ven 5 mai 2006
La maman zèbre est enceinte pendant un an. La poulette, pendant moins d’un mois. La truie, quant à elle, est enceinte pendant presque quatre mois et la maman girafe pendant 15 mois, comme la chamelle, alors que madame hippopotame n’est enceinte que pendant huit mois et la souricette pendant 19 jours. Les thésardes, elles, sont généralement enceintes pendant 36 mois!!
Moi, j’ai été enceinte pendant exactement 20 mois, plus longtemps qu’une girafe mais moins longtemps qu’une thésarde normale, et heureusement, mon bébé n’a pas un cou de deux mètres ni deux bosses sur le dos comme le bébé chameau! Par contre, il fait presque 2 inches d’épaisseur, 8.5 inches de largeur, 11 inches de hauteur, et pratiquement 400 pages! C’est un gros bébé!
Accoucher, comme ça, après avoir été enceinte pendant si longtemps, c’est douloureux. C’est un peu comme si soudain, on ne servait plus à rien. On perd aussi le statut prestigieux et le titre de « thésarde, » ainsi que les encouragements qui vont avec (tu vas y arriver, courage, je t’admire, etc.) et on passe dans le camp de ceux qui ont réussi. Les autres, celles qui sont enceintes pour 36 mois, sont jalouses mais arrivent quand même à me féliciter alors que je me sens maintenant inutile, très bête, et que je m’ennuie ferme. Vingt mois de travail jour, nuit, semaine, et weekend, 20 mois sans vacances, 20 mois sans arrêter d’y penser, 20 mois de soucis, 20 mois d’espoir, 20 mois de hauts et de bas, 20 mois où les nausées alternaient avec la perte de poids, la prise de poids, les jambes enflées, du mal à dormir, des envies de cornichons au chocolat, des besoins pressants, et du mal à digérer, ça ne s’oublie pas comme ça!
Mon bébé est tout seul sur la table de mon bureau, abandonné, et je ne veux plus le voir ni en entendre parler. Il a besoin d’encore beaucoup de travail, la lutte n’est pas finie, mais ma tête est comme citrouille et mon corps se révolte. Mon cerveau semble s’être mis en grève générale et mon énergie est probablement partie se resourcer aux Bahamas.
Même une soirée avec des copains sympa n’a pas aidé, même un bon repas avec une chouette amie, même Les Visiteurs, même des bisous de chatounes qui se font encore la gueule mais que j’adore. Même le sommeil semble en avoir marre d’avoir travaillé si longtemps à réparer tant de dégâts et ne veut plus me rendre visite, me laissant épuisée, les yeux grands ouverts, l’esprit vide, du sang de navet dans les veines, et l’envie de ne plus jamais sortir de mon lit pour le restant de mes jours.
Je vous mets ma première tentative d’abstract (c’est quoi en français?) comme ça vous pouvez vous amuser à essayer de comprendre mon baratin pendant que moi je me remets de mes émotions. Y’a plein de fautes et des tas de trucs qui ne veulent pas dire grand’chose, et c’est encore très nul, mais je m’en fiche complètement! Moi, je retourne me pieuter pour quelques semaines!
The number of learners of English as an international means of communication increases hand in hand with the number of nonnative English-speaking teachers (NNESTs) of English as a Second Language (ESL) and the number of Native English-Speaking ESL teachers (NESTs). At the same time, scholars (Kamhi-Stein, 1999; Liu, 1999; Llurda, 2005) have estimated non-native English speakers to account for 40% to 70% of the North-American student teacher population. However, few studies investigated the working conditions of NESTs and NNESTs at Intensive English Programs (IEP) and the different factors that affect their successes and challenges. This research thus investigates 1040 ESL students’ attitudes towards NESTs and NNESTs, the variables (students’ first language, gender, class, level, and expected grades, teachers’ first language, and the different IEPs) that influenced students’ responses, and the effects of time on students’ attitudes, with questionnaires completed both at the beginning and at the end of the fall 2005 semester. Online questionnaires also solicited 18 NNESTs and 76 NNESTs’ self-perceptions about proficiency and teaching skills, as well as 21 IEP administrators’ beliefs about, and experiences with, NNESTs and NESTs. Results showed that overall, students’ attitudes were more positive towards NESTs than towards NNESTs, although students taught by NNESTs held a significantly more positive attitude towards them than students taught by NESTs. This positive attitude towards NNESTs increased significantly with time and exposure. Results also showed that students and teachers’ first languages, among others, strongly influenced students’ responses and that NNESTs were not necessarily seen as grammar experts but could be esteemed Listening/Speaking teachers. Teachers’ responses revealed NNESTs’ lack of confidence in their linguistic and teaching skills but also their beliefs that NNESTs’ language learning experience was an asset for ESL students. Finally, administrators also recognized NNESTs’ strengths as well as their poor self-confidence. While they did not use nativeness as hiring criteria, they emphasized the importance of linguistics preparation and international knowledge, as well as teaching experience.
35 commentaires que j'aime à “post thesum”
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10:51 sur l’horizon de la planisphère » Blog Archive » Déjà vendredi c’est la fin de semaine! a écrit :
5 mai 2006 à 10:52[...] Rien à dire vous avez joué le jeu jusqu’au bout, vous avez donné votre 110 % un jour je publierais mon autobiographie autorisé pour dire que j’ai la dalle moi aussi, pendant que nous nous amusions comme les grands enfants que nous sommes, l’enfant soleil se faisait initier au Soufisme (méchant pléonasme), je ne sais pas du tout s’il a pris le même détour que le perasite mais en tout cas ce n’est pas ce soir que je vais philosopher ni vous parler de post thesum partum, je vais plutôt laisser Lulu vous en parler… [...]
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5 mai 2006 à 2:21
T’aurais besoin d’une petite thalasso là en fait…
Et pour « abstract » je dirais que c’est un résumé non ?
5 mai 2006 à 2:56
en fait
il te faut du temps pour réaliser que c’est fini
c’est normal
va donc passer une longue journée à flâner dans ta ville que tu vas quitter, c’est la fin d’une époque…
5 mai 2006 à 3:14
Et la maman éléphant ? Je n’ai pas réussi à lire ta présentation, tu es trop savante pour moi, quel monde, pendant une année j’ai travaillé comme une damnée et quand ça s’est arrêté, j’ai enfin regardé autour de moi, et je ne m’étais même pas rendu compte que c’était l’été, je me souviens encore de mon étonnement devant la nature, quand j’ai pu enfin la regarder avec l’esprit vide et la tête au repos.Courage pour l’attérrissage sans parachute.
5 mai 2006 à 3:25
Je comprends ta fatigue : j’ai décroché au bout de la 5ème ligne de ton résumé !
Sinon, les ‘cornichons au chocolat’, c’était pas le titre d’un livre de notre adolescence ?
5 mai 2006 à 4:25
Y’a 2 trucs qui sont super-durs à faire dans ce genre de truc, je trouve, c’est commencer et terminer…. L’essentiel est généralement entre les 2.
5 mai 2006 à 4:34
Abstract c’est résumé en français. Mais les inches, moi, je sais pas trop c’que c’est…
Dis donc, faut être bien concentrée (et ne pas avoir la main lourde et un clavier sensible) pour ne pas se gourer quand on parle de NNEST et de NEST!! Pas étonnant, les maux de crâne…
5 mai 2006 à 4:57
Inch : c’est le pouce. C’est vachement pratique de mesurer avec son pouce !!!
La longueur du pouce de chacun était différent, c’était un peu le bordel pour les mesures
Il a donc été décidé que le pouce ferait une longueur standard. Ca fait 2,54 cm, en euro, je ne sais pas.
Par contre je ne sais pas qui a décidé ni comment il a fait
5 mai 2006 à 6:25
Tu vas y arriver. Courage. Je t’admire. etc.
5 mai 2006 à 8:24
Ouuaaaah moi je la trouve tres interessante ta these! Je peux imaginer q
5 mai 2006 à 8:29
(oh la, raccourci clavier un peu rapide pour l’envoie du message precedent…. On continue)
Je peux imaginer la galere de traiter 1024 questionnaires d’etudiants, 18 de NEST et 76 de NNEST, sans parler des 21 IEP administrators, mais il est super class ton abstract.
Moi je suis tres prudente pour ne pas tomber enceinte d’une these, c’est beaucoup trop de dur labeur pour pondre ce beau bebe de 4in de haut.
Je ne dirai qu’une chose de plus: FELICITATIONS Miss Lulu!
5 mai 2006 à 8:44
Clotilde: huhuh, mais alors, comment tu vas faire ton doctorat, sans tomber enceinte d’une thèse??
Vinvin:
ze biiiigmooooose: t’as oublié qu’un euro, en gallon, ça fait aussi plus qu’une inche! ah la la, faut tout leur dire à ces jeunes
aca: huhuh, ils utilisent pas les inches au japon? ils utilisent quoi? les « baguette »? les « sushi »? un « sushi » doit faire environ une-demi inche, alors
PrincessH: en effet
sauf que maintenant, il faut que je publie 10 articles à partir de cette &%$#@!&!%#! de thèse, c’est ça l’essentiel maintenant… gggrrrr….
Fred: huhuh, oui
je crois que c’était assez nul comme bouquin mais ça faisait fureur à mon époque…
metamorphosis: ah ouais dis donc, 21 mois l’éléphante!! presqu’une thèse
a n g e l: voui m’dame, mais en fait ce que t’essayes de me dire, là, c’est que tu veux des photos, hein
heidi: ohhhhhh ouiiiii!! en bretagne!!! aaahhhhh le rêve
5 mai 2006 à 9:15
Mais c’est terrible ce qui t’arrive, c’est la thesis-blues!
Tu n’as pas essaye de modifier la taille de deux-trois titres ou sous-titres, ou de les souligner, tenter la mise en italique? Je suis sure que ca te remontrait le moral, nan?
5 mai 2006 à 9:29
… abstract = résumé
Meuh non, même pas jalouse, juré !
Bises et bon courage pour cette mauvaise passe
5 mai 2006 à 10:02
J’y repense et j’ai quand même un doute – dans les articles au Québec on dit « résumé » pour l’ »abstract » anglais – mais je ne sais pas si en France on utilise un autre mot. C’est vrai qu’ici on a tendance à tout traduire littéralement… et à l’oral on dira plutôt ici un truc comme « il faut que je rédige mon abstract » ou « bravo miss lulu ton abstract est super » plutôt que résumé… ceci dit pour tout ce qui a rapport aux articles / colloques / congrès / thèses le vocabulaire officiel est assez standardardisé sur les pratiques françaises donc j’irais sur Résumé avec un taux d’assurance de .95…
C’est chouette la vie universitaire et les heures passées à s’obstiner sur des simples mots…
5 mai 2006 à 10:06
Félicitations, Miss Lulu ! En effet, une bonne thalasso, ce serait parfait. Ou une excursion à la campagne, en attendant.
Moi qui accouche souvent de souris, je connais bien ce post-partum, en plus petit.
5 mai 2006 à 11:23
On dit un pitch pour parler du résumé d’un livre ou d’un film ou d’une thèse. De quelle mot vient ce mot?
5 mai 2006 à 12:40
Qui c’est la maraine-eu, c’est une hirondelle-eu,
Qui c’est le parrain, c’est un gros lapin,
Et qui c’est l’enfant, c’est un petit é-lé-phant…
5 mai 2006 à 1:03
Oh le charmant bambin… Tout le portrait de sa mère (on en peut pas le lire sans se tenir la tête entre les mains, comme sur la photo précédente
)
5 mai 2006 à 2:04
10 articles a partir de la thèse …
selection automatique de passages de 30 lignes aléatoires, c’est ça qu’ils auraient du implémenter dans word
( et hop !
et plus de soucis
)
5 mai 2006 à 2:33
En regardant ton abstract-résumé (et pas resume-CV), je vois des NNESTs NNESTs NNESTs NNESTs NNESTs NNESTs NNESTs NNESTs NNESTs NNESTs NNESTs partout!!
Comme NNESTs dans NNESTs ces NNESTs jeux NNESTs d’illusion NNESTs optique…
Moi, je baigne dans les modèles économiques plein d’équations (mais je n’y comprends rien).
Sinon, pour ton « thesis-blues »… il te faut des longues longues vacances en Ontario.
5 mai 2006 à 3:32
to be honNEST hold tight in your NEST, the RESCUE
IS on his way SENT today with haste…. dis-donc,on sera bientôt aussi douées que les Beatles pour les sonorités en EST… « Honey L*cie in her nest with tireness » serait un chouette titre de chanson tu trouves pas ?
5 mai 2006 à 4:04
@ time after time: « pitch » vient de « sales pitch » (baratin). C’est un résumé *avant* production, pour persuader quelqu’un de participer au projet ou l’approuver ou le financer (selon le contexte).
5 mai 2006 à 4:07
@ MissLulu: Un gros bravo canadien pour la thèse, soit 0,9035 bravo américain au taux d’aujourd’hui.
5 mai 2006 à 4:12
La différence fondamentale entre accoucher d’ une thèse et accoucher d’un bébé mammifère … c’est que dans le premier cas … tout est fini … alors que dans le second … tout commence et c’est pour la vie …
En ce qui concerne l’ESL … je crois que , de manière générale , l’enseignement donné par les NNESTs ( à condition qu’ils maîtrisent parfaitement la langue qu’ils enseignent et la parlent sans accent … ) est meilleur que celui donné par les NESTs … parce qu’ils sont capables de mieux saisir les points d’achoppement de leurs étudiants et les origines des erreurs qu’ils commettent en cours d’apprentissage … Bonne fin de journée Lulu …
5 mai 2006 à 4:26
Encore une différence fondamentale entre une femme qui vient de mettre au monde et une thésarde qui vient de finir sa thèse … c’est que la première parfois déprime … alors que la seconde toujours … imprime …
5 mai 2006 à 4:57
Bonsoir,j’espère que la journée a été bonne!
En tous cas, tu tiens le bon bout et bravo!
5 mai 2006 à 8:12
Félicitations pour ce beau bébé. Attention au bébé-blue ou dépression post-natale!
On dit que la grossesse et l’accouchement c’est plutôt facile. C’est après que ça se complique. Je confirme! Mais c’est tellement bon!
6 mai 2006 à 10:40
@Cloclo: après la thèse, c’est fini pour la vie? Heu, pas vraiment, en fait les recherches et les gros pavés à rédiger, ça fait que commencer!
Mais bon, Lulu, c’est un passage important, alors bravo, et puis la suite tu as le temps de voir venir à GrandBled…
6 mai 2006 à 11:30
Aurélie: hélas hélas, tu as malheureusement raison… et j’ai déjà commencé à écrire un article… ça ne finit jamais, hein?!
fab:
génial, merci pour les bonnes nouvelles!!
osteolala: merci
la journée a été meilleure qu’hier!
Cloclo: effectivement… toujours imprime c’est le mot
tu verras, dans quelques jours j’écrirai un post sur ce qui m’attend… pour les NNESTs, c’est effectivement ce que je pense, mais des élèves chinois qui ont payé la peau des fesses pour aller étudier l’anglais aux etats unis ne sont pas forcemment contents de se retrouver avec un prof d’anglais… chinois!
rjf:
un merci de 1.132 (au taux d’aujourd’hui) alors
zia: huhuh, c’est vrai qu’on pourrait même presqu’en faire un poême
Olivier: c’est pour mieux t’hypnotiser mon enfant
compte jusqu’à trois….
krysalia:
c’est à peu près ce que je fais, comment t’as deviné?
FreZ:
oui mais heureusement, lui il aime pas la glace au caramel
fifi:
c’est exactement ça
time after time: rjf t’as donné une excellente réponse… je sais pas si c’est la bonne réponse mais c’est une excellente réponse
Alcib: ah les souris aussi, hein, c’est douloureux? bon courage à toi aussi alors
Musarde:
toi, ça fait trop longtemps que tu fais des études
je trouve qu’en anglais il y a une différence entre « summary » et « abstract » alors qu’en français, il n’y a que « résumé » ce qui n’est pas exactement la même chose. bon d’accord c’est la même chose, mais disons que l’utilisation d’un abstract et d’un summary n’est pas la même, voilà!
marine:
ben non je peux plus rien faire pour le moment en fait, parce que j’ai envoyé mes chapitres à ma directrice… par contre j’ai effectivement commencé à écrire un article et ça allait tout de suite mieux
6 mai 2006 à 1:31
Ah tiens j’ai un nouveau titre pour ton blog, du coup :
« The NNEST’s nest »
Non? vraiment non? Bah tant pis
6 mai 2006 à 2:55
a l’ouest:
excellent!!! j’hesite presque!
6 mai 2006 à 4:46
Ma directrice me dit souvent que, contrairement à ce qu’on pense souvent, il y a plus de mots en anglais qu’en français et donc plus de nuances… avec summary et abstract on est tombés sur une illustration parfaite de ça ! Damned…
7 mai 2006 à 9:19
Oui, oui, tout à fait Miss Lulu : la douleur n’est pas en fonction du volume du résultat, mais en fonction de la capacité de l’accoucheur ; alors même si j’accouche de souris, c’est souvent douloureux (et c’est pour cela qu’il n’y a pas de chatounes chez moi : s’il fallait qu’elles me bouffent mes souris). Souvent aussi, la douleur c’est de voir apparaître une souris là où on attendait au moins un lapin ;o)
7 mai 2006 à 10:23
Musarde: il y a plus de 2 fois plus de mots en anglais qu’en français, parce que très souvent, il y a les mots d’origine germanique (king, kingdom, de l’allemand könig) qui cotoient ceux d’origine latine (royal, royalty du français roi) (sheep vs mutton, etc.).
Alcib: oui mais c’est quand même mieux de voir une souris qu’une arraignée, non?