mer 8 nov 2006
Quand j’étais aux Etats Unis, je n’ai jamais ressenti que Veteran’s Day, le 11 novembre, s’addressait à moi. Je ne sais pas pourquoi, mais ce n’était qu’une cérémonie patriotique de plus, comme le 4 juillet ou Labor Day, un jour pour se souvenir des soldats américains morts « pour sauvegarder la liberté et la démocratie, » pour mettre des milliers de drapeaux américains partout, et pour se rappeler que les Etats Unis c’est le meilleur pays du monde. Donc bof.
Ici, je me demandais pourquoi, depuis quelques semaines, de plus en plus de personnes semblaient porter un coquelicot à la boutonnière. Je trouvais ça magnifique mais j’étais quand’même bien intriguée, jusqu’à ce que je vois une petite table au milieu de la station de métro avec quelques vieux soldats autour qui distribuaient ces coquelicots. Je leur ai demandé des explications et ils m’ont tout raconté (je vous mets l’histoire officielle ci-dessous).
En les écoutant, je me suis souvenue que mon Papi et mon Pépé, mes deux grands’pères bien-aimés, avaient fait la guerre. Mon Pépé a même été prisonnier en Allemagne, et mon Papi me raconte encore parfois ses souvenirs de certaines batailles. Mes grands’mères, même si elles n’étaient pas soldates, se sont aussi battues pour survivre pendant la guerre. Ma Mamie a même été traductrice pour les soldats américains en France (et elle a failli en épouser un, imaginez un peu où je serais aujourd’hui si elle l’avait fait
). Et je me suis rendue compte que ces coquelicots, au Canada, c’était bien sûr pour se rappeler des soldats canadiens mais aussi de tous les soldats du monde qu’on aimait et qui se sont battus pour nous. Je suis à 300% pacifiste, mais ça ne m’empêche pas d’être reconnaissante envers ceux qui se sont battus quand il le fallait. Alors j’ai moi aussi mis un joli coquelicot à ma boutonnière (admirez les poils de chats qui complètent la décoration si parfaitement!).
Ce joli coquelicot (il n’est pas super sur ma photo mais en vrai ils sont vraiment jolis) m’a rappelé un certain poème qui je trouve terriblement triste mais qui est aussi malheureusement parfaitement approprié à la situation: Le dormeur du Val, de Rimbaud (et je vous mets l’autre poème dont parle le texte ci-dessous en anglais et en français parce que les deux versions sont assez différentes).
C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
C’est au cours des guerres napoléoniennes que l’on commença à remarquer le coquelicot, cette fleur mystérieuse qui poussait sur les tombes des soldats morts au combat.
Le coquelicot fit une réapparition remarquée au cours du 20e siècle du fait que les sols de la France et de la Belgique étaient devenus riches en calcaire à cause des décombres de la Première Guerre mondiale. Les petites fleurs rouges fleurissaient autour des tombes des soldats comme elles l’avaient fait 100 ans auparavant.
En 1915, John McCrae, de Guelph, en Ontario, servit à titre de médecin dans l’Artillerie des Forces canadiennes, et immortalisa ce phénomène dans son célèbre poème In Flanders Fields (Au champ d’honneur, adaptation de Jean Pariseau).
Deux jours avant l’Armistice, Moina Michael, une Américaine d’Athens, en Géorgie, lut le poème de McCrae et eut l’idée de porter un coquelicot durant toute l’année en souvenir de ceux qui étaient morts à la guerre.
En 1920, une Française, Madame E. Guérin, se rendit aux États-Unis et rencontra Mademoiselle Michael qui était bénévole au YMCA, à l’Université Columbia. Elle décida de vendre des coquelicots faits à la main au cours de la période de l’anniversaire de l’Armistice afin d’amasser des fonds pour les enfants des pays qui avaient été ravagés par la guerre en Europe.
En 1921, le feld-maréchal Earl Haig, commandant des armées britanniques en France et en Belgique et principal fondateur de la Légion britannique, entendit parler de l’idée de madame Guérin et encouragea l’organisation du British Poppy Day Appeal par la Légion en vue d’amasser des fonds pour les anciens combattants pauvres et invalides.
La même année, madame Guérin fit un voyage au Canada, et convainquit l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre (prédécesseur de la Légion royale canadienne) d’adopter le coquelicot comme symbole du souvenir à l’appui de la collecte de fonds.
Aujourd’hui, la campagne du coquelicot constitue l’un des programmes les plus importants de la Légion royale canadienne. Les fonds provenant des ventes de coquelicots permettent d’offrir une aide financière directe aux anciens membres des forces dans le besoin, et de subventionner l’achat d’appareils médicaux, la recherche, les services à domicile, les établissements de soins, etc.
In Flanders Fields
IN FLANDERS FIELDS the poppies blow
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved, and now we lie
In Flanders fields.
Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.
Au champ d’honneur
Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor’
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.
À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.
Ces informations ont été trouvées ici. On peut trouver plus de détails sur cette page.
Alors merci à mon Papi et mon Pépé et à tous les autres. Et espérons que le massacre s’arrêtera un jour…
28 commentaires que j'aime à “papi et pépé”
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8 novembre 2006 à 9:54
Ah les poppies, c’est « so british » comme tradition! Et ca me fait toujours penser a cette tres belle chanson de Sting, « Children’s crusade »
Je mets les paroles ici, E.
Young men, soldiers, Nineteen Fourteen
Marching through countries they’d never seen
Virgins with rifles, a game of charades
All for a Children’s Crusade
Pawns in the game are not victims of chance
Strewn on the fields of Belgium and France
Poppies for young men, death’s bitter trade
All of those young lives betrayed
The children of England would never be slaves
They’re trapped on the wire and dying in waves
The flower of England face down in the mud
And stained in the blood of a whole generation
Corpulent generals safe behind lines
History’s lessons drowned in red wine
Poppies for young men, death’s bitter trade
All of those young lives betrayed
All for a Children’s Crusade
The children of England would never be slaves
They’re trapped on the wire and dying in waves
The flower of England face down in the mud
And stained in the blood of a whole generation
Midnight in Soho, Nineteen Eighty-four
Fixing in doorways, opium slaves
Poppies for young men, such bitter trade
All of those young lives betrayed
All for a Children’s Crusade
8 novembre 2006 à 10:04
Je ne sais pas si je peux poster une photo sur ton blog ?
J’ai mis une photo de mon coquelicot sur le mien.
J’adore cette tradition.
J’essaye de poster ta photo ici, Jenny
8 novembre 2006 à 10:16
Jenny: je l’ai mise sous ton commentaire
E. j’ai mis les paroles de la chanson sous ton commentaire. je sais pas si tu connais ce blog ( http://carolinealondres.blogspot.com/2006/10/un-petit-coquelicot-qui-fait-dur.html ) mais on dirait que les coquelicots british sont moins jolis que les canadiens cette année
8 novembre 2006 à 10:56
et quand on pense que le 11 novembre c’était l’armistice de 18 et qu’ils ont remis cela en 39 ! et que cela continue sans cesse dans le monde ! la bataille contre la haine et la guerre est la seule qui vaille la peine d’être menée..
Pépé, prisonnier en AUtriche, le savait bien lui qui a insisté pour que ses enfants apprennent l’allemand …il avait tout compris.
8 novembre 2006 à 10:57
J’ai le même poppy en boutonnière, et exactement le même poème en tête quand je pense à la guerre… ainsi que la chanson de Boris Vian. Le Déserteur.
kiara, je mets les paroles de la chanson sous ton commentaire
Monsieur le Président,
je vous fais une lettre,
que vous lirez peut-être,
si vous avez le temps.
Je viens de recevoir
mes papiers militaires
pour partir à la guerre
avant mercredi soir.
Monsieur le Président
je ne veux pas le faire,
je ne suis pas sur terre
pour tuer de pauvres gens.
C’est pas pour vous fâcher,
il faut que je vous dise,
ma décision est prise,
je m’en vais déserter.
Depuis que je suis né,
j’ai vu mourir mon père,
j’ai vu partir mes frères,
et pleurer mes enfants.
Ma mère a tant souffert,
qu’elle est dedans sa tombe,
et se moque des bombes,
et se moque des vers.
Quand j’étais prisonnier
on m’a volé ma femme,
on m’a volé mon âme,
et tout mon cher passé.
Demain de bon matin,
je fermerai ma porte
au nez des années mortes
j’irai sur les chemins.
Je mendierai ma vie,
sur les routes de France,
de Bretagne en Provence,
et je crierai aux gens:
refusez d’obéir,
refusez de la faire,
n’allez pas à la guerre,
refusez de partir.
S’il faut donner son sang,
allez donner le vôtre,
vous êtes bon apôtre,
monsieur le Président.
Si vous me poursuivez
prévenez vos gendarmes
que je n’aurai pas d’armes
et qu’ils pourront tirer.
8 novembre 2006 à 11:03
Peux-tu me dire si le Canada était en guerre en 39/45 ? Je connais très peu l’histoire de ce pays. Les Canadiens ont-ils combattu en Europe? Dans le Pacifique ? Ou trouver ce genre d’info ?
8 novembre 2006 à 11:05
connaissais pas du tout. merci pour cette petite leçon de tradition.
8 novembre 2006 à 11:30
David: de rien
metamorfosis: tiens, un peu d’histoire
http://archives.cbc.ca/IDT-1-71/conflict_war/
8 novembre 2006 à 12:01
oh l’autre elle a copié Olivier! huhu
J’aime beaucoup Rimbaud, même si ça me rappelle mon bac de français!
, j’avais dû étudier ce poème en paticulier et je voulais tomber dessus mais pas de pot, j’ai un autre chose! Bref. Oui c’est joli ces coquelicots, et puis ça mets un peu de gaieté!
8 novembre 2006 à 1:05
Merci . très bien mais en anglais…..
8 novembre 2006 à 1:41
Dans les chansons écrite sur la guerre de 40, il y en a une que Leonard Norman Cohen (un canadien!) chantais et que j’aime bien: The Partisan. Surtout dans la partie en Anglais qui est plus universelle que la partie française. Pour ne pas surcharger le blog, voici une adresse on on peut la trouver: http://www.azlyrics.com/lyrics/leonardcohen/thepartisan.html
Mais aussi il y a celle de Brassens, « Les deux oncles », qui résume aussi l’absurdité de la guerre en général. On peut la trouver ici:
http://www.gssa.ch/chansons/brassens.html
Tiens, et c’est marrant, c’est sur le site d’un groupe Suisse, contre l’armée Suisse!
Bof, tout ça pour dire, que la guerre, c’est bien utile parfois, mais c’est bien désagréable aussi. C’est comme une chimiothérapie en quelque sorte: ça soigne, mais ça rends très malade aussi. En espérant qu’il y en aura de moins en moins: après tout, sur le territoire de l’Europe de l’Ouest, ça fait presque 70ans qu’on en a pas eu, et historiquement c’est un exploit!
8 novembre 2006 à 2:09
metamorfosis: c’est pour ca que google existe
Anneau Nyme: je vais aller vois ces deux chansons que je ne connais pas, honte a moi! merci pour les liens
Nat: spece de traitre
pour la peine, je t’inviterai pas a mon anniversaire, na na nere
8 novembre 2006 à 2:15
Ces coquelicots à la boutonnière font partie de ma vie et j’étais -pas vraiment étonnée de ne pas en voir ici- ; sauf qu’il me manquait de quoi.
Je trouve que c’est hélas, pas mentionné comme il se devrait que le Canada (Québec inclus), a perdu beaucoup de vaillants jeunes hommes aux différentes guerres… et ça continue hélas
8 novembre 2006 à 4:34
Bonjour,
Dans un « groupement de textes » sur le « sonnet »je viens de glisser Le dormeur du val…Et c’est ce sonnet qui a été le plus apprécié …Je ne savais pas que cete fleur profitait du calcaire et du désordre des guerres pour nous rappeler les soldats tués…Je le dirai à mes prochains élèves et c’est ainsi que ton info sera transmise aux plus jeunes…En espérant qu’ils feront la paix entre eux
8 novembre 2006 à 6:00
Quel beau billet ! Espérons en effet qu’on arrêtera de se massacrer un jour mais espérons surtout qu’on n’aura plus jamais besoin de se taper dessus… Des fois quand j’entends certaines personnes dire des bêtises (et je ne parle pas que de politiques, loin de là !!), je me dis qu’on a encore du pain sur la planche mais c’est déjà pas mal de s’en rendre compte
8 novembre 2006 à 6:04
Aujourd’hui je me suis décidé de marquer mon passage car je suis très ému en lisant ton billet de ce jour sur l’utilisation des coquelicots pour commémorer la mémoire des soldats morts sur les champs de bataille. Moi qui vient d’un pays en guerre et remplit d’amertume vis à vis des atrocités de nos dirigeants, quoi de plus noble que d’accorder une pensée à ces héros morts pour la juste cause comme pour des causes perdues, tel que l’Irak.
8 novembre 2006 à 10:57
Mon arriere grand pere a fait la Grande Guerre, mais dans l’armee austro-hongroise car la Boheme appartenait a l’epoque a cet empire. Il a eu de la chance dans un sens d’avoir ete blesse sur le front italien.
9 novembre 2006 à 2:50
Espérons Lulu … espérons …
9 novembre 2006 à 2:59
C’est drôle … en lisant rapidement le titre de ton post … résonne à mes oreilles le mot ‘ PAIX … tout à fait irrationellement je le sais
9 novembre 2006 à 5:42
Ce qui me désole le plus pour eux, tous ces soldats, c’est qu’ils ont passé une partie de leur tendre jeunesse dans les casernes, les champs de bataille, les privations , l’exil, les camps, mon père était dans un vrai stalag et mourrait de faim , de froid et d’épuisement….Il venait de se marier et a disparu pendant 5 ans. quand il revenu de la guerre, ma mère raconte qu’elle ne l’a pas reconnu, bien sûr elle ne voulait pas dire physiquement…Et à l’époque, il fallait soigner ces horreurs tout seul, car qui s’occupe de
ces hommes ? De ces familles qui vont payer ? De ses enfants qui vont avoir un père revenu de 5 ans de cauchemars ?
9 novembre 2006 à 5:44
je suis toujours étonné qu’on neglige autant l’histoire recente dans nos écoles. Les poppies qu’on porte ainsi à la boutonniere sont une façon de nous souvenir ou du moins de nous questionner pour ceux parmi les plus jeunes qui ne savent pas. La bataille de Dieppe le 19 Aout 1942 tristement celebre ou on a envoyé se faire massacrer 5000 soldats Canadiens, On estime que ce jours-là 3600 sont restés sur la plage. Ce n’est qu’un épisode de cette guerre ou nos soldats canadiens ont été envoyés se battre en France sous les ordres plus ou moins competents d’officiers superieurs la plupart du temps britanniques et qui les ont utilisés souvent en première ligne veritablement comme chair à canon.
9 novembre 2006 à 6:37
j’adore les coquelicots, fleurs qu’on peut difficilement mettre en cage (en vase), je les aime sous toutes leurs coutures!
Je connaissais cette tradition mais je n’y pensais plus. Tiens demain y’aura du coquelicot dans l’air
Je suis tout autant pacifiste, et je crois aussi qu’il faut savoir saluer et se souvenir de ce qu’on fait nos papis pour notre liberté.
Et puis je crois que se défendre et protéger les siens quand on vient tenter de vous hacher menu, ce n’est pas contradictoire avec le pacifisme.
Quand je pense au courage de nos vieux, je me demande toujours si j’aurai eu le même. J’ai d’affreux doutes sur mes capacités
Alors j’ajouterai une petite pensées pour les moins héroiques, ceux qui ont survécu, juste, ceux qui n’ont pas toujours eu la force de se lancer dans la bataille avec fougue, ceux qui se cachaient, ceux qui tremblaient sous le sifflement des balles.
9 novembre 2006 à 7:55
Merci Guisée, voilà du concret dans l’horreur et l’absurdité. Je crois que ces Canadiens ont été sacrifiés pour faire croire à un faux lieu de débarquement aux Allemands.
9 novembre 2006 à 8:03
Je voulais rajouter que pour se faire une idée de la future paix entre les peuples, lire le texte d’Aurélie du 31 octobre, son site s’appelle Aurélie en Norvège.
9 novembre 2006 à 9:00
metamorfosis: heu… son texte était plutôt ironique, non? et qu’est-ce que que c’est qu’un « faux » débarquement quand 3000 personnes meurent?
Candy: tu as bien raison, les héros ne sont pas toujours ceux qui meurent en premier…
Guizee: c’est ça le pire je trouve, d’avoir le courage de se sacrifier et de le faire pour rien… quel gâchi de vies!
mom: oui, aujourd’hui on a peut-être un peu plus de « soutient » quand on rentre de la guerre… quoi que…
Cloclo: si seulement
vilay: mon arrière grand père aussi, tiens… mais je ne sais pas où, faudrait que je demande à ma grand’mère.
Lancelot: merci pour ton gentil et bien triste message. c’est quelque chose que je n’arrive pas à comprendre, qu’on réussisse à faire les mêmes erreurs (et horreurs) depuis la nuit des temps, qu’on n’arrive pas à se dire qu’il doit y avoir une meilleure façon de vivre que d’envoyer ces citoyens mourir pour rien…
Estelle: exactement, ce monde de fous n’est pas prêt de s’arrêter de se tapper desssus, malheureusement!
jc: bien contente d’avoir participé à l’éducation de nos jeunes alors
!Béo! comment est l’armée au canada? est-ce pareil qu’aux etats unis, une armée de volontaires (et de désespérés)?
9 novembre 2006 à 6:09
Oh non: au Canada; l’armée est une carrière en soi.
Une sorte d’Uni aussi à certains points de vue.
Evidemment avant les Grandes Guerres; on avaient pas pris part à aucuns conflits… sauf erreur de ma part.
Depuis: on a perdu bien des valeureux jeunes hommes mais; ils étaient enrôlés de force à un certain moment…
Maintenant: ça tient un peu comme pour les Suisses dans le maintient de la paix: ce qui n’empêche pas des pertes en Afghanistan ou en Irak ces temps…
Il y a aussi une tradition de Cadets. Jeunes jusqu’à 18 ans qui font des activités aussi harassantes qu’à l’armée: drille, reconnaissances à la boussoles sous -10°C, etc etc etc.
Ma grande l’a fait jusqu’à ses 18 ans…. quel courage je lui trouvais parce que moi hein…
9 novembre 2006 à 9:14
Mais euh… Ton Papi et ton Pépé c’était pendant la WW2 non? Le 11/11 c’est pour la première… Une de mes grand-mères a aussi fait la traductrice pour les américains dans les hôpitaux parisiens… Un ofiicier yankee l’a même demandée en mariage, mais les parents ont mis le véto et l’ont envoyée dans un cours de dactylo où elle s’est ennuyée à mourir… et elle a épousé mon grand-père. Si elle avait suivi son coeur, elle aurait eu une vie formidable… que je ne serais pas là pour raconter!
9 novembre 2006 à 10:19
sylh: ben ici c’est pas l’armistice qu’on célebre, c’est « rememberance day » et aux états unis c’est « veterans’ day » donc c’est pour toutes les guerres, des plus vieilles aux plus récentes… et si nos grands-mères avaient épousé leurs yankees, on aurait peut-être été voisines dans… l’iowa ou un truc comme ça
!Béo! ahhh dis donc, merci pour les informations, je n’avais aucune idée! pfff, j’en ai encore des choses à apprendre sur ton pays