keskon riz


Hier, inspirée par la délicieuse recette de galette de pommes de terre au comté de Mijo, j’ai acheté des pommes de terre, du persil, des oeufs, et du gruyère (y’avait pas de comté, ça devrait marcher, non?) et j’ai passé la soirée dans ma cuisine à faire… des croquettes de poisson thaïlandaises à la farine de riz.

Ca faisait super longtemps que j’avais envie de les essayer, ces croquettes, et comme j’avais enfin des oeufs, j’en ai profité, et c’était super super délicieux! Je vous donne la recette pour 4 personnes mais moi divisé les proportions par deux et… j’ai tout mangé ;) Je pense que c’est super comme petite entrée, ou comme « finger food » pour un buffet ou une réception (bouffe qu’on mange avec ses doigts).

Mettre dans un mixeur: 450 gr de poisson blanc sans peau et sans arrêtes, 50 gr (1/4 de cup) de farine de riz ou de maïs (j’en ai mis un peu plus pour que ma pâte ne soit pas trop liquide), 2 oeufs, 1 cuillère à soupe de fish sauce (truc thaïlandais/chinois), 3 cuillères à soupe de coriandre fraîche (cilantro) hachée finement (j’aime pas ça alors j’ai mis du persil à la place), 3 petites cuillères de pâte de curry rouge (je n’avais que du vert), du sel, et 1 petit piment rouge haché finement (pas obligé) (j’en ai mis un vert). Mixer jusqu’à ce que ça fasse une pâte homogène.

Rajouter à la pâte 2 oignons de printemps (scallions) hachés très finement et 100 gr de haricots verts (une vingtaine de gros) hachés très finement aussi. En fait je pense qu’il faudrait presque passer les haricots à la vapeur (ou à l’eau bouillante) 3 minutes avant de les incorporer, et il faut vraiment que ce soit haché finement sinon ça ne cuit pas super bien.

Avec les mains humides, former des petites croquettes rondes et plattes avec la pâte. Croyez-en mon expérience, il ne faut pas qu’elles soient trop épaisses (1 centimètre de haut c’est pas mal, et environ 5-8 centimètres de diamètre), sinon ça ne cuit pas bien au milieu.

Faire cuire ces croquettes dans une poêle avec 125 ml (1/2 cup) d’huile jusqu’à ce qu’elles soient bien bien dorées des deux côtés. Servir avec de la « sweet chilli sauce » (sauce thailandaise qu’on utilise aussi pour les rouleaux de printemps). On peut mettre des cacahuettes hachées et/ou du concombre en tout petits morceaux dans la sauce, aussi. C’est miam, miam, miam!

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Comme vous pouvez le voir sur ma photo, j’ai rajouté du sel sur mes premières croquettes, parce que la recette n’en utilisait pas mais quand j’ai goûté ma première croquette, ça en manquait définitivement alors j’en ai rajouté dans la pâte qu’il me restait. C’est assez fort, à cause des piments et de la pâte de curry, mais ça n’arrache pas la gueule (et on est pas obligé de mettre le piment). En tous les cas, c’est une recette à refaire parce que c’était exquis (et le poisson c’est bon pour le cerveau)!

Bon ap’ :) (heu, on dit ça comment en thaïlandais?)

Vous vous rappelez peut-être de mes déboirs avec le yaourt cuit… Ben j’ai abandonné! Mais j’avais tellement envie d’une recette indienne à base de yaourt que j’ai décidé de me faire, finalement, du poulet tandoori, qui doit mariner dans le yaourt mais pas cuire dedans! Et c’était une idée judicieuse parce que MIAM et c’était super facile à faire!

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Pour 4 personnes il faut:

- 4 gros morceaux de poulet (moi je n’avais que deux blancs que j’ai coupés en petits morceaux et j’ai ensuite divisé toutes les proportions qui suivent par deux)
- 3/4 de cup (175 ml) de yaourt nature
- 1 petite cuillère de garam marsala
- 1 petite cuillère de gingembre frais rapé (j’ai de la pulpe toute prête)
- 1 petite cuillère d’ail écrasé
- 1,5 petite cuillère de poudre de chili
- 1/4 de petite cuillère de turmeric (truc jaune qui ressemble à du curry mais qui n’en est pas)
- 1 petite cuillère de coriandre en poudre
- 1 petite cuillère de jus de citron (pas mise, j’avais pas envie de refaire tourner mon yaourt)
- 1 petite cuillère de sel
- 2 cuillères à soupe d’huile
- quelques gouttes de colorant rouge (pas mis, j’en avais pas).

1. Rincer et essuyer le poulet et faire des entailles dans la chair.
2. Mélanger le yaourt avec tous les autres ingrédients (épices etc.).
3. Mettre le poulet dans la mixture de yaourt et laisser mariner en retournant de temps en temps pendant trois heures au moins.
4. Préchauffer le four à 240 degrés celcius (475 degrés fahrenheit).
5. Mettre les bouts de poulet dans un plat qui va au four et laisser cuire pendant 25-30 minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit bien grillé.
6. Transferer le poulet sur des assiettes garnies de salade, de tomates, de quartiers de citron, et de riz, bien sûr (basmati, cuit à l’autocuiseur)!

Bon appétit :)

PS. Mon (ex) blog sur le site de Purdue a été effacé… J’ai perdu des tones de photos téléchargées par les visiteurs sympas et deux ans et demi de commentaires, en gros tout ce que j’avais sur mon blog avant janvier 2006…. Si vous vous ennuyez, allez visiter mes archives (sur ce blog) et laissez des commentaires au hasard pour que ça ait l’air moins vide (et si vous avez posté des photos sur mon blog (avant 2006, donc) et que vous en avez encore une copie, je serai vraiment heureuse de les reposter moi-même si vous me les envoyez).

Pour une fois, je vais vous donner deux recettes interdites mais que j’ai quand même faites parce que je suis une rebelle et que ça m’avait l’air trop bon. La deuxième recette est à base de…. riz interdit, si si, je vous jure, c’est comme ça qu’il s’appelle! La première recette est faite à base d’ail, d’oignon, et de piment, donc en gros, si vous avez un amoureux, je vous la déconseille fortement, à moins que votre amoureux n’en mange aussi!

J’ai trouvé la première recette sur le blog Péché de gourmandise (allez voir là-bas, c’est mieux expliqué (et plus joliment présenté) qu’ici). Truc hyper simple à faire et absolument divin, joli, frais, coloré, et bon pour la santé je suis sûre :)

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J’ai pris un petit fromage de chèvre frais (une petite buchette trouvée à Target), plein d’ail, plein de persil, plein de scallions (oignons verts), et un petit piment serrano (sans les pépins!), le tout ciselé finement et mélangé au fromage de chèvre avec du sel et du poivre (la recette originale rajoute de la menthe mais je n’aime pas ça. J’imagine qu’on peut aussi rajouter de la ciboulette) (attention de ne pas vous toucher les yeux (ni le nez!!) après avoir épépiné le piment, ça brûle!). J’ai rajouté une petite cuillère de crème liquide pour que ce soit un peu plus aéré et crémeux. Ensuite, j’ai pris des fines tranches de courgettes que j’ai passé à la vapeur 5 minutes. Dans des ramequins, j’ai mis d’abord du film alimentaire puis les tranches de courgettes joliement arrangées. Dans les courgettes, j’ai mis la mixture de fromage aux fines herbes et puis j’ai replié les courgettes et le platique et mis tout ça au frais pendant quelques heures.

J’ai finalement démoulé le tout et servi avec une petite salade de tomates cerises (je voulais mettre du vinaigre balsamique mais il était déjà dans mes cartons, ça devient vraiment difficile de cuisiner par ici). La recette originale utilise de l’apéritif anisé au lieu du vinaigre mais je n’aime pas l’anis (en fait y’a plein de choses que je n’aime pas, huhuh). Ben c’était vachement bon :)

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Pour le dessert, j’ai pris un riz très spécial que j’ai trouvé dans un magasin spécialisé chez ma soeur: du « forbidden rice, » ou riz noir que seul l’empereur de Chine avait le droit de manger pendant longtemps. J’ai pris un demi verre de riz que j’ai d’abord fait tremper dans de l’eau pendant 4 heures.

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J’ai ensuite fait le riz environ 20 minutes dans tout plein d’eau puis je l’ai égouté (en fait, il ne restait presque plus d’eau à la fin de la cuisson) et j’ai rajouté une demi tasse de lait de coco et un petit peu de sucre. J’ai laissé cuire à feu très doux (sans vraiment bouillir) et en remuant souvent pendant encore 15 minutes, jusqu’à ce que le mélange soit un peu épais (mais pas trop sec) et le riz bien cuit. (La photo ci-dessous a été prise avec le flash, c’est pour ça que le mélange semble moins noir que sur les autres photos).

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J’ai servi ça dans des petits ramequins et rajouté une cuillère de crème de coco dessus. En fait, la recette originale (qui vient d’Indonésie) veut qu’on serve ça avec de la mangue fraîche. Je l’ai fait une fois pour ma soeur et ma tata et c’était très bon, mais là je ne voulais pas ouvrire une grande boîte de mangue juste pour moi. Ca a l’air bizarre comme ça, hein? Ben c’était vachement bon :)

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Ce petit repas plein de saveurs et de couleurs était vraiment parfait pour une chaude journée d’été! Bon appétit :)

En France on dit dégueu, mais en Suisse on dit dègue [dèg], je vous le dis comme ça vous aurez au moins appris quelque chose d’utile aujourd’hui ;)

Votre belle-mère est invitée à déjeuner et que vous voudriez définitivement vous débarasser d’elle? Vous êtes suicidaires mais n’avez pas le courage de vous jeter par la fenêtre? Vous avez tendance à aimer ce que le reste du monde déteste? Alors cette recette est pour vous :lol:

Vous vous souvenez de ça? Les tomatillos dont nous a parlé Laurange? Ben moi aussi j’ai essayé une recette et je peux vous dire que c’est ignoble! Je rate parfois certaines de mes inventions, mais là, je peux dire que ça a été mon plus beau ratage, un échec dans toute sa splendeur, une débâcle parfaite, un fiasco sans pareil, bref, le bide total et intégral!

Je vous offre quand même cette magnifique recette ignoble en cadeau pour fêter les non-élections mexicaines et la fin du 4 juillet (je vous jure, si j’entends encore une fois du Gershwin, du Bernstein, ou du Copland, à la radio, ça va chier dans les ventilos!).

Alors, d’habord, vous mettez dans une casserolle des tomatillos coupés en petits morceaux (ça a une odeur de poire très très verte, ces machins, c’est trop bizarre), un oignon coupé finement aussi, de l’ail, du sel et du poivre, du « cilentro » (coriandre fraîche, beurk), et du bouillon de poulet ou de légumes. La recette originale que j’avais trouvée disait de faire cuire le riz directement avec les légumes dans le bouillon. Mais je ne suis jamais les recettes… donc je n’ai pas mis le riz et j’ai mis moins de bouillon.

Faites cuire tout ça jusqu’à ce que ça ait une consistence de purée ou de compote un peu compacte, plutôt… Attention aux risques de mort subite au cas où vous oseriez goûter à la mixture…

Pendant ce temps-là, faites cuire du riz à sushi bien collant et faites-en des petites galettes ronds de 2,2 centimètres de haut et 8,9 centimètres de diamètre grace à l’apparatus génial mentionné dans ce post génial. Mettez ces petites galettes à refroidir sur le bord bord de la fenêtre mais faites attention qu’elles ne s’enfuient pas!

Quand ma mixture infâme est cuite, laissez-là un peu refroidir sinon vous allez vous cramer les doigts, doués comme vous êtes (surtout si vous vous appelez miss lulu), puis versez-la dans les petits moules sus-mentionnés posés sur des assiettes, puis mettez le tout (ne retirez pas les moules, malheureux!) au frigo pendant une nuit (pas sur le rebord de la fenêtre pour cause de risques de pugilat…

Donc la mixture étant un peu gélatineuse sur les bords, elle va devenir un peu comme de la jell-o pendant la nuit et au petit matin, vous aurez des jolies petites galettes vertes que vous pourrez démouler si l’envie vous en prend vraiment et déposer délicatement sur la galette de riz (ou vice-versa) et décorer le bidule avec de la salsa mexicaine (c’était ça ou du coulis de framboises) pour faire les couleurs du drapeau mexicain. Décorez aussi avec les restes de cilentro (ou des épinards coupés en petits morceaux si vous n’avez que ça à la maison paskeu même l’odeur du cilentro vous rend malade).

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Avant de servir, assurez-vous que vous (ainsi que votre belle-mère!) avez une bonne assurance vie!

Buen apetito ;)

Puisque je n’arrive décidemment pas à poster mon album de photos de Granbled (mais je pense que demain ça devrait marcher), je profite de cette minute de répit entre les articles et les cartons pour partager un petit moment de bonheur surprenant mais délicieux: le risotto aux pommes. Ne partez pas en courant, c’est aussi bon et aussi facile à faire que du riz au lait (et c’est pratique pour ceux qui ne mangent pas de produits laitiers) et en plus c’est très joli. Et merci à Llyn pour le superbe livre sur le risotto qui contient cette recette.

Il faut des pommes, du risotto, des amendes effilées, du sucre, et du jus de pomme. La recette dit une demi pomme mais moi je dis deux, pour 4 à 6 personnes. Des bonnes pommes à cuire, et si vous êtes comme moi et que vous mangez la moitié de ce que vous cuisinez pendant que vous faites la cuisine, prévoyez trois pommes ;) La recette dit aussi que ça se sert avec des figues fraîches, mais il y a peu de fruits auxquels je suis plus allergique donc je n’en ai pas mis.

D’abord, faites revenir rapidement les amendes effilées dans une poêle (sans beurre ni rien) jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Réservez.

Epluchez-les et coupez les pommes en petits cubes que vous allez faire revenir doucement avec du beurre dans une poêle pendant 10 minutes. Ohhh que ça sent bon! Pendant ce temps-là, faite chauffer doucement environ 1 litre (ou plus, ça dépend de comment vous aimez votre riz) de jus de pomme (avec du sucre s’il n’est pas très sucré ou coupé avec de l’eau s’il l’est trop).

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Retirez les pommes de la poêle en y laissant le beurre et versez-y le risotto (1 cup pour 4-6 personnes, moi j’en mets 1/2 cup (un demi verre) et ça me suffit largement), que vous allez faire revenir dans le beurre pendant quelques minutes jusqu’à ce qu’il soit transparent. Ensuite, versez petit-à-petit le jus de pomme sur le riz, une louche à la fois, et faites cuire en rajoutant du jus de pomme à chaque fois qu’il est absorbé et en tournant très souvent le riz, jusqu’à ce qu’il soit assez cuit à votre goût (30-40 minutes pour moi). Environ 10 minutes avant la fin de la cuisson, rajoutez les pommes.

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Quand tout est bien cuit, mettez le riz dans des petits bols individuels et parsemez avec le parmesan les amendes effilées, (puis décorez avec des figues fraîches coupées en deux) et servez tout de suite! Miam! Attention, c’est un peu bourratif, donc un petit ramequin par personne est plus que suffisant pour un délicieux dessert!

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Quand j’étais petite jeune, ma môman nous faisait des gratins de millet aux pommes. J’adorais ça. Et en cuisant ce riz, je me suis soudain souvenue de ce plat de mon enfance et j’ai retrouvé cette odeur divine de pommes, de beurre, et de céréales… Mmmmmmm… exquis!

Guten Appetit a tutti!

PS. Demain c’est l’anniversaire de jojo (et pas n’importe quel anniversaire en plus!), alors tous en coeur: haaaappy birthday jojo et gros bisous :) (t’inquiètes pas, ça fait mal sur le moment mais ensuite ça passe, huhuh)…

PPS. Allez aussi féliciter Madame Heidi qui se mariiiiiiiie!!! Tous mes voeux de bonheur Madâme :)

PPPPPPPPS. Je peux pas résister: allez les suisses, allééééé, allez les suisses, allééééééééééé!!!!! Bon d’accord, j’arrête, sinon je vais perdre tous mes lecteurs ;)

A peine la petite Tèzalacon née et envoyée, je me suis souvenue de ma promesse faite à Cloclo. J’ai donc annulé tous mes rendez-vous de l’après-midi, débranché mon téléphone pour ne pas être dérangée, allumé l’air conditionné à fond, installé les chatounes confortablement pour le spectacle, et je me suis mise au boulot!

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La première chose à faire a été de retrouver la recette dans mes commentaires, quelque part, entre des dixaines d’autres commentaires et sous je ne savais plus lequel post! Ensuite, il a fallu copier tous les commentaires les uns sous les autres et imprimer tout ça. Finalement, il a fallu annoter, souligner, encercler, et déchiffrer la recette elle-même au milieu de commentaires plus rigolots les uns que les autres mais qui ne faisaient pas avancer la recette! Et enfin, munie de trois feuilles rougies de scribouillis parmis d’autres scribouillis, je me suis installée dans ma cuisine avec un pot de feuilles de vigne, deux tomates, un gros oignon, beaucoup d’ail, de la menthe, et quelques épices et… en avant la jeunesse!

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Voici donc la recette (simplifiée et oh combien déméliorée) de Cloclo:

1. Sortir les feuilles de vigne du bocal en leur faisant faire des mouvement de rotation (très important, parce que même comme ça c’est pas facile!)

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2. Déplier délicatement les feuilles et les déposer dans un faitout. Recouvrir d’eau et faire bouillir environ 5 minutes (en s’assurant que les feuilles sont bien immergées, dit Cloclo, mais avec moi, elles n’ont pas arrêté de remonter à la surface donc ça a été la bagarre… surtout que l’eau de cuisson était un peu dègue, au bout d’un moment, ce qui a joliment coloré ma cuillère en noir…).

3. Egoutter les feuilles et les détacher délicatement les unes des autres. Couper (si nécessaire) les queues (ce que j’ai dû faire). Déposer les feuilles sur une assiette et les recouvrir de film alimentaire ou d’un torchon pour les garder bien humides.

4. Faire la farce avec du riz collant cru (une demi « cup » (un peut plus que la moitié d’un verre à eau)), précédemment rincé et mis à tremper dans de l’eau pendant 15 minutes, 1/2 oignon finement haché, de l’ail, une tomate coupée finement, des feuilles de menthe hachées elles aussi (je n’en avais pas, ce qui tombait bien puisque je n’aime pas la menthe), et des épices (sel, poivre, curry, etc. mais pas de cannelle, de cumin, de gingembre, de clou de girofle, précise Cloclo), de l’huile d’olive, et du jus de citron. Mélanger le tout et laisser reposer 30 minutes au frigo.

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5. Ensuite, prendre une feuille de vigne et la déposer sur une planche à découper avec les grosses reinures face à soi (pour que l’extérieur soit tout beau tout lisse) et le bout de la feuille au nord (comme sur le drapeau canadien, en gros). Mettre deux cuillères de farce vers le bas de la feuille mais pas trop quand’même, et rouler la feuille autour de la farce une première fois en serrant un peu mais pas trop (sinon ça déborde par les côtés). Ensuite, rabattre les côtés de la feuilles puis continuer à rouler le tout jusqu’à la fin de la feuille. Moi je savais exactement comme faire parce que les sandwiches de Subway sont enroulés comme ça donc j’ai fait ça comme une pro! Cloclo aurait été fière de me voir! Petit conseils de miss lulu: jeter les feuilles trop petites et faire le début de l’étape numéro 6 AVANT de passer à l’étape 5!

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6. Prendre un grand faitout (le même qu’avant mais vraiment bien rincé!!) et couvrir le fond de rondelles de pommes de terres, du 1/2 oignon restant, et la deuxième tomate, puis rajouter du sel, de l’huile, et un jus de citron (donc il fallait faire ça AVANT de rouler les feuilles, ça évite des déplacements inutiles). Mettre ensuite délicatement les feuilles de vigne farcies dans la cocotte en les espaçant un peu et sur trois étages (enfin, ça dépend de combien on en a), puis les recouvrir d’une assiette en verre ou en grès pour éviter qu’elles bougent pendant la cuisson (pas un truc blanc si possible parce que l’eau de cuisson tâche encore pas mal). Reconvrir tout ça de flotte et faire bouillir à petits bouillons pendant une heure. Mon assiette a bougé, ma casserole était trop petite parce que je riz a effectivement pas mal gonflé… mais en fin de compte ça allait.

7. A la fin de la cuisson, retirer l’assiette puis les feuilles de vigne et le mélange patates-oignons-tomates et déposer le tout sur une grande assiette et servir :D

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Je dois avouer quelque chose de terrible: j’ai été incapable de manger les feuilles elles-mêmes, on aurait dit du cuire tellement elles étaient coriaces! Par contre, c’était absolument génial de les dérouler une à une (elles avaient vraiment bien tenu, j’étais fière de moi!) et d’en manger la délicieuse farce avec le mélange patates-etc. parce que la feuille avait quand même donné beaucoup de goût à la farce et la gardait longtemps au chaud. C’était exquis!! J’avais une vingtaine de rouleaux et je les ai tous mangés en une soirée! Dommage pour les feuilles, c’était sûrement pas de la meilleure qualité mais c’est tout ce que j’avais trouvé! Et je ne le regrette pas, cet essai était malgré tout un grand succès, merci Cloclo :)

La pile de questionnaires est en face de moi… elle est plus petite que moi mais à peine… j’en connais chaque feuille, chaque colonne, âge, lieu, club, présence, antécédent, blessures… c’est à croire que les sportifs ont plus d’os que les autres et qu’ils ont une capacité étonnante à se les casser ! Malléole cassée, astragale cassée, tarse… cassée aussi… encore et encore des questions, entraîneur, pratiques, sociabilité… ils n’en finissent pas, je n’ai jamais vu un questionnaire aussi long… et ils sont là par centaines, et feuille après feuille je viens d’entrer tout dans ma machine, la moindre croix ne manque pas, la moindre remarque est prise en compte… toutes leurs histoires … l’un qui m’avait dit, mon frère c’est l’entraîneur m’sieur et il me fait pas jouer… et l’autre qui trouvait, moi je méritais, j’vous jure que je méritais, alors pourquoi… et encore l’autre qui disait, quand je suis rentrée dans la salle et que j’ai entendu le public, c’était mieux que… oui même que ça c’était mieux… des heures et des heures et des heures d’entretiens.

Mais j’ai fini, je l’ai eu, je viens de tourner la dernière page, la dernière question, réponse 2 c’est fini… pour la saisie, il ne me reste plus qu’à analyser tout ça et à en faire un joli rapport, moi j’appelle ça des cales à armoires mes rapports… et encore dans ce cas ils serviraient à quelque chose ! J’ai mal au yeux, j’ai mal au dos, j’ai mal au ventre à force de café, j’ai commencé vers 9h après les enfants et il est 23h, heureusement que Marie s’occupe de tout le reste… j’ai mal partout mais je ne me plains pas, il y a bien plus malheureux, j’ai juste besoin de m’étirer pendant… un jour ou deux ! Je jette le dernier questionnaire par terre juste pour le plaisir de penser j’t'ai eu ! Nous savons bien, lui et moi, que je finirais par le ramasser pour le ranger avec les autres. Je prends une respiration, je sauvegarde et je lance l’analyse, demain je saurais à quelle sauce manger mes sportifs, ils seront triés, comparés, croisés et recroisés… mais pour l’instant j’ai envie de ne plus penser, de prendre mes chats sur les genoux, d’avoir Marie pas loin et de manger un truc réconfortant, rassurant, une douceur parfumée… comme un petit riz au lait…

Ce petit bout d’vie date de quelques mois mais quand Lulu m’a écrit il y a quelques jours…pour le kedgéré c’est râpé, mais tu peux sûrement trouver une autre recette à base de riz à mettre sur mon piti blog dans quelques jours, j’en suis sûre ;) j’ai pensé à ça, va savoir pourquoi ;-) … et à ce petit riz au lait dont j’ai eu tellement envie, mais commencer un riz au lait à 23h… en espérant que toi tu le mangeras Lulu dès que tu auras fini, le nez sur la vitre avec la buée qui s’y forme et les deux chatounes qui te réclament à coup de miaulements et de ronronnements… bientôt donc !

Riz au lait parfumé pour Lulu si affinités… (une recette qui doit beaucoup à P.Wells)

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Ingrédients : 70g de riz blanc à grains ronds – 1 gousse de vanille – 50cl de lait – le zeste d’une orange et d’un citron prélevé en une ou plusieurs larges bandes d’1 ou 2cm – 20g de beurre – 50g de sucre vanillé maison – 20g de raisins secs – 20g d’amandes émincées – une pincée de 4 épices

Lavez le riz et égouttez-le. Mettez-le dans une casserole, puis couvrez le largement d’eau. Sur un feu moyen portez à ébullition puis laissez cuir 5 min. Mettez-le alors dans une passoire et rincez-le puis égouttez-le. Mettez le lait dans une casserole, ajoutez les petits grains noirs prélevés dans la gousse de vanille (il faut la fendre et gratter avec un couteau ou une petite cuillère) et les zestes des agrumes. A feu moyen, portez le tout à ébullition. Dès ébullition retirez du feu et ajoutez le beurre et le sucre, mélangez délicatement. Laissez refroidir une dizaine de minutes puis versez dans le plat de cuisson, moi j’utilise un plat en terre qui ressemble à un saladier (à l’origine ce plat sert à faire le cassoulet). Couvrez le plat d’une feuille d’alu et enfournez dans un four préchauffé à 170° pendant 1h30 puis découvrez et laissez cuire jusqu’à la consistance désirée entre 15 et 30min de plus. Pendant ce temps faites griller les amandes émincées (je préfère émincer mes amandes, comme ça je taille plus gros et ça croustille sous la dent…), quelques minutes dans une poêle. Quand le riz est cuit, ajoutez délicatement les raisins et saupoudrez avec la pincée de 4 épices et les amandes, ne mélangez pas… vous pouvez enlever les écorces si vous n’aimez pas ! après vous vous collez le nez sur la vitre et vous mangez en regardant le bleu de l’horizon…

Mais pourquoi, tiens je ne suis pas seulement chez moi, est-ce que je vous raconte ça…

Dorian !

1 Aujourd’hui, pensons à nourrir notre corps.

Riz au lait au chocolat.

Ingrédients:

+ 1/2 l de lait

+ 125gr de riz rond

+ 235gr de sucre

+ 25gr de cacao

+1sachet de sucre vanillé

Préparation:15 mn  -     Cuisson: 45 mn

+ Faire bouillir le lait avec le sucre, lma vanille, le chocolat fondu ou cacao.

+ Mettre le riz dans une passoire fine et le passer quelques secondes sous le robinet à l’eau très chaude.

+ Lorsque le lait est à ébullition, ajouter le riz et remuer.

+ Laisser mijoterb à feu doux, en remuant régulièrement.

+ Lorsque le riz se cooupe facilement en deux, et que le lait a réduit, c’est prêt!

Conseil: A déguster chaud (mais froid c’est bon aussi!).

Voilà, tous ceux qui sont dans la cuisine sentent-ils la bonne odeur de vanille et de cacao?

Qui va lécher la casserole?

Allez! Prenez une cuillère, tout  le monde peut goûter.

Osteolala de Normandie

Eh oui, j’ai acheté du poulet, il y a quelques jours! Moi, miss lulu, qui me veux végétarienne, anti-torture, anti-antibiotiques, anti-OGM, anti-tout-ça, j’ai craqué à cause d’une jolie recette et aussi parce que pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé du poulet bio dans mon champ de maïs!!! Où va le monde, je vous l’demande!

Cette recette est un peu longue mais est probablement l’une des meilleures recettes essayées depuis le début de l’année! Comme soupe froide en entrée, c’est absolument divin et archi exotique! En soupe chaude comme plat principal, c’est à tomber! En dessert, je sais pas, mais faut voir;)

Comme d’hab, j’en ai deux versions: celle du bouquin, assez longue, et la mienne, un peu plus facile.

Il faut, pour 6 personnes (moi j’en ai eu pour tous mes repas pendant 2 jours, p’tit dèj inclu, ça passe très bien):

1. pour le bouillon:
- du poulet (1 ou 2 blancs, c’est plus facile)
- 1 carrotte épluchée et en morceaux
- quelques branches de celeri (beurk, pas mis) en morceaux
- quelques oignons de printemps (scallions) en rondelles
- 2 cm de gingembre rapé (j’ai mis de la pâte toute prête)
- j’ai rajouté un-demi oignon en morceau, du persil, une tomate en morceaux, et quelques champignons de Paris en fines tranches.

Mettre tout ça dans une casserolle avec du poivre et du sel et beaucoup beaucoup d’eau et faire bouillir doucement pendant 2-3 heures. Enlever la graisse s’il y en a pour faire un joli bouillon clair. Jusque là, c’est fastoche.

Enlever le poulet du bouillon et le laisser refroidir. Enlever les os et la peau (s’il y en avait au départ, moi je n’avais que des blancs) et « déchirer » le poulet en morceaux fins. Laisser le bouillon refroidir (enlever les légumes du bouillon si on ne veut pas les réutiliser en passant tout à la passoire).

2. pour le reste:
- 2 tomates
- du beurre
- un oignon haché finement
- 3 gousses d’ail hachées
- quelques feuilles de curry (j’en n’ai pas trouvé, j’ai mis une cuillère de curry en poudre à la place)
- un peu de pâte de curry de Madras (pas trouvé, j’ai mis de la pâte de curry tailandais à la place)
- 250 gr (1 cup) de lentilles rouges, lavées et égoûtées
- 75gr (1/3 cup) de riz cuit (short grain)
- 250 ml (1 cup) de crème de coco (j’ai mis du lait de coco, ça se trouve dans les magasins asiatiques)
- un peu de coriandre fraîche (cilantro) (j’aime pas ça, j’ai mis quelques graines de coriandre et du persil frais à la place).

- Si vous avez le courage, enlevez la peau des tomates. Les couper en fins morceaux.

- Faire fondre le beurre dans une grande casserolle et y cuire les oignons quelques minutes jusqu’à ce qu’ils soient transparents. Ajouter l’ail et les feuilles de curry (là j’ai mis les épices et la pâte de curry).

- Ajouter les lentilles et le bouillon (sans le poulet, donc. Ils avaient enlevé les légumes du bouillon mais moi je les ai gardés avec). Faire bouillir quelques minutes puis ajouter les tomates et laisser cuire à feux doux 20 minutes au moins.

- Ajouter le riz cuit et le poulet ainsi que la crème de noix de coco et faire un peu chauffer quelques minutes mais pas bouillir (c’est mauvais pour la crème de noix de coco paraît-il). Rajouter du sel si besoin est.

- Servir chaud ou froid avec de la coriandre fraîche cicelée dessus (ou du persil) et du chutney de mangue (j’en avais pas).

Ca a l’air pas facile mais ça l’est, par contre ça prend du temps… mais c’est absolument exquis et très délicat comme plat, surtout pour une soupe. Et ça s’appelle du Chicken Mulligatawny.

Guten Appetit :)

PS. J’ai trouvé des feuilles de vignes (pas le camp de nudistes qui devrait aller avec, malheureusement, ils sont un peu prudes les républicains d’Indiana ;) ). Maintenant, je n’ai pas de bonnes recettes pour les utiliser, alors j’écoute vos propositions! (Par contre, je ne trouve toujours pas de fruits confits et c’est tragique!! On ne trouve ça que pendant les fêtes de fin d’année, ici, misère de misère de champ de maïs!)

Quand je suis un peu stressée, je mange. Je fais la cuisine et je mange sans arrêt. Il m’arrive de faire tellement à manger que mon frigidaire est plein de trucs que j’ai fait un ou deux jours auparavant et qu’il faut que je mange en urgence… mais je continue de cuisiner.

Quand je suis vraiment sérieusement stressée, j’arrête de manger. Complètement. J’ai atteint ce stade il y a deux jours. Je n’ai plus faim, cuisiner ne me dit rien, je n’ai plus envie de rien, aucune recette ne m’inspire, et la chaleur de l’été qui nous est tombée dessus il y a quelques jours n’améliore pas la situation. Je n’ai plus ni l’envie ni le temps ni le courage de rester des heures au-dessus des fourneaux. Avant-hier j’ai mangé un demi pot de glace à la pistache et c’est tout. Hier, la deuxième moitié. Et encore, je me suis forcée.

Heureusement, je suis une grande fille et ma maman m’a bien appris qu’on ne survit pas très longtemps en ne mangeant que de la glace à la pistache et que si je tombe malade, ça ne va pas m’aider à finir d’écrire ma thèse. Et je sais qu’en général, je recommence à manger normalement à partir du moment où je me sens vraiment malade de ne plus rien manger, c’est-à-dire au bout de quelques semaines. Ce qui sera exactement le moment où je devrai brillamment présenter ma thèse… Donc ce soir, après une longue discussion avec moi-même, j’ai mis un bol de riz dans mon autocuiseur et je l’ai laissé cuire tout seul et puis refroidir. Ensuite, j’ai coupé deux tomates dans le riz et ajouté une petite boîte de thon et une petite boîte de maïs. Avec un peu d’huile d’olive, de vinaigre à l’estragon, et du sel, ça m’a fait une petite salade froide et légère dont j’ai accepté de manger un tier ce soir. Je garde le reste pour le déjeuner et le dîner de demain. Je dois vraiment me forcer, mais c’est pour la bonne cause! Et puis j’écoute de la country music. C’est grave, je vous avais prévenus!

J’ai besoin d’autres recettes comme ça, avec du riz précuit (fini les risottos et autres riz au lait), faciles, légères, et fraîches. Vous, comment la faites-vous la salade de riz? Qu’y ajoutez-vous? Que me conseillez-vous de faire comme autres plats froids à base de riz (si possible)? Je rappelle que je n’aime ni le celeri en branche ni le fenouil ni la menthe ni le réglisse et que je suis allergique à la plupart des fruits frais (mais cuits ça va). Ah, et je ne trouve pas d’olives mangeables (à part des olives vertes), ici, donc pas possible d’en ajouter dans la salade de riz.

J’attends vos idées :)

L’autre jour, un certain Tirui et une certaine zébue m’ont donné l’envie d’essayer quelque chose de nouveau et d’un peu fou: le gâteau de riz aux poires! Ohhh j’en ai rêvé pendant des nuits et des nuits, imaginant moultes façons de faire ça toutes plus alléchantes et créatives les unes que les autres…

Si bien qu’en fin de compte, avec une idée bien précise en tête, j’ai acheté des poires et je me suis mise au travail! Mouahahah! Quelle folle steu miss lulu!

D’abord, j’ai fait un riz au lait (avec de la vanille et une écorce de cannelle dedans) exquis, mais alors tellement exquis que c’en était presqu’un crime. Jusque là, à part le litre de lait bouillant renversé sur ma cuisinière et qui a pris feu et que ça a pué dans toute la baraque et que j’ai dû ouvrir la porte et toutes les fenêtes et que les chatounes en ont profité pour se casser parce qu’elles avaient peur de l’alarme anti-incendit et des odeurs de cramé et des flamme et que c’est vraiment pas pratique de faire du riz au lait dans ces conditions, tout allait bien.

Pendant tout ça, j’ai fait cuire deux poires épluchées et coupées en deux dans une casserole remplie d’eau avec une cuillère à soupe de sucre par demi-poire. Ca m’a pris environ une heure pour faire le riz et pendant ce temps-là, les poires cuisaient à petits bouillons.

Ensuite, j’ai enlevé les poires de leur jus et je les ai laissées refroidir avant de les couper en petites tranches. Et j’ai bu le jus! Miam!

La phase suivante était de mettre du riz dans des petits ramequins jusqu’au milieu, de mettre les rondelles de poires sur le riz, puis de finir de remplir les ramequins avec du riz. Et de finir les restes de riz sur le champ directement de la casserole! Miam! Pendant ces opérations, j’ai eu un vague pressentiment que les choses allaient mal se passer et que le coup des poires au milieu ça n’allait pas aider, mais passons. J’ai mis les ramequins recouverts d’une feuille de plastique au frigo pendant une nuit.

In ze morning, j’ai essayé de démouler mes ramequins, et là, misère, ça a été une vraie pagaille! Le riz au lait CA COLLE! En plus, comme je l’avais craint, les poires au milieu faisaient que la moitié du ramequin sortait mais pas l’autre… Bref, j’ai quand même réussi à tout sortir même si c’était moins joli que prévu, retourné sur mes petites assiettes. J’en ai profité pour manger le ramequin le plus amoché juste pour voir et le jus des poires s’était infiltré dans le riz et je peux vous dire que s’il y a un paradis sur terre, il a un goût de riz au lait aux poires!

Finalement, j’ai voulu faire la maline pour épater mes lecteurs et parce que j’aimerais bien être « up there » avec tous ces blogs culinaires qui ne se prennent pas pour la queue de la poire (huhuhuh) avec leurs délices plus créatives les unes que les autres! Donc… j’ai décidé de mettre un peu de caramel sur mes gâteaux de riz! J’ai mis de l’eau et du sucre dans une casserole et j’ai fait bouillir… mais je crois que je ne savais pas comment faire du caramel parce que mon premier caramel n’a jamais blondi. Il est resté tout blanc… En plus, je n’en avais pas fait assez donc j’ai tout versé sur mon premier gâteau de riz et là, huhuhu, ça s’est transformé en une épaisseur massive de caramel (blanc) qui a entièrement enfermé le riz et les poires et a collé tout ça à l’assiette jusqu’à la quatrième aire glaciaire! Pour le manger, il m’a fallu casser quelques couteaux et finir au marteau piqueur… et je n’ai plus pu parler pendant le reste de la journée tellement mes machoires étaient soudées par le sucre!

J’ai donc réessayé de faire un deuxième caramel et cette fois, il a bruni, mais il était beaucoup trop épais, donc ça ne s’est pas écoulé joliment sur mon dernier gâteau de riz. Comme il y en avait moins, c’était plus facile à manger, heureusement, et je dois avouer qu’à petite dose, avec le riz et les poires, c’était divin! Mais il fallait quand même un bon coup de cuillère à chaque fois pour se « casser » une bouchée!

Conclusions de l’affaire: il m’a fallu trois jours pour nettoyer le lait qui avait coulé sous les plaques et jusque dans le four et qui puait, je ne sais toujours pas faire du caramel, mes gâteaux de riz auraient été excellents avec un petit coulis de framboise ou du chocolat cuit avec un peu de crème (plus facile à casser), et j’ai des bonnes idées, parfois, mais p’têt qu’il vaudrait mieux que je m’abstienne, la prochaine fois, parce que là, mes couteaux sont fichus, il faut que je prenne un rendez-vous chez le dentiste, les voisins pensent que je suis pyromane, mes chatounes partent en courant dès que je m’approche de la cuisine, et je n’ose pas demander une nouvelle cuisinière à mon proprio de peur de me faire vider!

Mais ch’était vachement bon, hein :)

Joyeuses Pâques a tutti!

Cela fait quand même trois mois que je mange du riz à pratiquement chaque repas et au moins 6 fois par semaine! Je m’admire, surtout que je n’ai pas l’intention de m’arrêter en si bon chemin. Je me sens en bien meilleur forme depuis que j’ai arrêté les pâtes et je n’ai plus jamais de boutons sur le visage! Mes cheveux et mes ongles poussent encore plus rapidement qu’avant et mon estomac est très heureux lui aussi de ce régime. Ce qui est marrant, c’est que ce que je cuisine n’est pas forcément léger… mais on dirait que le riz fait tout passer comme une lettre à la poste sans me faire prendre un gramme!

Pour garder l’envie de manger du riz tous les jours, il faut que j’essaye une nouvelle recette au moins trois fois par semaine! Parfois je suis des recettes de mes livres de cuisine, parfois je m’inspire des blogs culinaires, et parfois… je fais n’importe quoi et je regarde ce que ça donne. Souvent c’est très bon, parfois étrange, rarement mauvais.

L’autre jour, par exemple, j’avais envie d’un truc bizarre et nouveau et de fromage! J’ai trouvé une vague buchette de fromage de chèvre « frais » et j’ai pris trois oeufs, du riz cuit pour deux personnes, et une tomate (et de l’ail si on aime). C’est tout. D’abord, j’ai mis des rondelles de tomates au fond de petits ramequins bien huilés (avec un peu d’ail écrasé). Ensuite, j’ai mélangé mon riz avec les oeufs et du sel et du poivre. J’ai mis un peu de la mixture dans les ramequins, sur les tomates, en tassant bien. Ensuite, au milieu j’ai mis une couche (1/2 centimètre, pas trop épais) de fromage de chèvre (en tassant bien) et j’ai terminé avec ce qu’il restait de riz (en tassant bien). J’ai mis tout ça au four moyen pendant une-demi heure… et tadaaaa, voilà un bien joli petit soufflé de riz et de chèvre avec une délicieuse rondelle de tomate grillée incrustée dedans!

C’était super bon même si un peu sec. Je pense que j’aurais pu rajouter une rondelle de tomate au-dessus du chèvre et/ou mélanger un peu du jus de tomate au riz avec les oeufs. J’aurais aussi pu mettre un peu de crème et de persil dans mon mélange…. C’était difficile à démouler et on devine le chèvre au milieu du riz, ce qu’il n’est pas moche mais fait moins la surprise. Ce que j’ai beaucoup aimé, c’était les goûts vraiment différents du chèvre, du riz, et de la tomate, et puis les couleurs. Avec une petite salade verte toute simple c’était extra! J’aime bien me surprendre, comme ça!

Buen provecho :)

PS. Certaines personnes ont décidé que leur premier cadeau était pour Sosso… et que le suivant sera pour Calinette. Merci ;) (mais faut pas trop exagérer quand même, hein!)

Cette fois-ci, je voulais faire un truc complètement différent que le riz « normal » sous toutes ses formes et j’ai trouvé cette recette qui m’avait l’air pas mal du tout et assez facile. Je ne suis pas trop desserts, en général, mais là, il fallait que j’essaye! C’est Sebastien qui a trouvé la bonne réponse: ce sont des « Creole rice fritters, » aussi appelés des Calas créoles, spécialité de la Nouvelle Orléans et mangées au petit déjeuner ou comme snack n’importe quand. Ou bien comme dessert avec de la glace à la vanille!

Pour une fois, j’ai suivi une recette à la lettre! Pour une vingtaine de beignets (3-4 personnes), il fallait:

3/4 cup (90 gr) de farine
1/2 cup (115gr) de sucre
1/2 cac de noix de muscade (fraîchement rapée)
1 cac de cinnamon en poudre (agh, je me souviens de la noix de muscade maintenant mais plus du cinnamon en français. Steu galère! Vous saviez que c’était de la même famille que le laurier??)
1 sachet (8 gr) de levure
2 oeufs légèrement battus
2 cups (370 gr) de riz bien cuit et légèrement écrasé
1 cac d’extrait de vanille
beaucoup d’huile pour la fritture
du sucre glace pour la décoration

Mélanger la farine, le sucre, le cinnamon, la noix de muscade, un peu de sel, et la levure dans un grand saladier. Ajouter petit-à-petit 1/3 cup (80 ml) d’eau bien chaude jusqu’à avoir une pâte bien épaisse. Ajouter les oeufs petit-à-petit et puis le riz et la vanille et bien mélanger (là je n’avais pas tout-à-fait assez de riz, normalement on doit mieux voir le riz dans la pâte).

Couvrir et laisser dans un endroit chaud monter au moins de double (entre 20 minutes et une nuit). Remélanger une fois et relaisser monter 20 minutes.

Chauffer une grande poêle d’huile (environ 5-10 centimètres de profondeur) jusqu’à 180 degrés (350 Fahrenheit) (mais moi je ne pouvais pas mesurer la chaleur alors au début, mon huile était trop chaude. Il ne faut pas que ça soit vraiment trop chaud sinon les trucs dorent trop rapidement à l’extérieur et ne cuisent pas bien à l’intérieur et c’est moins bon). Remélanger la pâte une fois et ensuite mettre des cuillères à soupe pleines de pâte dans l’huile (la pâte est encore presque liquide mais c’est normal). Attention, ne pas mettre des cuillères de pâte trop grosses, c’est plus joli et meilleur en moins gros (là mes beignets étaient presque trop gros).

Laisser dorer les beignets dans l’huile en retournant de temps en temps jusqu’à ce que soit bien doré (si c’est doré en une minute, l’huile est trop chaude. Si l’huile est à la bonne température, il faut environ 3-4 minutes pour que les beignets soient bien dorés).

Bien égouter sur du papier absorbant et décorer avec un peu de sucre glace. Manger tiède ou même froid. Et je confirme, ça se laisse manger n’importe quand!! C’est absolument exquis!! Super chouette pour un goûter d’anniversaire ou une petite soirée avec les copains! Ou pour soi toute seule ;)

Bonap’ :)

Pour faire un dessert crémeux, délicat, et savoureux, il vous suffit de beaucoup de temps et ces quelques ingrédients, pour trois personnes environ:

- 1 litre de lait au moins
- une demi tasse de riz (Arborio, par exemple) (la quantité n’est pas très précise mais ce n’est pas grave, il suffit de rajouter du lait jusqu’à ce que tout soit bien cuit s’il n’y en a pas assez)
- cinq gousses de cardamone très légèrement écrasées (ou une grosse pointe de couteau de cardamone en poudre)
- deux ou trois cuillères à soupe de sucre (ça dépend des goûts)
- des amandes hachées
- des raisins secs
- un bouquin de sudoku

Faire chauffer le lait avec la cardamone. Ajouter le riz et laisser cuire en mélangeant bien presque tout le temps au moins une heure au total! Pendant ce temps, faire quelques sudokus sans tricher. Au bout d’une demi-heure, ajouter le sucre, goûter, rajouter du sucre si nécessaire, puis ajouter les amandes et les raisons secs. Continuer à cuire aussi longtemps que possible (au moins encore 30 minutes de plus) (en touillant toujours) avant que tout ne crame. Plus ça cuit meilleurs c’est, sauf si c’est cramé, bien sûr!

Dans la recette originale, il fallait un litre-et-demi de lait et il fallait laisser cuire tout ça pendant une heure-et-demi! J’adore faire des sudokus mais je n’ai pas eu le courage d’en faire pendant aussi longtemps que ça et en plus je n’avais qu’un litre de lait! En plus je n’avais pas de raisins secs non plus… mais c’était quand même absolument divin!

Mettre dans des petits ramequins individuels. Décorer avec des amandes effilées grillées une minute à la poêle. Servir tiède ou froid.

Se délecter!

Franchement, je m’aime bien, mais y’a des limites à la bizarroïtude quand même, non? Non? Bon… En tous les cas, là j’y suis allée fort! C’est même pas de ma faute, pourtant, c’est celle Betty Bossy!

Quand j’ai commencé à cuire le bidule, j’ai cru que je m’étais trompée quelque part. J’ai aussi cru, pendant un moment, que mes légumes étaient pourris! Ca ressemblait à ça:

Vous devinez ce que c’est? Non, ce ne sont pas des vers, ni des intestins de poulets grippés, ni des châtaignes un peu déformées…

C’est de l’oignon et… du radicchio! Vous savez, cette salade rouge un peu amère et qui coûte la peau des fesses, ici. Je l’adore en salade, cru… et là, j’ai trouvé une recette de risotto au radicchio alors je me suis dit pourquoi pas, qui ne tente rien n’a rien, foie de miss lulu (ben oui, il paraît que les trucs amers c’est bon pour le foie)!

Alors je vous explique: d’abord, vous faites revenir des oignons coupés en chtits morceaux dans de l’huile pendant quelques minutes. Ensuite, vous ajoutez la salade coupée en lanières et vous la laissez « dorer » (brunir) (non, ce n’est pas du pourri, le rouge part et devient brun… ne jetez pas les morceaux bruns, huhuhuh) cinq minutes en retournant souvent.

Quand tout est bien brun et moche et que vous avez envie de tout fiche à la poubelle, ajoutez le riz à risotto et faites revenir un moment, jusqu’à ce que les grains soient transparents. Ajoutez ensuite du bouillon de légumes chaud une louche après l’autre, jusqu’à ce que le riz soit tendre (environ 30 minutes).

A la fin, ajoutez un peu de crème fraîche liquide (pour adoucir l’amertume), du sel et du poivre, et un peu de parmesan fraichement râpé. Servez chaud… avec une viande bien grillée par exemple ou un poisson qui a beauoup de goût… mais pas en trop grandes quantités parce que vos invités seront surpris!

Ce n’est pas « mauvais » mais c’est surprenant, ça c’est sûr! Il faut aimer les endives et le radicchio pour aimer ce risotto. Bien sûr, on peut utiliser plus ou moins de radicchio pour que ça soit plus ou moins amer, et je conseille de commencer avec une demi tête de salade pour quatre personnes (débrouillez-vous avec les quantités de riz, moi je fais ça au bol comme ça il m’en reste toujours pour le lendemain, c’est pratique).

C’est pour ça que je conseille de servir ce risotto avec une viande bien juteuse ou un poisson qui a du goût (genre saumon) pour contrebalancer l’effet amer. C’est bon, vraiment, moi j’ai bien aimé, mais ce n’est ni super décoratif comme plat, ni un met qu’on peut manger en grandes quantités, ni quelque chose que beaucoup de gens vont aimer du premier coup. Mais ça vaut la peine d’essayer!

Guten Appetit 8)

Puisque Samantdi ne fait pas beaucoup de confitures, en ce moment, je reprends le flambeau pour une journée. Malheureusement, je ne sais pas faire de confitures donc il faudra vous contenter d’un plat de riz… avec quelques petits trucs dedans… Et contrairement aux confitures, si vous devinez juste, je ne vous en enverrai pas un pot (sauf si vous insistez vraiment!) mais je vous enverrai une jolie carte postale de mon champ de maïs :) (oui je sais, je dois encore trouver les vinqueurs de mon dernier jeu de crème renversée, ça vient, patience).

Alors, qui peut trouver quels sont les ingrédients de ce délicieux plat? Indice: c’est une recette indienne donc il y a entre autres beaucoup d’épices. Et comme ça, là, de tête, je retrouve aux moins sept légumes… mais je peux en oublier quelques uns.

Vous pouvez donner vos réponses dans les commentaires et je ne répondrai qu’en disant combien il y a de réponses justes ou fausses… sans dire lesquelles! Par exemple si vous dites « ananas, radis, glace à la pistache, riz, mayonnaise, et caramel, » je vous répondrai « une réponse de juste » et c’est tout! Comment ça je suis cruelle?? Ben oui parce qu’à force de vous donner les recettes, vous vous ennuyez, je le sens, alors je sacrifie ma journée pour pouvoir répondre le plus vite possible à vos commentaires (je bosse quand même un tout petit peu, hein) et pour que vous ne vous ennuyassiez point :D Je ne suis pas cruelle, je suis trop gentille, non mais!

Allez, au boulot!

Maaze se khaaiye :)

Je voulais vous parler du Mexique, aujourd’hui, mais j’ai promis quelque chose à une copine alors voili voilà, faudra revenir demain pour le Mexique et ses méchants douaniers et son kahlùa et ses ânes. En attendant, aujourd’hui, on part au Japon! Ohaïo gozaïmas lecteursan! O guengui deska?

Ce dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est de riz, et plus précisement de riz au petit déjeuner. Je sais, je vous entends déjà crier au crime, mais franchement, essayez d’être des pauvres étudiants pendant 10 ans et vous comprendrez la nécessité de pouvoir manger d’absolument TOUT pour le petit-déjeuner! Et puis les asiatiques le font bien depuis des lustres et sont encore vivants, hein, donc c’est possible! Et comme je ne suis pas très « sucre » en général (à part un peu de chocolat noir de temps en temps), je préfère le genre de p’tit dèj à l’américaine, avec les oeufs et les patates. Donc quand j’ai vu la recette d’Estelle, je me suis dit « c’est pour toi miss lulu! » et comme en plus elle m’était gentillement dédicacée, je l’ai essayée. Deux fois. Avec heureusement beaucoup plus de succès que les cookies ;)

La première fois, j’avais seulement un petit ramequin en verre mais qui n’avait pas les bords droits mais un peu en V, alors bon, c’était difficile de faire le gâteau de riz de la bonne taille. Pour l’oeuf, je l’ai simplement cassé normalement pour faire un oeuf au plat, et puis j’ai posé le ramequin à l’envers avec le jaune au milieu du ramequin pour couper l’oeuf en rond et de la bonne taille, comme si je faisais des petits biscuits de Noël avec un emporte-pièces. Ca n’a pas très bien marché parce que l’oeuf était quand même plus large que le riz, mais je ne me suis pas découragée parce que c’était moche mais délicieux!

J’ai ensuite trouvé l’engin miracle: la « egg ring » (bague à oeuf) qui ressemble à ça:

C’est un petit machin rond en métal qu’on pose dans la poêle même et ensuite on casse l’oeuf dedans comme ça il a tout de suite la bonne forme. Vachement pratique!

Donc, l’autre soir, j’ai fait du riz à suchi et je l’ai bien tassé dans deux de mes « rings » pour faire deux jolis petits gâteaux, et puis je les ai mis au frigo pendant la nuit avec une feuille de plastique. Le lendemain, j’ai démoulé les gâteaux de riz et je les ai fait griller 10 minutes de chaque côté dans la poêle avec un peu de beurre. Pendant ce temps-là, j’ai battu deux oeufs en omelette et j’ai faite cuire mon omelette dans une troisième « ring » à côté des gâteaux de riz (comme j’avais une grande poêle).

Je dois avouer que le coup de faire l’omelette dans la même poêle que le riz était un peu crétin. En effet, comme j’avais déjà mes deux gâteaux de riz qui cuisaient, la « egg ring » ne devait pas être posée très bien à plat et donc l’oeuf s’est échappé en petites flaques par-dessous la « ring »… Alors j’attendais 30 secondes que la petite flaque soit cuite et je la remettais dans la « egg ring » puis je prenais la petite flaque suivante et je la remettais dans la « egg ring » etc. Jusqu’à ce que tout soit cuit. L’avantage de ces « rings » c’est qu’elles deviennent chaudes donc l’oeuf cuit aussi à l’intérieur, et au bout d’un moment, j’ai pu démouler mon omelette, la retourner, la remettre dans la « ring » et la faire griller de l’autre côté. Mais ce n’était ni pratique ni facile, ça m’apprendra à vouloir éviter de faire la vaisselle! C’est aussi pour ça que mon omelette a un air de crêpes d’oeufs les unes sur les autres…

Si on n’a pas de « egg ring, » je pense que ça doit être possible de faire cuire son omelette dans un ramequin au micro-onde… ou d’utiliser des ronds de serviettes, huhuh! On peut aussi se faire une omelette normale, assez épaisse et bien platte, et la couper de la bonne taille comme j’ai fait avec l’oeuf la première fois, avec un ramequin retourné.

Bref, voilà le résultat des courses: mes lasagnes japonaises pour petit-déjeuner (ou le déjeuner ou le diner, d’ailleurs, hein) joli, complet, facile, rapide, et pas cher!

Ben c’était super bon! Meilleur avec le jaune d’oeuf coulant dans le riz… mais l’oeuf seul est moins joli que les lasagnes… donc la prochaine fois j’essayerai de cacher le jaune au milieu du blanc dans la « ring » sans le casser en omelette. En tous les cas, avec l’omelette et un peu de poivre frais, c’est aussi délicieux!

Itatakimas ;)

Ce soir, malgré mes maux de ventre, le détecteur de fumée qui n’arrête pas de hurler à la mort, et les chatounes qui essayent de s’échapper par la porte d’entrée désespéremment ouverte pour faire un courant d’air, je vais essayer d’oublier le cuisant (haha, l’ironie de ce mot) échec que je viens de vivre dans ma cuisine en essayant de faire des cookies (ils avaient pourtant l’air bon sur le blog d’Estelle…), et je vais plutôt vous parler d’un succès assez étrange et inattendu: une salade de riz « fusion. » Haha, je n’ai peur de rien (sauf de mes cookies, là, j’avoue), hein?

C’est bon, c’est plein de couleurs, c’est super super excellent pour la santé, c’est frais, c’est original, c’est plein de surprises, et c’est savoureux! Et simple à faire!

Il suffit de faire un bon riz pilaf (faire revenir des oignons dans un peu d’huile, ajouter le riz (moi j’ai utilisé du riz complet et c’est ultra meilleur et plus joli, je suis surprise de ce que j’aime ce riz! (et après tous les plats de riz blanc que je me suis fait depuis le début de l’année, j’ai bien besoin d’un peu de… heu… fibres pour… heu… dérouiller la tuyauterie ;) ) et une feuille de laurier et faire revenir un moment, ajouter de l’eau et faire cuire).

Avant la fin de la cuisson du riz, environ 10 minutes avant, ajouter une tomate (pour 3 personnes environ) coupée en morceaux tout petits, ainsi qu’une boite de poichiches déjà cuits (vous pouvez les faire cuire vous-même si vous en avez des secs mais là je sais pas comment on fait), et un peu de poivre pour épicer tout ça… Et finir la cuisson du riz avec ces nouveaux ingrédients. Ne pas trop touiller pour que ça ne fasse pas une bouillie!

Ensuite, une minute avant la fin, ajouter du persil ciselé finement (mais vraiment juste avant la fin, sinon le persil trop cuit c’est moche et moins bon).

Quand tout est cuit, servir chaud ou froid avec des miettes de feta (fromage grec, aussi utilisé pour les salades de feta-olives-fenouil de ma jeunesse et dans laquelle je n’aimais que la feta) comme la première neige à la fin de l’automne. Le doré des poichiches, le rouge de la tomate, le vert du persil, le blanc de la feta, tout ça c’est autant de couleurs et de goûts et de textures différentes et surprenantes et qui en fin de compte, font une délicieuse petite salade en entrée ou un délicat accompagnement de viande.

En attendant, moi je vous quitte pour aller mettre un peu de glace sur les brûlures de mes pauvres doigts, nettoyer le four, laver ce que je n’ai pas réussi à casser comme vaisselle, et descendre la poubelle avant que les chats ne mangent mes essais culinaires diaboliques et n’en pâtissent.

Bonap’ et bonne santé! :kiss:

J’adore cuisiner et manger des trucs qui ont des noms impossibles et exotiques. Surtout ceux où on ne peut vraiment pas savoir ce que c’est si on ne connaît pas. C’est pour ça, et aussi parce que pour une fois j’avais tous les ingrédiens sous la main par le plus grand dézazards, que j’ai fait un Kedgeree, qui, d’après mon bouquin, est « a popular English dish… evolved from the Indian breakfast dish Khichhari… traditionally served for breakfast but it does make an enjoyable light lunch or supper. » Amen!*

En fait, je n’avais pas vraiment TOUS les ingrédients… mais comme d’habitude, j’ai fait avec ce que j’avais et c’était délicieux, absolument exquis! Et super facile à faire! Je suis bientôt bonne à marier, moi!

Donc, il faut, pour environ 2 personnes:

- deux portions de haddock fumé (ou n’importe quel poisson blanc, et moi j’ai utilisé du saumon frais, c’était parfait)
- quelques feuilles de laurier
- un citron ou du jus de citron de la bouteille
- deux oeufs durs
- de l’huile ou du beurre
- 1/2 oignon coupé finement
- 1/2 cuillère à café de curry paste (j’ai utilisé du curry normal, en poudre)
- 1/2 cuillère à café de cumin en poudre
- 2 portions de riz cuit, longs grains (j’ai utilisé du riz complet, c’était excellent)
- du persil haché finement
- un petit peu de crème à battre
- sel, poivre.

1. Faire cuire le poisson dans une casserole avec de l’eau, le citron, et les feuilles de laurier, jusqu’à ce qu’il s’effrite facilement. Quand il est cuit (8-10 minutes), l’égouter et l’émietter.

2. Mettre l’huile ou le beurre à chauffer dans une poêle, et y faire revenir 3-4 minutes l’oignon avec le curry et le cumin. Miam, ça sent bon!

3. Ajouter le riz et le poisson à l’oignon et faire revenir et chauffer tout ça un petit moment. Ajouter les oeufs durs coupés en morceaux, le sel, le poivre, la crème, et le persil, et mélanger délicatement.

4. Bon appétit 8)

* Ceci-dit, j’aimerais bien savoir si les British mangent vraiment de ça au petit-déjeuner (moi sans problème, hein, c’est encore meilleur le lendemain!) et si ma version n’a pas été américanisée. On rajoute pas des petits-pois fluos en Angleterre?

Je vous préviens, ce post n’est pas pour les âmes sensibles! Je vais vous parler ce soir de la longue et périlleuse bataille que Sosso, Calinette et moi avons dû mener ce soir les unes contre les autres pour réussir à… se garder une part du délicieux plat que je nous ai cuisiné avec amour ce soir! La lutte a été ardue! Calinette a failli gagner la bataille et volant la cuillère en bois d’un coup de patte féroce, et Sosso a finalement eu le droit de lècher la casserole… ah la la, z’ont été mal élevées ces deux-là! Mais elles ont bon goût, c’est indéniable ;)

Tout d’abord, il faut que je vous avoue que ce plat a été l’occasion de plusieurs « premières mondiales » dans ma cuisine cet après-midi! Le premier événement incroyable est que j’ai trouvé des petits pois, des vrais, des frais, ces petits machins ronds et verts dans une coquille impossible à ouvrir, et bios, en plus! Siiiiii!!!! Après 10 ans de vaines recherches et de petits pois surgelés misérables, j’ai enfin trouvé le Graal! Oh que j’ai eu du mal à ne pas les gober tout frais pendant que les épluchais!

Le deuxième événement incroyable est que j’ai fait cuire de la salade! Oui oui, vous avez bien lu, moi-même je n’en croyais pas mes yeux, mais j’ai bien osé couper de la laitue romaine en lanières et la jeter méchemment dans de l’eau bouillante! Siiiiiii!!! Après 30 ans de salade crue, j’ai enfin osé jouer les maitres Queues et entrer dans la quatrième dimension culinaire!

Le troisième événement incroyable, et digne d’applaudissements retentissants, celui-ci, est que j’ai fait mon premier risotto aujourd’hui! Après maintes hésitations et de longues tergiversions avec moi-même, miss lulu, et notre ego, nous avons enfin décidé de sauter le pas. Siiiii!!! Tout est possible dans ce bas monde! Et c’est là que les portes de la cinquième dimension culinaire intersidérale se sont ouvertes à nos yeux, nos nez, et nos palais… … D’où la lutte finale avec les chatounes!

Mesdames et messieurs, je vous présente le Frichti Printanier, le seul, l’unique, et le meilleur! Qu’on appelle vulgairement « risotto verde » dans la langue de Pinocchio.

Pour faire ce délice des dieux, il vous faut (je vous mets la recette originale de Betty Bossi pour 4 personnes et entre parenthèses mes variations, assez pour deux ou trois assiettes bien remplies):

- 200 g de haricots verts frais ou surgelés (j’ai mis 1/4 de paquet de haricots surgelés)
- 150 g de laitue romaine en lanières de 2 cm de large (moi j’ai mis un gros coeur)
- (et j’ai rajouté des tas de petits pois frais, miam!!!)

Faire cuire tout ça dans de l’eau bouillante (les haricots et petits pois en premier, et la laitue seulement 5 minutes). Egoutter et réserver (et ne pas en manger la moitié tout de suite, Dieu que c’était délicieux!!!)

- de l’huile d’olive à faire chauffer dans une grande casserole
- un oignon haché fin à faire revenir doucement dans l’huile
- 250 g de riz Vialone ou Arborio (moi j’ai mis 1 cup d’Arborio). Le rajouter à l’oignon et le faire revenir jusqu’à ce qu’il soit translucide.

- environ 8 dl de bouillon de légumes bien chaud (j’ai mis environ 6 cups de bouillon et d’eau bouillante, à la fin, quand il ne me restait plus de bouillon). Ajouter le bouillon au riz quelques louches à la fois, bien mélanger jusqu’à ce que le liquide soit absorbé, rajouter du bouillon, mélanger, etc. jusqu’à ce que le riz soit tendre (j’aime pas le riz al dente mais vous faites comme vous le sentez). Environ 20-25 minutes.

- 1 1/2 dl de crème fraîche liquide (fleurette? à battre?) (environ 1/2 cup) à rajouter au riz quand il est pratiquement cuit.
- du sel et du poivre, et du parmesan frais (et la recette dit aussi des coeur d’artichauts en boîte (environ 400 g) égouttés mais ça ne me disait rien alors j’ai pas mis d’artichauts). Incorporer doucement tout ça dans le riz et ajouter aussi les légumes cuits réservés. Et présenter aussitôt ce met divin dans les assiettes avec tout plein de parmesan fraîchement râpé!

Haha, vous croyiez que j’allais tricher et laisser tomber le riz? Vous croyiez que j’avais déjà tué mes résolutions de nouvel an? Vous avez une bien mauvaise opinon de moi! Quand je dis que je vais faire quelque chose, moi, je le fais! (Bon, sauf si ça me casse les pieds, c’est vrai…).

Donc hier, il faisait un froid de canard laqué aux airelles et j’étais donc en train de me faire du riz dans mon autocuiseur comme maintenant presque tous les soirs, quand soudain, j’ai décidé qu’il me fallait à tout prix une soupe! Quelque chose de très bon pour la santé et facile et rapide et délicieux et surtout CHAUD! J’avais passé ma journée à me préparer pour ma visite à Grandbled qui arrive à trop grand pas et à jouer avec 865 pages de statistiques et j’en avais marre, marre, marre! Il me fallait une bonne soupe!

Oui mais une soupe au riz?

C’est là que j’ai regardé dans mes placards et mon frigidaire pour voir ce que j’avais et que j’y ai trouvé:

- un chou chinois
- une vieille courgette un peu moisie
- un chat
- des champignons
- deux carottes
- une bouteille de ketchup
- du persil
- un peu de bouillon de légumes
- quelques tomates
- de la sauce de soja
- trois oignons
- quelques vieilles patates
- des p’tits bouts de brocoli
- de la sauce de poisson
- du riz
- des lentilles
- de la soupe de champignons en boite
- et… et… des fines pâtes thailandaise au riz!

J’ai donc pris un oignon, le chou chinois, une carotte, quelques bouts de brocoli, le chat, et les pâtes au riz et je me suis fait une bonne soupe pseudo-asiatique! Délicieuse! Bonne pour la santé! Et chaude!!

1. J’ai coupé le chou chinois en large tranches, l’oignon en petits morceaux, le brocoli je l’ai laissé comme il était, les champignons étaient déjà en morceaux, et j’ai coupé la carotte en lamelles très fines (avec mon épluche légumes, tout simplement) (j’aime pas les morceaux de carottes cuites).

2. J’ai mis tout ça dans une casserole avec le bouillon de légume, trois cuillères à soupe de sauce de poisson (truc thailandais ou japonais, je crois), de l’eau et du sel, et basta, 20 minutes à cuire à petit feu (pas trop sinon les légumes sont tout mous et c’est moins bon).

3. J’ai mis de l’eau bouillante (vive ma bouilloire électrique!) dans un saladier et les pâtes au riz dedans. Je les ai laissées pendant 10 minutes puis je les ai rincées et mises dans un bol à soupe.

4. Quand la soupe a été cuite, je l’ai versée sur mes pâtes et voilà, c’était délicieux!! Et bon pour la santé! Et CHAUD! (et aujourd’hui je vais me tapper de manger les deux tonnes de riz qui cuisaient pendant que je me faisais ma p’tite soupe…)

Bonap’ :)

Parfois, quand je lis des blogs de cuisine, je hausse les sourcils de désespoir devant toutes ces recettes de feuilletés à la mousse de bestioles exotiques fourrés au caviar de langoustine sauvage avec leurs glaçages marbrés de tartars de fruits introuvables sur lits d’émincés de légumes bizarroïdes au coulis de gésier de foie gras à l’italienne. Pas toujours, hein, mais parfois.

C’est vrai, Sosso et Calinette sont de fines gourmettes, mais mon banquier verrait d’un mauvais oeuil les dépenses occasionnées par de tels festins qui de toutes les manières ne me tantent pas vraiment… Alors bon, j’ai plutôt tendance à savamment cuisiner me faire à bouffer des plats faciles et rustiques, et pas toujours des plus présentables pour une soirée d’invités de gala mondain et prétencieux. Mais comme je n’organise jamais de gala chez moi, je m’en fous.

Ceci-dit, de temps en temps, ça fait plaisir de se faire plaisir par pur plaisir! Et non seulement au château palais mais aussi aux yeux. Je dois avouer que dans mon champ de maïs, à force de ne voir que des assiettes remplies aux fameux « buffets » et des hamburgers sur leurs lits de frites et coulis de ketchup, je commence à ne plus me souvenir d’avoir mangé des « belles » choses présentées finement, artistiquement, et délicatement. Alors je vous offre en avant-première (mais pas avant-dernière!) ma recette unique et acrobatique, aromatique et exotique, mais pas bucolique, pour une fois! En gros, voici le meilleur petit plat que je me sois jamais cuisiné de toute ma vie entière de miss lulu: Le ramequin or et jade! (Boudjou, j’me suis fendue pour trouver ce beau titre! Wynants, Girardet et Ducasse vont être jaloux!)

C’est super facile à faire (surtout si on remplace le riz au safran par du riz tout bête) et absolument divin, divin, divin! Crémeux, frais, léger, aux couleurs et textures originales, et aux goûts variés et délicats.

Il faut donc, pour environ quatre personnes:

- un reste de riz au safran du jour d’avant
- une petite courgette
- un poireau
- deux ou trois petits oignons verts (scallions)
- un peu de beurre (ou d’huile)
- un demi verre de crème liquide (à battre)
- un demi verre de vin blanc sec (ce blog devient totallement alcoolique!)
- du sel, du poivre, et une pointe de couteau de muscade
- du parmesan frais râpé

Coupez la courgette en deux dans le sens de la longueur et ensuite en tranches très fines (pas en rondelles entières comme moi, faites-moi confiance).

Coupez le poireau dans le sens de la longueur puis en « demi-anneaux » fins comme sur la photo.

Coupez les petits oignons verts en rondelles mais pas minuscules (vous pouvez rajouter du basilic frais, parait-il, mais moi j’aime pas trop ça et je n’en avais pas, donc pas de regret).

Faites fondre un peu de beurre dans une poêle large et mettez-y les légumes avec un peu de sel. Couvrez et laissez blanchir 10-15 minutes à feu moyen.

Rajoutez le vin et laisser bouillir à petites bulles pendant 5-10 minutes, puis rajoutez la crème et la noix de muscade et laissez encore mijoter jusqu’à ce que les légumes soient bien cuits.

Prendre des petits ramequins individuels, bien les beurrer, et mettre au fond une couche de riz. Bien tasser. Mettre ensuite une couche du mélange de légumes. Bien tasser! Rajouter encore une couche de riz. Bien tasser. Et pour finir, ajoutez une dernière couche de légumes. Vraiment bien tasser le tout. Râpez ensuite un peu de parmesan frais sur tout ça et gratinez à four doux pendant 15-20 minutes.

Sans vous brûler les doigts ni tout renverser, retournez les ramequins sur des assiettes, enlevez délicatement le ramequin lui-même, et servez! Vous pouvez mettre les restes de sauce de jade autour des petites montagnes d’or, ou bien décorer les assiettes avec un peu de coulis de tomates (au caviar de foie gras si ça vous fait plaisir).

C’est DE-LI-CIEUX!! DI-VIN! SA-VOU-REUX! SU-CCU-LENT! EN-NI-VRANT! EX-QUIS! SA-VOU-REUX! Et RA-VI-SSANT! Enfin moi j’trouve :)

Pour se changer les idées, voilà deux petites recettes que je me suis faites le week-end dernier et qui étaient, je dois avouer, très réussies. C’était la première fois que j’osais faire du riz « en casserole » et non pas dans le rice cooker (autocuiseur, il parait, en français) et je suis très fière de dire que ce n’était pas du tout raté! C’était même délicieux! Ces deux recettes viennent de mon bouquin The Essential Rice Cookbook mais n’ont pas été suivies à la lettre. Je vous donne ma version des faits, ici.

Donc j’ai fait deux choses: du riz au safran et des « okras, » un truc que je ne connaissais pas avant d’aller dans les restaurants indiens et que je ne sais pas comment ça s’appelle en français ni même si ça se trouve dans notre bonne vieille Europe. En tous les cas, j’en ai trouvé des congelés (pas des frais) et j’ai décidé d’essayer cette recette que je trouvais délicieuse à mon restaurant indien favorit.

Première recette: le riz au safran.

Il vous faut:
- du riz basmati (1 cup)
- du beurre
- des feuilles de laurier
- quelques fils de safran (il suffit de très peu)
- du bouillon de légumes (1 cup)
- un peu de vin blanc sec

Deuxième recette: le « balti okra. »

Il vous faut:
- un grand bol d’okras fraiches dont vous enlevez les bouts et que vous coupez en tranches d’environ 1 centimètre de long, ou bien congelées
- un peu d’huile
- 1/2 oignon coupé finement
- 1/2 petite cuillère de chili powder
- un peu de sel
- 1/4 de petite cuillère de tumeric
- une tomate coupée en petits morceaux
- 1/2 petite cuillère de garam masala
- une pointe de couteau de cardamone en poudre
- une pointe de couteau de nutmeg (je n’arrive jamais à me rappeler du nom français)

Dans un bol, mettez environ 3-4 cuillères de vin blanc et ajoutez les fils de safran. Laissez mariner un moment, jusqu’à ce que la couleur soit bien sortie. Pendant ce temps-là, lavez le riz et laissez-le tremper dans l’eau 30 minutes. (Et profitez du temps libre que vous avez pour couper les légumes en morceaux.)

Faites fondre le beurre dans une poêle ou une grande casserole puis ajoutez le riz et les feuilles de laurier. Faites revenir dans le beurre 6-7 minutes.

Mettez un peu d’huile dans une poêle et ajoutez-y l’oignon pour le faire revenir 10 minutes à feu doux. Ajoutez les okras, la chili powder, le tumeric, et la tomate, et salez. Couvrez et laissez cuire environ 30 minutes. Quand les okras sont tendres, rajoutez le garam masala, la cardamone, et le nutmeg et laissez encore cuire cinq minutes. J’ai trouvé que c’était meilleur un peu trop cuit, même, un peu caramélisé. Et encore meilleur le lendemain!

Quand il n’y a plus d’humidité dans le riz, ajoutez-y le vin et les fils de safran, ainsi que le bouillon de légumes et un peu de sel. Enlevez les fauilles de laurier. Faites bouillir puis laissez cuire à feu très doux, couvert, pendant 15-20 minutes, jusqu’à ce que tout le liquide soit absorbé. Rajouter du liquide (de l’eau bouillante ou du bouillon tiède) si le riz n’est pas assez tendre.

Quand les carottes sont cuites le riz est cuit et les okras aussi, c’est le moment d’en faire quelque chose. On peut les manger, bien sûr, et c’est délicieux. Mais si on a un peu de chance, il y aura des restes de riz… et alors là, le lendemain vous pouvez faire une recette digne des dieux… mais que je vous garde pour un prochaine post ;)

Bon appétit!

Dans la vie, certaines qualités sont plus utiles que d’autres. Par exemple, la patience est souvent utile, mais la modération n’est utile que quand on veut perdre quelques kilos après des fêtes bien chocolatées. La flexibilité, elle, est une de ces qualités qu’on peut utiliser à tout moment et qui est souvent rewarding… heu… qui paye, quoi. Surtout quand on fait la cuisine!

Pendant mon weekend chez ma chtite soeur, j’ai donc acheté deux choses importantes et en grandes quantités:

1. du fromage (chèvre, parmesan, Saint Albrais, tome de Savoie, Saint André, bleu, et mon favorit: Morbier):

2. du riz (basmati, risotto, jasmine, brun, sushi, arborio, long grain)

Et aujourd’hui, armée de tout mon courage et d’une flexibilité sans limite, je me suis dit que j’allais faire des « stuffed eggplants, » c’est-à-dire des aubergines farcies. Miam! Voilà donc ce que j’ai fait (et ce qu’il aurait fallu faire).

- mettez du riz à cuire dans le rice-cooker (environ 40 minutes)

- prennez une aubergine, coupez-la en deux dans le sens de la longueur, badigeonez-la avec de l’huile d’olives, et mettez-là dans le four bien chaud pendant 30 minutes (dans la recette, ils la cuisaient 10 minutes à la poêle).

- pendant ce temps, coupez l’oignon finement, pleurez un bon coup, et faites-le revenir dans un peu d’huile et quelques larmes. N’oubliez pas de manger deux carreaux de chocolat pour vous consoler, et arrêtez de pleurer!

- ajoutez l’ail pressé ou coupé finement, et puis les tomates coupées elles aussi finement (on peut mettre des tomates en boîte à la place). Ajoutez aussi le persil plat ciselé, tout plein, le vert est joli et c’est bon pour la santé. Dans la recette, ils disent d’ajouter des raisins secs… mais beurk.

- ajoutez du sel et du poivre, et les épices que vous voulez (dans la recette, c’était seulement de la cannelle, mais moi j’y ai aussi mis un peu de curry de Madras, une pointe de couteau de poudre de cardamone, une pointe de couteau de poudre de cumin, une pointe de couteau de poudre de coriandre, et un peu de poivre blanc). J’ai aussi mis une petite cuillère de jus de citron.

- quand l’aubergine est bien grillée et avant qu’elle ne crame complètement, en enlever la chair avec une cuillère et la mettre dans le mélange oignon-tomates-persil. Cuire 10 minutes (dans la recette, il ne fallait pas enlever toute la chair mais en laisser un peu, comme quand on fait des tomates farcies).

- quand tout est bien cuit et délicieux, mélanger le riz à la sauce, et mettre tout ça dans les demi-aubergines. Mettez les aubergines farcies au four pendant 10 minutes et servez. … mais moi, j’ai un peu trop cramé mes aubergines, donc j’ai mis toute la chair dans la sauce et je n’ai pas farci les aubergines. J’ai tout simplement mangé le riz avec la sauce et c’était divin! Avec une petite viande grillée ou un oeuf au plat ça aurait été délicieux, aussi. C’était un peu comme une ratatouille indienne, bien épicée, excellente! Et encore meilleur froid… et je vais essayer de mettre un peu de parmesan frais râpé dessus sur ce qui me reste, ça doit pas être mauvais non plus. Ou des sardines, peut-être…

Si j’avais sû dès le départ que ça allait finir comme ça, je pense que j’aurais simplement coupé l’aubergine épluchée et je l’aurais faite revenir à la poêle avant de la mélanger au mélange tomates-persil-oignon. Mais c’est tout aussi bon de la griller au four… juste un peu plus dangereux, j’imagine…

En tous les cas, j’ai réussi à faire un très bon riz (long grains, bio) dans le rice-cooker, et mon petit mélange pseudo-indien était très délicat, épicé, odorant, coloré, et goûteux! J’ai encore des efforts à faire en ce qui concerne la précision et ma façon de suivre les recettes… mais bon, il y a de l’espoir :)

Lessons de la journée:
1. Quand on met un truc au four, ne pas l’y oublier!
2. Tout de suite laver tout ce qui a touché les aubergines grillées parce que les tâches sont méchantes et résistantes!
3. Ne surtout pas essayer d’ouvrir le rice-cooker avant qu’il ait fini de cuire le riz, sauf si on veut une brûlure au pouce au 1,5ème degré!
4. Ne surtout pas essayer de faire la vaisselle avec de l’eau chaude quand on a le pouce brûlé au 1,5ème degré sauf si on veut avoir encore plus mal qu’avant!
5. Quand on commence un plat et qu’on s’appelle miss lulu, ne jamais espérer réussir une recette spécifique… mais se réjouir d’avance de la surprise finale!

Les résolutions de nouvel an, c’est bien connu, c’est souvent de la rigolade. C’est pour ça que j’en prends rarement, parce que je n’aime pas me décevoir moi-même. Par contre, quand j’en prends, je les tiens. Ben oui, je ne prends que des résolutions que je sais à l’avance que je pourrai tenir. Pas du jeu? M’en fiche :)

Il y a environ quatre ans, j’ai pris la résolution de bien « tipper » les serveurs de réstaurants, c’est-à-dire de leur donner un bon pourboire. Ici, les serveurs se font payer des salaires très très bas, plus bas que le salaire minimal, alors ils dépendent beaucoup des pourboires pour survivre.

C’est sûr, il faut un minimum de service, pour que je sois généreuse. Je veux qu’on prenne ma commande avec un sourire, ou du moins sans me faire sentir que je leur casse les pieds et que je ferais mieux d’aller dans le macdo d’à côté; je veux qu’on m’apporte ce que j’ai commendé, bien sûr, même si mon « order » (ma commande) est compliquée et que ma vinaigrette doit être « on the side » et non pas déjà mélangée à ma salade et mon ice-tea « with no ice » please; je veux que mon serveur vienne me remplir mon verre d’ice-tea quand il se vide, et qu’il débarasse ma table des assiettes vides au fur et à mesure; mais surtout, surtout, je veux qu’on me fiche la paix!

Ce n’est pas facile, ici, d’avoir la paix. En effet, comme les serveurs dépendent tellement des pourboires pour survivre, ils ont intérêt à avoir le plus de « custommers » (clients) possibles pendant leur « shift » (les heures de travail). Il faut donc être le plus poli possible pour avoir le plus gros « tip » possible, et en même temps, il faut que les clients mangent le plus possible (puisque le « tip » est normalement 15% de la note totale mais si le serveur a été super sympa on peut laisser plus, et s’il a été nul on peut laisser moins), mais en même temps, il faut que les clients mangent très vite pour laisser rapidement la place aux clients suivants. C’est tout un art.

Mais moi, je n’aime pas qu’on me stresse. J’aime aller au restau toute seule avec un bon bouquin ou des piles de copies à corriger et manger beaucoup mais lentement (mais comme je suis seule, même si je mange beaucoup, ma note n’est jamais bien grosse). Et puis je n’aime pas qu’on soit « trop gentil » avec moi et qu’on vienne toutes les deux minutes voir si tout va bien. Je vais donc contre tous les principes de base des serveurs qui doivent donc me détester et me voir comme « le parfait client à ne JAMAIS avoir! »

C’est pour ça que je « tip » bien. En général, je laisse 20% ou plus si tout s’est bien passé. Et puis je ne vais jamais au restaurant pendant les « busy times » (heures de pointe) parce que ça serait vraiment méchant. (Là, c’est pratique que la plupart des restaurants soient ouverts toute la journée parce que je peux y aller vers 4 ou 5 heures, quand il n’y a pas encore beaucoup de monde). Parfois, je préviens les serveurs de mes intentions et je leur demande si c’est OK, et s’ils sont sympas et me fichent vraiment la paix, je suis super généreuse. Dans mes moyens, hein, quand même. Je ne laisse pas $50 de pourboire quand ma « bill » n’était que de $20! Et je tiens cette résolution depuis que je l’ai prise.

Tout ça pour dire que cette année, ma résolution est d’apprendre à bien faire le riz, parce que pour le moment, c’est la cata. Pas juste du riz au micro-onde, hein, mais du riz dans le « rice cooker, » des puddings de riz, du risotto, des tartes au riz, du riz pilaf, des croquettes de riz à la mozzarella, du riz mexicain, du riz créole, du riz asiatique, du riz sauvage, des crêpes de riz, des soupes au riz, des salades de riz, et plein d’autres recettes différentes avec du riz. J’ai donc acheté un petit bouquin qui s’appelle « The Essential Rice Cookbook » ($7.99 chez Borders, mais je ne le trouve pas sur Amazon ou Barnes and Noble) et qui explique plein de techniques différentes et plein de recettes d’un peu partout avec du riz. Miam!

A bas les pâtes! Vive le riz! Ma résolution est donc d’apprendre à faire plein de trucs et de vous présenter mes … heu… essais… et j’espère mes succès avec ces recettes. Comme je ne trouve que du « long grain rice » et du « short grain rice » dans mon champ de maïs, je vais aller acheter du bon riz chez ma sister ce weekend! Et ensuite, attention les casseroles, ça va riz-goler! Je n’ai pas peur du riz-dicule, moi, mesdames et messieurs, ni de prendre des riz-sques!

Des fois dans la vie on fait plein d’efforts pour un truc qui marche pas et ça sert à rien. De fois, on n’arrive plus à se motiver à bosser, aussi. Et puis des fois, on en a juste marre de passer son été devant son ordinateur à bosser 15 heures par jour sur une thèse débile et un project crétin alors que les trois quarts de la France sont en vacances. En plus, il y a même des fois où on essaye de se changer les idées en regardant un nouveau film qu’on vient de louer… et qui est en fin de compte super déprimant alors merdalafin!

Alors ces fois-là, on n’a envie de rien, mais comme il faut bien manger, de temps en temps, on se fait une vague soupe au micro-onde super bonne et qui réchauffe bien, même si il fait déjà 38 degrés à l’ombre ce jour-là.

Recette du jour:

1) Prendre des rice noodles (riz, eau, tapioca). Les mettre dans un bol qui va au micro-onde.

2) Mettre dessus des « seasoning » (sel, sucre, shampignons shiitake, ail, poivre, oignons verts, « hydrolized soy protein » (huh?), et soybean oil (huile)), un peu d’huile d’échalotte et d’ail, et du chou déshydraté lui aussi.

3) Verser un grand verre d’eau là-dessus pour rhydrater tout ce beau monde. Cuire au micro-onde pendant 2 minutes, remuer, cuire encore 1 minute, attendre 2 minutes que ça refroidisse un peu.

4) Manger en faisant slurp et en s’en fichant complètement.

Total calories: 120
Calories from fat: 10
Sodium: 881 mg.
Dietary fibers: 0g.
Sugar: 1.6g.
Protein: 3.9g.
Carbohydrates: 25g.
Cholesterol: 0g.

Miam!

La « soul food » c’est de la bouffe qui n’est pas nécessairement bonne pour la santé mais qui est bonne pour l’âme. Le chocolat par exemple. Ca fait du bien, ça réconforte, ça redonne un peu le moral, ça réchauffe, ça fait du bien par où ça passe. Et chacun a ses « soul foods » personnels. C’est pas forcément non plus le genre de truc mauvais pour la santé dont on ne peut pas se passer et qu’on se sent coupable de manger. Par exemple, il y a une certaine sorte de soupe micro-onde taïlandaise qui est une « soul food » pour moi: c’est chaud, fait en 2 minutes, épicé, pas trop mauvais pour la santé, ça me remplit mais pas trop, j’ai mes petites traditions de boire le bouillon d’abord, de laisser les pâtes mijoter un peu plus longtemps, de manger en faisant slurp parce que personne regarde, de m’en fiche partout mais c’est pas grave parce que je suis en pyjama, et de faire tout ça en lisant un magazine de fringues qui me font rêver mais que je n’aurai jamais assez de pognon pour m’acheter. Voilà. Après une journée d’enfer, ça, ça me fait un bien fou, ça me relaxe, ça me rechauffe, ça me détend, ça me remplit l’estomac et tout le corps de réconfort et je peux ensuite passer une bonne soirée.

Il y a quelques jours, grâce à Estelle, j’ai découvert une nouvelle « soul food »: le riz au lait. Je crois qu’il y a une bonne raison pour ça: quand j’étais petite, 6 ou 7 ans peut-être, je suis allée à l’hôpital à Paris pendant un moment. Mes parents habitaient à l’époque en dehors de Paris alors ils ne pouvaient pas venir me rendre visite très souvent. Mes grands-parents, par contre, habitaient à Paris, et je me souviens de ma grand-mère m’apportant de la compote de pommes et du riz au lait régulièrement, et c’était tout ce que je voulais manger. Je me rappelle de très peu de choses, mais je revois encore cette table où plusieurs enfants mangeaient ensemble avec quelques infirmières, et un jour, il y avait des petits pots de pudding au chocolat ou quelque chose comme ça pour le dessert. Et moi, bien sûr, fille de paysans (à l’époque) qui cultivaient tout ce qu’ils mangeaient, qui n’avais mangé que du bio toute ma vie, qui avais l’habitude de voir où poussait ce que je mangeais, j’ai refusé de bouffer le pudding au chocolat. Et bien sûr, ça a fait un scandale, et l’infirmière n’arrivait pas à comprendre que je ne veuille pas de son pudding, et tous les enfants adoraient ça, et il faut bien manger pour retrouver une bonne santé, et blah blah blah… mais j’ai tenu bon. L’infirmière a fini par comprendre que je n’allais pas le bouffer, son truc, et elle l’a caché dans une de ses poches parce que c’était interdit de ne pas manger ce qu’on nous donnait.

Estelle, l’autre jour, a mis une recette de riz au lait sur son blog, et j’ai décidé de l’essayer parce que ça avait l’air bon… et en mangeant mes premiers essais pas assez cuits et trop sucrés (je ne me fais jamais de riz d’habitude et ça devait bien faire 15-20 ans que je n’avais plus mangé de ce dessert), j’ai ressenti un bien-être tout nouveau et très agréable, comme si j’étais de nouveau à la maison, comme si un petit bout de moi était redécouvert, comme si mon corps me disait « ah, enfin! » Depuis, je m’en fais souvent, de ce délice. J’ai simplifié la recette jusqu’à trouver exactement le goût que je recherchais du riz de ma grand-mère, et à chaque fois que je suis trop stressée, déprimée, énervée, ou fatiguée, je mange du riz au lait et je me sens mieux. Comme quoi, il en faut parfois peu pour me rendre heureuse :)