Il fait une chaleur à crever. Pas juste chaud chaud, mais VRAIMENT étouffant! De très très loin pire que la canicule européenne de 2003 parce qu’il fait non seulement chaud mais en plus horriblement humide. Avec en plus la pollution, les maux de tête et les pieds et mains enflés comme des bibundums… c’est la joie!

Devoir marcher ainsi pour aller au boulot tous les jours me fait réfléchir à ma survie. Pour de vrai. Chaque pas dehors est une épreuve et en hiver ça risque de ne pas s’améliorer, mais en même temps, conduire est aussi un calvaire. Quand je suis dans le streetcar (photo ci-dessous), je suis vraiment vraiment heureuse de ne pas avoir à conduire et à payer des places de parking hors de prix! Je soupèse encore le pour et le contre, mais c’est une décision difficile à prendre.

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Le boulot… Ce matin j’étais en avance de 15 minutes et les blahs blahs ont continué: que faire si un élève triche, que faire si un élève ne vient pas en classe, que faire si on est malade, que faire si on a 160 élèves, que faire … pfff… s’teu galère! Heureusement que j’ai aussi bien rigolé avec mes voisins de table, un yougoslave matheux, une fashion designer anglaise, un biologiste moustachu, un historien bigleux, et un chimiste chauve. A midi, le repas était un peu meilleur que celui d’hier, surtout le petit dessert de coupelle en chocolat avec sa crème au citron! Miam!

A la fin du déjeuner, Sheldon (mon copain le président de l’université, pour ceux qui ne suivent pas) a fait un long discours un peu ennuyeux, et les 80 nouveaux profs que nous étions avons ensuite pu lui poser des questions… quand soudain, l’alarm à incendit a retentit! Sheldon a dû s’arrêter en pleine phrase. En allant vers la sortie de la salle, il est passé devant moi, s’est arrêté, m’a dit bonjour, et m’a gentillement escorté vers la sortie en me racontant que lors de son premier jour comme président, il y avait eu un vrai feu dans l’immeuble, qu’il avait pensé que c’était une fausse alerte et était resté dans son bureau au 11ème étage et qu’il s’était ensuite fait sérieusement engeuler parce que s’il ne sortait pas, l’assurance incendit ne couvrait rien. Maintenant, je peux dire que je suis sortie (de la salle de conférence) avec le président de l’université, trop cool!

Après 15 minutes dehors, nous avons eu le droit de retourner dans la salle de conférences pour continuer à y entendre des tas de trucs ennuyeux. Au bout de quelques heures, je me suis cassée en douce parce que vraiment, je n’en pouvais plus! Dommage, je ne connaîtrai jamais la régulation numéro 124 932B qui explique ce que je dois faire si un de mes élève pète en classe!

Demain, après encore une journée intense au boulot, Nils et moi on part pour les Etats Unis, pour mon petit champ de maïs et ma cérémonie de graduation! Retour dimanche soir :) En attendant (mon retour et plein de photos), bises à tous et bonne fin de semaine!