire comprendre qu’ils ont intérêt à me payer l’hôtel ou ça leur coûtera très cher, je me dis que si quelque chose m’arrive, personne ne me retrouvera jamais. Dans ma chambre d’hôtel de laquelle je ne peux même pas prévenir mon ex que j’ai raté mon avion mais où je peux enfin laisser couler mes larmes, j’entends la bombe qui explose à deux rues de l’hôtel au milieu de la nuit et je me dis que si je survis à cette aventure, je n’aurai plus jamais peur de rien!

Depuis, je n’ai plus peur de rien! C’est comme ça, passer par sept pays différents en deux mois (Suisse, France, Canada, USA, Mexique, Colombie, et Equateur), travailler et étudier illégalement aux Etats Unis, survivre à des moments homériques dans des endroits insolites, et me débattre pendant des jours et des jours avec ces connards d’agents d’immigration m’a bien appris ma leçon: il ne faut faire confiance à personne, toujours tout vérifier soi-même, et surtout, surtout, économiser des tas de sky miles pour la prochaine fois où un abruti ne fera pas bien son boulot, parce que le prochain voyage c’est en Australie, baby!

Je voulais vous parler du Mexique, aujourd’hui, mais j’ai promis quelque chose à une copine alors voili voilà, faudra revenir demain pour le Mexique et ses méchants douaniers et son kahlùa et ses ânes. En attendant, aujourd’hui, on part au Japon! Ohaïo gozaïmas lecteursan! O guengui deska?

Ce dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est de riz, et plus précisement de riz au petit déjeuner. Je sais, je vous entends déjà crier au crime, mais franchement, essayez d’être des pauvres étudiants pendant 10 ans et vous comprendrez la nécessité de pouvoir manger d’absolument TOUT pour le petit-déjeuner! Et puis les asiatiques le font bien depuis des lustres et sont encore vivants, hein, donc c’est possible! Et comme je ne suis pas très « sucre » en général (à part un peu de chocolat noir de temps en temps), je préfère le genre de p’tit dèj à l’américaine, avec les oeufs et les patates. Donc quand j’ai vu la recette d’Estelle, je me suis dit « c’est pour toi miss lulu! » et comme en plus elle m’était gentillement dédicacée, je l’ai essayée. Deux fois. Avec heureusement beaucoup plus de succès que les cookies ;)

La première fois, j’avais seulement un petit ramequin en verre mais qui n’avait pas les bords droits mais un peu en V, alors bon, c’était difficile de faire le gâteau de riz de la bonne taille. Pour l’oeuf, je l’ai simplement cassé normalement pour faire un oeuf au plat, et puis j’ai posé le ramequin à l’envers avec le jaune au milieu du ramequin pour couper l’oeuf en rond et de la bonne taille, comme si je faisais des petits biscuits de Noël avec un emporte-pièces. Ca n’a pas très bien marché parce que l’oeuf était quand même plus large que le riz, mais je ne me suis pas découragée parce que c’était moche mais délicieux!

J’ai ensuite trouvé l’engin miracle: la « egg ring » (bague à oeuf) qui ressemble à ça:

C’est un petit machin rond en métal qu’on pose dans la poêle même et ensuite on casse l’oeuf dedans comme ça il a tout de suite la bonne forme. Vachement pratique!

Donc, l’autre soir, j’ai fait du riz à suchi et je l’ai bien tassé dans deux de mes « rings » pour faire deux jolis petits gâteaux, et puis je les ai mis au frigo pendant la nuit avec une feuille de plastique. Le lendemain, j’ai démoulé les gâteaux de riz et je les ai fait griller 10 minutes de chaque côté dans la poêle avec un peu de beurre. Pendant ce temps-là, j’ai battu deux oeufs en omelette et j’ai faite cuire mon omelette dans une troisième « ring » à côté des gâteaux de riz (comme j’avais une grande poêle).

Je dois avouer que le coup de faire l’omelette dans la même poêle que le riz était un peu crétin. En effet, comme j’avais déjà mes deux gâteaux de riz qui cuisaient, la « egg ring » ne devait pas être posée très bien à plat et donc l’oeuf s’est échappé en petites flaques par-dessous la « ring »… Alors j’attendais 30 secondes que la petite flaque soit cuite et je la remettais dans la « egg ring » puis je prenais la petite flaque suivante et je la remettais dans la « egg ring » etc. Jusqu’à ce que tout soit cuit. L’avantage de ces « rings » c’est qu’elles deviennent chaudes donc l’oeuf cuit aussi à l’intérieur, et au bout d’un moment, j’ai pu démouler mon omelette, la retourner, la remettre dans la « ring » et la faire griller de l’autre côté. Mais ce n’était ni pratique ni facile, ça m’apprendra à vouloir éviter de faire la vaisselle! C’est aussi pour ça que mon omelette a un air de crêpes d’oeufs les unes sur les autres…

Si on n’a pas de « egg ring, » je pense que ça doit être possible de faire cuire son omelette dans un ramequin au micro-onde… ou d’utiliser des ronds de serviettes, huhuh! On peut aussi se faire une omelette normale, assez épaisse et bien platte, et la couper de la bonne taille comme j’ai fait avec l’oeuf la première fois, avec un ramequin retourné.

Bref, voilà le résultat des courses: mes lasagnes japonaises pour petit-déjeuner (ou le déjeuner ou le diner, d’ailleurs, hein) joli, complet, facile, rapide, et pas cher!

Ben c’était super bon! Meilleur avec le jaune d’oeuf coulant dans le riz… mais l’oeuf seul est moins joli que les lasagnes… donc la prochaine fois j’essayerai de cacher le jaune au milieu du blanc dans la « ring » sans le casser en omelette. En tous les cas, avec l’omelette et un peu de poivre frais, c’est aussi délicieux!

Itatakimas ;)

… de voir qu’une seule personne a réussi à trouver mon parfum de glace préféré au monde et qui ne se trouve pas aux Etats Unis, même dans les coins civilisés! Lune a réussi, et d’ailleurs je ne me demande comment puisque je ne crois pas l’avoir jamais mentionné sur ce blog… et même en faisant moi-même des recherches je n’ai trouvé que deux posts qui parlaient de « crème de cassis » (miam!) et donc non pas de la glace… Et pourtant c’est bien la glace au cassis, ma glace préférée et adorée. J’aime beaucoup la pistache et la mangue mais à côté du cassis, c’est du pipi de chat pigeon! Alors bravo à Lune qui est une super détective!!

Et puis elle m’a envoyé ses réponses, comme d’autres lecteurs, par email, mais elle a en plus réussi à trouver les images qui vont avec les réponses! Je vous mets la moitié de ses images (l’autre pour demain) parce que c’est vraiment super joli!

1. Quel est mon parfum de glace préféré au monde (et impossible à trouver aux Etats Unis)? Le cassis, donc!

2. De quelle couleurs sont mes yeux? Et mes cheveux? Effectivement roux (un peu amélioré) et bleus/verts… ou vice-versa!

3. Quel est le nom complet de Calinette? Et de Sosso? Miss Kitty Calinette et Miss Solo.

4. En quel année et mois ai-je commencé ce blog? Il y avait deux réponses possibles: en janvier 2006 (le nouveau) ou en novembre 2002 (première naissance d’un blog de miss lulu, en anglais et plus tard en français).

5. Qu’est-ce que je veux faire quand je serai grande? Haha, j’adore la réponses de Lune, et effectivement c’est bien trouvé parce que j’ai mis des photos de mes chatounes faisant la sieste en disant « quand j’sais grande j’veux être un chat! » Bravo! Mais il y avait d’autres réponses possibles, hein, comme être docteur lulu, prof de langues célèbre, linguiste de renommée mondiale, et tout ça…

6. Quelles sont les deux cuisines internationales que je préfère? Bon alors pour ceux qui n’ont pas trouvé: :P parce que j’en ai souvent parlé, de mon restaurant préféré, où la patrone va bientôt me mettre un lit de camp dans la cuisine… … de son restaurant INDIEN! Et l’autre c’est japonaise, j’en ai aussi parlé plusieurs fois il me semble, ou de sushis en tous les cas.

7. Quand est-ce que j’ai adopté Sosso? Et pourquoi elle? Huhuh, l’histoire est longue mais Lune la résume très bien. D’autres réponses sont aussi comptées justes, comme par exemple celle de heidi que j’aime beaucoup: parce que c’était toi, parce que c’était elle, ou la celle de miss.lezard: c’est Sosso qui m’a adoptée, pas le contraire, huhuh.

8. Où habitais-je avant d’arriver dans mon champ de maïs? Et depuis combien de temps y suis-je? Alors là, amigos, il faut savoir que ma vie est étalée au grand jour sur ce blog et que si les réponses ne se trouvent pas sur ces pages, il y a des centaines de photos dans mes albums et mon CV, tout ça dans le menu de droite! Avant de venir ici, il y a bientôt quatre ans de ça, j’habitais dans les montagnes Rocheuses, en Utah. Que les montagnes me manquent!

9. Quelle taille fais-je? Haha, je savais que j’avais mentionné ma taille quelque part mais je ne savais plus où. Bravo Lune d’avoir retrouvé le bon post et d’avoir fait d’une pierre deux coups (ou le contraire? Je ne sais plus). Bref, je fais effectivement 1 mètre 50… :cry: ou exactement cinq pieds (de hauteur, hein, pas de largeur!)!

10. Quelle est ma première couleur favorite de fringues? Et la deuxième? Ben… ça c’était une question piège, parce que ça change souvent. Le noir, c’est sûr, c’est ma première couleur, et le bleu est probablement ma deuxième couleur… mais en ce moment, par exemple, j’aime le rose, et en hiver, j’aime beaucoup le rouge, en automne le vert, etc.

11. Pouquoi est-ce que je suis encore en train de faire des études? Ouais, bonne question…

12. Quel est le sujet (général) de ma thèse de doctorat? Pffff…. moi non plus j’y comprends rien alors je vous pardonne si vous n’avez pas trouvé. Ceci dit, les grandes lignes sont faciles et j’en ai parlé plusieurs fois mais personne ne m’écoute, visiblement, haha! J’étudie la différence entre les profs de langues qui enseignent leur langue maternelle et ceux qui enseignent une langue qu’ils ont d’abord dû apprendre eux-même.

13. Quel est mon chiffre favorit? Et celui que je déteste? Là, je ne ferai même pas l’effort de donner la bonne réponse tellement c’est fastoche!

14. Qu’elle est la seule chose que je regrette vraiment dans ma vie? Avoir arrêté de jouer du piano, effectivement, j’en ai parlé dans un post sur un guitariste extraordinaire, Leo Kottke.

15. Quels aliments est-ce que je déteste le plus? Pfff… la liste offerte par Lune dit l’essentiel et a été écrite sur ce blog il y a à peine quelques jours. Merci, Lune, de lire mon blog, j’ai au moins une lectrice qui fait attention ;) Mais c’est vrai que le maïs frit avec de la cervelle de porc ne me dit rien non plus!

Nan allez, je suis méchante, j’ai reçu tout plein de bonnes réponses de tas de gens! Mais c’est marrant, ceux qui me connaissent le moins n’ont pas eu le courage de le faire, ceux qui me connaissent trop bien ne l’ont pas fait « pour ne pas gâcher le plaisir des autres, » et j’ai donc reçu plein de réponses de gens auxquels je ne m’attendais pas qui ont fait pas mal de recherche pour trouver les réponses… et ça fait vraiment plaisir!

Je veux pas dire que ça fait du bien que les gens lisent mon blog (même si c’est vrai), mais ce que je trouve intéressant, c’est qu’on lit des tas de blogs chaques jours et pendant des mois ou même des années, on a ses préférés, on a l’impression d’être des supers copains… mais en fin de compte, on ne se souvient pas vraiment de ce qu’on lit. C’est probablement parce qu’il y a trop de détails et qu’en général, on lit rapidement… Un peu comme si on était amis « au jour le jour. » J’ai souvent ressenti ça quand un blog que j’aimais beaucoup s’arrêtait… et que ce bloggeur disparaissait… et on l’oublie… et on y repense de temps en temps en se demandant comment vont les choses pour cet ex-bloggeur… Mais comme on a de nouveaux blogs à lire, de nouveaux visiteurs, et de nouveaux posts à écrire, on n’a pas vraiment le temps d’y penser trop et voilà, un(e) ami(e) de plus disparu(e) dans le vide intersidéral de la bloggosphère!

J’ai un peu le même sentiment quand je lis 20 blogs par jour: j’oublie celui que je viens de lire trois minutes après, quand j’ai lu deux autres blogs depuis… Et puis on se crée une « image » à travers sont blog, mais les lecteurs qui vont et viennent ne voient qu’une petite partie de cette image. Je me dis souvent « ah, si seulement Untelle, qui vient de commencer à lire mon blog, avait lu ce post que j’ai écrit il y a un an… J’ai presqu’envie de le reposter juste pour elle! » Il y a des exceptions bien sûr, des lecteurs qui lisent les archives et des posts marquants dont on se souviendra plus ou moins longtemps, et puis des rencontres « en vrai » qu’on n’oubliera jamais, mais en fin de compte, pourquoi est-ce qu’on lit toutes ces « petites aventures » au jour le jour chez les autres? Qu’est-ce qu’on en retient? Qu’est-ce que ça nous apporte? Qui est la personne cachée derrière l’écran? Et qu’est-ce que ça nous apporte, d’être lu(e)s? Quels liens est-ce qu’on crée avec ceux qui nous lisent? Quelle image est-ce qu’on donne de nous?

C’est un peu ces questions que je me posais quand j’ai décidé de créer ma crème renversée.

La suite des réponses demain avec la liste des gagnants de mon jeu et plein d’aventures mexicaines que je n’ai jamais racontées sur ce blog (non, c’était une mauvaise réponse, le Mexique se trouve en Amérique du Nord et non pas du Sud, mais j’y suis aussi allée et c’était épique!), alors revenez vite! Et en attendant, allez lire les archives d’un blog que vous venez de découvrir et que vous aimez bien!

Ce soir, malgré mes maux de ventre, le détecteur de fumée qui n’arrête pas de hurler à la mort, et les chatounes qui essayent de s’échapper par la porte d’entrée désespéremment ouverte pour faire un courant d’air, je vais essayer d’oublier le cuisant (haha, l’ironie de ce mot) échec que je viens de vivre dans ma cuisine en essayant de faire des cookies (ils avaient pourtant l’air bon sur le blog d’Estelle…), et je vais plutôt vous parler d’un succès assez étrange et inattendu: une salade de riz « fusion. » Haha, je n’ai peur de rien (sauf de mes cookies, là, j’avoue), hein?

C’est bon, c’est plein de couleurs, c’est super super excellent pour la santé, c’est frais, c’est original, c’est plein de surprises, et c’est savoureux! Et simple à faire!

Il suffit de faire un bon riz pilaf (faire revenir des oignons dans un peu d’huile, ajouter le riz (moi j’ai utilisé du riz complet et c’est ultra meilleur et plus joli, je suis surprise de ce que j’aime ce riz! (et après tous les plats de riz blanc que je me suis fait depuis le début de l’année, j’ai bien besoin d’un peu de… heu… fibres pour… heu… dérouiller la tuyauterie ;) ) et une feuille de laurier et faire revenir un moment, ajouter de l’eau et faire cuire).

Avant la fin de la cuisson du riz, environ 10 minutes avant, ajouter une tomate (pour 3 personnes environ) coupée en morceaux tout petits, ainsi qu’une boite de poichiches déjà cuits (vous pouvez les faire cuire vous-même si vous en avez des secs mais là je sais pas comment on fait), et un peu de poivre pour épicer tout ça… Et finir la cuisson du riz avec ces nouveaux ingrédients. Ne pas trop touiller pour que ça ne fasse pas une bouillie!

Ensuite, une minute avant la fin, ajouter du persil ciselé finement (mais vraiment juste avant la fin, sinon le persil trop cuit c’est moche et moins bon).

Quand tout est cuit, servir chaud ou froid avec des miettes de feta (fromage grec, aussi utilisé pour les salades de feta-olives-fenouil de ma jeunesse et dans laquelle je n’aimais que la feta) comme la première neige à la fin de l’automne. Le doré des poichiches, le rouge de la tomate, le vert du persil, le blanc de la feta, tout ça c’est autant de couleurs et de goûts et de textures différentes et surprenantes et qui en fin de compte, font une délicieuse petite salade en entrée ou un délicat accompagnement de viande.

En attendant, moi je vous quitte pour aller mettre un peu de glace sur les brûlures de mes pauvres doigts, nettoyer le four, laver ce que je n’ai pas réussi à casser comme vaisselle, et descendre la poubelle avant que les chats ne mangent mes essais culinaires diaboliques et n’en pâtissent.

Bonap’ et bonne santé! :kiss:

Cette photo me choque terriblement, et je n’arrive pas à savoir pourquoi! C’est une photo de la parade de Mardis Gras à la Nouvelle Orléans… Est-ce la dévastation qui me choque? Le fait qu’on puisse s’amuser dans des moments aussi difficiles? La force et le courage de ces gens? La destruction et la misère qui y règnent encore alors qu’on est au XXIème siècle? L’immensité de la dévastation laissée dans le sillon de Katrina? Le fait qu’on puisse voir de telles images et ne rien essayer de faire pour améliorer la situation? La proximité de cette misère, à deux pas de chez nous? L’état dans lequel se trouve notre pauvre monde? Je ne sais pas. Plus j’y pense et moins je comprends ma réaction. J’ai vu cette photo et j’ai été estomaquée, atterrée, médusée. Quelqu’un peut m’expliquer?


Chang W. Lee/The New York Times