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Comme cadeaux de Noël, j’ai décidé d’inviter mon frangin, ma soeur, et son mari à manger en haut de la fameuse CN tower, la tour la plus haute du monde. Le restaurant, le « 360, » tourne pendant qu’on mange, et fait une rotation complète toutes les 74 minutes.

C’était vraiment chouette! Si on a une réservation pour le resto, on ne doit pas payer pour un ticket normal (et très cher) pour monter dans la tour et aller au fameux « plancher de verre » depuis lequel on voit la tour sous nos pieds! L’ascenseur, qui grimpe sur l’extérieur de la tour, fait du 22 kil/heure et ça se sent dans les oreilles! Et une fois en haut, on ne peut que faire oooohhhhhhhh, aaaaaahhhhhh, ouaaaahhhhhh, tellement la vue est impressionante malgré le temps couvert et les quelques flocons de neige qui se baladent autour de la tour.

Le repas était bon, surtout les tomates grillées avec fromage de chèvre et tapenade, mais à part ça, n’était pas vraiment extraordinaire. Heureusement, c’était joliment présenté et le service était agréable et ne nous poussait pas à manger vite, donc on a eu le temps de faire deux rotations et demi pour admirer la ville à nos pieds. Sur les photos prises par Momo (je rajouterai peut-être quelques photos plus tard, quand jojo aura appris comment télécharger les photos depuis son nouvel appareil génial), on dirait que la ville n’est pas si loin de nous, mais en réalité, on est VRAIMENT très haut et la vue est VRAIMENT superbe! On voit des détails qu’on aurait jamais deviné depuis en bas, la saleté des immeubles, les courts de tennis sur les toits, les fourmies (!) sur les patinoires, le placement des quartiers, la forme des façades, la longueur des rues, et plein d’autres petits détails marrants. Par beau temps et en été, la vue doit être absoluement extraordinaire, et il paraît qu’on peut même voir les chutes du Niagara, de l’autre côté du lac, si on a vraiment de la chance!

Voilà quelques photos, donc. Au printemps, je remonterai là-haut (il faut que quelqu’un me rende visite pour qu’on puisse y aller ensemble, c’est plus chouette), et je prendrai plein d’autres photos encore! En attendant, voici une première idée de ce qu’on peut voir de là-haut! Bonne visite :)

Dans Granbled, il y a des trucs qu’il faut absolument voir et des trucs qu’il faut abslument faire. Un peu comme si on habite à Paris et qu’on est jamais monté sur la Tour Eiffel ou qu’on a jamais vu les Champs Elysées. Bien sûr, ici il y a la CN tower, la plus haute tour non-habitée du monde, mais celle-là je me la réserve pour quand mes frangins seront ici, dans quelques jours! Le Roy Thompson Hall, c’était quelque chose d’important pour moi, et le Music Garden aussi, ainsi que le Eaton Centre, et bien sûr, le fameux Rogers Centre aux pieds duquel j’habite.

… et puis il y a aussi le Four Seasons Centre for the Performing Arts, le magnifique et tout nouveau bâtiment où se trouve le National Ballet of Canada (ainsi que le Canadian Opera Company)! Je ne peux pas dire que je suis une fan de ballet (ni d’opéra d’ailleurs), puisque je n’en ai jamais vu, mais j’ai toujours eu, quelque part, depuis que je suis petite, envie de voir à quoi ressemblaient « en vrai » les petits rats de l’opéra.

Four Seasons Centre

Eh bien j’ai eu la chance immense d’y être invitée par le Padawan, l’autre soir, pour aller voir, en compagnie de Nat et son copain, Casse Noisette, le célèbre ballet de Noël. Comme je suis une banane, j’avais oublié mon appareil photo, mais elPadawan avait son portable, donc les photos de ce post sont de lui (cliquer dessus pour les voir en plus grand)… et de toutes les manières, il était interdit de prendre des photos à l’intérieur (hum…).

Casse Noisette

J’ai passé une soirée très sympa, vraiment. Le Nutcracker (« see it again for the first time ») n’est pas un ballet très sérieux mais c’étaitparfait comme introduction au ballet, parce que je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les costumes étaient superbes, les danseurs excellents, et tous les enfants et adultes du public ravis! Après avoir entendu parler de ce ballet à chaque Noël depuis des années et des années (c’est vraiment LE classique de Noël en Amérique du Nord), je peux enfin dire que je l’ai vu, moi aussi, et que j’ai été dans ce magnifique Four Seasons Centre! Merci, elPadawan et Nat!

Granbled, c’est une vraie boîte à bijoux remplie de bien des trésors!

Un jour, il y a très longtemps, j’ai reçu un de ces dépliants publicitaires dans ma boîte aux lettres, du genre de ceux qu’on regarde à peine avant de les jeter à la poubelle avec un soupir et qui proposent des vacances de rêves aux Bahamas ou une croisière palpitante à Mexico, et qu’on ne sait jamais si c’est pas un attrappe-couillon mais on s’en fiche un peu finalement parce que de toutes les manières, on n’a ni trois semaines à perdre ni l’argent pour se l’offrir!

Et pour une raison inconnue, ce jour-là j’ai décidé de me l’offrir, ce petit séjour « artistique » de trois semaines en Californie, à Santa Cruz, précisemment, au début de l’été 1998. Je ne sais plus comment j’ai réussi à payer le billet d’avion, l’inscription aux cours (modelage, sculpture sur bois, peinture, et « creative writing »), la location de la voiture (pendant trois semaines!), et la location d’une chambre « chez l’habitant, » mais j’y suis allée, comme ça, juste pour voir, et pour changer de vie pendant quelques semaines.

C’est ce post qui a fait soudainement revenir tous mes souvenir dans ma petite tête… trois souvenirs d’aventures californiennes très uniques en leur genre, pendant lesquelles j’ai pu penser à ma vie « depuis l’extérieur » puisque je n’étais pas chez moi mais avec des gens que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, que je ne devais pas bosser pour mon chef ni suivre des classes à l’université (en Utah, à l’époque), et c’était effrayant, agréable, marrant, sympa, difficile, et douloureux. J’ai pu bronzer en paix réfléchir de longues heures à ma vie et décider que je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie mais qu’au moins, je savais ce que je ne voulais PAS en faire. Ce soir, j’ai relu le journal que j’ai écrit là-bas. Je vous en mets quelques extraits.

Ah les nuages de Californie! C’est quan’même mieux que les nuage d’Utah, non? Ici, tout est aussi abnormalement vert qu’en Utah, due aux abnornales quantités d’eau tombées ce printemps. C’est tout la faute d’El Nino, bien sûr!

Je suis arrivée hier, comme une fleur, dans ma jolie voiture de location (Chevy Prism) un peu grande pour moi mais je me suis assise sur un pull et ma serviette de bain et ça allait mieux. La maison où je suis est très sympa, grande, avec un super jardin et un gentil chat, des locataires qui vont et qui viennent, une mère française, et j’ai ma propre chambre mais je partage ma salle-de-bain…

Aujourd’hui, je suis allée faire un tour de la ville, repairer l’école, tourner autour du magnifique campus de UCSC et me perdre un peu… la ville paraît assez jolie et riche, avec des points de vue magnifiques sur le port et la mer, des jolies maisons, et il faut compter 25 minutes pour aller à l’école depuis chez moi. Demain, les cours commencent et j’ai très peur!

… Les cours se passent plutôt bien et je commence à devenir amie avec une jeune femme très sympathique, Erika, avec qui je rigole pas mal parce qu’elle est dans les mêmes classes que moi. Aujourd’hui, en modelage on a fait dans le « negative space, » en « creative writing » on a fait dans le « concret, » et en peinture on a fait dans le moche.

… Ce matin a été le pire de ma vie! Je me suis réveillée et tout de suite, le pire male de ventre de ma vie a commencé. Attroce, à hurler, à part que j’étais dans une maison inconnue et entourée d’étrangers. Je me tordais de douleurs dans ma chambre… et bien sûr, Shannon, ma voisine, m’a entendue et est venue dans ma chambre– où j’étais recroquevillée, la tête dans le duvet, en train de mourir! Elle a commencé à me masser le dos et à me parler et me faire rire, et au bout de 15 minutes, ça allait un peu mieux. J’ai finalement réussi à aller en cours avec seulement 30 minutes de retard. Le modelage m’a fait du bien, que j’ai pu pétrir ma rage et ma haine, et le cours de « writing » m’a ennuyé, comme d’habitude. En peinture, tout le monde m’a félicité pour ma magnifique première peinture, ce qui ne m’a pas empêché de la jeter à la poubelle à la fin du cours.

… J’aime bien mon cours de sculpture sur bois, le prof est sympa et marrant, et puis on fait une CUILLERE, pas une freaking « figure calme » ou un « inner-outer space » mais une simple cuillère, simple, facile, et utile! Et puis au lieu de « râper » ma cuillère comme les autres élèves, je la taille à la gouge, c’est meilleur pour mon mal de crâne. En modelage, ce matin, le prof a dit que mes trucs étaient trop torturés et pas assez simples, et je lui ai répliqué que les trucs simples me mettaient mal à l’aise, et on a bien rigolé et on s’est bien engueulé, et les autres élèves ont aussi bien rigolé! Ce que j’ai fait aujourd’hui était quand’même pas mal, enfin, d’après moi…

Aujourd’hui, je suis allée chez Avis pour me pleindre que ma radio ne marchait pas, et ils m’ont tout simplement remplacé la voiture et donné la même exactement mais en mauvre. Cool! Et puis je me suis un peu balladée pendant le week-end à San Francisco et jusqu’à Sanoma… c’était tellement beau et chouette comme week-end que j’avais du mal à croire que tout ça était réel!

Aujourd’hui, en sculpture sur bois, j’ai décidé de faire une fourchette alors que tous les autres élèves doivent faire un bol mais je trouvais mieux d’avoir un service à salade. Alors j’ai commencé ma fourchette qui est vachement moche, mais ça aurait pu aller si en plus je ne l’avais pas cassée… alors on a mis de la colle… Après le cours, je suis allée acheter du pain et du pâté et des légumes et j’ai voulu faire un taboulé, mais il manquait quelque chose mais je ne savais pas quoi… comme dans mes relations avec les hommes: il y a tout ce qu’il faut mais ça reste toujours un peu sec…

Bon, ce matin, je suis allée finir mes 5 métamorphoses râtées en modelage, et commencer un nouveau truc que j’essaye de ne pas coller au sol. J’ai dit au prof que j’allais m’inscrire à son école de sculpture (programme de 3 ans!) et il m’a dit qu’il me fournirait gratuitement des grandes bassines pour y laisser couler mes larmes. Ce soir, à la maison, on a préparé un repas et on a regardé la coupe du monde– les français sont en finale!

Au cours de « creative writing, » je me suis bien disputée avec la prof, parce que ça m’a énervé de ne rien faire depuis trois semaines, et je ne comprenais jamais ce qu’elle voulait, et je ne supportais pas le style mélo et « sappy »– la jeune fille au cheveux blonds sur la plage au levé du soleil, les vagues légères sur les chevilles… et pas un seul foutu requin ne peut la bouffer ni un gangster la tuer, ni elle se tuer… un ange apparaît, peut-être… aaaggghhh!

Ahaha, que ça me fait rire de relire tout ça! Et après je râle parce que mes élèves sont casse-pieds, mais qu’est-ce que j’ai été une emmerdeuse, moi, comme élève!!

Quand j’étais aux Etats Unis, je n’ai jamais ressenti que Veteran’s Day, le 11 novembre, s’addressait à moi. Je ne sais pas pourquoi, mais ce n’était qu’une cérémonie patriotique de plus, comme le 4 juillet ou Labor Day, un jour pour se souvenir des soldats américains morts « pour sauvegarder la liberté et la démocratie, » pour mettre des milliers de drapeaux américains partout, et pour se rappeler que les Etats Unis c’est le meilleur pays du monde. Donc bof.

Ici, je me demandais pourquoi, depuis quelques semaines, de plus en plus de personnes semblaient porter un coquelicot à la boutonnière. Je trouvais ça magnifique mais j’étais quand’même bien intriguée, jusqu’à ce que je vois une petite table au milieu de la station de métro avec quelques vieux soldats autour qui distribuaient ces coquelicots. Je leur ai demandé des explications et ils m’ont tout raconté (je vous mets l’histoire officielle ci-dessous).

En les écoutant, je me suis souvenue que mon Papi et mon Pépé, mes deux grands’pères bien-aimés, avaient fait la guerre. Mon Pépé a même été prisonnier en Allemagne, et mon Papi me raconte encore parfois ses souvenirs de certaines batailles. Mes grands’mères, même si elles n’étaient pas soldates, se sont aussi battues pour survivre pendant la guerre. Ma Mamie a même été traductrice pour les soldats américains en France (et elle a failli en épouser un, imaginez un peu où je serais aujourd’hui si elle l’avait fait ;) ). Et je me suis rendue compte que ces coquelicots, au Canada, c’était bien sûr pour se rappeler des soldats canadiens mais aussi de tous les soldats du monde qu’on aimait et qui se sont battus pour nous. Je suis à 300% pacifiste, mais ça ne m’empêche pas d’être reconnaissante envers ceux qui se sont battus quand il le fallait. Alors j’ai moi aussi mis un joli coquelicot à ma boutonnière (admirez les poils de chats qui complètent la décoration si parfaitement!).

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Ce joli coquelicot (il n’est pas super sur ma photo mais en vrai ils sont vraiment jolis) m’a rappelé un certain poème qui je trouve terriblement triste mais qui est aussi malheureusement parfaitement approprié à la situation: Le dormeur du Val, de Rimbaud (et je vous mets l’autre poème dont parle le texte ci-dessous en anglais et en français parce que les deux versions sont assez différentes).

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

C’est au cours des guerres napoléoniennes que l’on commença à remarquer le coquelicot, cette fleur mystérieuse qui poussait sur les tombes des soldats morts au combat.

Le coquelicot fit une réapparition remarquée au cours du 20e siècle du fait que les sols de la France et de la Belgique étaient devenus riches en calcaire à cause des décombres de la Première Guerre mondiale. Les petites fleurs rouges fleurissaient autour des tombes des soldats comme elles l’avaient fait 100 ans auparavant.

En 1915, John McCrae, de Guelph, en Ontario, servit à titre de médecin dans l’Artillerie des Forces canadiennes, et immortalisa ce phénomène dans son célèbre poème In Flanders Fields (Au champ d’honneur, adaptation de Jean Pariseau).

Deux jours avant l’Armistice, Moina Michael, une Américaine d’Athens, en Géorgie, lut le poème de McCrae et eut l’idée de porter un coquelicot durant toute l’année en souvenir de ceux qui étaient morts à la guerre.

En 1920, une Française, Madame E. Guérin, se rendit aux États-Unis et rencontra Mademoiselle Michael qui était bénévole au YMCA, à l’Université Columbia. Elle décida de vendre des coquelicots faits à la main au cours de la période de l’anniversaire de l’Armistice afin d’amasser des fonds pour les enfants des pays qui avaient été ravagés par la guerre en Europe.

En 1921, le feld-maréchal Earl Haig, commandant des armées britanniques en France et en Belgique et principal fondateur de la Légion britannique, entendit parler de l’idée de madame Guérin et encouragea l’organisation du British Poppy Day Appeal par la Légion en vue d’amasser des fonds pour les anciens combattants pauvres et invalides.

La même année, madame Guérin fit un voyage au Canada, et convainquit l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre (prédécesseur de la Légion royale canadienne) d’adopter le coquelicot comme symbole du souvenir à l’appui de la collecte de fonds.

Aujourd’hui, la campagne du coquelicot constitue l’un des programmes les plus importants de la Légion royale canadienne. Les fonds provenant des ventes de coquelicots permettent d’offrir une aide financière directe aux anciens membres des forces dans le besoin, et de subventionner l’achat d’appareils médicaux, la recherche, les services à domicile, les établissements de soins, etc.

In Flanders Fields

IN FLANDERS FIELDS the poppies blow
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved, and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

Au champ d’honneur

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor’
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.

À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

Ces informations ont été trouvées ici. On peut trouver plus de détails sur cette page.

Alors merci à mon Papi et mon Pépé et à tous les autres. Et espérons que le massacre s’arrêtera un jour…

Y’a une de ces quantités de photos à trier, je vous raconte pas! Entre les cérémonies à droite et à gauche, ma petite escapade dans une jolie ville italienne (à venir), et ma petite escapade d’hier dans le Grand Nord (à venir aussi), ça me fait une belle quantité de photos à trier et améliorer. Vous croyiez que les photos étaient bien prises? Haha. Mon cousin (et mon pôpa, et moi, dans certains cas) a fait un excellent boulot, c’est certain, mais les photos sont quand’même pratiquement toutes coupées, traffiquées, passées à l’anti yeux-rouges, ajustées, recadrées, colorées, et changées de luminosité. Bon d’accord, le résultat n’est pas toujours à la hauteur, mais c’est mieux que rien croyez-moi!

Donc, voilà deux nouveaux albums de photos de mariage: nouméro uno, et nouméro doué. Il manque encore quelques photos que je rajouterai demain ou un de ces quatres sur ces pages (et je viens de remarquer que l’ordre des photos n’est pas toujours très logique) parce que là j’ai trop mal aux yeux pour passer plus de temps devant l’ordinateur.

La famille et les amis: vous pouvez bien sûr copier et imprimer toutes les photos que vous voulez, et aussi envoyer le lien de ces pages à tout le monde! Moi, je vais au cinoche (et c’est pas ça qui va me corriger la pile de copies qui m’attend, hum…).

Y’a pas à dire, ça me fait quand’même bizarre de me dire que mes deux petites soeurs sont mariées. Il reste encore le petit frère, qui je l’espère se mariera dans un endroit très exotique pour qu’en plus de nous forcer à retrouver toute la famille qu’on ne verrait jamais sans ces mariages, ça nous donne aussi au passage l’occasion de visiter un nouvel endroit aussi chouette que l’Italie.

Dans quelques années, j’aurai plein de neveux et de nièces, et dans quelques années, mes frangins seront grands’parents, et dans quelques années, on sera tous vieux. Quand on était jeune, ça n’arrivait qu’aux autres, ce genre d’histoire! Nous, on devait rester jeunes éternellement.

Ce passage à la mairie de San Daniele était très impressionant. La famille était assise devant, dans les hautes chaises en bois des dignitaires, et Madame la Maire était magnifique avec son joli ruban italien. En plus, elle parlait un excellent anglais quand elle a expliqué que le reste de la cérémonie se passerait en italien! Donc je n’ai pas compris grand’chose mais ça ne m’a pas empêché d’avoir les larmes aux yeux plus d’une fois!

Elle était magnifique, ma jojo, rayonnante de bonheur, et son momo aussi! Entre vous et moi, je pense qu’elle a fait un excellent choix et lui aussi. Elle est belle, intelligente, forte, drôle, têtue, créative, talentueuse, et excellente cuisinière. Lui n’est pas mal non plus. Je trouve qu’il devrait venir faire un post-doc au Canada mais ça n’a pas l’air d’être dans leurs plans… Croisez les doigts pour les Etats Unis ;)

Allez, j’arrête de barratiner et je vous laisse regarder les photos!

Beaucoup des photos d’Italie étant en ce moment-même coincées sur l’ordinateur de mon beau-frère et ce dernier étant en balade quelque part en Italie, je ne peux pas encore vous parler de la raison principale de mon voyage court mais bref… mais je peux vous parler de quelques impressions de voyage et de la rencontre des familles des mariés pour vous faire patienter :)

Le truc le plus marrant c’était de partir, pour la première fois de ma vie, de « chez moi » depuis l’aéroport de Granbled. C’était une impression bizarre de ne pas savoir à quoi ressemblait Granbled vu de haut, de me dire que je quittais le Canada mais que j’y reviendrais, de voir cette ville au bord du lac et de me dire que c’était « chez moi. » Bien sûr, la vue était plus intéressante que quand je quittais mon champ de maïs par avion mais moins belle quand’même que quand je quittais Salt Lake City par avion, parce que j’ai rarement vu de plus belle vue que le lac et les étangs salés et multicolores de Salt Lake City au couché du soleil depuis un avion!

Mais Granbled c’est pas mal. Par contre, et je vous prie de me croire et de ne pas oublier ce conseil sage et avisé (après tout, je suis docteure, vous devriez me croire sur parole): ne prennez JAMAIS un avion qui atterrit à ou décole de l’aéroport de New York (JFK)! C’est toujours la galère intégrale et les retards ne sont pas probables, ils sont si certains qu’ils sont déjà prévus en partie dans votre horaire de voyage! Par exemple le vol entre JFK et Granbled est des 55 minutes mais mon horaire me disait qu’on partait à 18:30 et qu’on arrivait à 20:30. On est arrivés à 21:45.

Mon arrivée à Venise (bravo pour les gagnants!) après un très long voyage a été très décevante, parce que ma fenêtre d’avion ne donnait que sur la zone industrielle et je n’ai rien vu de la ville! Par contre, c’était génial de retrouver mes parents et mon frangin qui m’attendaient et de faire avec eux la route vers Udine (bravo pour LE gagnant :) ) et la petite ville juste à côté où allaient se dérouler les festivités. J’étais bien naze, mais très heureuse de retrouver ensuite mon autre petite soeur, son mari et leur bébé, ainsi que la reine de la fête, mon futur beau-frère et ses parents lors d’un déjeuner fort sympatique et délicieux.

La chose la plus rigolote mais qui m’a épuisée le plus dans ce voyage, à part le fait que j’ai dû dormir au maximum 10 heures en 5 jours, c’était la multilingualité de ce mariage: les langues principales étaient le français (langue de la future mariée et de sa famille), l’allemand (langue du futur mari et de sa famille), l’italien (langue du pays et de plein d’amis), et l’anglais (langue de ceux qui essayaient de se parler). C’était souvent difficile de savoir quoi parler avec qui et de mélanger toutes ces langues avec les gens qui en parlaient plusieurs ou aucune, et tous les discours devaient être traduits dans au moins deux langues à chaque fois! J’ai fait ma cure d’allemand et d’italien pour un moment, mais j’ai baragouiné avec plein de personnes super intéressantes et sympatiques!

Bref, voilà un premier album avec quelques photos prises avant le mariage en question. Cliquez sur la photo ci-dessous et vous y arriverez. Bon voyage :)

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Vous connaissez le genre d’invitation généralisée qu’on lance sans y faire attention quand on déménage quelque part et qu’on veut avoir l’air sympa sans que ça nous engage à quoi que ce soit parce que personne ne nous prend jamais au mot: « J’espère que vous viendrez me rendre visite dans mon nouveau chez-moi, hein, parce que c’est super ici! » Ben évidemment je l’ai envoyée, cette invitation, quand je suis arrivée à Granbled, et… quelqu’un m’a pris au mot! C’est fou non? Il va maintenant falloir que je fasse attention à ce que je raconte sur ce blog, sinon monsieur et madame Tout-le-monde débarqueront bientôt chez moi ;)

Nan je plaisante, j’ai été vraiment heureuse de savoir que ce que je raconte sur ma nouvelle ville d’adoption a donné envie à Lou:) de venir me rendre visite, non seulement parce que c’est chouette d’avoir des visites mais aussi parce que j’aime bien avoir l’impression de jouer les guides (et finalement c’est Lou qui m’a conseillé un bon restau que je ne connaissais pas sur une rue sur laquelle je n’étais encore jamais allée :lol: )! Mais surtout, surtout, j’ai été très heureuse de rencontrer en chair et en os (et en jolie jaquette (= chemise de nuit en québécois) rose avec des petits moutons mignons ;) ) une bloggeuse dont j’aime beaucoup le blog depuis longtemps.

Ce qui est marrant, c’est que quand je lis les blogs de personnes qui ne mettent pas (ou peu) de photos d’eux sur leurs blogs, je me les imagine d’une façon qui correspond rarement à la réalité. Ensuite, je rencontre ces personnes, mais pendant longtemps, je continue à lire leurs blogs en continuant d’imaginer mon « bloggeur imaginaire » derrière les mots. Je n’arrive pas à rattacher la vraie personne à son blog, c’est comme si je connaissais deux Lou maintenant, celle aux cheveux noirs et aux yeux noirs (que j’imagine en lisant son blog), et celle aux cheveux roux et aux yeux bleus (la vraie). Ca m’arrive à chaque fois!

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Entre les papotages et les rigolages et les bloggages (on est addicté aux blogs ou on ne l’est pas!) et les ragotages (tu sais, untel lit ton blog depuis longtemps et bidule habitait à Montréal mais…) et les calins à Calinette qui voulait toute notre attention, nous somme allées manger dans un restaurant ibérico-lusitanien un repas fort sympatique malgré la serveuse impréhensible et les voisins hystériques (et l’addition sur laquelle il manquait une grosse somme mais dont la correction de notre part ne nous valût qu’un vague petit merci de la part de la serveuse!). Mais la compagnie était fort charmante et le repas délicieux et c’était ça qui importait.

Nous nous sommes ensuite vite effondrées de sommeil et je dois avouer que je n’avais pas aussi bien dormi depuis plusieurs semaines! Lou aussi je crois, parce qu’elle m’a bien expliqué qu’elle se levait tôt et que ça ne la dérangerait pas que je nourrisse les chatounes à 7 heures du matin… et effectivement, ça ne l’a pas trop dérangé puisqu’elle dormait encore à 10 heures et moi aussi ;) Bref, c’était râpé pour la visite touristique de la ville, comme son train repartait tôt dans l’après-midi, mais on a quand’même pu regarder plein de photos, papoter blogs, familles, et projets, et manger un petit bagel à Second Cup avant de se dire au revoir. C’était une visite courte mais intense! Merci Lou :)

Donc je vous préviens, vous êtes toutes et tous invités chez moi quand vous voulez! Y’a un canapé dépliant et un large matelas gonflable confortable, des céréales et du thé au p’tit dèj, deux ordinateurs et une connection wifi, une Calinette qui veut des calins 24 heures sur 24, une Sosso cachée sous le lit, un racleur de ciel, une porte d’entrée pas facile à trouver, une autoroute bruyante, une jolie vue sur le lac, et une miss lulu qui papote qui papote qui papote qui papote! A qui le tour?

Pendant les trois jours du weekend de Labour (et non pas Labor) Day, il y avait l’Ex, aussi appelée l’Exhibition, grande foire et exposition de je ne sais pas quoi à l’Ontario Place, une île de Granbled transformée en parc d’attraction géant et permanent. C’est le genre de truc où je ne mets jamais les pieds parce que je n’aime pas la foule et le bruit, mais c’est un peu dommage parce qu’il y avait visiblement des trucs sympas.

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J’ai pu malgré tout en profiter un peu grace à la position stratégique de mon immeuble, et j’ai eu droit à trois jours d’avions de toutes sortes qui nous passaient et repassaient juste devant le nez en faisant vibrer les fenêtres et toutes les accrobaties possibles et imaginables (les chats étant bien planquées sous le lit) et à trois soirs de feux d’artifices très chouettes.

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Le premier jour (samedi), il pleuvait beaucoup et j’ai cru que les bruits des avions c’était le tonnerre… jusqu’à ce que j’aille à Ikéa avec des copains et qu’on voit passer des avions presqu’à raz des arbres…

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Le deuxième jour, j’étais dans ma chambre en train de rêvasser quand soudain, un avion de chasse m’est passé pratiquement sous le nez et les vitres ont failli voler en éclat! J’ai passé l’après-midi à regarder les pirouettes et les cacahuettes et à essayer de calmer les chatounes…

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Le troisième jour, je suis montée sur le toit! Là, j’ai d’abord eu la joie de voir, pour la première fois, le Rogers Centre ouvert! Il y avait un match cet après-midi là mais malheureusement, je n’étais pas assez haut pour voir le match lui-même.

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Et puis j’ai remarqué que je n’étais pas la seule à avoir eu la brillante idée d’aller sur le toit!

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On voyait bien les gens des immeubles d’en face qui s’amusaient bien eux aussi. Et on voyait que les petits avions décolaient du petit aéroport en face de chez moi, et les gros avions (il y avait des sacrés machins!) décolaient probablement de l’aéroport international qui est un peu plus loin (heureusement).

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Et dans les immeubles autour du mien, il y avait aussi plein de gens sur les balcons et les toits. J’aime bien cet immeuble pour une raison, qui peut la trouver?

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Cet immeuble-là, c’est pour Nils (t’as vu, ça avance, hein!)… et aussi pour vous montrer les embouteillages terribles qui ont durés tout l’après-midi parce que les gens voulaient aller à Ontario Place.

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En bas, sur les quais, la foule était compacte, et il y avait aussi plein de bateaux partout sur le lac, j’imagine que c’était un bon point de vue aussi!

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C’était super sympa, sauf qu’il m’aurait fallu des … heu… trucs pour voir plus près, comment ça s’appelle ces machins? Binoculars en anglais. Voilà. Parce que c’était tout près mais c’était quand’même un peu loin.

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Mais y’a vraiment eu des trucs impressionants. Ils ont même fait un coeur dans le ciel mais j’avais plus de piles dans mon appareil photo. C’est une belle salle de spectacle, mon appartement, hein?

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La petite Tèzalacon est enfin née, en ce joli lundi après-midi, à 3:58 PM Eastern Time et 96 degrés Fahrenheit, à Troupurdue, dans la région de Chandmaïs! Elle pèse 1 lb et 325 pages, et fait 11,5 inches de long, 1,75 inches de haut, et 8 inches de large! La maman et le bébé se portent bien, même si la naissance a été longue et douloureuse (en particulier pour le compte en banque à cause des $122.91 de photocopies (et ce n’est qu’un début), les maux de dos et de poignets causés par un labeur intensif (on a évité les forceps de justesse!), et les aigreurs d’estomac dûes à trop de pizza froide). Quant à Apple Senior, le papa, il est mort (mais on connaît déjà le remplaçant … mouahahah).

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Bienvenue dans le monde, Tèzalacon!

Dans cette société de consommation que sont les Etats Unis, il existe plusieurs rites que chaque personne traverse au long de sa vie. Il y a par exemple la célèbre « prom, » bal de fin de lycée où il faut trouver LA bonne personne qui y ira avec nous, LA robe à $300, la limousine, le smoking avec la boutonière, le restaurant… Comme le disait Super Frenchie, « et pendant ce temps-là les petits français du même âge se préparent au bac. »

Il y a aussi les très célèbres cérémonies de « graduation, » c’est-là dire de remise de diplômes, avec la longue tunique et le « mortar board, » chapeau carré auquel pend un petit pompom avec l’année de la graduation. Je trouve ça très cool, surtout que pour ces cérémonies, les universités essayent d’inviter des gens célèbres pour les grands discours et j’ai eu Jeanne Sadat la première fois (dont j’ai adoré le bouquin, femme de feu Anuar el-Sadat, ex-président d’Egypte), et Rod Paige, maintenant ex-Secretary of Education des Etats Unis la deuxième fois. Passionant! (D’ailleurs, rendez-vous le 5 août pour la dernière cérémonie de graduation en directe du champ de maïs…)

Et puis il y a les « showers. » Non, pas les douches, prises religieusement une ou deux fois par jour par des américains qui ont la hantise des BOs (body odors). Les « showers » dont je vous parle sont des fêtes, tout simplement, en prévision d’événements spéciaux. Il y a en particulier la « bridal shower » et la « baby shower. » La bridal shower, c’est une fête seulement pour la future mariée et ses amiEs, les hommes n’ont pas le droit d’y assister! Tout le monde fait des cadeaux à la future mariée, surtout des trucs marrants du genre menottes en fourrure, dessous coquins, et gel au goût de chocolat… Et la baby shower, vous l’aurez deviné, c’est une fête pour la future maman!

Et samedi soir, c’était la baby shower de ma chtite soeur, organisée par sa copine Sarah, dans un p’tit restau très sympa, avec plein d’amis de ma soeur et de son mari et des tas et des tas et des tas de cadeaux. J’ai profité du fait que j’étais justement de passage dans le Michigan pour y assister ;)

J’ai donc décidé que comme moi aussi j’allais avoir un bébé, un gros bébé de 400 pages, il fallait impérativement que j’aie moi aussi ma baby shower! Vous êtes toutes et tous invités, bien sûr! La fête à lieu maintenant, en ce moment-même, et je vous invite à aller boire un coup et reprendre un de ces petits fours délicieux, à vous asseoir confortablement dans le canapé, et à faire la connaissance de tous mes supers copains. Pour les cadeaux, c’est pas la peine, j’en ai déjà reçu plein sur mon blog ces derniers jours… mais si vous insistez vraiment, ma ouichlist est toujours là et y’a plein de trucs à m’offrir, (comme par exemple les bouquins sur Granbled), huhuh! Pour les baignoires de bébés, la crème pour les fesses, et les petits vêtements, c’est pas la peine, je vous remercie, je ne pense pas que les chatounes apprécieraient que je leur mette des petites chaussettes ou un mignon petit bonnet avec des oreilles de lapin!

PS. le mot « douche » (à prononcer à la française) existe en anglais… mais il vaut mieux éviter de l’utiliser parce que c’est un « savon » de nettoyage d’orifices uniquement féminins… et un « douche bag » se dit de quelqu’un de vraiment très crétin.

PPS. J’ai pris plein de photos de la douche de bébé de ma soeur, mais mon ordinateur refuse de les publier (nouvel ordinateur qui ne reconnait pas mon ancien compte). Je vous prévidendrai dès que ça remarche.

PPPS. Il me reste exactement une semaine pour TOUT FINIR! Je continuerai à lire mon blog avidement le plus souvent possible, mais pardonnez-moi de ne pas être aussi présente que j’aimerais l’être. Je vous suis éternellement reconnaissante pour vos posts qui me donnent du courage et me refont sourire quand tout ne va pas aussi bien que prévu. Continuez à poster… même les inconnus et les nouveaux venus, même les timides, même ceux qui n’ont rien à dire, même si c’est pour raconter n’importe quoi, même si c’est pour poster un petit bout de votre vie… Pour moi, c’est comme si je recevais un bouquet de fleurs à chaque nouveau post, des jonquilles, des roses, des marguerites, des renoncules, des pensées, des lilas, des iris, des crocus, des anémones, des cosmos, des gueules de loups, des oeillets, des fraisias, des paquerettes…

Voilà que je m’intéresse à La Souris d’Or®, cette compétition helvétique qui récompense chaque année les meilleurs blogs ayant un quelconque  lien avec la Suisse. A mon grand désarroi, le blog de Miss Lulu n’y est nul part nominé.

O rage, o désespoir! Il doit y avoir erreur quelque part… Un rapide coup de fil à mesdames et messieurs les jurés me permet de faire le point sur cette situation qui, ma foi, me semble être particulièrement injuste. Ces incompétents Ce cher jury me rassure: « Miss Lulu, bien sûr que nous connaissons, pour ne rien vous cacher, nous sommes tous accros à son blog. Le problème est que, M’zelle Lulu étant si talentueuse, nous avions quand même un peu peur qu’elle rafle toutes les nominations. Nous pensions justement à lui remettre une souris un peu spéciale, en l’honneur de son blog qui excède toutes anticipations, une distinction « hors compétition » en quelque sorte, un life-time achievement award.

Cependant, nous venons d’apprendre que la jolie Lulu est surbookée en ce moment.  Entre sa thèse a peaufiner et son déménagement qui approche à grands pas, il ne lui est peut-être guère souhaitable d’entreprendre ce long voyage pour assister à la cérémonie. Nous vous proposons donc, cher(e)s lecteurs et lectrices, de remettre en mains propres le prix qui est dû à Lulu. »

So, here comes the life-time achievement award, proudly presented by all her readers to… Miss Lulu!

(Attrape vite Lulu, elle va me glisser des mains!)

Lulu's award

LA SOURIS DE CHAIR !!!  Award 2006

Une souris un peu particulière….. et qui vaut son pesant d’or!….. Avec mention spéciale du Jury…..

Parce qu’en plus, ça devrait faire plaisir aux chatounes… Mais allez-y quand même doucement les filles!

Et comme le chat n’est pas là, et que… bref, tout le monde en profite, j’aimerais également vous présenter Cheburashka, la p’tite souris soviétique qui fête bientôt ses 40 ans. C’est une star à part entière au Japon; elle y ferait fureur depuis 2001, et a été surnommé le nouveau « Pokémon russe ». C’est peu dire!

Cheburashka Russian team mascot

 Cheburashka est même devenue la mascote officielle de l’équipe russe aux J.O. d’hiver. Relookée en blanc pour l’occasion, elle fut omniprésente à Turin.

 Une certaine blague russe l’accuserait par contre d’avoir participé à la Révolution Orange en Ukraine…

Pour en savoir plus sur Cheburashka, jetez un coup d’oeil dans The Moscow Times.

Enfin, pour suivre une des nombreuses aventures de Cheburashka et son ami le crocodile Gena, c’est là:

(Merci Etolane et son excellent post Praliné et Chanelle. Jusqu’hier soir, je ne connaissais pas Daily Motion!
 

Topolino n’aura qu’a bien se tenir!!!

Marlène.

 

Je suis pas sociale du tout, mais alors pas du tout! Je n’aime pas les fêtes avec plein de gens, et même si parfois j’apprécie un repas avec quelques copains, je fuis les foules comme un chat le vétérinaire! Mais parfois je fais un effort, surtout quand c’est ma super copine Gigi qui m’invite pour sa fête annuelle « pour les femmes seulement » et où sont conviées toutes les élèves et professeures du département et des tas d’autres copines sympas de copines sympas. Ca fait beaucoup d’inconnues et beaucoup de bruit mais aussi beaucoup de bonne bouffe (c’est un « potluck » ou « repas canadien » comme on dit en Suisse, c’est-à-dire que chacun apporte un trucs à manger ou à boire et on fait un grand buffet) et puis c’est aussi la seule occasion pour moi de voir certaines copines qui sont aussi cloîtrées chez elles à écrire leur thèse.

Ma tactique, comme je suis timide, c’est de me trouver une chaise près du buffet (et de manger autant que possible) et comme ça, j’accoste les personnes qui viennent se servir et entame des conversations pendant qu’elles se servent, du genre « ah tiens, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vues, comment se porte ta thèse? » Comme tout le monde passe par le buffet, ça me permet de parler à plein de gens chouettes sans avoir à « entrer » dans des conversations déjà entamées parce que je déteste ça!

Ce soir, donc, c’est ce que j’ai fait. C’était chouette et j’ai parlé avec une fille dont le mari vient de Granbled donc elle m’a raconté plein de truc, et quand elle est partie fumer sa clope, une autre fille que je ne connaissais pas s’est assise à côté de moi pour continuer une conversation avec une deuxième fille que je ne connaissais pas. J’ai profité de mon répit pour grignoter quelques fraises (marrant, je n’étais pas du tout allergiques aux fraises ce soir!) quand soudain, je me suis rendue compte que la fille à côté de moi avait un accent français bien prononcé… …

Je me suis donc tournée vers elle et lui ai demandé tout à fait impoliment d’où elle venait. De France, bien sûr, m’a-t-elle répondu! Moi aussi, j’ai dit, en français! Alors là, on a papoté pendant un bon moment et c’était super sympa. La deuxième fille que je ne connaissais pas était élève en doctorat dans le département de français, et donc nous avons bien discuté et rigolé en français.

A un moment, on a discuté des sentiments anti-français qu’on peut ressentir ici, et je me suis dit que cette jeune fille française, Dorothée, pourrais sûrement apprécier Bonjour América, ce podcast tout à fait hilarant de Vinvin, qui veut que la France et les Etats Unis soient de nouveau copains. J’ai donc demandé à Dorothée si elle connaissait les blogs… question idiote… et elle m’a dit que oui, elle en lisait mêmes quelques uns, surtout celui d’un français qui habitait aux Etats Unis mais c’était dommage parce qu’il était rentré en France maintenant, quelque chose comme Inside ou Outside the USA… …

Mouahahah! J’ai dit « un français en Pennsylvanie? » Et elle m’a regardé avec des yeux tout ronds en disant oui, c’est ça, exactement! J’ai bien rigolé et je lui ai demandé si elle connaissais le nom d’autres lecteurs, et de miss lulu en particulier… Alors elle s’est écriée « Oui! Et je suis allée sur son blog parce que j’ai vu qu’elle est à Purdue et je me demande bien qui c’est et j’ai demandé à plein d’autres français s’ils connaissaient une miss lulu à Purdue mais personne ne la connait! » :D

Mouahahaha! Quand je lui ai dit que c’était moi elle a trop rigolé… et ça faisait super bizarre! J’ai rencontré des bloggeurs, dans le passé, mais jamais quelqu’un qui lisait mon blog comme ça, par hasard, et surtout pas aux Etats Unis! En plus, elle avait visité mon blog à l’époque où je parlais de mes élèves ingénieurs, et donc elle pensait que j’étais moi aussi ingénieure… D’ailleurs, elle m’a dit « et il y avait le petit nain » … et il va falloir que je le réveil de son hibernation, celui-là, parce que c’est bientôt le printemps!! Elle avait même vu mon post sur le dîner de Thanksgiving chez Gigi et avait vu un de ses copains sur une de mes photos, mais à l’époque elle ne connaissait pas Gigi!

Le monde est petit. La bloggosphère l’est encore plus! Qu’est-ce qu’on a pu rigoler ce soir, ensemble! C’est marrant, parce que je ne connais qu’une française à Purdue, et c’est une de mes élèves avec qui je n’ai jamais échangé un mot de français, alors qu’il y a plein de français (et visiblement de françaises!) dans le coin. Je suis trop antisociale, trop timide. Et je parie que je vais maintenant faire l’effort d’aller à leur « French talk » du mercredi après-midi, où sont invités tous les élèves de français et les français/francophones de Purdue et où je vais rencontrer un beau français dont je tomberai follement amoureuse et je ne voudrai plus quitter mon champ de maïs parce que lui n’aura pas terminé son doctorat en génie chimique! Je vous le parie! C’est toujours comme ça, on commence à adorer l’endroit qu’on a détesté pendant des années au moment où on va le quitter et c’est à ce moment aussi qu’on rencontre des gens dont on tombe amoureux et après c’est la tragédie…

Enfin… la miss lulu n’est plus si anonyme maintenant, elle a été découverte par une de ses lectrices! Et ça fait super bizarre, je peux vous dire! Imaginez que demain, dans le bus, quelqu’un vous raconte qu’il lit parfois votre blog, sans savoir que c’est vous qui l’écrivez et alors que vous n’avez jamais rencontré cette personne auparavant… Debleu debleu! Les surprises que nous réserve la vie sont parfois… surprenantes :)

… on ne fiche pas grand’chose du weekend. On prépare vaguement quelques trucs pour la semaine suivante, on écrit deux ou trois pages de thèse qu’on efface vite tellement c’était pourri, on se fait du riz cantonais un peu raté, on regarde un film un peu nul pour la dixième fois, et on n’arrive même pas à finir trois soduku en entier.

Et puis le dimanche soir, on se dit que quand même, on est déjà en mars et que le temps passe trop vite, que la thèse n’avance pas assez, et qu’on est vraiment trop paraisseuse, et qu’il faut d’urgence se bouger le popotin. Alors on essaye de travailler… de réécrire quelques pages potables, de comprendre des pages et des pages de statistiques, et de penser intelligemment, pour une fois. C’est dur. Mais on se motive en se disant que si on finit de bosser sur une variable, on a le droit de se commender une pizza comme l’autre soir!

Alors on réussit à finir de bosser sur la variable « expected grades » et on téléphone à Domino’s pour se commender une pizza bien chaude et bien grasse. Et on dit bien au type qui délivre à domicile qu’il faut téléphoner depuis l’interphone en bas de l’immeuble pour ouvrir la porte.

Et puis on attend impatiemment sa pizza et quand le téléphone sonne, on répond comme une patate… mais parfois dans la vie, ce n’est pas le délivreur de pizza! Non, pas du tout, même. C’est une gentille madame qui demande très poliment si miss lulu est là et si elle voudrait venir travailler pour eux parce que les cinq membres du committé d’embauche l’aiment beaucoup et ont voté unanimement pour elle.

AAAAAAAHHHHHHHHHH!!!!!!! C’est là qu’il ne faut pas sauter de joie et partir courir un peu partout en rigolant toute seule comme une folle en tremblant de joie et d’exitation mais rester calme et dire « Ah oui? Oh, et qu’est-ce que vous me proposez, alors? » comme si on avait l’habitude de recevoir des coups de téléphones comme ça tous les soirs. Il faut vite réfléchir, trouver sa liste de questions qu’on a failli jeter dix fois (est-ce qu’il y aura un ordinateur dans le bureau, est-ce que les conférences professionelles sont payées, est-ce que le déménagement est pris en charge, etc.) et écouter sagement en prenant des notes pour ne rien oublier alors qu’on tremble d’émotion et qu’on a du mal à penser et à dire des trucs intelligents et que le délivreur de pizza arrive à ce moment-là et qu’il faut interrompre deux fois la conversation avec la madame au téléphone pour ouvrir la porte en bas et puis celle de l’appartement et payer la pizza et puis essayer d’empêcher des chatounes voraces de déchiqueter le carton pour la manger sous mon nez!

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH!!!! Parfois dans la vie on racroche le téléphone et on crie un bon coup et on embrasse mille fois ses chatounes qui sont un peu surprises et on se dit que merde on n’arrivera jamais à finir cette fichue thèse et on va sauter sur son lit en criant c’est pas possible c’est pas possible mais c’est fou c’est pas possible c’est un rêve c’est pas possible!

C’est là qu’on se souvient de la pizza qui est maintenant froide et à moitié bouffée par les chatounes, carton compris… mais ce n’est pas grave, de toutes les manières on a l’estomac tellement noué d’exitation qu’on ne peut plus rien avaler! Et puis il faut écrire 15 emails parce que ça ne se fait pas de téléphoner à sa famille et ses amis à deux heures du matin un dimanche même que vachement c’est dommage, heureusement qu’il y a les blogs pour partager les ragots plus vite et le Carmina Burana à fond dans les oreilles qui chante la fortune et la lune et le petit verre de liqueur de cassis qu’on va aller se servir tout de suite, parce que parfois dans la vie, vraiment, on le mérite!

CHAMPAGNE ET WHISKAS POUR TOUTES ET TOUS!!!!!!!!!!

PS. Le contrat n’est pas signé, encore, et le permis de travail de loin pas encore reçu! Et puis il y a encore quelques entretiens d’embauche en perspective avec d’autres universités… Mais ça fait du bien au moral, tout ça! Y’a d’la joie, bonjour bonjour les hirondelles, y’a d’la joie…

(Pour tous ceux qui n’étaient pas là l’année dernière…)

Ouééééé c’est la Saint Valentin aujourd’hui!! Alors il faut savoir quelque chose de TRES important: aux Etats Unis on ne dit pas seulement « je t’aime » à son amoureux ou son amoureuse mais à tous les gens qu’on aime!! Par exemple à not’ maman, nos frangins, nos amis, nos roommates, nos élèves, nos profs, nos enfants, nos chats, et tout et tout et tout!!! Et on le dit avec des jolies cartes et plein de chocolat et surtout plein de petits coeurs PARTOUT!

Bien sûr, on le dit deux fois plus à son amoureuse ou son amoureux, et les hommes dépensent en moyenne $200 en repas, fleurs, et cadeaux pour leur amoureuse, et les femmes en moyenne $100 en ce célèbre jour pour leur amoureux!

68% des étazuniens préfèrent recevoir des chocolats plutôt que des fleurs à la Saint Valentin! 65% des étazuniens préfèrent le chocolat au lait!

La production de chocolat aux Etats Unis fait bien marcher l’économie du pays. Pour chaque dollar dépensé en importation de cacao (dont 47% viennent de la Côte d’Ivoire), deux dollars sont utilisés pour des produits du pays qui servent à la confection de bonbons, gâteaux, et chocolats: sucre, lait, amandes, cacahuettes, sirop de glucose, etc.

C’est pour ça que les magasins se font la concurrence pour vendre le plus de bidules possibles et le plus cher possible! Il y a DEUX cartes de crédit pour chaque personne vivante aux Etats Unis!

En Angleterre, 9 millions de roses sont vendues le jour de la Saint Valentin!

Dans le monde entier, 50 millions de roses (et surtout des roses rouges) sont échangées ce jour-là!

Saviez-vous que l’Eglise Catholique reconnait TROIS Saints Valentin, tous les trois martyrisés le 14 février?

Une des légendes sur un des Saints Valentin raconte qu’il a été tué pour avoir aidé des Chrétiens emprisonnés dans les prisons romaines à s’échapper, parce qu’ils y étaient torturés et tués.

Une autre légende raconte qu’un des Saints Valentin était un prêtre Romain qui mariait les jeunes gens en cachette alors que l’empereur Claudius II avait décrété les mariages interdits afin de faire des soldats des jeunes hommes.

58 million d’étazuniens pèsent trop lourd pour leur taille, 40 millions sont obèses, et 80% des étazuniens de plus de 25 ans pèsent plus qu’ils ne devraient. En 1982, 4% des enfants (6-11 ans) étaient trop gros, en 1994, 16%. Aujourd’hui, 25% des enfants blancs et 33% des enfants noirs et hispaniques pèsent plus qu’ils ne le devraient.

Aux Etats Unis aujourd’hui, il y a environ six mille mariages par jour! Seulement 54% des femmes et 57% des hommes de plus de 15 ans, aux Etats Unis, sont mariés!

En moyenne, un étazunien moyen (huhu) mange environ 12 kilos de chocolats et bonbons par an, surtout le jour de la Saint Valentin. Les suisses en mangent à peu près autant que ça mais sur toute l’année. (Une autre source me dit que les suisses en consomment en fait le double. Je ne sais qui croire!)

A 20 ans, il y a 128 hommes célibataires (veufs, pas mariés, divorcés) pour 100 femmes céllibataires (veuves, pas mariées, divorcées). C’est la belle vie, j’aurais dû en profiter!

Par contre, à 65 ans, il ne reste plus que 33 hommes célibataires (veufs, pas mariés, divorcés) pour 100 femmes célibataires (veuves, pas mariées, divorcées). Ce que j’en conclus est que plus le temps passe, plus ça va devenir difficile de trouver un homme bien! Et aussi que les femmes mènent la vie dure aux hommes, les pauvres!

8% des chocolats exportés de Suisse partent aux Etats Unis (et encore, ça compte pas mes exportations!)! Par contre, seuls 3% des ventes de Nestlé sont du chocolat!

Harry Truman a fait la connaissance de sa future femme, Bess, alors qu’il n’avait que 6 ans et elle 5! Ils s’écrivirent pendant des années, même pendant leur mariage, lorsque Harry voyageait, et ils ont été mariés pendant plus de 50 ans! (pff c’est rien, mes grands parents aussi, hein!)

En Janvier 1845, un jeune homme nommé Robert Browning, petit écrivain de poèmes et de pièces de théâtre peu connu et de 32 ans, écrivit une lettre à Elizabeth Barrett, jeune femme de 39 ans, malade, et poète de renommée mondiale, pour lui dire qu’il aimait ses poèmes de tout son coeur. Ils s’écrivirent pendant longtemps avant de se marier en cachette en Italie, mariage pour lequel Browning écrivit le poème ce-dessous qui le rendit célèbre. Ils vécurent 15 ans en Italie jusqu’à la mort d’Elizabeth. On peut encore visiter leur maison, la Casa Guidi, in Florence.

Ici, on dit que le jour de la Saint Valentin est bon pour la santé: la dernière étude médicale et psychologique montre que le chocolat, le vin, et l’amour sont bons pour le coeur! Le chocolat est bon contre la depression et le mauvais cholesterol, le vin est bon contre les arrêts cardiaques, et le bonheur, ben c’est bon pour le système immunitaire et la vie en général :)

La conclusion d’un des psy de l’étude: si c’est bon pour la santé, pourquoi attendre la Saint Valentin pour bouffer du chocolat, boire de l’alcool, et faire l’amour?!

Quand votre amoureux ou votre amoureuse vous donne une paire de chaussures ou un parapluie, en Korée, ça veut dire qu’il/elle veut se séparer de vous! Bon à savoir!

Cadeaux que vous pouvez faire à votre amoureux, votre amoureuse, ou n’importe qui d’ailleurs, le jour de la Saint Valentin (ou n’importe quand, d’ailleurs): acheter une étoile (une vraie de vraie, avec ses coordonées astronomiques et tout) et lui donner le nom que vous voulez, qui deviendra son nom officiel; des roses (pfff minable); des petits dessous (ou dessus) coquins et mignons; des chocolats en forme de coeurs (ou pas); des bijoux; envoyer des jolies cartes avec des mots d’amours; trouver des belles images pour mettre sur son téléphone portable ou son ordinateur comme fond d’écran; dire « je t’aime » dans toutes les langues du monde; chanter des chansons d’amour en vous accompagnant de votre guitare; et j’en passe!

English – I love you
Afrikaans – Ek het jou lief
Albanian – Te dua
Arabic – Ana behibak (to male)
Arabic – Ana behibek (to female)
Armenian – Yes kez sirumen
Bambara – M’bi fe
Bangla – Aamee tuma ke bhalo aashi
Belarusian – Ya tabe kahayu
Bisaya – Nahigugma ako kanimo
Bulgarian – Obicham te
Cambodian – Soro lahn nhee ah
Cantonese Chinese – Ngo oiy ney a
Catalan – T’estimo
Cheyenne – Ne mohotatse
Chichewa – Ndimakukonda
Corsican – Ti tengu caru (to male)
Creol – Mi aime jou
Croatian – Volim te
Czech – Miluji te
Danish – Jeg Elsker Dig
Dutch – Ik hou van jou
Esperanto – Mi amas vin
Estonian – Ma armastan sind
Ethiopian – Afgreki’
Faroese – Eg elski teg
Farsi – Doset daram
Filipino – Mahal kita
Finnish – Mina rakastan sinua
French – Je t’aime, Je t’adore
Gaelic – Ta gra agam ort
Georgian – Mikvarhar
German – Ich liebe dich
Greek – S’agapo
Gujarati – Hoo thunay prem karoo choo
Hiligaynon – Palangga ko ikaw
Hawaiian – Aloha wau ia oi
Hebrew – Ani ohev otah (to female)
Hebrew – Ani ohev et otha (to male)
Hiligaynon – Guina higugma ko ikaw
Hindi – Hum Tumhe Pyar Karte hae
Hmong – Kuv hlub koj
Hopi – Nu’ umi unangwa’ta
Hungarian – Szeretlek
Icelandic – Eg elska tig
Ilonggo – Palangga ko ikaw
Indonesian – Saya cinta padamu
Inuit – Negligevapse
Irish – Taim i’ ngra leat
Italian – Ti amo
Japanese – Aishiteru
Kannada – Naanu ninna preetisuttene
Kapampangan – Kaluguran daka
Kiswahili – Nakupenda
Konkani – Tu magel moga cho
Korean – Sarang Heyo
Latin – Te amo
Latvian – Es tevi miilu
Lebanese – Bahibak
Lithuanian – Tave myliu
Malay – Saya cintakan mu / Aku cinta padamu
Malayalam – Njan Ninne Premikunnu
Mandarin Chinese – Wo ai ni
Marathi – Me tula prem karto
Mohawk – Kanbhik
Moroccan – Ana moajaba bik
Nahuatl – Ni mits neki
Navaho – Ayor anosh’ni
Norwegian – Jeg Elsker Deg
Pandacan – Syota na kita!!
Pangasinan – Inaru Taka
Papiamento – Mi ta stimabo
Persian – Doo-set daaram
Pig Latin – Iay ovlay ouyay
Polish – Kocham Ciebie
Portuguese – Eu te amo
Romanian – Te iubesc
Russian – Ya tebya liubliu
Scot Gaelic – Tha gra’dh agam ort
Serbian – Volim te
Setswana – Ke a go rata
Sign Language – ,\,,/ (represents position of fingers when signing’I Love You’)
Sindhi – Maa tokhe pyar kendo ahyan
Sioux – Techihhila
Slovak – Lu`bim ta
Slovenian – Ljubim te
Spanish – Te quiero / Te amo
Swahili – Ninapenda wewe
Swedish – Jag alskar dig
Swiss-German – Ich lieb Di
Tagalog – Mahal kita
Taiwanese – Wa ga ei li
Tahitian – Ua Here Vau Ia Oe
Tamil – Nan unnai kathalikaraen
Telugu – Nenu ninnu premistunnanu
Thai – Chan rak khun (to male)
Thai – Phom rak khun (to female)
Turkish – Seni Seviyorum
Ukrainian – Ya tebe kahayu
Urdu – mai aap say pyaar karta hoo
Vietnamese – Anh ye^u em (to female)
Vietnamese – Em ye^u anh (to male)
Welsh – ‘Rwy’n dy garu
Yiddish – Ikh hob dikh
Yoruba – Mo ni fe

Et tout ça pour vous dire que normallement, je peux aller prendre plein de photos dans mon magasin préféré (Target) sans problème, mais là je suis allée dans un autre magasin et je me suis fait engueuler trois fois parce que je prennais des photos alors j’ai dû me cacher pour prendre celles qui sont ici et c’est pour ça qu’elles sont parfois très nulles et souvent très moches… mais ça donne quand même une idée de la folie des gens ici, en ce fameux jour de la Saint Valentin! (En fait, cette année il y avait beaucoup trop de monde, c’était la folie, on se serait cru la veille de Noël, alors pas moyen de prendre de photos nulle part!)


How do I love thee? Let me count the ways.
I love thee to the depth and breadth and height
My soul can reach, when feeling out of sight.
For the ends of being and ideal Grace.
I love thee to the level of every day’s
Most quiet need, by sun and candlelight.
I love thee freely, as men strive for right;
I love thee purely, as they turn from praise,
I love thee with the passion put to use
In my old griefs, and with my childhood’s faith.
I love thee with a love I seemed to lose
With my lost saints—I love thee with the breath,
Smiles, tears, of all my life! and, if God choose,
I shall but love thee better after death.

Elizabeth Barrett Browning.

PS. Toutes ces informations viennent de tas de gens, de tas de site internet, d’emails que j’ai reçus, du History Channel, et de ma petite tête chocolatée!

Dans ma vie, j’ai fait trois trucs vraiment cools: une visite en Laponie, un voyage dans la jungle équatorienne, et … hier, j’ai fait un truc dont j’avais envie depuis longtemps et que je ne pensais jamais arriver à faire: aller voir mon héros, celui qui accompagne la plupart de mes samedis soirs, celui qui me fait rire même quand ça va pas: un enregistrement « live » d’une émission de NPR (national public radio): A Prairie Home Companion, avec Garrison Keillor.

Kékséksa?

Venez donc par ici que je vous cultive un peu, parce que toute personne vivant aux Etats Unis doit impérativement connaitre NPR, et toute personne vivant dans le Midwest ou le Sud ou le Nord des Etats Unis se doit d’écouter A Prairie Home Companion! Ce n’est pas un droit, c’est un devoir!

NPR, c’est LA radio publique des Etats Unis. Publique dans le sens que ce ne sont pas les impôts du citoyen ni le gouvernement qui payent pour la faire marcher. Ce sont des organisations (comme la NEA, national endowment for the arts, par exemple) et des gens comme vous et moi qui envoient de l’argent directement à cette radio s’ils ont envie qu’elle survive. Donc c’est publique dans le sens que ce n’est pas gouvernemental, et donc c’est un peu plus libre de faire n’importe quoi et de dire n’importe quoi (ben oui, si vous recevez de l’argent du gouvernement, vous êtes obligés de faire ce que le gouvernement vous dit de faire, ensuite. C’est le même problème avec les écoles et les universités). Donc NPR est un peu plus libre de raconter les nouvelles qu’ils veulent raconter, et d’adopter un point de vue un peu plus neutre que des radios « normales » ou, par exemple, Fox ou CNN. C’est donc sur NPR que j’écoute de temps en temps les nouvelles.

Mais ce qui est le plus génial, sur NPR, c’est qu’ils ont des émissions extrêment intéressantes et variées, en plus des nouvelles, qu’ils achètent à des radios publiques locales (comme la Minnesota Public Radio qui fait A Prairie Home Companion) et « vendent » ensuite à toutes les radios publiques qui les veulent. Ma radio publique locale, c’est WBAA, dont le siège est à Purdue. Donc WBAA passe leur propres programmes et à certains moments de la journée, ils passent les programmes qu’ils ont achetés à NPR, comme par exemple A Prairie Home Companion tous les samedis soirs, All Things Considered (sur la politique) tous les après-midi, Performance Today (musique classique en directe) tous les soirs de la semaine, Car Talk (méchanique) tous les samedis matins, et Justice Talking (sur des questions légales)… heu… ben non ça ça passe plus, malheureusement, c’était super intéressant.

A Prairie Home Companion, donc, c’est une emission de deux heures, enregistrée en publique à un endroit différent chaque semaine. Il y a plein de musique, surtout de la « blue grass, » qui n’est pas de la « country » mais quand même de la musique avec un violon, de la guitare, un banjo, et des gens qui chantent, c’est super sympa. Il y a aussi des histoires, comme par exemples the « News from Lake Womegon, » des histoires de petites villes du Midwest, des histoires à mourir de rire, des chansons, des blagues, des invités locaux… C’est vraiment chouette comme émission, et j’adore l’écouter!

Hier soir, donc, je suis allée voir un enregistrement public!! C’était mon cadeau d’anniversaire que je me suis fait. Comme je suis membre de WBAA (je leur ai filé $80 en septembre), j’ai pu m’acheter un billet presque la première, fin novembre, et donc j’avais une place excellente. Et c’était marrant de voir ce que normalement j’entends. Garrison Keillor est un type incroyable, qui fait cette émission depuis 1974, qui a un talent exceptionel, qui porte un costard-cravate avec des baskets rouges (on les voit sur la photo), qui se balade sur la scène comme un touriste pendant que les invités font leurs petits numéros, qui chante admirablement bien, qui tourne le dos à son audience quand il chante avec les invités, qui a quelques notes sur papier et les jette par-terre quand il n’en a plus besoin, donc le sol est jonché de papiers au bout de deux heures…

Au bout de deux heures, j’avais mal à la machoire tellement j’avais ri. C’était vraiment une soirée unique, surtout que j’avais réussi à convincre une copine de venir avec moi, et on a passé deux heures au paradis! Je crois que je ne pourrai plus jamais écouter cette émission sans revoir Garrison Keillor et ses baskets rouges, ses cheveux en bataille après quelques minutes, sa façon de se balader sur la scène n’importe quand, le type qui fait les bruitages à lui tout seul, les musiciens qui l’accompagnent, le clair de lune, les blagues sur Purdue, la musique, les rires de la foule, les applaudissement san fin…

Si vous habitez aux Etats Unis et que vous ne connaissez pas NPR, je vous conseille de vous y mettre! Et si vous avez internet n’importe où dans le monde, je vous conseille d’aller visiter leurs sites et d’apprendre tout plein de trucs passionants, d’écouter de la musique de qualité (jazz, classique, etc.), et de rire un bon coup! Ca fait du bien!

Salut miss Lulu, je te souhaite un joyeux vendredi 13, puisque je sais que tu aimes ça! Et surtout, je te souhaite

un JOYEUX ANNIVERSAIRE!!!

Mille baci!

jojo


Te voilà donc statufiée en compagnie de ton fidèle ami !
Tu nous avais bien caché ça ;-)

Bises

Michel

Parfois d’autres gens disent mieux que moi ce que je pense. J’ai trouvé ce post quelques temps après le passage de Katrina sur la Louisiane. Ce genre de chose, de même que le tremblement de terre au Pakistan et le Tsunami de décembre dernier, est le genre de nouvelle qu’il me faut du temps pour digérer et assimiler entièrement. Souvent je suis terriblement choquée sur le moment, et mais idées sont en désordre complet. Il faut que j’arrête d’y penser pendant un moment et ensuite seulement je peux y revenir et essayer de comprendre ce qui s’est passé, « cataloguer » les événements, y trouver du sens ou des raisons (c’est ce qui s’est passé avec mes problèmes de santé de cet été, par exemple). Oui je sais je suis bizarre. En tous les cas, j’ai enfin l’impression de pouvoir repenser à Katrina « à tête reposée » après le chaos médiatique, économique, et psychologique que ça a été pendant des semaines.

Waiterrant est quelqu’un qui écrit très bien (je ne sais pas si ses histoires sont vraies mais elles sont souvent marrantes ou intelligentes), en anglais, malheureusement pour ceux qui ne comprennent pas bien cette jolie langue, et qui a réussi à mettre des mots sur ces choses que je n’aurais jamais sû exprimer toute seule et aussi bien.

Ce post s’appelle The God Who Drowns.

I’m driving into work listening to 1010 WINS. The news coming out of the Gulf Coast is nothing less than horrific.
Pulling into the parking lot I listen to a man describe how his boss listened helplessly as his elderly mother, trapped in the rising floodwaters at her nursing home, pleaded for help….
“The guy who runs this building I’m in, emergency management, he’s responsible for everything. His mother was trapped in St Bernard nursing home, and every day she called him and said, “Are you coming, son? Is somebody coming?” And he said, Yeah, Momma, somebody’s coming to get you.”
“Somebody’s coming to get you on Tuesday.”
“Somebody’s coming to get you on Wednesday.”
“Somebody’s coming to get you Thursday.”
“Somebody’s coming to get you on Friday’”
Then, with keening sobs, the man wails, “And she drowned Friday night.”
I shut the radio off and kill the engine. I have tears in my eyes. Tightness constricts my chest. I imagine it’s my mother pleading for her life. I try and shake the imagery out of my head but I can’t. Adrenaline pumps through my system. My hands start shaking. Sick desolation spreads out from the pit of my stomach.
I remember the last time I felt like this – when I stood on the banks of the Hudson and watched the Twin Towers fall, thinking about thousands of frightened people dying at the same time, my sense of helplessness in the face of something incredibly huge and evil. That was almost four years ago. The old woman’s pleas bring those sensations flooding back with a vengeance.
There are times, if you think about life, that the world is a cruel and horrible place.
I realize I’m in no shape to go to work. I have to get a grip or I’ll snap at the first customer who complains about some petty nonsense. There’s a church near my job. It’s open during the day. I duck inside and grab a pew in the back.
The coolness of the hushed church, the smell of incense lingering in the air, envelops me. I gaze down the length of the church and fixate on the tabernacle. The place where, when I was little, I believed God lived. I haven’t sat in a church in a long time. My mind is a sickened blank. What to say? What to ask the Almighty?
Almighty my ass. What a sick joke. When was the last time He saved anybody?
This exercise in futility, I think to myself. I don’t believe God answers prayers. I haven’t in a long time. I think back to when some kids were abducted earlier this summer. Both sets of parents pleaded and prayed for their child’s return on national TV. One was found alive, the other dead in a ditch. The mother of the recovered child said. “I tell you today that God answers your prayers!” But what did that other mother think? Was not her child just as special? Why didn’t God answer her prayers? Does God play favorites? And don’t tell me its part of some Divine plan because if it is I want no part of it.
I’m sure that old woman prayed for her deliverance as the waters rose. I’ll bet she was praying right up until the fetid water filled her lungs and snuffed out her life. Goddamn it. No one deserves to die that way. But ask any cop, he’ll tell you – people die scared and alone everyday. So much for praying to the Almighty. You might as well be praying to the Easter Bunny for all the good it’ll do you.
But we want God to come and save us. In times of desperate horror we become childlike. We want a bearded man in flowing robes to swoop down from heaven in Spielbergesque fashion and save us. But he won’t. God doesn’t stop levees from failing, he doesn’t stay the force of tsunamis, and he doesn’t stop planes from smashing into buildings. Deus Ex Machina is overrated.
Suddenly the door to the church noisily swings open. I look up. An old woman shuffles in and laboriously makes her way up the central aisle. She smiles as she passes me. I smile back. This old lady’s like a hundred and two. Her head’s drooping below her shoulders, her womanly form obliterated by age and gravity. I watch her slow progress as she marches to the front of the church. I shake my head. To be that old, that frail, that weak. Then I remember something I read in seminary long ago…
“God is weak and powerless in the world, and that is exactly the way, the only way, in which he can be with us and help us.”
The guy who said that was a Lutheran pastor named Dietrich Bonhoeffer. He was executed by the Nazi’s for trying to assassinate Hitler. This man knew Evil up close and personal. But he still cherished his faith in God and his belief in the goodness of the world. How did he do that in the face of such monstrosity?
Because he realized that God was not all powerful. He knew God wouldn’t swoop down and save him from his jailors. He understood there’s no division of sacred and profane, any secular and divine. He saw there’s only one reality and he believed that reality was God. And from within that insight he wrestled with the mystery of suffering.
God, Bonhoeffer would say, suffers with us. He shares in our pain. If you’ve ever been to a child’s funeral you know the only thing you can do is cry. God is like that person weeping in the funeral parlor. It was God who was pulverized when the Towers fell, it was God who burned in the Nazi’s ovens, and it was God who drowned in that nursing home in New Orleans.
That’s a hard lesson to learn. Maybe it’s not an answer at all. But the older I get the more this explanation makes sense. It is the only way I can wrap my mind around children dying and old ladies drowning.
But within Bonhoeffer’s words lies a challenge. Since God doesn’t come down in a blizzard of special effects to bail us out – we have to help each other. We recognize the suffering of others and are moved to relieve it. We can’t coop ourselves up in our apartments, churches, and mosques wishing all the bad things will go away. There’s no room for childish magical thinking. We have to act. The rescuers of 9/11 and the Gulf Coast understood this without all the fancy theological reflection. Bonhoeffer would say when we help each other that is God helping us. The human heart is moved by weakness not by strength. It is our brokenness, not power, that binds us together. Perhaps our weakness will be our salvation. Maybe that is how God “can be with us and help us.” Who knows? I’m only a waiter.
I begin to feel better. Things make a bit more sense. I close my eyes and relax.
Outside the church the world goes by. Someone blasts rap music from their car. I hear a man and woman argue. A girl laughs. I smile to myself. Lovers still cry out in joyous embrace, babies are born, children play, boys stride onto the world of affairs, and old men still dream dreams. The world, in spite of everything, is unfolding as it should.
I hear the old woman get out of her pew. I watch her travel down the length of the nave. She looks at me and nods. Her eyes have seen everything I’m going to see. She’s wisdom wrapped up in infirmity. Perhaps, just perhaps, in the paradox of God’s weakness lies his greatness – and the seeds of our own.
Looking at my watch I realize I’m late for work. I genuflect and head out the door, into the swirling mystery of a terrible and beautiful world.

Mes enfants vous êtes nuls! Seules trois personnes ont trouvé quel animal se trouverait sur les cartes postales que je vais envoyer aux gagnants de mes petites devinettes! Et google? A quoi il sert alors?!

L’animal du Kentucky et surtout de Louisville, c’est le CHEVAL, le canasson, la bourrique, l’étalon, le pur-sang, le bidet, le dada, le coureur, le solipède, l’équidé! Tous les jours en été et en automne il y a des courses au « tracks » de Louisville, la fameuse « Kentucky Derby. »

Le Cambridge Dictionary me dit même, pour « derby »:

I. derby (SPORTING EVENT)
noun
1 a sports event between teams in the same area:
a local derby between Manchester United and Manchester City

2 MAINLY US a sports event in which any competitor can take part:
the annual New Hampshire fishing derby

II. Derby
noun
a type of horse race:
the Kentucky Derby

Bon, je n’ai pas eu la possibilité d’aller à une course, parce qu’il fallait que je bosse quand même un peu de temps en temps, entre deux repas et trois pauses-café. Par contre, on a eu droit à une reception de « desserts » divins au Derby Museum qui se trouve juste à côté du champ de courses. Dans ce musée, il y a une salle de projection à 360 degrés, et c’était difficile de prendre des photos dans le noir, mais j’ai quand même réussi à en prendre 2-3 pour vous donner une idée du truc. C’était une soirée géniale! J’ai hésité à y aller, tellement j’étais crevée, mais les desserts étaient exquis, la projection extraordinaire, et les gens très sympas!

Voilà quelques photos pour vous donner une idée de mes trois jours dans le Kentucky, mais si vous cliquez sur une des photos, vous pourrez voir tout l’album de ce petit voyage vraiment unique pour moi. Et je dois avouer que je pensais beaucoup de mal du Kentucky, mais Louisville est une ville très chouette, culturellement exceptionellement riche, et dans laquelle j’irais vivre sans hésiter si on m’y offrait un boulot!

Heureusement, ça ne m’arrive pas souvent!

Pendant les cérémonies de mariages, je passe d’une émotion à l’autre à la vitesse grand V, et ça n’énnerve. Je suis toute émue quand je vois la mariée, je me demande comment on peut se faire ça quand je vois le marié, j’ai les larmes aux yeux pendant les jolis chants, je me jure de ne jamais m’y laisser prendre quand j’entends les voeux, j’aimerais être à leur place quand je vois la jolie robe de la mariée, je compte les fleurs de la décoration pendant les discours casse-pieds, je suis jalouse quand je vois le baiser des mariés, et je me retiens de partir en courant quand il y a les photos.

L’avantage d’aller à un mariage chinois, c’est qu’on ne comprend pas grand’chose à la cérémonie, alors on peut se dire que les discours doivent être super intéressants et les chansons pas trop nunuches… par contre, pour le buffet, c’est difficile de savoir sur quoi on va tomber quand on prend un truc rose un peu spongieux sur lequel se trouve quelque chose de vert et un peu gélatineux dans lesquel on voit des petits bidules jaunes flotter.

Je plaisante, mais en fait ça me fout les boules. Le marié qui promet de subvenir à tous les besoins de sa femme et ses enfants. La mariée qui promet de respecter et d’obéir à son mari, à qui on dit qu’on attend d’elle qu’elle ait une grande famille pour faire grandir les nations de la terre. Bonjour la pression! J’ai déjà du mal à tenir les promesses que je me fais à moi-même, alors quand il s’agit de celles des autres… et qu’en plus je ne voudrais jamais promettre ce genre de choses et je voudrais encore moins que quelqu’un me le promette… Oui, je suis un petit peu jalouse parce que j’aimerais être aimée et avoir une belle cérémonie de mariage comme ça, mais non, je ne suis pas du tout jalouse quand j’entends ce genre de discours, que je vois la complexité d’organiser un mariage comme ça, quand je pense aux dépenses, au temps, et à l’énergie perdus dans l’affaire, et surtout, quand je sais ce qu’implique une vie à deux. Et je ne suis plus du tout jalouse une fois rentrée dans mon petit chez-moi tranquille dans lequel je fais ce que je veux et quand je veux, et où personne n’attend rien de moi.

Comme dit ma copine Sue, comme moi aussi je bosse, mon mari ne subvient qu’à la moitié des besoins de notre famille. Alors je lui obéis seulement la moitié du temps.

La liberté a un prix, c’est certain, mais je ne suis pas prête à la vendre à qui que ce soit, ni pour un baiser ni pour une belle robe, ni pour des appéritifs roses et verts!

… on passe une journée pourrite avec un mal de gorge tel que de parler à ses élèves est un suplice et un mal de crâne à faire pâlir de jalousie les citrouilles d’Halloween…

… et puis on rentre à la maison et il n’y a toujours rien dans la boîte aux lettres électronique… et on se dit que merde, de toutes les manières la vie est pourrite… … et puis que bon, tant pis, on savait que ça n’allait pas nous arriver, ça aurait été trop beau…

… alors on va se faire une grosse soupe et sortir les chats sur le palier et discuter un moment avec le gentil voisin… et puis la soupe est délicieuse et fait tellement de bien… alors on se souvient qu’on a réussi à avoir une autre petite bourse il n’y a pas longtemps, et puis qu’on a réussi à avoir le droit d’enseigner LA classe qu’on voulait enseigner pendant l’hiver et qui est si facile à enseigner qu’elle nous permettra de finir le doctorat l’été prochain… alors on se sent mieux et bien qu’il soit seulement 6 heures et demi du soir, on se dit qu’on va aller se pieuter et bien dormir…

et c’est là qu’on se rend compte qu’on a reçu un email pendant qu’on mangeait la soupe en question, et que l’email dit (on relit bien 20 fois pour être sûre qu’on ne rêve pas): I am pleased to tell you that your proposal has been recommended for funding by our Research Advisory Committee, and that the Board of Trustees has approved this recommendation. The total grant will be [a lot of dollars]. »

OHHHHHHHHH C’EST INCROYABLE J’AI REUSSI JE L’AI EUE C’EST UN MIRACLE J’EN REVIENS PAS C’EST PAS POSSIBLE C’EST UN REVE J’AI VRAIMENT REUSSI JE VAIS POUVOIR REMBOURSER MES DETTES JE VAIS ETRE CELEBRE JE SUIS LA MEILLEURE C’EST DINGUE MA RECHERCHE EST IMPORTANTE JE NE SUIS PAS SI NULLE QUE CA APRES TOUT IL Y A DE L’ESPOIR JE VAIS TROUVER UN BOULOUT MAINTENANT C’EST SUR C’EST INCROYABLE C’EST UN MIRACLE!!!!

Merci mille fois du fond du coeur à tous pour vos gentils messages d’encouragement! J’avais peur de devoir vous décevoir, mais visiblement, comme dit mon père, il y a un bon dieu pour les crapules!

CHAMPAGNE POUR TOUS!!!!!!!!!!

J’en peux plus, je suis au bord des nerfs, à bout de patience, prête à exploser!!! Oui je sais, ça fait depuis le 30 mai que j’attends, et 24 heures de plus ne devraient pas faire une grande différence, mais là, franchement, vu l’enjeu, 24 heures d’attente c’est trop!!! Je ne dors plus, je mange non-stop, j’ai envie de frapper mon ordinateur pour que mes emails arrivent plus vite… en bref, je pête un plomb… de plus.

De quoi parlais-je? D’une bourse de recherche. Cette très importante association professionelle offre des bourses de recherche à quelques doctorants chaque année, mais la compétition est sérieuse. Pour des scientifiques, la quantité de dollars offerte serait négligeable, par rapport à ce qu’eux peuvent recevoir, mais pour une linguiste, c’est énorme! Cinq mille dollars! C’est ce que me coûte ma recherche: des milliers de photocopies et de coups de téléphone, $2,000 de traductions, et $1,500 de timbres! Plus des tas d’autres petites bricoles. Et pour le moment, j’ai payé tout ça de ma poche, ou presque (ma carte de crédit, surtout).

Pour avoir une chance de recevoir cette bourse, il fallait écrire un « proposal » d’environ 20 pages, avec des explications sur l’importance du projet, une description de comment ça allait marcher, qui allait participer, quand, comment, où, pourquoi, et ce que ça allait changer dans le monde de la linguistique, et puis un budget détaillé, et des tas de références, et une lettre de ma directrice de thèse, et des tas d’autres trucs aussi. J’y ai bossé vraiment beaucoup. En fait, j’ai écrit le bidule et puis j’ai tout foutu à la poubelle et j’ai recommencé à zéro, même. J’y ai bossé comme une folle pendant mon dernier séjour en France, entre autre, au moment où ma grand’mère mourait et que je voyageais d’un bout à l’autre de la France et que c’était la panique totale. Vraiment, pour de vrai de vrai, je me suis donnée du mal pour écrire ce machin.

Et ça fait depuis le 31 mai que j’attends. Ils ont dit qu’ils donneraient les résultats le 15 octobre, mais le 15, c’était un samedi, donc j’ai eu de l’espoir qu’ils les donnent le 14… et toute la journée j’ai vérifié mes messages chaque minute possible et j’avais du mal à tenir en place au boulot! Je n’arrête pas de me dire que de toutes les manières, il n’y a aucune chance que je la reçoive, cette bourse, parce que j’écris assez mal en anglais et puis mon projet n’était pas tout à fait le genre de projet auquel ils allaient donner priorité cette année… Et cet été, j’ai fait l’erreur de relir ce fameux « proposal » et j’y ai trouvé des tas d’erreurs…

La nuit dernière, je me suis battue contre moi-même pendant des heures, en me disant que si, j’avais une chance, après tout pourquoi pas, non, arrête de rêver, ça marchera jamais, ça serait trop beau, mais si, allez, mon projet n’est pas si nul que ça, faut avoir de l’espoir dans la vie, non, j’ai fait trop d’erreurs, et ce proposal est trop nul… etc. pendant des heures… et finalement j’ai craqué et j’ai relu le bidule. C’est vraiment pas si mal que ça, en fait. C’est vrai qu’il y a quelques erreurs et quelques « loopholes » comme on dit (des trucs vagues et pas très clair et dont j’ai évité de parler parce que je ne savais pas trop quoi dire dessus à l’époque), et puis mes explications se voulaient parfois tellement intelligentes que j’ai moi-même du mal à me comprendre… mais bon, on voit que c’est un projet sérieux, que ce n’est pas du vent, que j’y travaille rapidement et efficacement… Il y a quelques idées intelligentes aussi… Le budget est bien pensé, je trouve…

En fin de compte je n’en sais rien. Je serai dévastée si je ne reçois pas le bidule, ça je sais. Si je le reçois, c’est champagne pour tous! Visiblement, il va falloir que j’attende jusqu’à lundi pour avoir les résultats… et je me sens incapable de faire quoi que ce soit en attendant! Pour la petite histoire, j’ai essayé d’avoir la même bourse l’année dernière, et mon ennemi juré* l’a reçue et pas moi, mais au moins, personne ne savait que j’avais moi aussi fait la demande. Cette année, mon autre ennemie jurée** (j’en n’ai que deux, promis!) a aussi fait une demande… et si elle la reçoit et pas moi ce sera la honte de ma vie et sur les 15 générations prochaines! Et le pire, c’est que ce sera à moi de lui dire félicitations publiquement et devant des centaines de personnes qui savent que j’ai aussi fait la demande! Ohhhh…. je n’oserai plus jamais sortir de chez moi et je démissionerai de mes fonctions de grand chef pour ne pas avoir à faire ça, si c’est le cas…

Ca y est, j’ai pêté un 426ème plomb….

*Ennemi parce qu’il m’a volé mon idée originale, il y a trois ans de ça, et dans le monde de la recherche, ça fait mal, ce genre de truc.

**Ennemie parce qu’elle a trop de succès, c’est pas juste, et puis elle a déjà publié un bouquin alors que j’ai du mal avec mes articles et elle m’a fichu une partie de mon projet en l’air après avoir promis de m’aider si je l’aidais avec son projet à elle, et elle ne m’a pas aidée, mais je l’ai quand même aidée avec son projet…

Ma tête est complètement embourbée, mes idées s’évaporent avant même que j’aie eu le temps de les penser, et mes seules priorités de la semaine sont de réussir à attrapper le rouleau de PQ à temps, de trouver la force de continuer d’aller au boulot, et de ne pas perdre ma voix pour pouvoir causer à mes élèves. Mais je vais essayer de me souvenir de mes quelques jours à Baltimore… qui en fait n’étaient pas à Baltimore mais plutôt tout près de Washington DC.

Ce petit voyage a été tout à fait bizarre. Ca faisait trois ans que je n’avais pas revu Bequi, mon amie, et entre temps, elle s’était mariée et avait divorcé, et s’est refiancée récemment. Elle a aussi changé de boulot, et a quitté l’Utah pour le Maryland. Quand on est proche des gens, on ne se rend pas compte qu’ils changent…

Une des choses les plus étranges était que Bequi et moi, on était dans la même école, on étudiait la même chose, on était déstinées à continuer sur la même voie des études et de la recherche, de l’enseignement et des publications. Mais Bequi s’est arrêtée brusquement juste avant de commencer son doctorat, pour pouvoir se marier. Moi, j’ai continué. Je fais tout ce qu’elle n’a pas fait à cause d’un mariage qui n’a pas duré. J’ai des projets, je présente ma recherche à des tas de conférences, je publie, je voyage beaucoup, j’étudie, je rencontre des gens partout… et c’était un sentiment très étrange, surtout quand Bequi me disait « toi tu y est arrivée, toi tu fais ce que nous devions faire, toi tu réussis, tu es sur la route du succès! »

Quatre jours de pluie et de grisaille m’attendaient dans le Maryland, mais aussi des moments de rigolades « comme au bon vieux temps » et puis beaucoup de discussions et de travail sur ma recherche, aussi. Dans le « bon vieux temps, » Bequi avait fait de la recherche et écrit un mémoire sur une technique que je dois utiliser pour ma propre recherche et qui m’échappe. Alors devant un dîner pantagruesque de crabe, de crevettes, et d’autres délices marins, elle a pu m’expliquer, me montrer, me démontrer, m’aider, me prouver des tas de choses très importantes et qui me seront très utiles. Je n’ai pas osé lui demander si tout ça ne lui manquait pas…

Lundi, on est allées visiter une des écoles qui participent à mon projet de recherche. J’avais envie de rencontrer le directeur du programme dont les élèves et les profs participent parce qu’il avait été exceptionellement gentil et prêt à m’aider autant qu’il le pouvait. Je lui avais dit qu’on passerait dire bonjour, et quand on est arrivées, Bequi et moi, il avait préparé un grand repas et invité tous les profs de l’école à venir manger avec nous, pour que je puisse parler de ma recherche, discuter avec les participants, répondre à leurs questions, et raconter comment le projet marchait. Nous avons aussi eu droit à un grand tour de l’université avec rencontre de tas de gens intéressants, directeurs de programmes, profs, et élèves. La gentillesse de ces gens était vraiment exceptionelle! Je leur ai demandé s’ils n’embauchaient pas, mais malheureusement non. S’il y a un endroit où j’aimerais bosser c’est bien là!

Malheureusement, lorsque nous avons quitté le campus, j’étais épuisée. La grippe que je couvais depuis quelques jours m’a rattrapée et j’ai tout juste pu avaler une petite soupe et un demi sandwitche avant de m’éffondrer, à six heures du soir. Même plus possible de regarder la télé dans mon état! C’était triste de finir mon court séjour ainsi, surtout que le lendemain, Bequi devait partir au boulot très tôt et moi prendre un taxi pour aller reprendre l’avion…

Changer ainsi d’air m’a fait du bien, même si je me suis chopé la crève du siècle et qu’hier, mes pauvres élèves me regardaient comme si j’étais allée sur mars à cause de ma voix caverneuse, mon rouleaux de PQ à porté de main, et mon regard glauque. J’étais contente de revoir ma chère amie et triste, en même temps. J’imagine que moi aussi j’ai changé… et que c’est normal que la vie continue ainsi… En fin de compte, je n’ai pris que très peu de photos et je ne peux pas les mettre ici parce que j’ai Sosso dans les bras et que je suis donc dans l’incapacité de bouger. Je n’ai pas vu Baltimore, rien fait d’extraordinaire, mais je suis contente de revoir mon amie, contente d’avoir pu passer quelques bons moment en sa compagnie, contente d’avoir rencontré des gens extraordinaires, contente d’avoir bien avancé ma recherche, … et contente de retrouver mes chatounes et mon lit mardi soir!

Cliquez sur l’image pour voir le reste de la bédé…

PS. Dommage que le ridicule ne tue pas…

Chers professeurs du département d’anglais,

Nous avons une trentaine d’élèves d’universités de la Nouvelle Orléans qui sont déjà arrivés à Lafayette et West Lafayette et qui ont été tout de suite admis à Purdue. Veuillez nous envoyer un email pour nous dire si vous pouvez accepter un ou deux élèves dans vos classes. Nous nous attendons à recevoir plus d’élèves des régions touchées par Katrina dans les prochains mois. Merci d’avance pour votre aide,

Purdue University.

C’est la fête nationale suisse aujourd’hui! Je suis pas trop patriotique, mais comme ça fait presque 10 ans que j’habite aux USA, j’ai décidé de me souvenir de mon bon pays d’adoption (ben oui, je suis suisse depuis seulement 14 ans) et de chanter un petit air sur fond de drapeau suisse avec la main contre le coeur, pour faire comme les amerloques ;)

Je vous conseille TRES vivement d’aller écouter l’hymne suisse dans toutes ses languages en suivant les paroles ici et de bien rigoler (la version en Romanche est la meilleure) (il faut d’abord choisir une langue et ensuite une strophe) (pour les musicophiles, remarquez la différence de tonalité entre les quatre versions, c’est très intéressant) (et admirez le lancer du drapeau, aussi!) (et le Matterhorn) (et bien sûr le… heu… instrument dont je ne me souviens plus du nom… c’est pas la cornemuse… le truc long et en bois comme dans Tintin au Tibet…):

en français:
Sur nos monts, quand le soleil
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d’un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie
Parlent à l’âme attendrie;
Au ciel montent plus joyeux
Les accents d’un coeur pieux,
Les accents émus d’un coeur pieux.

en allemand:
Trittst im Morgenrot daher,
Seh’ich dich im Strahlenmeer,
Dich, du Hocherhabener, Herrlicher!
Wenn der Alpenfirn sich rötet,
Betet, freie Schweizer, betet!
Eure fromme Seele ahnt
Gott im hehren Vaterland,
Gott, den Herrn, im hehren Vaterland.

en italien:
Quando bionda aurora il mattin c’indora
l’alma mia t’adora re del ciel!
Quando l’alpe già rosseggia
a pregare allor t’atteggia;
in favor del patrio suol,
cittadino Dio lo vuol.

en romanche:
En l’aurora la damaun ta salida il carstgaun,
spiert etern dominatur, Tutpussent!
Cur ch’ils munts straglischan sura,
ura liber Svizzer, ura.
Mia olma senta ferm,
Mia olma senta ferm Dieu en tschiel,
il bab etern, Dieu en tschiel, il bab etern.

en anglais (cinquième langue nationale de la Suisse, si vous étiez allés à ma présentation à Madison vous le sauriez!):
When the morning skies grow red
and over us their radiance shed
Thou, O Lord, appeareth in their light
when the alps glow bright with splendor,
pray to God, to Him surrender
for you feel and understand
that He dwelleth in this land.

PS. J’aime bien confuser les gens avec la France et la Suisse… parce qu’en fait j’ai les deux nationalités, je suis française ET suisse! A l’origine je suis française, parisienne, même, mais j’ai seulement vécu 8 ans en France et quand même 15 ans en Suisse et passé des examens sur la recette de la fondue et la frontière de rösti pour devenir suisse. Aahhhhh, tout s’explique :)

PS: trouvé par jojo, ces variations sur l’hymne national suisse, d’ici:

Bernie Constantin
«J’ai allègrement «trafiqué» les 1re et 4e strophes pour les rendre, je dirais «réalistiquement hilarantes» et «helvétiquement crédible. J’espère que ces quelques lignes seront à même de faire sourire la patrie et certains patriotes on the rocks!»

Sous nos monts,
quand la bouteille
Annonce un ronflant sommeil
Et prédit plus d’un discours sans détour Les canons de la patrie
Parlent aux mâles ahuris
Au ciel s’élèvent gracieux
Les accents prodigieux
Les accents aigus contagieux
Les grands mots c’est pour les sourds
Suisse, espère en toi et court!
Garde la foi mon vieux,
sois joyeux!
les mamelles de la patrie
Mets-les bien en veilleuse, et trie!
Appelle la chance et danse
Car Dieu est en vacances
Car Dieu est toujours en vacances.

Michel Bühler
«Voici les quatre couplets, revus et corrigés. Il serait peut-être bien de préciser que ça a été écrit en vingt minutes, sur le coin d’une table. Bon, vous en faites ce que vous voulez, hein?…»

1
Quand le doux chant des réveils
Tir’ les Suisses du sommeil
Et leur dit: «Debout là d’dans
Tas d’ feignants»
S’agit plus de traînasser
De ronfler sur l’oreiller
Alors joyeuses et joyeux
Hommes et femmes
sortent du pieu
Dans le tout petit matin
Pour foncer, radieux,
vers leur turbin

2
Lorsque le jour se termine
Sortent fourbus de l’usine
Où ils sont payés, mon frère,
Au lance-pierre
-Eh! faut bien qu’ les actionnaires
Encaissent leur numéraire-
Serviteurs d’ l’économie
Ils s’écrasent, ils font pas d’ bruit
Puis déjà presque endormis
Se plantent devant
l’écran qui luit

3
Si la crise au loin menace
De nous j’ter dans la mélasse
L’ pays tout entier, uni,
Réagit!
Et j’te coupe dans le social
Dans l’culturel, c’est normal!
Lorsque survient la bourrasque
Faut bien qu’il y en ait
qui casquent
‘Lors on prend aux plus nombreux
Aux plus pauvr’s,
aux plus petits, parbleu!

4
Des banques viendra le secours
Suisse, pour elles, garde toujours
Le très saint secret bancaire
Cré tonnerre!
Sur l’autel de la Finance
Mets ton cœur et ta confiance!
Mets ta foi dans le franc fort
Conserve comme un trésor
Les valeurs de nos aïeux
Qui veillent sur toi
du fin fond des cieux!

PS. Mon père m’a dit que je ne devrais pas avoir peur de dire ce que je pense sur mon blog, alors voilà un petit texte que j’avais écrit cette nuit et effacé parce qu’il me semblait trop moraliste… mais bon, il explique ce que je pense et pourquoi je n’ai pas fait de grand reportage sur le 4 juillet cette année.

Dans le passé, j’ai écrit plusieurs posts sur ma vie aux Etats Unis, dans mon petit champ de maïs, sur les gens qui m’entourent, la politique américaine, les événements, mes pensées, les fêtes de Halloween ou de la Saint valentin, et les choses que je voyais autour de moi. Plusieurs fois, j’ai fait des petits reportages sur la vie américaine telle que je la vis, avec ses bons et ses mauvais côtés, et souvent, je me suis un peu moquée de mon champ de maïs et de ses habitants ou j’ai osé le critiquer, parfois gentillement, parfois méchamment, et souvent en faisant des généralisations dignes du buisson maudit.

Et presque tous mes lecteurs ont beaucoup aimé mes petits reportages, ont bien rigolé avec moi, ont été horrifiés avec moi, et se sont bien moqués de mon champ de maïs, des gens, et de la politique. Beaucoup en ont même rajouté.

Dans le passé, j’ai aussi écrit quelques posts sur la France, sur la vie là-bas telle que je la comprends à travers ma famille qui y vit, mes visites, et mes amis bloggeurs français, sur la politique, les gens, Paris, la bouffe, ce que j’aime, et ce que j’aime moins de ce pays. Je me suis parfois un peu moquée des français, j’ai été parfois fâchée contre certains d’entre eux, j’ai parfois critiqué leur vision du monde ou leur façon de vivre et de penser.

Et malheureusement, certains de mes lecteurs me sont tombés dessus pour avoir osé critiquer les français, m’être moquée de la France, avoir fait des généralisations, avoir pu dire que tout n’était pas rose en France. Pas tous mes lecteurs. Mais certains. Certains n’ont rien dit mais n’en pensaient pas moins.

L’année dernière, à la même époque exactement, j’ai fait tout un petit reportage moqueur sur les décorations du 4 juillet, jour de fête nationale aux Etats Unis. Cette année, j’ai commencé à me ballader dans les rues de Lafayette pour prendre des nouvelles photos des décorations du 4 juillet pour les mettre sur ce blog et encore une fois me faire un record de visites. … … Et puis je me suis dit que non, cette fois-ci, je n’allais pas laisser mes lecteurs me donner la permission de me moquer encore une fois de mon champ de maïs et de faire des généralisations grosses comme des maisons (de taille américaine) sur ce pays. Pourquoi me donnerait-on le droit de critiquer les Etats Unis et pas la France? Pourquoi ai-je le droit de dire du mal des autres mais pas de nous? Pourquoi m’autorise-t-on à incendier la paille dans l’oeil des américains mais pas à hacher menue la poutre dans nos yeux à nous autres, français?

Oui, les américains sont attrocement patriotiques, fous, aveugles, cons, débiles, obèses, superficiels, crétins, égoïstes, violents, nombrilistes, racistes, bigots, hypocrites, bornés, prétentieux, arrogants, vulgaires. Mais pas tous. Et ce ne sont pas les seuls! Alors cette fois-ci, je ne donnerai à personne, ni même moi, la satisfaction de pouvoir dire du mal du pays dans lequel j’habite depuis presque 10 ans, dont j’adore certains de ses habitants, dans lequel je suis respectée (au moins jusqu’à ce que je dise que je suis française, hein!), et où je vis confortablement. Cette année, donc, pas de super reportage de drapeaux (de toutes les façons, un drapeau en ressemble à un autre, allez voir ceux de l’année dernière si vous voulez) et je souhaiterai seulement un joyeux 4 juillet à tous ceux qui le veulent… et j’en profite pour souhaiter un joyeux 14 juillet à tous ceux qui le veulent aussi. Voilà!

Quand on a eu les Jeux Olympiques à Salt Lake City, j’habitait à une heure de là, c’était cool. Pendant deux ans avant les jeux, toute la vallée de Salt Lake était en travaux, les hôtels, les magasins, les autoroutes, les routes, les immeubles, le tram, l’aéroport, les ponts… Tout, quoi. Tout le temps! Heureusement que Salt Lake est une relativement petite ville (comparée à Paris, that is), et donc les bouchons n’étaient pas insurmontables… mais quand même, ça a été la galère pendant au moins deux ans! Et puis tout a augmenté, le prix de la bouffe et de tout dans les magasins, mais aussi le coût de l’immobilier, de l’essence, des hôtels, et tout ça. Pas chouette! Mais bon, on se disait que ça serait chouette d’avoir les VRAIS JEUX chez nous, qu’on y irait, qu’on verrait plein de stars, qu’on deviendrait des vedettes pendant deux semaines…

Quelques jours avant l’ouverture des JO, on a eu une pré-ouverture pour les « locaux. » Dans mon école, après avoir vu la flamme olympique passer juste devant notre nez, on a décidé d’y emmener nos élèves avec plein de profs. C’était à Salt Lake, donc il fallait louer deux bus, conduire (sur les nouvelles autoroutes, génial!) jusqu’à la moitié du trajet, se garer dans un grand parking, et prendre le tram qui nous conduirait jusqu’au centre de Salt Lake. Ensuite il fallait un peu marcher dans le centre ville pour atteindre l’immense centre des congrès de Salt Lake. Comme je sortais d’une grosse opération pis que je me fatiguais très vite, et qu’en plus on allait y passer l’après-midi et qu’il y aurait beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde, une de mes collègues à piqué le fauteuil roulant de sa mère et on a décidé que j’allais faire la « pré-ouverture » en fauteuil roulant. J’aime pas ça du tout, hein, mais faut dire que là, c’était absolument génial comme idée!

D’abord, on a eu droit à une place de parking handicapés pour aller prendre le tram gratuit, donc on a pas dû chercher une place pendant 20 minutes et se tapper les 500 mètres de parking comme tout le monde. Ensuite, bien sûr, le tram était super équipé donc ça n’a pas été un problème d’y monter et le voyage s’est super bien passé. Dans Salt Lake, tout est prévu pour les handicapés donc on n’a eu aucune difficulté à se balader un peu avant d’aller dans le centre des congrès, boire une limonade, grailler un p’tit sandwich dans un restau sympa où les toilettes étaient propres et très accessibles pour les chaises roulantes, et trainer dans un centre commercial en attendant le début de la soirée. Et dans le centre des congrès, bien sûr, il y avait des tonnes de portes et de sections et d’étages, mais à chaque section et à chaque étage, il y avait bien sûr des sièges réservés aux chaises roulantes, des ascenseurs réservés, et partout, des gens serviables et prêts à aider avec le sourire.

La soirée à été géniale! D’abord, dans les couloirs du centre des congrès, il y avaient plein de gens du monde entier qui exposaient des tas de choses, chantaient, dansaient, jouaient d’instruments bizarres, nous apprenaient plein de mots étranges, portaient des habits exotiques, nous offraient à manger des plats mystérieux, nous parlaient d’endroits lointains… Et puis tout le monde (moi inclue) portait ces petits pins avec marqué dessus « Je parle français » ou « Ich spreche Deutsch » ou « Hablo Espanol » ou « I speak English » (moi j’avais ces quatre-là, mais mes élèves en avaient dans plein d’autres langues!) dans toutes les langues du monde! Bien sûr, ce n’était pas la vraie ouverture, mais quand même, c’était très impressionant, et les 40’000 spectateurs de la soirée ont passé des moments très chouettes, avec plein d’artistes du monde entier, de la musique internationale, des couleurs, des danses, et tout ce qu’il faut pour faire un spectacle grandiose… et pour pas très cher, surtout qu’on était en groupe et avec une école et avec des jeunes et avec des locaux! Je pense que ça a finalement dû me revenir à $10 ou $15!

C’est au retour que la chaise roulante s’est avérée être la plus utile! Bien sûr, à la sortie du spectacte il y avait BEAUCOUP de monde et les rues et les trams gratuits étaient bondés! Il y avait des trams qui partaient toutes les 5-10 minutes, mais même, les gens devaient attendre environ 30-40 minutes en faisant la queue avant de pouvoir avoir la chance de s’entasser comme des sardines dans un wagon (plusieurs wagons avaient d’ailleurs été emprûntés à d’autres lignes de tram du pays. C’était marrant de voir les wagons défiler avec marqué dessus Atlanta, Denver, ou Seattle, ou des noms de villes exotiques, comme ça (je me souviens plus exactement de quelles villes il s’agissait, hein)). Bref, quand mes amis et moi on est arrivés près du tram et on s’est mis dans la file d’attente, on a été tout de suite repérés par quelqu’un qui travaillait pour la compagnie du tram et qui nous a conduit dans le tram suivant, en passant DEVANT TOUT LE MONDE! Et PERSONNE n’a rien dit, ralé, protesté, RIEN! On n’a pas attendu plus de deux minutes! Et bien sûr, il y avait des places réservées dans le tram, et les gens se sont levés pour nous laisser de la place, et c’était super pratique et sympa.

On a pas mal voyagé, passé tout l’après-midi à se balader dans Salt Lake, faire les restaurants et les magasins, essayer des fringues, acheter des bouquins. On a passé une soirée dans un grand centre où il y avait pratiquement cinquante mille personnes. Et tout ce temps-là, on n’a pas eu une seule difficulté avec la chaise roulante, pas un moment d’hésitation avant de faire quelque chose, pas un endroit où il était impossible ou trop difficile d’aller, pas un regard de travers, pas une remarque désobligeante! Tout était facile, accessible, pratique, fait pour faciliter les choses, propre, et les gens étaient serviables, souriants, aimables, et toujours prêts à aider, même avec les petits détails (tenir une porte, porter un plateau repas, trouver un bouquin que je cherchais…). Est-ce que ça se serait passé comme ça à Paris? Jamais! Je n’aurais même pas osé sortir de chez moi!

Tout ça pour dire que j’espère que les JO de 2012 ne seront pas à Paris! D’abord, ça casserait les pieds de ma famille qui y habite, et ensuite, j’aurais trop honte d’être française et j’en ai trop marre d’essayer de défendre notre réputation. Je suis sûre que la moitié de la France, dont la RATP, la SCNF, Air France, les camionneurs, les vignerons, les employés des musées, les restaurateurs, et les hôteliers, serait en grève avant, après, et pendant les jeux. Ensuite, la circulation serait un vrai enfer pour tous, encore bien pire que maintenant et pendant des années! Et les transports en commun étant ce qu’ils sont (essayez de prendre le métro si vous avez plus de 60 ans, portez des valises ou des enfants, êtes en fauteuil roulant, ou ne marchez pas très bien, et vous comprendrez de quoi je parle), je n’arrive même pas à concevoir comment les gens se déplaceraient. Sans parler de la pollution, du coût de la vie, des toilettes inaccessibles et dégueues, des restaurants où les zones non-fumeurs ne sont pas respectées, des stars que vous ne rencontrerez pas, des foules d’étrangers perdus dans Paris et que personne n’aide, (et c’est pas la jeunesse française qui parle anglais, croyez-moi!)… et j’en passe! A mon avis, il y a anguille sous roche: les Américains vont pousser le Comité Olympique à donner les jeux à Paris pour que la France s’enfonce encore un peu plus et ne soit plus seulement un objet de haine (Irak) et de ridicule (29 mai), mais aussi un object de railleries inépuisables, de moqueries méchantes, et de plaisanteries douteuses pour les Américains et le reste du monde! Alors moi, je dis NON AUX JEUX OLYMPIQUES DE 2012 A PARIS!
NoOoOoN!

Depuis quelques temps, dans les rues de Lafayette et de West Lafayette, c’est l’invasion! Il y a des grenouilles PARTOUT!! Et croyez-moi, ces grenouilles-là sont transgéniques et ont bouffé toute leur vie du maïs de par chez moi: elles sont de la taille d’un très gros cochon, regardez les voitures à côté! Sur leurs papattes, comme ça, dans les rues, à regarder passer les passants en souriant pour la photo, elles sont presque de la même hauteur que moi et déjà vachement plus larges! Assise, là, sur leur popotin balaise, elles sont de ma taille! Si elles se redressaient pour sauter, elles seraient bien plus grandes que moi! On en voit des choses bizarres par chez moi, j’vous dis!

Je n’ai pas réussi à toutes les photographier, déjà que j’ai failli avoir 15 accidents pour photographier celles-là en m’arrêtant au milieu de la route avec mes « emergency blinkers » et tout le monde rigolait… Ensuite faut les trouver, hein, et on peut bien sûr recevoir une carte avec toutes les locations mais je vais pas jouer à la touriste dans mon propre champ de maïs, tout de même! Et finalement, faut avoir du temps! C’est pas tout de faire trois fois le tour de la ville dans tous ses sens uniques, de trouver les frogs, pis de s’arrêter au milieu de la route pour les prendre en photo. Faut encore trouver le temps de le faire… pas seulement pour une grenouille, mais pour … des tas et des tas! C’est une vraie chasse au trésor grenouillesque, et comme les jeux de Pist’H d’Heidi, ça ce fait pas tout seul (surtout que mes célèbres co-équipiers n’étaient pas avec moi cette fois)! Alors bon, je pense qu’il doit y en avoir une bonne cinquantaine au total… et en voilà une grosse trentaine. Enjoy :) Et admirez les détails!

Qui saura retrouver le papillon? Et qui saura trouver l’erreur? Et laquelle est votre préférée favorite? Et votre détestée favorite?


C’est quoi ça? Une sumo-grenouille? ou bien une grenouille en chocolat?


Alors quand on passe devant, on met sa main dans un pot de peinture pis ensuite on fiche une baffe à la grenouille! Nan, c’est pas vrai, mais ça aurait été marrant :P


mmm…. beurk…


Back to what? Marrante :)


Mignonne, celle-là, avec plein de photos d’enfants… A part ça elle a la varicelle?


Jolie, on dirait un peu mon champ de maïs celle-là.


Pouah, beurk, elle me fiche la trouille celle-ci, par contre!


Huhuh, elle bouffe des fleurs :) J’aime beaucoup les nénuphares!


Celle-là elle pleure parce qu’elle a une « frog in the throat, » c’est-à-dire qu’elle a mal à la gorge ou avalé de travers!


Wouah, disco! ou techno? Je sais pas, je suis trop vieille pour savoir ce genre de chose moi ;)


Monsieur Frog lui-même, à votre service! Ah, il paraîtrait que c’est Humphrey Frogart lui-même!


Celle-là elle est restée un peu trop longtemps dans la vase…


Heu, ionique ou dorique la colone?


Vive le parti Démocrate! (en fait, c’est un cochon de l’année dernière, parce que cette année c’est des grenouilles mais l’année dernière c’était des cochons! J’ose pas imaginer l’année prochaine… des cafards?)


Ah j’l'aime bien celle-là, mais elle me fait un peu peur avec ses yeux rouges!


Elle, est est royauté, elle a du sang bleu, c’est sûr!


Des p’tits coeurs? Comme c’est mimi! (beurk!)


Ah enfin une grenouille joyeuse! Ca fait un peu Ron Macdonald mais bon…


Madâââââme vous êtes trèèèèès moche!


Encore une mutante échappée de Star Wars ou un truc comme ça…


Ouééééé, j’l'adore celle-là, je suis sûre qu’il y a un p’tit moteur dedans, alors je me mettrais sur son dos pis on irait se balader ensemble, vroum vroum, attention devant!!! C’est ma Corvette Frog!


Une grenouille… verte, quoi! Ben ouais, vous en avez jamais vu des comme ça?


Alors excusez-moi, mais là ça frise le mauvais goût… charmant petit chapeau… pis même la torche, attention ma belle, tu vas te cramer le poil! C’est Monsieur Eiffel qui serait content de voir ça, tiens!


Ah ouais, top cool, celle-là, elle est super! C’est « a frog in cornland » vraiment! Je devrais la piquer et la mettre comme mascotte de mon blog!


Très jolie…. c’est le perroquet de la Castafiore?


Heu… oui… je te tiens, tu me tiens, par la barbichèèèèèètheeeuuuuuhh…..


Elle a trop fumé celle-là, ça se voit à ses yeux, ils sont plein de maïs :P


Super celle-là! Elle se trouve devant la bibliothèque de Lafayette. C’est mon prince charmant, je l’ai enfin trouvé!!!


Ah beurk!!!! Pas du tout charmant suilà! Il parait que c’est Luciano Frogarotti…


Madââââme, faudrait p’têt arrêter de bouffer autant de cheesecake vous savez…


Et ça?? Ben c’est Purdue, bien sûr!! Juste à l’entrée du campus. Ouais, le cochon de l’année dernière était mieux quand même!


Ah ouais, ça c’est original! Avec la rouille et tout… bravo, là! Son nom est Rivit-ed, parce que les grenouilles font « rivit, rivit » et non pas « croa croa » par ici (le maïs transgénique, je vous dis…), et quelque chose qui est « riveted » c’est un truc qui est vissé, collé ensemble. Pas mal!


A la Van Gogh… le pauvre, s’il voyait ça… j’suis sûre qu’il s’arracherait un oeil, tiens! Vincent van Toad? You must be kidding!! Mon Dieu!


Ah ben celle-là elle avait sa propre voiture :) Pas mal pour une grenouille, hein?!


Mosaic… allez, pas mal, 8/10 on dira, pour la créativité.


Ouf, enfin une madame pas trop moche! Oups, on vient de me dire en coulisse que c’est « The Frog Formerly Known as Prince » en fait! Mouahahaha!


Celle-là elle avait plein de messages dessus mais j’ai pas pu les lire parce que j’étais arrêtée en travers d’une intersection et le feu était vert et tout le monde claxonnait et je voulais la prendre en photo mais elle était floue parce que j’étais stressée pis elle était au milieu des fleurs alors je voulais rouler sur les fleurs pour aller voir de plus près mais je me suis dit que ça allait encore une fois prouver que les français sont des sauvages alors je me suis retenue mais donc j’ai pas pu lire ce qu’elle avait écrit sur son dos la coquine!


Celle-là, si on regarde bien, elle a plein de trucs cools dessus, mais je sais pas si c’est de la mayonnaise, du ketchup, ou de la moutarde.

Et pour en voir d’autres que j’ai pas trouvées (y’en a plein de superbes que je suis sûre qu’ils ont même pas mis dehors et qu’ils cachent jalousement parce qu’elles sont trop belles!) et avec le son en plus, je vous conseille grandement d’aller voir par ici. Cliquez sur « astro frog » et ensuite sur les petites flèches à droite ou à gauche… et coupez le son très vite ;)

… C’est bon les cuisses de grenouilles? Il paraît que ça goûte comme le poulet…