La maman zèbre est enceinte pendant un an. La poulette, pendant moins d’un mois. La truie, quant à elle, est enceinte pendant presque quatre mois et la maman girafe pendant 15 mois, comme la chamelle, alors que madame hippopotame n’est enceinte que pendant huit mois et la souricette pendant 19 jours. Les thésardes, elles, sont généralement enceintes pendant 36 mois!!

Moi, j’ai été enceinte pendant exactement 20 mois, plus longtemps qu’une girafe mais moins longtemps qu’une thésarde normale, et heureusement, mon bébé n’a pas un cou de deux mètres ni deux bosses sur le dos comme le bébé chameau! Par contre, il fait presque 2 inches d’épaisseur, 8.5 inches de largeur, 11 inches de hauteur, et pratiquement 400 pages! C’est un gros bébé!

Accoucher, comme ça, après avoir été enceinte pendant si longtemps, c’est douloureux. C’est un peu comme si soudain, on ne servait plus à rien. On perd aussi le statut prestigieux et le titre de « thésarde, » ainsi que les encouragements qui vont avec (tu vas y arriver, courage, je t’admire, etc.) et on passe dans le camp de ceux qui ont réussi. Les autres, celles qui sont enceintes pour 36 mois, sont jalouses mais arrivent quand même à me féliciter alors que je me sens maintenant inutile, très bête, et que je m’ennuie ferme. Vingt mois de travail jour, nuit, semaine, et weekend, 20 mois sans vacances, 20 mois sans arrêter d’y penser, 20 mois de soucis, 20 mois d’espoir, 20 mois de hauts et de bas, 20 mois où les nausées alternaient avec la perte de poids, la prise de poids, les jambes enflées, du mal à dormir, des envies de cornichons au chocolat, des besoins pressants, et du mal à digérer, ça ne s’oublie pas comme ça!

Mon bébé est tout seul sur la table de mon bureau, abandonné, et je ne veux plus le voir ni en entendre parler. Il a besoin d’encore beaucoup de travail, la lutte n’est pas finie, mais ma tête est comme citrouille et mon corps se révolte. Mon cerveau semble s’être mis en grève générale et mon énergie est probablement partie se resourcer aux Bahamas.

Même une soirée avec des copains sympa n’a pas aidé, même un bon repas avec une chouette amie, même Les Visiteurs, même des bisous de chatounes qui se font encore la gueule mais que j’adore. Même le sommeil semble en avoir marre d’avoir travaillé si longtemps à réparer tant de dégâts et ne veut plus me rendre visite, me laissant épuisée, les yeux grands ouverts, l’esprit vide, du sang de navet dans les veines, et l’envie de ne plus jamais sortir de mon lit pour le restant de mes jours.

Je vous mets ma première tentative d’abstract (c’est quoi en français?) comme ça vous pouvez vous amuser à essayer de comprendre mon baratin pendant que moi je me remets de mes émotions. Y’a plein de fautes et des tas de trucs qui ne veulent pas dire grand’chose, et c’est encore très nul, mais je m’en fiche complètement! Moi, je retourne me pieuter pour quelques semaines!

The number of learners of English as an international means of communication increases hand in hand with the number of nonnative English-speaking teachers (NNESTs) of English as a Second Language (ESL) and the number of Native English-Speaking ESL teachers (NESTs). At the same time, scholars (Kamhi-Stein, 1999; Liu, 1999; Llurda, 2005) have estimated non-native English speakers to account for 40% to 70% of the North-American student teacher population. However, few studies investigated the working conditions of NESTs and NNESTs at Intensive English Programs (IEP) and the different factors that affect their successes and challenges. This research thus investigates 1040 ESL students’ attitudes towards NESTs and NNESTs, the variables (students’ first language, gender, class, level, and expected grades, teachers’ first language, and the different IEPs) that influenced students’ responses, and the effects of time on students’ attitudes, with questionnaires completed both at the beginning and at the end of the fall 2005 semester. Online questionnaires also solicited 18 NNESTs and 76 NNESTs’ self-perceptions about proficiency and teaching skills, as well as 21 IEP administrators’ beliefs about, and experiences with, NNESTs and NESTs. Results showed that overall, students’ attitudes were more positive towards NESTs than towards NNESTs, although students taught by NNESTs held a significantly more positive attitude towards them than students taught by NESTs. This positive attitude towards NNESTs increased significantly with time and exposure. Results also showed that students and teachers’ first languages, among others, strongly influenced students’ responses and that NNESTs were not necessarily seen as grammar experts but could be esteemed Listening/Speaking teachers. Teachers’ responses revealed NNESTs’ lack of confidence in their linguistic and teaching skills but also their beliefs that NNESTs’ language learning experience was an asset for ESL students. Finally, administrators also recognized NNESTs’ strengths as well as their poor self-confidence. While they did not use nativeness as hiring criteria, they emphasized the importance of linguistics preparation and international knowledge, as well as teaching experience.